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27 © ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE.
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1852
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
PAR DÉCRET DU 23 AOÛT 1878
Natura maxime miranda
in Mminimis.
ANNÉE 1921. — VOLUME XC
AN
— — +
294+7ZS3
| PARIS
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES
28, rue Serpente, VE
1921-1922
| pe PNG
| FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832,
RECONNUE COMME INSTITUTION D "UTILITÉ PUBLIQUE
PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878 7 2408
Natura maxime miranda.
in minimis
VOLUME XC. — ANNÉE 1921
4er TRIMESTRE
PARIS
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES
28, rue Serpente (VI
1e21
a2eramatà , Les Annales paraissent trisestri non
Le | Secrétaire-pérant L, CnopAnn.
La
Täbrairie de la Société en‘rmologigue de Franoo
Hôtel des Sociétés savantes, ru® Serpente, %8
La Société dispose des ouvrages suivants :
(Le premier prix est pour les membres de la Société, le deuxième,
pour les personnes étrangeres à la Société.)
Annales de la Société enlomologique de France, années
1843 à 1845, 1859 à 1870, 1872 à 1879 et 1883 à
RBMD MST. Ou. 0e RON NT 12 et 15 fr.
Annales [années 1896 5 1918). :.%: pa Sur. 2. 25 et 30 fr. :
Tables des Arnalrs (1832-1860), par A.-S. Paris. 2et 3 fr.
Tabies des Annales, de 1861 à 1880, par E. Lærèvre. 40 et 12 fr
Tables des Annales, de 1881 à 1890, par E. Lerèvre. 7,50 et 40 fr,
Bulletin de la Socièté entomologique de France
(publication distincte des Annales, depuis 1896),
annécs 1896 à 1915, chaque année , . . . . . . . 48 fr.
Bulletin (numéros isolés S),GRABMO 7. Re t Let 4 fr.
Bulletin, comptes rendus du Congrès (4 ou plus. N°“). Bet 5f
L'Abeille (série in-12), la plupart des volumes, chacun. 8 et 42 f
L'Abeille (série in-8°),1892-1906, prix de l'abonnement
par volume. (port:compRis) TER EE 4 10 et 12 fr.
Faune des Coléopières du bassin de la Seine, par L. BeDeL:
Vol. I (Carnivora, Palpicornia) . . (Epuisé.)
Vol. II (Staphylinoidea, 1e part.) (par J. Se Craie
DANILLE Let à Re rite de ie ee eos 3 et 4fr.
Vol. IV, 4er fascicule (Scarabaeidue) . . . . . . . &et fr.
MN CPANIODRAT NN ER En TERRE 8 et 10 fr.
ve ascicule seul. EX Ph er Eee 3 et 4fr.
BArascieule. SOUL SE En Se bet 6 fr.
MON CRAUNEROPROTR) ET DS SET (Epuisé.)
nr faeCICUIR Seul, SR RP enne 5 et Gfr.
Catalogue raisonné des Coléoptères du Nord de
l'Afrique, par L. BepeL, 1° fasc., pp. 41-208, in-&,
PR et ETS te DR RE NE a ; 10 et 12 fr.
Mémoires entomologiques (Études sur les Coléo:
ptères), par A. GROUVELLE, fasc. 1 (1916), pp. 1-80. 3 et &fr.
Synopsis des Onthophagides d'Afrique, par H. »’OrBieny 20 et 25 fr.
Les zoocécidies du Nord de l'Afrique, par C. Houarp. . 8 et 10 fr.
L'ABEILLE, Journal d'Entomologie, fondé par S. DE MARSEUL,
continué par la Société entomologique de France, publie spé-
cialement des travaux sur les COLÉOPTÈRES de l’Ancien Monde.
M. L. BEDEL, 20, rue de l'Odéon, est chargé de la publication du
Journal (examen et admission des mémoires et correspondance scien-
tifique).
Le montant des abonnements L'Abeïlle (à 10 fr. ou 12 fr. par.
volume) doit être adressé à M. J. MAGNIN, Bibliothécaire adjoint de
la Société entomologique, 28, rue Serpente.
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ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
CHIRONOMIDES DE L'AFRIQUE ÉQUATORIALE
(dre PARTIE).
par J.-J. KIEFFER.
Les Diptères décrits dans ce travail proviennent de l'Afrique équa-
toriale et m'ont été envoyés par M. le Dr Rosen. Les uns ont été cap-
turés par M. HESSELBERGER au Soudan, dans plusieurs localités
. situées sur le Nil Blanc, à savoir : sud de Khartoum, Shambe, Mongola,
Wad el Zaki et Shabasha Shary; les autres au Cameroun, à Kribi,
ville située sur le fleuve qui porte le même nom; d'autres enfin
proviennent du Congo belge. La capture s’est faite la nuit, à laide
de la lumière ; les insectes capturés de la sorte me furent envoyés con-
servés dans l'alcool. Tous les dessins ont été exécutés à la chambre
claire et sont fortement agrandis.
La 4% sous-famille comprend 2 genres nouveaux et 25 espèces
nouvelles; la 2% renferme 27 genres nouveaux et 139 espèces nou-
velles , la 3° n’a qu’un genre nouveau et 18 espèces nouvelles.
I. Sous-famille CERATOPOGONINAE.
1. Genre Lepidohelea Kieff.
1. Aile avec deux taches sombres, thorax jaune, en partie
D Cru Am NT EU a US 1. L. ornatipes, n. Sp.
— Aile sans tache, thorax brun noir....... 2. L. nilotica, n. Sp.
1. L. ornatipes, n. sp. (PI. 1, fig. 1). — G ©. Jaune ou blanchûtre,
tête roux brun (Go) ou jaune (©). Yeux presque confluents, séparés
seulement pär une fine ligne. Bouche d'au moins deux tiers aussi
longue que la hauteur de la tête, non chitineuse, mais molle et
blanchätre. Palpe court, 4° et 3° articles à peine plus longs que gros,
Aun. Soc. ent. Fr., XC 11921]. 1
1»
2 J.-J. Kierrer.
2° un peu plus long que le 3° et le 4 réunis, très grossi, en ovoïde
allongé, avec un grand organe sensoriel elliptique, 3° plus court que
le 4, Antenne du G° blanchâtre, scape roux brun, panache jaunâtre,
brun à la base, articles 2-10 ensemble aussi longs que 41 -14 réunis,
3-10 graduellement plus minces et plus longs, les premiers globuleux,
à coltransversal. les derniers ovoïdaux, à col allongé, col du 10° article
deux fois et demie aussi long que gros, 10-14 longs, graduellement
raccourcis, le 11e au moins deux fois et demie aussi long que le 40,
mince, cylindrique, comme les deux suivants et comme ceux-ci avec
un renflement basal transversal muni d’un long verticille de poils ou,
au 44°, d’un verticille du panache; 12° guère plus de moitié aussi
long que le 44°, d’un quart plus long que le 13°, 44° à peine plus court
que le 43°, plus gros que les trois précédents, cylindrique, avec un
verticille basal et un mince stylet terminal. Antenne de la © brun
jaune, articles2-9 ovoidaux, les premiers à col transversal, les autres
à col un peu allongé, soies sensorielles obtuses, blanches, atteignant
le milieu de l’article suivant, deux fois aussi grosses que les poils des
verticilles, ceux-ci à 10-12 poils ; articles 410-1% peu longs, chacun à
peine plus long que le 9, cylindrique, avec un verticille basal, aminci
distalement, 44° avec un court stylet. Mésonotum, scutellum, chez le
x; encore le métanotum et le mésosternum roux brun. Balanciers
blancs () ou brunâtres, à tige blanche (©). Aïle graduellement
amincie en avant, faiblement brunie (@) ou blanchâtre (G'), attei-
gnant presque le milieu de l'abdomen (c'), avec deux taches sombres
situées au bord antérieur, tache proximale sur radiale et cubitale, la
distale allongée en trait, également distante de la 1"° et de la pointe
alaire; cubitale atteignant presque le milieu alaire, confluente avec
la radiale dans sa moitié proximale, l’unique cellule radiale guère
plus longue que large, rameau postérieur de la discoïdale oblitéré à sa
base, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la cubitale ;
surface à poils appliqués et fragiles, costale avec des écailles ap-
pliquées, noires, obtuses, striées en long. Pattes brunes, grosses,
un anneau médian sur les fémurs, genoux, anneau médian el extré-
mité des tibias, extrémité des quatre premiers articles tarsaux et le
5e article, chez le encore la base des quatre premiers articles tarsaux
* jaunes ou blanchâtres, poils en partie très longs, entremêlés d’écailles
appliquées, noires, arrondies au bout et striées; métatarse antérieur
un peu peu plus long (o') ou de moitié plus long (Q) que le 2° article,
4° article à peine plus long (G') ou à peine plus court (Q) que le à?,
tous deux d’égale grosseur, crochets non courbés en angle drôit,
aussi longs que l’empodium, celui-ci blanc; aux quatre tarses pos-
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 3
térieurs le 4% article est distinctement plus court () ou presque
plus court (©) que le 2°, 4 plus long que le ÿ. Abdomen du
avec des bandes transversales larges, brunes, celui de la © brun
au tiers postérieur. Pince brun noir, lamelle triangulaire, lamelle
inférieure jaunâtre, articles terminaux de la pince jaune clair, très
minces, ayant à peine le cinquième de la grosseur des articles basaux,
glabres, pubescents seulement au côté latéral de la base, subeylin-
driques, élargis subitement en forme de pied au côte externe du
tiers distal. — Long. c' 2,5 mm., © 1,2 mm.
Cameroun : Kribi.
2. L. nilotica, n. sp. — ©. Tête jaune brunâtre. Palpe jau-
nâtre, 2° article fusiforme, rétréci en col distalement, un peu plus
iong que les deux suivants réunis, 3° plus long (c') ou à peine plus
court (©) que le 4°. Antenne du ç' brune, scape noire, panache brun
noir, fauve distalement, articles 2-10 ensemble à peine plus courts
que les quatre derniers réunis, subglobuleux, col des premiers trans-
versal, celui des suivants plus longs que gros, articles 11-14 longs,
graduellement plus courts, le 11° faiblement grossi à la base, muni
d'un verticille de panache, deux fois aussi long que le 41%, celui-ci de
moitié plus long que le 43°, tous deux à base grossie et munie d’un
verticille de poils, 44° plus gros, cylindrique, un peu plus court que
le 43, sans verticille, avec un mince stylet. Antenne de la Q jaune,
articles 2-9 ensemble presque deux fois aussi longs que les cinq
derniers réunis, 10° article pas plus long que le 9%, soies sensorielles
des articles 2-9 n'atteignant pas le milieu de l'article suivant. Thorax
brun où brun noir. Balanciers brunâtres, à tige blanchâtre. Aïle sans
tache, costale, radiale et cubitale à écailles appliquées, noires, obtuses
et striées; cubitale atteignant le milieu de l'aile, deux fois aussi
longue que la transversale. Pattes brunes, fémurs et tibias avec un
anneau plus clair et peu distinct situé au milieu, articles tarsaux
4-4 jaunâtres à l'extrémité, métatarse antérieur de la Q@ de moitié
plus long que le 2° article, aux quatre pattes postérieures chez le c
atteignant les deux tiers du 2°, chez la © à peine aussi long que le 2%,
4 et 5° subégaux, tibias et tarses avec des écailles noires, appliquées.
obtuses et striées. Abdomen blanchâtre, tergites sauf le bord pos-
térieur, pince et, chez la ©, une courte bande transversale des ster-
nites bruns; lamelle inférieure et articles terminaux de la pince jaune
clair, la partie élargie en pied non pointue comme chez l'espèce
précédente, mais obtuse. Tout le reste comme chez l'espèce précé-
dente. — Long. © 2,5 mm., © 1,8 mm.
Soudan : Shambe, 20-11-1942.
4 J.-J. KIEFFER.
2. Genre Ceratopogon Meig.
1. Cubitale et radiale confluentes, donc pas de cellule radiale ;
2e article des palpes grossi au milieu, rétréei en long col
ax deux bouts (C7). MARNE ENS 1. C. niligena, n. Sp.
— Cubitale confluente seulement proximalement avec la
radiale, formant distalement une cellule radiale; 2° ar-
ticlé des palpes non rétréci en long col aux deux
BOULES JO )e ERREUR DES PR Arr 2
2. Soies sensorielles des articles antennaires 2-9 blanches,
obtuses, au moins deux fois aussi grosses que les poils des
verticilles, ceux-ci à 48 poils; les quatre articles pénultiè-
mes de l'antenne au maximum deux fois aussi longs que
gros, non cylindriques ; 2 article des palpes à peine grossi,
moitié distale rétrécie en col, moitié proximale ellipsoi-
Dale Ar SL SN ete TAN 2. C. leucochaetus, n. Sp.
— Soies sensorielles des articles 2-9 brunes, conformées
comme les poils des verticilles et pas plus grosses, ceux-
ci à 10-12 poils; les quatre articles pénultièmes de lan-
tenne longuement cylindriques, trois fois aussi longs que
gros; 2° article des palpes plus de deux fois aussi gros
que le 3, chaque extrémité rétrécie en col transversal. .
RE NE DL 7 ES ar ARS 3. C. kribiensis, n. sp.
1. C.niligena, n. sp. — ©‘. Tête jaune brunäâtre. Yeux confluents.
Trompe sublinéaire, aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe
jaunâtre, 1% article deux fois aussi long que gros, graduellement
aminci en avant, un peu plus long que le support, 2° article presque
deux fois aussi long que le 3° et le 4° réunis, son tiers médian très
grossi, côté médian avec des productions cylindriques ou coniques,
obliques et petites, tiers distal et tiers proximal rétréci en col, pas
plus gros que le 3° article, celui:ci cylindrique, plus de trois fois aussi
long que gros, de deux tiers plus long que le 4, celui-ci oboval.
Antenne jaune, panache brun noir, articles 2-10 ensemble aussi longs
que les quatre derniers réunis, 3-10 subglobuleux, leur col transversal
aux premiers, deux fois aussi long que gros au 10°, 14°-14e allongés,
AA°-13 graduellement raccourcis, leur base renflée et munie d’un
verticille du panache (11° article) ou de poils (12° et 43°), 11° presque
trois fois aussi long que le 40€, de moitié plus long que le 42, celui-ci
un peu plus long que le 13°, tous deux avec un col un peu plus long
\
* Chironomides de l'Afrique équatoriale. )
que gros; 14°, plus gros, cylindrique, aussi long que le 43°, avec un
stylet court. Thorax brun, pleures plus claires. Mésonotum à longs
poils jaunâtres, scutellum à poils encore plus longs. Aïle hyaline,
sans tache, à poils appliqués, étroite, cubitale confluente avec la
radiale, dépassant peu le milieu de l'aile, trois fois aussi longue que la
transversale oblique, rameau postérieur de la discoïdale oblitéré à k
base, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l’extrémité de la cubitale.
Pattes jaune blanchâtre, grêles, les quatre postérieures à longs poils,
mélatarse antérieur à peine plus long que la moitié du 2° article, celui
des quatre tarses postérieurs plus court que la moitié du 2° article,
4° et 5° articles subégaux, crochets courbés presque à angle droit,
aussi longs que l’empodium mais plus minces. Abdomen blanchätre,
brun dorsalement sauf le bord postérieur des tergites. Pince brune,
à poils très longs, ceux-ci trois fois aussi longs que la pince; articles
terminaux grèles, glabres, presque droits, graduellement amincis
depuis la base; lamelle arrondie. — Long. 2,5 mm.
Soudan : Shambe, 4-11-1912.
: 2. G. leucochaetus, n. sp. — ©. Blanchätre. Yeux confluents.
Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe bru-
nâtre, 1 article guère plus long que gros, 2% pas plus gros que le 1°,
un peu plus long que les deux suivants réunis, moitié proximale ellip-
soïdale, avec un petit organe sensoriel circulaire, moitié distale rétré-
cie en col; 3 plus long que le 4, cylindrique, deux fois aussi long
que gros. Antenne brune, articles 2-9 ensemble de moitié plus longs
que les cinq derniers réunis, 3° et les premiers suivants subglobu-
leux, à col transversal, les suivants subovoïdaux; soies sensorielles
blanches, obtuses, incurvées, au moins deux fois aussi grosses que
les poils des verticilles, ceux-ci à 18; articles 10-13 presque coniques,
graduellement raccourcis, le 10° un .peu plus long que le 9, le 43°
aussi long que le 9, 1%e un peu plus long que le 10°, avec un stylet
étroit, 10-14 sans soies sensorielles, avec un verticille de 10-42 poils.
Thorax brun sur le dessus. Mésonotum à pubescence grise. Balanciers
blancs. Aïle faiblement brunie, avec une petite tache transversale
blanche sur le bord antérieur, couvrant la cellule radiale et la dépas-
sant distalement; en outre une faible tache allongée brune sur la
lourche intercalée; surface à poils appliqués, sans lobe, cubitale
quatre fois aussi longue que la transversale oblique, atteignant presque
le milieu de l'aile, confluente avec la radiale dans ses deux tiers proxi-
maux, l'unique cellule radiale très petite, subcirculaire; tige de la
discoïdale à peine plus longue que la transversale, bifurcation de la
6 J.-J. KiIEFFER.
costicale vis-à-vis de l'extrémité de la cubitale. Pattes blanches ou
jaune päle, à longs poils, fémurs et tibias gros, métatarse antérieur
pas plus court que le 2 article, celui des quatre tarses postérieurs
distinctement plus court que le 2 article, 4° un peu plus court que le
5e, empodium aussi long que les crochets, ceux-ci courbés presque à
angle droit. Tergites bruns, sauf le bord postérieur, sternites ayant
de chaque côté un trait longitudinal brun; cerci blancs. — Long.
2,3 mm. (2 ©, ne mesurant que 4,2 mm., étaient d’un blanc brunûtre).
Kameroun : Kribi.
3. C. kribiensis, n. sp. — ©. Blanc jaunâtre ou roussâtre. Yeux
confluents. Trompe aussi longue que la hauteur de la tête, un peu
élargie avant l'extrémité. Palpe brun noir, 4* article à peine plus
long que gros, 2 de moitié plus long que les deux suivants réunis,
presque trois fois aussi gros que ceux-ci, à chaque extrémité rétréci
en un col transversal, 3° article plus long que le 4°, deux fois aussi
long que gros. Scape (!) et les cinq derniers articles antennaires brun
noir, ceux-ci ensemble un peu plus longs que 2-9 réunis, cylindri-
ques, à col transversal, sans verticille et sans soies sensorielles, 40€
deux fois aussi long que le 9, 44° un peu plus long que le 13°, avec
un mince stylet; 3-9 globuleux, puis ovoïdaux, soies sensorielles
hyalines, à trois; pas plus grosses que les poils des verticelles, ceux-ci
bruns, à 10-12. Mésonotum à poils jaunes, brun où brun noir comme
le métanotum et le mésosternum. Balanciers blancs. Aïle subhyaline,
à poils appliqués, base lobée, radiale et cubitale brun jaune, les autres
nervures päles, cubitale dépassant le milieu de l'aile, contluente avec
la radiale dans sa moitié proximale, trois fois aussi longue que la
transversale oblique, l'unique cellule radiale allongée, très étroite, tige
de la discoïdale égale à la transversale, bifurcation de la posticale
vis-à-vis de l'extrémité de la radiale. Pattes jaune clair, fémurs et
tibias gros, à longs poils dorsaux, comme les quatre premiers articles
tarsaux, tous les métatarses de moitié aussi longs que le 2° article, 4° à
peine plus long que le 5°, empodium et crochets comme chez l'espèce
précédente. Abdomen brun noir sur les côtés. — Long. 2,5 mm.
Cameroun : Kribi.
3. Genre Kempia Kictr.
K. pusilla, n. sp. — ©. Brun noir. Yeux pubescents densément,
séparés par une fine ligne. Tête vue de devant peu transversale.
(1) A la base du scape on voit encore un petit article transversal.
Chironomides de l'Afrique équatoriale.
Trompe linéaire, presque aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe
grêle, articles 1, 3 et 4 guère plus longs que gros, 2° plus mince,
cylindrique, au moins aussi long que le 3° et le 4° réunis, avec un
petit organe sensoriel circulaire. Panache brun; quatre derniers arti-
cles antennaires allongés, ensemble à peine plus longs que 2-10 réunis,
ceux-ci graduellement plus longs, 10° presque deux fois aussi long
que gros, sa base grossie latéralement, comme celle des articles pré-
cédents, 11° cylindrique, de moitié plus long que le 40°, avec un
verticille du panache, 12-14 sans verticille, le 12° de moitié plus long
que le 11°, pas plus long que le 13e, 44° plus gros, un peu plus long
que le 13°, avec un étroit stylet. Balanciers blancs. Aile atteignant
presque l'extrémité de l’abdomen, hyaline, à soies microscopiques,
cubitale dépassant le milieu de laile, deux fois aussi longue que la
transversale, unie en son milieu, en un point, avec la radiale, sa
moitié proximale presque adjacente à la radiale mais sans former une
cellule distincte, cellule distale très étroite, tige de la discoiïdale un
peu plus courte que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-
vis du milieu de la cubitale, rameau antérieur subdroit. Pattes grêles,
sans longs poils, d’un jaune sale, les trois derniers articles tarsaux
plus sombres, métatarse très long, 4° article à peine plus court que le
o°, empodium au moins aussi long que les crochets. Abdomen jaune
sale. Articles terminaux de la pince grêles, pubescents, graduellement
en pointe, faiblement courbés seulement distalement; lamelle plus
longue que les articles basaux, obtuse, graduellement amincie. —
Long. 1,5 mm.
Cameroun : Kribi.
m
4
4. Genre Atrichopogon Kielf(!.
1. Cellule radiale distale plus courte que la proximale, cubi-
tale dépassant à peine le milieu de l'aile, articles anten-
paires 2-4 globuleux............. 1. A. brevicellula, n. sp.
— Cellule radiale distale plus longue que la proximale,
2. Mésonotum ayant en arrière une grande tache circulaire
RON RS MR TL NEA, ra UE RE EN 3.
(1) Le type du genre Microhelea est Atrichopogon microtomus Kief.;
c'est par erreur que j'ai écrit : À. tropicus, c’est un véritable Atrichopogon,
dont il diffère par la nervation alaire, les palpes et le métatarse.
8 J.-J. Kivrrer.
— Mésonotum sans tache circulaire noire, les 9 premiers
articles -du ‘flagellum de la @Miransversaux....."."#émaNreen
2. A. conglomeratus, n. Sp.
sole: tholee ee (etoile ele nas 1etohole °° 10e
3. Cellule radiale distale trois fois aussi large que la proxi-
male, celle-ci à peine marquée, cubitale presque con-
fluente à la radiale proximalement (5)... 3. A. nilicola, n.sp.
—— Cellule radiale distale aussi étroite que la proximale, les
premiers articles du flagellum de la Q globuleux, les
suivants jusqu’au 9% un peu allongés #4. A. kribiensis, n. Sp.
1. À. brevicellula, n. sp. — ©. Pâle, brun dorsalement. Yeux
confluents. Trompe aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe
brun noir, 2 article grossi, en ellipse allongée, un peu plus long que
les 2 suivants réunis, à organe sensoriel circulaire, 4% et 3° de moitié
plus longs que gros, 4° plus court. Antenne jaune, articles 2-4 glo-
buleux, les suivants brisés, soies sensorielles non grossies. Aile hya-
line, graduellement amincie en avant, à soies petites, microsco-
piques et des soies éparses plus longues, cubitale dépassant à peine
le milieu de l'aile, cellule radiale distale plus courte et plus large que
la proximale, celle-ci non formée, la radiale et la cubitale étant presque
juxtaposées, tige de la discoïdale aussi longue que la courte trans-
versale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l’extrémité distale de
la dre cellule radiale. Pattes brunes, métatarse très allongé, comme
d'ordinaire, 4° article à peine plus long que le 5°, empodium aussi
long que les crochets, à longs poils ventraux, crochets courbés
presque à angle droit. Bord postérieur des tergites blanchätre, ster-
nites à bande transversale brune et courte; cerci blancs, avec quel-
ques poils longs, ceux-ci deux fois aussi longs que les cerci. —
Long. 1,5 mm.
Cameroun : Kribi.
2, À. conglomeratus, n. Sp. (PI. 1, fig. 2). — ©. Jaune brunûtre.
Trompe un peu plus longue que la hauteur de la tête, pointue, très
enflée dans la moitié basale, Palpe plus court que la trompe, 2° article
peu grossi, elliptique, un peu plus court que les deux suivants réunis,
avec un grand organe sensoriel elliptique, 1° article à peine plus
long que le 3°, celui-ci à peine plus long que le 4°. Antenne brune,
articles 2-9 fortement transversaux, au moins deux fois aussi gros
que longs, soies sensorielles fortement arquées, un peu plus grosses
que les poils des verticilles, ceux-ci à 6 poils; articles 10-14 ensemble
trois fois et demie aussi longs que 2-9 réunis, longuement cylindriques,
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 9
à peine plus minces distalement, avec les longs poils épars comme
d'ordinaire, sans verticille, 44° le plus long, avec un mince stylet.
Thorax plus sombre. Balanciers? Aile subhyaline, à soies microsco-
piques et à soies plus longues et éparses, cubitale atteignant le tiers
distal de l’aile, les deux cellules radiales longues et étroites, la distale
moins étroite que la proximale, et au moins deux fois aussi longue,
tige de la discoïdale plus courte que la longue transversale, celle-ci
oblique, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la
le cellule radiale, fourche intercalée longuement pétiolée. Pattes
grêles, jaune clair, sans longs poils, métatarse antérieur aussi long
que les quatre articles suivants réunis, 4° un peu plus court que le
>, empodium aussi long que les crochets. Tergites avec une large
bande transversale brune. — Long. 1,2 mm.
Kameroun : Kribi.
Var. niloticus, n. var. — c' ©. Blanc brunäâtre. Yeux-confluents,
Article 9° des antennes de la © subglobuleux. Thorax jaune brunätre,
à trace de trois bandes plus sombres. Cellule radiale distale à peine
plus de deux fois (c‘) ou presque trois fois (Q) aussi longue que
la proximale, aile à soies microscopiques, sans longues soies (c') ou
à longues soies éparses dans la moitié distale seulement (Q). Tergites
et pince bruns, articles terminaux de la pince grêles, subdroits,
pubescents, tiers distal faiblement courbé et graduellement pointu,
lamelle presque carrée. Le reste comme chez le type. — Long. œ
2,9 mm., © 1,5 mm.
Soudan : Shambe, 20-11-1912.
3. À. nilicola, n. sp. (PI. 4, fig. 3}. — . Roussätre. Antenne et
panache bruns, scape noir, articles 3-10 graduellement un peu plus
longs, 3° un peu plus long que gros, 10° deux fois aussi long que gros,
11-14 ensemble d’un quart plus longs que 2-10 réunis, les quatre
derniers articles longs, cylindriques, à poils longs et épars, 41° deux
fois aussi long que le 10°, à peine plus de moitié aussi long que le 4%,
guère plus long que le 13°, 14° à peine plus court que le 42%, avec un
mince stylet. Mésonotum ayant en arrière une grande tache circulaire
noire. Pleure d’un roux plus clair. Balanciers blanc jaunâtre. Aile
subhyaline, à peine lobée, seulement à soies microscopiques, cubitale
atteignant le tiers distal, cellule radiale distale deux fois aussi longue
et trois fois aussi large que la proximale, celle-ci à peine formée, la
radiale, étant presque juxtaposée à la cubitale, tige de la discoïdale
plus courte que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis
de l'extrémité de la 4"° cellule radiale. Pattes jaunâtres, poils 2-3 fois
10 J.-J. KIEFFER. ,
aussi longs que la grosseur des pattes, empodium aussi long que les
crochets. Abdomen blanchätre, tergites bruns, sauf le bord postérieur.
Pince brune, articles terminaux plus de moitié aussi gros que les
basaux, subdroits, pubescents, extrémité un peu plus mince et
courbée, mais obtuse. — Long. 2,5 mm.
Soudan : Shambe, 20-II-1912.
4. À. kribiensis, n. Sp. — ©. Jaune. Trompe plus longue que la
hauteur de la tête, renflée à la base. Antenne brunätre ou brun noir,
articles 2-9 subglobuleux, à peine plus longs que gros, les derniers
presque de moitié plus longs que gros, ellipsoidaux, col transversal,
soies sensorielles pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux-
ci à 6; les à articles terminaux allongés, longuement cylindriques,
chacun plus de deux fois aussi long que le 9°, ensemble d’un tiers
plus longs que 2-9 réunis, 14° le plus long, avec un long et mince
stylet. Palpe à peine aussi long que la trompe, 2 article pas plus” gros
et guère plus long que le 3°, longuement ellipsoïdal, à col trans-
versal, 4°r, 3° et 4° subégaux. Mésonotum ayant en arrière une tache
circulaire noire et, en avant, trois taches allongées brunes. Métano-
tum et mésosternum bruns. Balanciers blancs. Aïle hyaline, à soies
microscopiques, partie distale à soies éparses plus longues, cubitale
atteignant le tiers distal, les deux cellules radiales étroites, surtout la
proximale, la distale trois fois et demie aussi longue que la proximale,
tige de la discoïdale plus courte que la transversale, celle-ci oblique
et assez longue, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité
de la radiale, rameau antérieur subdroiït, continuant la direction du
pétiole. Pattes jaunes, grêles, sans longs poils, métatarse très long,
&e article à peine plus court que le 5°, empodium aussi long que les
crochets. Abdomen blanchâtre, tergiles à large bande transversale
brune. — Long. 1,5-1,8 mm.
Cameroun : Kribi.
5. Genre Dasyhelea Kieff.
1. Aile densément pointillée, avec des soies éparses, assez
longues et un point noir sur le tiers distal de la cubitale,
bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la
BAL". 2802. 8 NOR . D. punctatipennis, n. Sp.
— Aile non pointillée, seulement la partie distale à soies assez
longues, sans point noir, bifurcation de la posticale dis-
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 11
tale de la cubitale de la demi-longueur de celle-ci.......,
A ORNE de SEAL. RE 2. D. nudipennis, n. sp.
1. D. punctatipennis, n. sp. — ©, Brun noir. Yeux très brie-
vement pubescents, à peine séparés en haut, laissant en arrière un
espace triangulaire du vertex libre. Tête vue de devant au moins
aussi haute que large. Trompe triangulaire, de deux tiers aussi longue
que la hauteur de la tête. Palpe pâle, 2° article non grossi, un peu
aminci aux deux bouts, de moitié plus long que le 3°, celui-ci à
peine plus long que le 4°, le 1° pas plus long que le 4°. Antenne
brune, articles 2-9 ensemble à peine plus longs que les cinq derniers
réunis, 3-5 globuleux, les suivants un peu plus longs que gros, soies
sensorielles hyalines, à peine plus grosses que les poils bruns !des
verticilles, ceux-ci à 6, pas plus longs que les soies sensorielles, sauf
aux articles à et 6, où ils sont beaucoup plus longs, 10-14 avec un
verticille de poils à leur base et des poils épars plus courts, subcy-
lindriques, à peine plus minces distalement, 10-13 deux fois aussi
longs que gros, 14° presque deux fois aussi long que le 13e, graduel-
lement aminci distalement, sans stylet. Pleures plus claires. Balan-
ciers blancs. Aïle blanchâtre, densément pointillée, avec des soies
éparses et médiocres, à point noir sur le tiers distal de la cubitale,
celle-ci atteint le milieu de l’aile, adjacente à la radiale dans ses deux
"tiers proximaux, sOn tiers distal formant une petite cellule radiale
circulaire presque ponctiforme, transversale oblique, peu longue, de
moitié aussi longue que la cubitale, tige de la discoïdale plus courte
que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité
de la cubitale, rameau antérieur subdroit, continuant la direction de
la tige, rameau postérieur très oblique. Pattes brunes, grêles, sans
longs poils, tarses blanc sale, métatarse antérieur presque aussi long
que les quatre articles suivants réunis, 4° cylindrique, égal au 5° sur
le tarse intermédiaire, à peine plus court que le 5° aux quatre autres
tarses, empodium non développé, crochets avec deux soies arquées.
Abdomen blanchâtre, tergites et sternites avec une bande transversale
brune. — Long, 1,2 mm.
Cameroun : Kribi.
2. D. nudipennis, n.sp. (PI. 1, fig. 4). — ©. Brun noir. Yeux à pu-
bescence très courte. Trompe de deux tiers aussi longue quela hauteur
de la tête. Palpe blanchâtre, articles cylindriques, le 42° de moitié plus
long que gros, 2° aussi long que les deux suivants réunis, 3° plus
court que le 4°, celui-ci obtus, deux fois aussi long que gros. An-
tenne à panache noir, articles 2-10 brièvement fusiformes, striés en
12 J.-J. KIEFFER.
long dans leur moitié proximale, les premiers aussi gros que longs,
les derniers allongés, 11-14 longs, 11-13 divisés par un rétrécisse-
ment en deux nœuds, le 11° deux fois aussi long que le 10°, strié
seulement dans la moitié proximale du nœud fusiforme et à verti-
cille du panache, nœud distal beaucoup plus mince, subeylindrique ;
12 article à peine plus long que le 41°, ses deux nœuds brièvement
lusiformes et striés dans leur moitié proximale, le distal avec un
verticille de poils; 13° article aussi long que le 44°, plus fortement
rétréci au milieu que les deux précédents, chaque nœud fusiforme,
strié dans sa moitié proximale et à verticille de poils, 44° beaucoup
plus gros que les autres, en ovoide allongé, sans verticille et sans
stylet, avec quelques stries écartées dans sa moitié proximale. Pleures
et sternum bruns. Scutellum et balanciers blancs. Aïle blanchätre,
non pointillée, au bord distal, le long du bord antérieur et dans
quelques lignes longitudinales dans la moitié distale avec des soies
caduques; cils simples, nervures pâles, cubitale atteignant presque
le milieu de l'aile, confluente avec la radiale, sans cellule radiale,
transversale longue, oblique, tige de la discoïdale courte, bifurcation
de la posticale distale de la cubitale de la demi-iongueur de celle-ci.
Pattes blanc sale, sans longs poils, hanches brunes, métatarses anté-
rieurs plus de deux fois aussi long que le 2° article, 4° et 5° subé-
gaux à tous les tarses, crochets obtus, avec deux soies arquées, .
empodium non développé. Sternites blanchâtres, sauf les deux der-
niers. Articles terminaux de la pince pubescents, à la base presque
de moitié aussi gros que les articles basaux, graduellement amincis
en pointe, moitié distale très faiblement courbée. — Long. 1,5 mm.
Cameroun : Kribi.
6. Genre Culicoides Latr.
4. Aile hyaline, sans tache; 1° article du palpe avec une
dent latérale à sa base. article terminal de l’antenne avec
Hn-minCe SIVIT EEE RE PET 1. C. dentatus, n. sp.
— Aile tachetée; 4%. article des palpes sans dent; article
terminal de l’anténne sapssstylet!:,. "1°... 20 2°
McuAille n'ayant que /2-4 taches... .HANPRN ES SERRE 3.
Aie à taches nombreuses. COPA Rene à.
3. Aile blanchâtre, avec deux petites taches brun sombre...
LPS RNA LU AR CE PNR |: 3 AIS ete 2, C. bisignatus, n. Sp.
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 13
— Aile grise, à taches noires et blanches................ 4.
4. Bord antérieur de l'aile à trois taches, l’une noire, les
deux autres blanches; corps jaune citron, 1° article des
palpes le plus long, 44° article antennaire à peine plus
mer ds lement. 11.75:...........0 3. C. citrinus, n. Sp.
+ — Bord antérieur de l'aile avec quatre taches, dont deux brun
noir et deux blanches; corps jaune, 1® article des palpes
pas plus long que le 2, 44° article antennaire graduelle-
ment aminci en une pointe aigüe. #4. C. quadrisignatus, n. Sp.
5. Aile brun sombre, avec huit taches blanches bien déli-
A TT A RTE PTS PA AE 0 5. C. octosignatus, n. Sp.
— Aile grise, à taches brun noir et blanches; ou aile
blanche, à taches grises et brun noir (Q).............. 6.
6. Articles antennaires 2-9 fusiformes ou en forme de fla-
con, plus de deux fois aussi longs que gros; aile grise.. 7.
— Articles antennaires 2-9 subellipsoïdaux, non deux. fois
aussi longs que gros, sauf parfois le 9................ 8.
1
. Aile avec une tache brun noir et de nombreuses taches
RHONE ER NE re re CRE RTE 6. C. nilogena n. Sp.
— Aile avec trois taches brun noir et de nombreuses taches
DIEM INR" RP RENE 7. C. kribiensis n. Sp.
8. Ailegrise, avec beaucoup de taches blanches; ‘corps brun
roux, thorax brun noir dessus........ 8. C. signatus, n. Sp.
— Aile blanchâtre, avec deux ou trois taches brun noir et de
ROMDTOUSeS Taches prises LCL ER D RE NU à 2
9. Aïle avec deux taches brun noir ; thorax brun, abdomen
blanc brunâtre, à bandes transversales brunes sur le des-
Li RAP RP BCE MER a RE CEE PRR RE ES 9. G. nilophilus, n. sp.
— Aile à trois taches brun noir; blanchâtre, dessus du
thorax et bande transversale des tergites bruns........
TL LAN Ra a à DUR 10. C. trisignatus, n. Sp.
1. GC. dentatus, n. sp. — Q. Brun noir. Yeux glabres, séparés
par une fine ligne. Tête jaune. Trompe aussi longue que la hauteur
de la tété Palpe au moins aussi long que la trompe, 4° article mince,
cylindrique, presque aussi long que les trois suivants réunis, avec
une dent latérale à sa base; 2€ article un peu plus long que le 3° et
4° réunis, grossi latéralement, extrémité distale rétrécie et transver-
4% J.-J. KIRFFER.
sale, 3e et 4° aussi minces que le Ar, subégaux. Antennes roux brun,
scape brun noir, articles 2-9 ensemble aussi longs que les cinq der-
niers réunis, graduellement plus longs, les premiers ovoidaux, 6-9
deux fois aussi longs que gros, soies sensorielles pas plus grosses
que les poils des verticilles, ceux-ci de six poils; articles 10-14
longs, chacun de moitié plus long que le ®%, subecylindrique, graduel-
lement un peu amincei distalement, à poils épars et longs, le 14° avec
un mince stylet. Mésonotum gris. Scutellum jaune. Pleures roux brun.
Balanciers blanc sale. Aile hyaline, sans tache, lobée, cellule costale,
sous-costale et les deux cellules radiales jaune brunâtre, surface à
soies microscopiques, bout distal à soies plus longues, éparses, fragiles,
en partie disposées en lignes longitudinales, cubitale atteignant presque
le tiers distal de l'aile, deux fois aussi longue que la radiale, les deux
cellules radiales très étroites, d’égale longueur, transversale longue,
oblique, rameau postérieur de la discoïdale oblitérée à la base, bifur-
cation de la posticale à peine distale de l’origine de la cubitale, ra-.
meau antérieur très arqué. Pattes jaunâtres, métatarse antérieur aussi
long que les quatre articles suivants réunis, 4° article à peine plus
court que le 5°, cylindrique, empodium non développé. Tergites à
bande transversale noire; cerci blanchâtres. — Long. 1,2 mm.
Cameroun : Kribi.
A cause du palpe muni d’une dent à la base et de l’article terminal
des antennes pourvu d’un stylet, cette espèce devra former un sous-
genre nouveau, que j'appelle Gxyhelea, n. subg.
2. GC. bisignatus, n. sp. (PI. 4. fig. 5). — G' Brun jaunätre. Yeux
glabres, confluents. Trompe aussi longue que la hauteur de la tête.
Palpe brun, 2 article le plus long, peu grossi, à organe sensoriel
circulaire, graduellement rétréci distalement, aussi long que les deux
suivants réunis, 4° article quatre fois aussi long que gros, guère plus
long que le 3°,'rétréci à la base. Antenne brunâtre, les trois derniers
articles blanchâtres, longs, ensemble un peu plus courts que 2-11
réunis, panache jaune brunâtre, articles 2-11 subégaux, à peine gra-
duellement plus étroits, de moitié plus longs que gros, 42-14 subcy-
lindriques, sans verticille, à poils épars et médiocrement longs, 12°
plus de trois fois aussi long que le 1°, à peine plus long que le 13°,
A4 un peu plus étroit, à peine plus long que le 1%, arrondi au bout.
Balanciers blancs. Pleures blanchâtres. Aïle blanche, avec deux pe-
tites taches transversales d’un brun sombre, faiblement concaves
proximalement, convexes distalement et situées sur le bord antérieur,
la proximale atteignant le tiers médian de la cubitale, la distale éga-
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 15
lement éloignée de la proximale et de la pointe alaire, toutes deux
avec un prolongement gris qui atteint la discoidale ; nervures bor-
dées faiblement de gris dans le tiers proximal de l'aile et dans la
moitié distale; cubitale dépassant le milieu de l'aile, confluente avec
la radiale au 4/5 médian, les deux cellules radiales longues et étroites,
tige de la discoïdale à peine plus courte que la transversale, celle-
ci longue, oblique, de moitié aussi longue que la cubitale, bifurca-
tion de Ja posticale distale de celle de la discoïdale de la longueur de la
‘transversale, surface à soies microscopiques. Pattes grêles, sans longs
poils, blanchâtres avec les fémurs bruns, ou blanc brunâtre, métatarse
antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, 4° article
cylindrique, plus court que le 5°, empodium atteignant le milieu des
crochets, à poils courts, base des crochets avec une longue soie arquée.
Abdomen et pince blanchâtres, articles terminaux de la pince pas de
moitié aussi gros que les basaux, à peine arqués, moitié proximale
pubescente latéralement, un peu plus grosse que la moitié distale,
celle-ci glabre, cylindrique, non pointue, — Long. 2 mm.
3. C. citrinus, n. Sp. — ©. Jaune citron. Tête jaune brunâtre,
Trompe linéaire, au moins aussi longue que la hauteur de la tête.
Yeux glabres, non distinctement séparés en haut. Palpe brunâtre,
1% article le plus long, cylindrique, de moitié plus long que le %, ce-
lui-ci un peu grossi, longuement ellipsoïdal, de moitié plus long que
le 3°, 4 subégal au 3°. Antenne brune, articles 2-9 ensemble un peu
-plus longs que les cinq derniers articles réunis, ellipsoïdaux ou pres-
que en forme de flacon, chacun presque trois fois aussi long que gros,
soies sensorielles pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux-
ci de six poils; articles 10-13 peu longs, subeylindriques, chacun d’un
15 plus long que le. 9%, sans verticille distinct, 14° de 2/3 plus long
que le 43°, sans stylet, guère aminei distalement. Métasternum et ster-
pum bruns. lAile grande, lobée, grise, à soies microcoscopiques, dis-
talement avec des soies plus longues disposées en rangées longitudi-
nales, avec une tache quadrangulaire brun noir, située au bord anté-
rieur, couvrant la moitié distale de la radiale etles deux tiers médians
de la cubitale; cette tache est précédée et suivie d’une tache transver-
sale blanche; nervures brunâtres, cubitale dépassant le milieu de
l'aile, soudée à la radiale en un point, les deux cellules radiales
étroites, la distale un peu plus longue et un peu plus large que là
proximale ? transversale longue, oblique, aussi longue que la cellule
radiale proximale, tige de la discoïdale presque aussi longue que la
transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis du milieu de la ra-
diale, rameau antérieur fortement arqué. Pattes brunes, tiers distal
16 J.-J. KIEFFER.
du fémur antérieur, plus du tiers proximal du tibia antérieur, sauf le
genou, tiers proximal du tibia intermédiaire et le tibia postérieur
blanc jaunâtre; métatarse antérieur aussi long que les quatre articles
suivants réunis, 4° article à peine plus court que le 5°, empodium ne
dépassant pas le tiers basaldes crochets. Abdomen blanchâtre dessous,
tergites à bande transversale brune; cerci blanes. — L. 1,5 mm.
Kameroun : Kribi.
4. C. quadrisignatus, n. sp. — ©. Jaune. Vertex brun noir.
Yeux glabres, largement confluents en haut, où ils laissent en arrière
un espace triangulaire libre. Suçoir aussi long que la hauteur de
la tête. Palpe pâle, dépassant à peine le sucoir, {tr article cylindrique,
mince, 2° aussi long que le 1°, à peine, plus court que les deux
Suivants réunis, médiocrement grossi, graduellement aminci proxi-
malement, 3° et 4° d’égale longueur, chacun plus de deux fois aussi
Jong que gros. Antenne brunâtre, articles 2-9 ensemble aussi longs
que les cinq derniers réunis, subfusiformes ou en forme de flacon,
deux fois et demie aussi longs que gros, soies sensorielles un peu
plus grosses que les poils des verticilles qui ont de six à huit poils et
bien deux fois aussi longues qu'eux; articles 10-13 subcylindriques,
chacun d’un cinquième plus long que le 9%, à poils épars, 14 de
deux tiers plus long que le 43°, graduellemeni aminci en uné pointe
aiguë distalement, mais sans stylet. Sternum brun. Balanciers blancs.
Aile grise, large, lobée, à soies microscopiques, avec quelques soies
plus longues le long du bord distal et sur quelques rangées longitu-
dinales au quart distal de l’aile; bord antérieur avec deux taches brun
noir et deux taches blanches, la tache proximale brun noir un peu
allongée, couvrant le tiers médian de la cubitale, la distale triangulaire,
un peu distale de l'extrémité de la cubitale, graduellement en pointe
et atteignant presque la pointe alaire; les deux taches blanches sont
transversales, chacune est proximale d’une des taches brun noir,
la 1'e traverse la transversale et le pétiole de la discoïdale, la 2°
natleint pas la discoidale; cubitale atteignant le tiers distal de l'aile,
réunie à la radiale en un point seulement, les deux cellules radiales
allongées, étroites, tige de la discoïdale presque aussi longue que la
transversale, celle-ci longue et oblique, bifurcation dé la posticale
peu distale de celle de la discoïdale, rameau antérieur fortement
arqué, l’inférieur continue la direction de la tige. Pattes brunâtres,
grêles, sans longs poils, anneau avant l’extrémité des fémurs et un
à la base des tibias blancs, tibia postérieur blanchâtre, métatarse
antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, empodium
Sr je LUS AU mt Ÿ BAT RS 2 &
x ae PA Le ;
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 17
plus court que les crochets. Abdomen blanchätre, dessus à bandes
transversales brunes. — Long, 1,5 mm.
Cameroun : Kribi.
5. GC. octosignatus, n. Sp. — ©. Brun. Yeux glabres, pas distinc-
tement séparés. Suçoir aussi long que la hauteur de la tête. Palpe
court, 4° article cylindrique, aussi long que le 2e, celui-ci longuement
ellipsoïdal, plus long que les deux suivants réunis et deux fois aussi
gros qu'eux, avec un grand organe sensoriel circulaire, articles 3 et 4
à peine plus longs que gros. Antenne blanchâtre, scape brun noir,
articles 2-9 ensemble un peu plus courts que les cinq derniers réunis,
graduellement plus longs, les premiers globuleux, le 9° deux fois
aussi long que gros, soies sensorielles beaucoup plus courtes et
pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à six ou huit poils;
les cinq derniers articles allongés, chacun de moitié ou du tiers plus
long que le %, graduellement aminci distalement, à poils épars et
longs, 14 article un peu plus long que le 13e, aminci distalement.
Balanciers blanc brunâtre. Aile brune, large, lobée, à soies denses
microscopiques et des soies éparses plus longues, avec une tache
brun noir sur Ja cellule radiale distale et huit taches blanches bien
délimitées, dont la 4r° circulaire, située dans la cellule cubitale, contre
la transversale; 2 transversale, au bord antérieur, bordant dista-
lement l'extrémité de la cubitale; quatre taches circulaires presque
sur le bord postérieur, à l'extrémité de la cellule cubitale, de chacune
_des discoïdales et de la posticale; une tache circulaire dans la cellule
discoïdale postérieure, à la bifurcation de la posticale; enfin une
tache géminée au milieu de la cellule anale; cubitale dépassant le
milieu de l'aile, trois fois et demie aussi longue que la transversale,
les deux cellules radiales très étroites, la proximale la plus longue;
tige de la discoïdale deux fois aussi longue que la transversale,
bifurcation de la posticale vis-à-vis de celle de la discoïdale, rameau
antérieur fortement arqué. Pattes brun noir, métatarse très long,
4° article aussi long que le 5° au tarse antérieur, un peu plus court
que le 5° aux quatre tarses postérieurs, empodium ne dépassant pas
la proéminence basale des crochets. Tergites ayant en avant une
bande transversale brune. — Long. 4,8 mm.
Congo belge (2 ©).
6. C. nilogenus, n. Sp. — ©, Brun. Yeux glabres, confluents en
haut. Suçoir au moins aussi long que la hauteur de la tête. Palpe
brun noir, 2° article le plus long, presque aussi long que les deux
suivants reUnIS, 2TOSSIS Sur un côté au milieu, tiers distal mince et
Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921]. 2
18 J.-J. KIEFFER.
cylindrique, articles À et 3 subégaux, deux fois aussi longs que gros,
4e un peu plus long et plus mince. Articles antennaires 2-9 ensemble
aussi longs que les cinq derniers réunis, subcylindriques ou presque
en flacon, à-9 plus de deux fois aussi longs que gros, soies senso-
rielles aussi minces et au moins aussi longues que les poils des
verticilles, ceux-ci à six ou huit; les cinq articles terminaux longs,
cylindriques, à poils épars et un verticille plus long, situé à leur base,
le 10° de moitié. plus long que le 9°, 14e et 12€ égalant le 40°, 45° plus
long que le 42°, plus court que le 1%, celui-ci graduellement pointu
distalement. Balanciers blanchâtres. Aile grise, large, à soies denses
et microscopiques, dans la moitié distale avec des soies éparses et
plus longues, bord antérieur avec une tache brun noir un peu allongée
et couvrant les deux tiers médians de la cubitale et trois taches
transversales blanches, dont la 4° est proximale de la tache brun
noir et traverse la base de la cubitale et la transversale, la 2° borde
distalement la tache brun noir, la 3° est à égale distance de la 2 et de
la pointe alaire; les autres taches blanches sont : deux taches cir-
culaires dans là cellule cubitale, deux dans la cellule discoïdale,
correspondant aux deux précédentes, la distale attteignant presque le
bord alaire; une tache circulaire dans la cellule posticäle, proche du
bord postérieur; trois ou quatre dans la cellule anale; nervures brun
sombre, sauf dans les taches blanches, cubitale dépassant: beaucoup
le milieu de l'aile, réunie à la radiale sur un petit espace en son
milieu, cellule radiale proximale très étroite, aussi longue que la
distale, celle-ci plus large, transversale longue et oblique, tige de la
discoïdale un peu plus longue que la transversale, bifurcation de la
posticale sous celle de la discoïdale, rameau antérieur fortement
arqué, rameau postérieur continuant la direction de la tige, également
fortement courbé. Pattes brun clair, métatarse antérieur aussi long
que les quatre articles suivants réunis, 4° article un peu plus court
que le 5° à tous les tarses, empodium presque nul. — Long. 1,8 mm.
Soudan : Mongola ; Shambe.
7. C. kribiensis, n. sp. — ©. Brun sombre. Yeux glabres, séparés
en haut par une fine ligne, laissant libre en arrière un espace trian-
gulaire. Suçoir aussi long que la hauteur de la tête. Palpe dépassant
à peine le suçoir, 1% article cylindrique, presque aussi long que le
3 et le 4° réunis, 2 fusiforme, grossi au milieu, plus long que les
deux suivants réunis, 3° cylindrique, quatre Îois aussi long que gros,
4e le plus court. Antenne brune, avec deux scapes brun noir, super-
posés et d’égale longueur, les huit articles proximaux du flagellum ,
! r 4
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 49
ensemble aussi longs que les cinq derniers réunis, à articulations
blanchätres, plus de deux fois aussi longs que gros, sauf le 4°, fusi-
lorme ou en forme de flacon, poils des verticilles par six, dont un
médian deux fois aussi long et deux fois aussi gros que les autres et
hyalin, comme les soies sensorielles; les cinq derniers articles sub-
cylindriques, avec un verticille de poils et d’autres poils épars et
moins longs, le 4° d’un tiers plus long que l’article précédent, égal au
2, les trois derniers graduellement plus longs, le dernier graduelle-
ment en pointe. Milieu du mésonotum gris. Balanciers blancs. Aile
grise, large, fortement lobée, à soies microscopiques denses et
subponctiformes, extrême bout distal ayant en outre des soies plus
longues, bord antérieur avec trois taches brun noir, dont la proxi-
male peu allongée, atteignant la nervure médiale, bordée distalement
par la base de la transversale; la tache médiane allongée, couvrant
les deux tiers distaux de la radiale; la distale est transversale, vis-à-
vis du milieu de la discoïdale qu’elle n’atteint pas; taches blanches
nombreuses, dont trois transversales sur le bord antérieur, deux
d’entre elles remplissent les intervalles des trois taches brun noir,
la 3° borde distalement la 3° tache sombre ; les autres taches blanches
sont circulaires, ce sont : une au milieu et une près de l'extrémité de
la cellule cubitale; trois dans la cellule discoïdale, dont deux vis-à-
vis des deux précédentes, la 3° va de la bifurcation de la discoïdale
à celle de la posticale; une dans la cellule posticale contre le bord
alaire; deux dans la cellule anale, la proximale au pétiole de la
posticale, l’autre au bord postérieur de l’aile; en outre la base alaire
est blanchâtre jusqu’à la 1° tache brun noir; cubitale atteignant
le tiers distal de l'aile, confluente avec la radiale au tiers médian.
les deux cellules radiales étroites, surtout la proximale, tige de la
discoïdale aussi longue que la transversale, celle-ci oblique et longue,
bifurcation de la posticale peu distale de celle de la discoïdale,
vis-ä-vis du milieu de la cubitale, rameau antérieur arqué fortement,
rameau postérieur continuant la betou de la tige. Pattes brunes,
grèles, sans longs poils, extrémité des fémurs et base des tibias à
anneau jaunätre, éperon du tibia antérieur plus long que la grosseur
du tibia, métatarse antérieur aussi long que les quatre articles sui-
vanis réunis, 4° article à peine plus court que le 5°, cylindrique, em-
podium n’atteignant pas le milieu des crochets, ceux-ci avec une
longue soie arquée. — Long. 2,5 mm.
Cameroun : Kribi.
8, C. signatus, n. sp. — ©. Brun roux. Yeux glabres. Sucoir
20 J.-J. KigrFer.
linéaire, au moins aussi long que la hauteur de la tête. Palpe brunûtre,
4er article cylindrique, aussi long que le 3° et le 4° réunis, 2° un peu
plus long que le 4*r, fortement grossi au côté médian, 3° à peine plus
de moitié aussi long que le 4, celui-ci plus de deux fois aussi long
que gros. Antenne jaune, articles 2-9 ensemble un peu plus courts
que les cinq articles terminaux réunis, graduellement plus longs,
les premiers globuleux, les derniers en ellipse, 9° de deux tiers plus
long que gros, soies sensorielles courtes, pas plus grosses que les
poils des verticilles, ceux-ci à six poils; articles 10-14 longs, subcy-
lindriques, à peine plus gros à la base, 10° de moitié plus long que le
9e, 44° le plus long, non pointu, à peine aminci distalement. Thorax
brun noir et mat dorsalement. Balanciers brunâtres. Aile grise, à
soies microscopiques et denses et des soies plus longues et éparses,
une tache sombre couvre la cellule radiale, bord alaire avec six taches
circulaires blanches, dont la 47° à l'extrémité de la cubitale, la 2° avant
la pointe alaire, 3° entre les deux rameaux de la discoïdale, 4° entre
la discoïdale et la posticale, à° entre les deux rameaux de la posticale,
6e dans la partie distale de la cellule anale ; huit autres taches blanches
sur la surface alaire, dont la 1° dans la cellule cubitale, touchant
la Are du bord; 2 près de la base de la cellule discoïdale, vis-à-vis
de la précédente; 3° entre la discoïdale et la posticale, vis-à-vis de la
précédente, ces trois dernières forment ensemble avec la 4'° et Ja
5e du bord une rangée transversale ; 4° entre le milieu de la radiale et
tige de la discoïdale, 5° entre la précédente et la posticale, 6° sur la
transversale, allant presque jusqu’au bord antérieur, 7° au-dessus de
la 6° du bord, dans la partie distale de la cellule anale, & irrégulière,
dans la partie proximale de la cellule anale; cubitale dépassant le
milieu de l'aile, radiale confluente avec la cubitale, tige de la discoï-
dale aussi longue que la transversale, celle-ci oblique et longue,
bifurcation de la posticale vis-à-vis de celle de la discoidale. Pattes
jaune blanchâtre, métatarse antérieur presque deux fois aussi long que
le 2% article, 4° article à peine plus court que le 5°, empodium dépas-
sant à peine la proéminence basale des crochets, hyalin, à poils ven-
traux médiocres. — Long. 1,5 mm.
Soudan : Shambe, 4-If et 20-I1-1912.
9. C. nilophilus, n. sp. — Q. Tête jaune brunâtre. Yeux glabres,
séparés par une fine ligne. Suçoir aussi long que la hauteur de la tête.
Palpe brun, 2e article peu grossi, un peu plus long que le 4‘, celui-ci
cylindrique, de moitié plus long que le 3°, 4° plus court que le 3°, non
deux jois aussi long que gros. Antenne jaune brunâtre, articles 2-9
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 21
- ensemble à peine aussi longs que les cinq derniers réunis, le 2° ovoi-
dal, très grossi, 3-9 graduellement plus longs, à col transversal, 3° glo-
buleux, 9° presque deux fois aussi long que gros; soies sensorielles
beaucoup plus courtes et pas plus grosses que les poils des verticilles,
ceux-ci à six poils; les cinq articles terminaux longs, cylindriques,
chacun de moitié plus long que le 9°, le 14° presque deux fois aussi
long que le 9, sans stylet, à peine aminci au bout, Thorax brun,
pleures plus claires. Aile blanchâtre, large, lobée fortement, à soies
_microscopiques denses, extrémité à soies éparses plus longues, bord
antérieur à deux taches brun noir, dont l’une allongée, couvrant la
moitié distale de la cubitale, la distale triangulaire, un peu transver-
sale; les taches grises sont : une au tiers proximal de laile, du bord
antérieur à la médiale; deux sur le rameau antérieur de la discoïdale,
vis-à-vis des deux taches brun noir; deux petits traits superposés à
l'extrémité de la cellule discoïdale postérieure; un trait sur tout le
rameau postérieur de la discoïdale; un autre sur le rameau antérieur
de la posticale; une tache sur le rameau postérieur de la posticale ;
deux taches superposées dans la cellule anale; cubitale dépassant le
milieu de l'aile, unie à la radiale au milieu, les deux cellules radiales
d’égale longueur, très étroites, tige de la discoïdale un peu plus courte
que la transversale, celle-ci longue, oblique, de moitié aussi longue
que la cubitale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de extrémité de
la cubitale, rameau antérieur fortement arqué, rameau postérieur
presque perpendiculaire. Pattes blanc brunâtre, grêles, sans longs
poils, genoux brun noir, extrémité des fémurs, base des tibias et les
tarses jaunâtres, métatarse aussi long que les quatre articles suivants
réunis, 4° ek 5° subégaux, empodium atrophié, crochets à longue soie
arquée. Abdomen de moitié plus long que le reste du corps, blanc
brunâtre, tergites à bande transversale brune. — Long. 4,5 mm.
Soudan : Shambe, 20-11-1912.
10. G. trisignatus, n. sp. -- ©. Blanchâtre. Yeux glabres. Sucoir
sublinéaire, aussi long que la hauteur de la tête. Palpe brunâtre,
2e article grossi, longuement ellipsoïdal, à peine aussi long que le 1°
qui est cylindrique, presque aussi long que le 5° et le 4° réunis, ceux-
ci subégaux, chacun plus de deux fois aussi long que gros. Antenne
blanchätre, scape roux brun, articles 10-14 ensemble de moitié plus
longs qué2-9 réunis, cylindriques, le 40° plus de deux fois aussi long
. que le %, 41-143 égaux au 10°, 14° plus long, arrondi au bout, 2 ar-
ticle grossi, 3-9 graduellement un peu plus longs, à col transversal,
3° à peine plus long que gros, 9° de moitié plus long que gros. Thorax
929 J.-J. KIEFFER.
brun dessus et dessous. Balanciers blancs. Aïle blanche, large, lobée,
à traits microscopiques denses, extrême bout distal à poils épars et plus
longs ; bord antérieur avec trois taches brun noir, dont la proximale
longue et étroite, couvrant le tiers médian de la sous-costale, reliée
à la médiale par une tache grise, la 2° couvre les deux cellules radiales,
sauf les deux bouts, la 3° presque carrée, un peu distale de l’extré-
mité de la cubitale et reliée comme la 2° avec le rameau antérieur de
la discoiïdale; surface à taches grises, dont trois proches du bord pos-
térieur, la proximale vis-à-vis du milieu de la tige de la posticale, la
2 couvrant tout le rameau postérieur de la posticale, le 3° à l’extré-
mité du rameau antérieur ; une 4° à l’extrémité du rameau antérieur
de la discoïdale, dont le rameau postérieur est bordé de gris ; cubitale
atteignant presque le dernier tiers alaire, unie en un point avec la
radiale, les deux cellules radiales subégales, étroites, allongées, tige
de la discoïdale à peine plus courte que la transversale, celle-ci oblique,
de moitié aussi longue que la cubitale, bifurcation de la posticale vis-
à-vis du milieu de la cubitale, rameau antérieur fortement arqué,
rameau postérieur continuant la direction de la tige, arqué. Pattes
brunes, grêles, sans longs poils, un anneau avant et après les genoux,
et les quatre premiers articles tarsaux blancs, métatarse antérieur deux
fois et demie aussi long que le 2° article, 4° plus court que le 5° à tous
les tarses. Tergites et sternites à large bande transversale brune. —
Long. 1,5 mm.
Cameroun : Kribi.
7. Genre Nilohelea, n. £.
g. Les trois articles terminaux de l'antenne longs. Aïle glabre,
cubitale et radiale confluentes, n’atteignant pas le milieu de Paile,
discoïdale longuement pétiolée. Métatarse long, 4° article presque
transversal, tronqué obliquement et presque bilobé, 5° long et mince,
empodium nul. Articles terminaux de la pince très arqués, les deux
tiers distaux extrêmement étroits.
N. albipennis, n. Sp. (PI. 1, fig. 6). — c'. Tête brunâtre. Palpe
mince, articles cylindriques, le 1* guère allongé, 2° à peine plus court
que le 4e, quatre fois aussi long que gros, 3° égalant les deux tiers du
&e. Antenne brun clair, scape noir, panache brun; articles 2-11 en-
semble deux fois aussi longs que les trois derniers réunis, chacun
ovoidal ou globuleux à col court, graduellement plus étroits, col du
40€ aussi long que gros, celui du 14° presque deux fois aussi long que
gros, 12° et 13° articles cylindriques, à base un peu grossie et munie
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 23
d’un verticille, le 42° de deux tiers plus long que le 44°, 43° à peine
plus court que le 42%, 14° plus gros, aussi long que le 42°, sans ver-
ticille, non grossi à la base, à peine aminci distalement. Thorax brun
noir, pleures plus claires. Balanciers blancs. Aïle blanche, sans poils,
non ponctuée, nervures pâles, seulement l'extrémité de la cubitale
brune, cubitale n’atteignant pas le milieu de l'aile, confluente avec la
radiale sur toute sa longueur, de trois à quatre fois aussi longue que
‘Ja transversale, celle-ci courte, oblique, seulement trois fois aussi
longue que large, bifurcation de la discoidale un peu distale de lex-
trémité de la cubitale, celle de la posticale à peine distale de celle de
la discoïdale. Pattes blanchâtres, hanches, trochanters, large anneau au
milieu des fémurs, genoux, étroit anneau au milieu des tibias, arti-
culation des trois premiers articles tarsaux et les deux derniers articles
bruns; métatarses antérieur et postérieur aussi longs que les trois
articles suivants réunis, l'intermédiaire aussi long que les quatre sui-
vants réunis, seulement le métatarse postérieur ventralement à ran-
gées de soies bulbeuses, 4° article subtransversal, tronqué oblique-
ment et presque bilobé, 5° mince, long, plus long que le 3°; crochets
assez longs, simples, de moitié aussi longs que l’article, empodium
nul. Abdomen blanchâtre, tergites deux et trois munis, en avant, de
deux taches brun noir et se touchant, 4° et 5° à large bande transver-
sale brun noir. Pince brun noir, articles basaux deux fois et demie
aussi longs que gros, les terminaux glabres, droits dans un peu plus
du tiers basal et presque de moitié aussi gros que les basaux, partie
distale subitement très mince et arquée fortement, courbée presque à
angle droit. — Long. 1,5 mm.
Soudan : Shambe, 20-11-1912.
8. Genre Stilobezzia Kielf.
S. rufa, n. sp. (PI. 4. fig. 7). — '. Roux clair. Tête jaune, transver-
sale vue de devant. Yeux glabres, fortement arqués, amincis en haut,
séparés du quart de la grosseur d’un scape. Sucoir linéaire, égalant
les deux tiers de la hauteur de la tête. Palpe jaune, 1° article non
deux fois aussi long que gros, 2° le plus long, presque deux fois aussi
long que le 1%, non grossi, 3° de moitié plus long que le 4, celui-ci
obtus et deux fois aussi long que gros. Les deux scapes se touchant
presque, flagellum brisé. Balanciers blancs. Aile hyaline, non lobée, à
soies microscopiques denses, cubitale atteignant le quart distal de l'aile,
distante de sa longueur de la pointe alaire, trois fois aussi longue que
24 J.-J. KIErFFEr.
la cellule radiale proximale, ceBe-ci en losange, deux fois et demie
aussi longue que large, bifurcation de la discoïdale et de la posticale
vis-à-vis de l'extrémité de la cellule radiale proximale. Pattes blanc
jaunâtre, libia”antérieur aussi long que le fémur, éperon simple, aussi
long que la grosseur du tibia, dents du peigne très denses, métatarse
un peu plus long que les quatre articles suivants réunis, 2 article
aussi long que les trois suivants réunis. 3° à peine deux fois aussi
long que gros, 4° un peu plus court que le 3°, profondément découpé
dorsalement dans sa moitié distale, 5° mince, un peu plus long que le
3°, crochets petits, avec une soie arquée, empodium nul. Articles ter-
minaux de la pince assez droits subeylindriques, un peu grossis à la
base, pubescents, extrémité à peine grossie et faiblement courbée. —
Long. 1,2 mm.
Cameroun : Kribi.
9. Genre Nilobezzia, D. £.
Q@. Tête un peu transversale et plane vue de devant. Yeux glabres.
Radiale et cubitale séparées, comme chez Bezzia, cubitale très éloi-
gnée de la pointe alaire. Fémurs non grossis, 4° article tarsal cylin-
drique, un peu allongé, le 5° long, sa face ventrale à longs bâtonnets
noirs ; crochets longs, bifides, égaux, les deux branches très inégales. :
N. armata, n. sp. — ©. Tête jaune roussâtre. Yeux confluents en
haut. Sucoir égalant les deux tiers de la hauteur de la tête. Palpe
brun, 2° article à peine plus gros que les deux suivants et à peine
aussi long que eeux-ci réunis, tous subcylindriques, le 4° aussi gros
que le 2 et à peine allongé, 3° et 4° subégaux, plus de deux fois aussi
longs que gros. Antenne jaune brunâtre, les cinq articles terminaux
brun noir, ensemble un peu plus courfs que 2-9 réunis, 2 plus de
deux fois aussi long que le 3°, les suivants graduellement plus longs,
cylindriques, le 3° à peine plus long que gros, 9° deux fois aussi long
que gros, soies sensorielles pas plus grosses que les poils des verti-
cilles, 10-14 longs, cylindriques, à poils épars, le 10° deux fois aussi
long que le 9°, 14° guère plus long que le 13°, son extrémité amincie
presque en stylet. Thorax brun noir, faiblement luisant, à pubescence
à peine visible. Balanciers blancs. Aile hyaline, lobée, à soies micros-
copiques denses, nervures pâles, cubitale un peu plus de deux fois
aussi longue que la radiale, plus distante de la pointe alaire que le
rameau postérieur de la posticale, cellule radiale distante de la pointe
alaire de deux tiers de sa longueur, bifurcation de la discoïdale un
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 9
{ (1
peu proximale de la transversale, celle de la posticale distale de la
transversale de deux fois la longueur de celle-ci. Pattes blanchätres,
genoux, articulations des tarses et 5° article brun noir, fémurs non
grossis, sans dents, les quatre postérieurs ont dans leu moitié dis-
tale cinq ou six spinules noires, semblables à celles des articles tar-
saux, tous les tibias avec quelques spinules dorsales, métatarses avec
deux spinules poires situées à leur base ventrale, articles deux et trois
avec une paire de spinules à leur extrémité, 3 article de moitié plus
Jong que le 4°, celui-ci subcylindrique, de moitié plus long que gros,
non lobé, 5° long, deux fois et demie aussi long que le 4, ayant ven-
tralement, aux deux tiers proximaux, cinq rangées transversales de
deux ou trois bätonnets noirs et deux à trois fois aussi longs que la grosseur
de Particle, crochets longs, atteignant les trois quarts du 5° article,
médiocrement arqués, égaux, bifides, les deux rameaux de chaque
crochet inégaux, le médial quatre fois aussi long que le latéral.
Abdomen brunâtre, non aminci en avant. — Long. 4 mm.
Soudan : Shambe, ÆII et 20-11-1912 ; nombreux exemplaires.
Var. flaviventris, n. var. — ©. Abdomen et pattes jaune rous-
sâtre, genoux et 5° article tarsal noirs, antenne et thorax noirs ou
brun noir, eubitale guère plus de deux fois aussi longue que la radiale.
— Long. 4 mm.
Shambe, 20-11-1912.
Var. albipennis, n. var. — ©. Entièrement brun noir, seule-
ment les balanciers et les quatre premiers articles tarsaux blancs,
aile blanchâtre, eubitale presque trois fois aussi longue que la radiale,
distante d'au moins sa moitié de la pointe alaire. — Long. # mm.
Shambe, 4-IL- 1915.
Var. fusca, n. var. — © Brun noir, seulement les balanciers etles
quatre premiers articles tarsaux blancs, pattes d’un jaune roussâtre,
genoux, à° article tarsal, les quatre hanches postérieures et le fémur
postérieur noirs, comme les antennes. — Long. # mm.
Shambe, 4-11-1912.
-II. Sous-famille CHIRONOMINAE
I. CHIRONOMARIAE
TABLEAU DES GENRES.
1. Aïle glabre, avec une ponctuation microscopique; pince
ayant ordinairement de chaque côté deux appendices
26
ps
=
U).
1
+
J.-J. KiErrer.
(Groupe Chironomus)............. AVANT PAR 2.
Aïle poilue, au moins distalement; pince ayant ordinaire-
ment trois ou quatre appendices de chaque côté, dont
l’un en forme de pinceau (Groupe Tanytarsus)....... 45.
. Palpe composé de un ou trois articles, métatarse antérieur
épal ati: UDIA. 522 0e RE TES à RARES SE EE OUEST AU de
Palpe composé de quatre articles. ..:...,.:.......:..... 4.
Empodium et pulvilles longs, palpe de un article très
court, antennes du c' de dix articles (Indes Orientales).
D OL RU a OS RORe MER PER EL PDA Genre Baeotendipes Kieff.
Empodium et pulvilles longs, palpe de trois articles, an-
tennes du c' de douze articles (Indes)....... Tripelma Kieff.
Empodium et pulvilles atrophiés, palpe de trois articles
transversaux, antennes du c' de douze articles (Egypte)
Fe OP Te TPS ARE NE CIE ETES 10 Genre Halliella Kieff.
Peignes des quatre tibias postérieurs formés de spinules
SÉDArÉES JEU ANA DAC RE RASE SN EN AE à.
Peignes des quatre tibias postérieurs formés de dents
connées proximalement, libres seulement distalement.... 6.
Empodium et pulvilles longs, antenne du G de treize arti-
cles, aile sans lobe et sans transversale oblique, pince avec
deux appendices de chaque côté... Genre Dolichopelma Kieif.
Empodium et pulvilles nuls, antennes du G' de quatorze
articles, aile lobée et à transversale oblique, pince avec
trois appendices de chaque côté (Afrique centrale). ....…
Re ET NP RNA TE Gênre -Knepherin Miel
. Peignes des quatre tibias postérieurs sans éperon...... 7.
Peignes des quatre tibias postérieurs avec un éperon,
c’est-à-dire, grand peigne inerme, petit peigne avec un
éperon, articles du flagellum du c' non graduellement rac-
COULCIS 2, , 2 CU RE ARE ic RASE EN CE 8.
Peignes des quatre tibias postérieurs avec deux éperons
{chacun avec un éperon), articles du flagellum du c'
égaux ou graduellement plus longs, sauf le dernier qui
éstitrès. longe," 108 c'e RON LS CAMP STE 29:
Tibia antérieur avec un éperon, empodium court, yeux
rapprochés en haut, antenne du G' de quatorze articles,
\
| Chironomides de l'Afrique équatoriale. 97
3-13 graduellement raccourcis, 14° conique, pas deux
fois aussi long que le 3°........ 1. Genre Nilothauma, n. £.
— Tibia antérieur sans éperon mais à écaille arrondie, em-
podium et pulvilles étroits, longs, articles antennaires
2-5 de la © sans col, yeux séparés de leur demi-lon-
12 tait OK CREATOR E EERRRERS 2. Genre Nilomyia, n. £.
8. Métatarse antérieur plus long que le tibia.............. 8 bis.
— Métatarse antérieur plus court que le tibia; pince à trois
appendices de chaque côté, pulvilles n’atteignant pas le
EE TEN ERA ANS 1e] CORARSPE RE RES Re A TES D 5 2 PE
... Genre Aïlochironomus Kielf. (type : crassiforceps Kielf).
8. bis Article 14° de l'antenne du ç' subconique, non deux
fois aussi long que le 13e, articles 2-13 subégaux, fusifor-
mes, sans panache, avec un verticille de quatre poils
et deux soies sensorielles courbées en S; antenne de la
Q de sept articles, 3-6 en forme de flacon, 7 à longs
poils distaux; yeux séparés au moins de leur longueur,
-tibia antérieur avec un long éperon, pince sans appen-
dices, aile brun noir, tachetée de blanc................
à PO A RTE SOUPE ME RER 3. Genre Rihanna D. ©.
. —— Antenne du c' de douze ou quatorze articles, dont le der-
nier est au moins aussi long ou presque aussi long que
tous les précédents réunis, non conique, les précédents
non -fusiformes, ordinairement annuliformes, avec pana-
che; antenne de la © de cinq ou six articles, rarement
de sept, mais alors les articles 2-6 sans col............ 9:
COOL CARON FE (1 HORS SE RER EE AE EP RIRE ER RER 10.
— Pulvilles à quatre, aussi longs et presque âussi étroits que
l'empodium; antenne du G' de quatorze articles, celle de
la © de six articles, dont le dernier porte 2-4 longs poils
distaux, les deux derniers parfois soudés, l’antenne alors
de cinq articles, 2-4 avec un long col, 5° avec ou sans
ENS RE SPRRPAR EN TENR DATE LR PORN TRES 22:
10. Éperon des quatre tibias postérieurs noir ou brun noir,
non trois fois aussi long que le peigne...........,.... DE
— Éperon des quatre tibias postérieurs pâle et très long, dé-
passant le peigne au moins du triple de la hauteur de
ce dernier, aile sans alule et non lobée, tibia avec un
28 J.-J. KiEFFER.
éperon simple, antenne du G' de quatorze articles, celle
de la © de cinq articles, dont le dernier grossi à sa base
et muni d’un verticille de poils; pattes très grêles, mé-
tatarse antérieur presque trois fois aussi long que le ti-
bia, métatarse postérieur plus long que le tibia, 4° article
presque trois fois aussi long que le ÿ°, empodium et pul-
villes longs et très étroits. ..... 4. Genre Kribiodosis, n.
11. Aile sans transversale formée, comme Tanytarsus; an-
tenne du ç' de treize articles, celle de la © de six, articles
3-5 à long col, yeux rapprochés, empodium long, plus
long que les DURS HE Ses DER RE
œ
o°
... Genre Lauterborniella Bause {type : agrayloides Kieff.).
— Aile avec une transversale oblique ou perpendiculaire... 42.
12. Antenne du G' de douze articles, © inconnue ; yeux rap-
prochés en haut, tibia antérieur avec écaille arrondie,
éperon des quatre tibias postérieurs plus court que la
hauteur du peigne........... >. Genre Kribiocryptus, n.
—-Antenné duc déiqualorze articies Se ARCS 13,
13. Antenne de la © de sept articles, c' inconnu; articles
antennaires 3-6 sans col, yeux séparés en haut de leur
demi-longueur, tibia antérieur avec un éperon, dont la
moitié proximale est large et forme une écaille, la moitié
distale subsétiforme et arquée, éperon des quatre tibias
postérieurs plus court que peigne, pulvilles rameux; aile
brun noir, tachetées de blanc... 6. Genre Kribiodorum, n.
— Antenne de la © de six articles..,.:....... NAME 14.
4%. Tibia antérieur avec une large écaille, terminée par un
ÉpeLOR Lane Dig Pin A PRE Pr ee es SRE RC 15.
— Tibja antérieur à écaille arrondie ou graduellement amin-
cie en pointe ou sans écaille, avec un éperon sétiforme ;
front sans lobes....... SRE LE 20 FE EC PR CL 16.
15. Aile sans tache; pulvilles minces, à peine plus courts que
l'empodium ; antenne de la © de six articles, 2-4 à long
GO ROUE OR I RIRE 7. Genre Tripedilum, n.
— Aile tachetée; pulvilles très minces et très courts, empo-
dium p’atteignant pas le milieu des crochets. ..........
RU PE UE COL ie GRR 8. Genre Kribiocosmus, 12.
16. Pulvilles à peine plus courts que l’empodium, non-ra-
g.
o
5*
©
£ -
o
D:
47,
18.
49:
20.
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 29
meux, égalant presque la moitié des crochets, tibia anté-
rieur à écaille arrondie, éperons des quatre tibias posté-
rieurs plus longs que les peignes, patte antérieure très
longue et fine, de moitié plus longue que le corps, qua-
tre pattes postérieures beaucoup plus courtes, aile ta-
cheloe COLPS grôlé.?. 251.4... 9. Genre Kribiomimus, n. £.
Puvilles nuls ou très courts, pattes autrement conformées. 17.
Pulvilles longs, rameux au côté médian................ 19.
Empodium aussi long que les crochets, tibia antérieur à
éperon, aile sans tache, article 14 de l'antenne du
beaucoup plus court que 2-13 réunis; appendice infé-
rieur de la pince non lobé, © inconnu.................
d,, AOL FAP ALP ET Eee LINE EPA 10. Genre Kribioxenus, n.
3e
Empodium atteignant le milieu des crochets, aile sans
tache, appendice inférieur de la pince bilobé, 14° article
du c' plus long que 2-13...... Genre Prochironomus Kieff.
Empodium n’atteignant pas le milieu des crochets, aile
tachetée, appendice inférieur de la pince non bilobé..... 18.
Articles basaux de la pince très longs, plus longs que les
articles terminaux, non dépassés par l’appendice inférieur ;
pulvilles courts et étroits. 11. Genre Stictochironomus Kiel.
Articles basaux de la pince plus courts que les terminaux ;
empodium et pulvilles rudimentaires, tibia antérieur à
écaille arrondie; chez le type, les pattes sont longues et
fines, métatarse des quatre pattes postérieures à peine
plus court que le tibia, pas plus long que le 2° article,
4e article trois fois aussi long que le 5° au tarse posté-
rieur, articles antennaires 2-5 de la © fusiformes, sans
LU REA TRS SRE IMPR 12. Genre Kribiocharis, n. g.
Pince avec trois appendices de chaque côté, articles an-
tennaires 2-4 soudés, tibia avec une écaille triangulaire
étroite, éperon des quatre tibias postérieurs plus long
que le peigne, aile sans tache, cubitale plus proche de
la pointe alaire que la discoidale ; G' inconnu....,.....
PEUR: VON RÉ RE IE 43. Genre Kribionympha, n.
9e
Pince avec deux appendices de chaque côté; yeux rappro-
CHOSE. TRE CR Le NET 20.
Tibia antérieur avec un éperon sétiforme, éperon des
3
2)
LR?
=
10
En |
(l
J.-J. KIEFFER.
SR SR Genre Zatreuoie Kieff. bee este Kieff.).
Tibia antérieur avec une longue écaille graduellement
amincie en pointe; éperon des quatre tibias postérieurs
long; aile non tachetée; articles antennaires 2-5 de la Q
avec un long COL: MERE 1%. Genre Microtendipes Kieff.
Tibia antérieur avec une écaille largement arrondie. .... 21;
Aile tachetée; corps gros..... 15. Genre Kribiocallis, n. g.
Aïle/SanS tache rer 16. Geure Kribiomyia, n. £.
Yeux rapprochés au vertex.. 17. Genre Polypedilum Kieff.
Yeux séparés de leur longueur au vertex............. à
LE PRO A ES ALI: 48 Genre Kribiophilus'/n29
23. Bouche à peine proéminente; palpe court, 4° article pas
plus long que le 2°, antenné du ç' de douze articles; pul-
villes grands, tibia antérieur à écaille transversale et ar-
rondie, les deux éperons des tibias postérieurs ne dé-
passant pas le peigne de sa longueur; dernier sternite
de la © bifide; L. 8-41....... 19. Genre Nilodorum, n. £.
Bouche atteignant au moins le tiers de la hauteur de la
tête; palpe long, 4e article le plus long................. 24.
. Peignes en forme de deux écailles striées en long, cha-
cune dentelée et avec éperon; antenne du c' de quatorze
articles. celle de! lx Gide 6:50 TE 25.
Peignes de conformation ordinaire, formant un anneau
crénelé parfois interrompu... 102 AE 26.
. Pulvilles grands, tibia antérieur avec un éperon dentelé
MR UNE or NE RS TEE ee EST Genre Riethia Kieff.
Pulvilles nuls, tibia antérieur avec une écaille terminée
par un éperon simple. ..:............ Genre Nilodosis, n. g
Pulvilles nuls ou rudimentaires, tibia antérieur avec épe-
chetss 1 BORNE NT ARRET PL ESP AN EST RER 28.
. Aile tachetée; antenne de la © de six articles, 2° et 3° ar-
ticles sans col, yeux rapprochés, empodium atteignant
à peine le milieu des crochets... 21. Genre Kribiodoxa, n. g
31.
32.
33.
J4.
Den te CMOS COTES ECO"
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 31
Aile sans tache; antenne de la © de sept articles, celle
du ' de quatorze; empodium n’atteignant pas le milieu
LOS COUPER LIT PS RE Genre Paratendipes Kiel.
28. TFergites 2-5 avec une proéminence en forme de raquette
SUIVANT LL. . Genre Glyptotendipes Kiel.
— Tergites 2-5 sans proéminence en avant.........,..... 29.
29. Pulvilles rameux au côté médian; aile sans tache... .... 30.
— Pulvilles non rameux, rarement rameux et alors aile ta-
FRE ARS AE ANRT ARTE Le CREER RENTE ES Pre ee 3L:
30. Antenne du de douze articles, pince sans appendice, ou
avec un ou deux appendices courts de chaque côté ; tibia
antérieur à écaille transversale. 22. Genre Cladopelma, n. £.
Antenne du « de quatorze articles; pince avec deux ap- ,
pendices de chaque côté, l’inférieur long, dépassant le
milieu de l'article terminal, presque en lanière, forte-
ment arqué par en bas, extrémité parfois grossie, avec
quelques fortes soies, tibia antérieur à écaille allongée.
Le PAS PAUSE EMA ” 23. Genre Stenochironomus Kiel.
Yeux séparés de leur longueur ou presque de leur lon-
gueur..!. 7. ER ARE Genre Microchironomus Kicelf.
Yeux rapprochés en haut, rarement séparés de leur demi-
LATE ENT GNEN AIN AR OEN MEN RN GTI AMAR CS POIR E RO e 32.
ST PE TRE TA D ROME RPE PS GEO OR EE ARS BL PARA SPEARS 99
DE AE MONS ET DAT AE AREAS HA RE SEC QU 40
Antenne de six articles, conformée comme chez les Q;
lamelle de la pince trilobée, appendices atrophiés, tibia
antérieur à écaille. ........,.. ...... _24. Genre Gillotia, n. g.
Antenne de 42 articles, lamelle de la pince non trilobée,
sautchez Camptocmronomus. 211 ET 34.
Antenne de 14 articles ; lamelle de la pince jamais trilobée;
appendices inférieurs longs et larges; tibia antérieur à
écaille terminée par un éperon. Genre Endochironomus Kieff.
Appendices inférieurs de la pince en lanière, parfois
CLÉS OT IQ AU NOM PNN 2T, :. 22 0 0). ANA 35:
Appendices inférieurs de la pince non en lanière et non
ROHÉSE RS TL PE PRSU PCR ES Se À RTS LS Se CARS TX 37.
32 J.-J. KIEFFER.
35. Lamelle de la pince trilobée, courte, appendices inférieurs
en lanière, atteignant presque l'extrémité des articles
tÉCMINAUXE RCE LE ACER Genre Camptochironomus Kieff.
— Lamelle de la pince simple, non trilobée................ 36.
36. Articles terminaux de la pince longs et très minces, avec
des soies alignées au bord médian vers l'extrémité ; appen- \
dices inférieurs en lanière, très longs, élargis à l'extrémité
qui est tantôt simple, tantôt bi- ou trilobée et à longs
poils arqués; éperons des quatre tibias postérieurs plus
longs que la häuteur du peigne, pulvilles grands (type :
falciformis Kieff.)........, Genre Limnochironomus Kiefl.
— Articles terminaux autrement conformés; appendices
inférieurs en lanière, leur extrémité élargie et bilobée,
à longs poils arqués ; éperons des quatre tibias postérieurs
pas plus longs que la hauteur du peigne, tibia antérieur à
écaille arrondie, pulvilles étroits, de moitié aussi longs
que les crochet Apec 25. Genre Dicrotendipes Kiel.
DR AIG TAC HEC AT MARRERE 26. Genre Calochironomus, n. £.
— Aile sans tache, seulement la nervure transversale parfois
38. Articles terminaux de la pince avec une rangée de soies
rigides à l'extrémité du bord médian, appendices infé-
rieurs dépassant les articles basaux; tibia antérieur à
écaille arrondie, éperons des quatre tibias postérieurs plus
courts que la hauteur du peigne, pulvilles grands, non
rameux, yeux rapprochés..... 27. Genre Chironomus Meig.
— Articles terminaux de la pince sans rangée de soies rigides
à_ leur VexXtrOmIte: 2 AL ERNEST DRM ERREENEN) 39.
39. Appendices inférieurs de la pince larges, dépassant les
articles basaux, à longs poils dorsaux arqués; pulvilles
grands et larges, chez deux espèces les pulvilles sont
ÉÉPOITS. SN RE NOR 28. Genre Phytochironomus Kiefi.
— Appendices inférieurs de la pince nuls ou très courts, ne
dépassant pas les articles basaux, tibia antérieur à écaille
transversale et arrondie. 29. Genre Gryptochironomus Kiefi.
AN Antenne de-eppt articles ER 2 ARR ER CE 41.
Antenne. de SiX-ariicles RES LR LS ES SECTE 42.
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 33
41. Tibia antérieur avec une écaille terminée par un éperon.….
ARRETE NE. 22, C'OSER NES Genre Endochironomus Kiel.
— Tibia antérieur avec écaille, sans éperon...............
RENPET CET 5:.:........ 20. Genre Phytochironomus Kieli.
Article terminal de l'antenne avec un verticille de poils.
LA à 0 RS RMS EEE PETER EE EE + 90. Genre Kribiobius, n. £
pe
1S
— Article terminal de l'antenne sans verticille à sa base, tibia
LEGER ET SANS RCE RO RE ENCRES ECO EUS 43.
2 aricesdu lsellumsans col: 145: UMR SN!
RE EN ................ 29. Genre Cryptochironomus Kieff.
— Articles du flagellum en forme de flacon, à col bien formé. 44.
A4 ANG" tachetée. 2.1... 26. Genre Calochironomus, n. £
Ale non" tachétée 2,7... 1 27. Genre Chironomus Meig.
45. Pulvilles à quatre, minces, à peu près aussi longs que
Kérapodiarn, aie DONUE NS 2% ne. ont HS EN LE
Pr DüIIES d'AbOE ODAUISE 20e Ne ME Na 47.
46. Transversale oblique, comme chez Chironomus; pince
avec deux appendices de chaque côté; peignes occupant
les trois quarts du pourtour, un éperon; yeux rapprochés.
5 Fan CA EAU 7 NOM RER RSS 31. Genre Pentapedilum Kiel.
— Transversale non formée, comme chez Tanytarsus;
pince avec trois appendices de chaque côté..,..........
ARE SRE Genre Pentapelma Kieff. (type : Zavreli Kielf.).
Yeux pubescents; peignes courts, deux éperons ; émpo-
dium long; pince à trois appendices de chaque côté,
brosse à lamelles lancéolées et appliquées, semblable à un
ps
“1
ADOUPPÉONE 1 ALL TL 5h." 92; Genre Zavrelia Kieff:
PE RER A Er ENT AT NEA OR A a ne TR EU 48.
48. Cubitale longuement dépassée par la costale, aile à lobe
rectangulaire, transversale oblique, pince a deux appen-
dices de chaque côté, yeux rapprochés; pulvilles longs ;
DERTeSNSEDATÉS URL EPERON x au. de 0: Lite
dE Genre Phaenopsectra Kielf. (chu As KielT.).
— Cubitale non dépassée par la costale. ...... ECS; AE Le
49. Transversale oblique, comme chez Chironomus.......... J0
— Transversale non formée, comme chez Tanylarsus...,., 54,
Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921]. 3
:
34 J.-J. KIEFrFer.
0, Yeux séparés en haut de leur longueur; articles termi-
naux de la pince subitement très amincis distalement,
trois appendices de chaque côté, peignes séparés, un épe-
ro, empodiutn-{Lés GOUFL: Re PR PEER
SUN CR Genre Rheotanytarsus Bause (rivulorum Kieff.).
— Yeux rapprochés en haut; articles terminaux de la pince
non subitement Aammcis distalement..: ART. JO
51. Éperon des quatre tibias postérieurs jaune, unique,
quatre fois aussi long que la hauteur des peignes; pince
avec deux appendices de chaque côté; yeux rapprochés ;
tibia antérieur à éperon, empodium long, pulvilles plus
COUPÉS ENS een e MANS TN Rires 33. Genre Rosenia, n. £.
— Éperons noirs, uniques ou à deux, moins longs....... ARS
2, Pulvilles larges: peignes occupant les trois quarts du
pourtour, deux éperons: yeux rapprochés; pince avec
deux appendices de chaque côté.......... LS MAT RER
pere te MANS Genre Phaenopsectra Kielf. (leucolabis Kieff.).
— Pulvilles étroits, dépassant le milieu des crochets, les
quatre tibias postérieurs à éperon unique...............
De Le ee RO MANS ER A ... 34. Genre Kribiopelma, n. g.
— Puvilles nuls ou très courts............. TR y LE ARC : 23
53. Antenne du G' de treize articles. celle de la © de six.
articles 3-5 de la © à long col; empodium long: pince
à trois appendices de chaque côté, brosse à poils simples.
SES MERE MU ES Genre Allotanytarsus, n. g. (longicollis Kieff.).
— Antenne du œ de quatorze articles, celle de Ia © de cinq ar-
ticles, sans col, yeux séparés d'au moins leur longueur;
empodium long, tibias postérieurs à deux éperons......
39. Genre Clinotanytarsus Kiel.
— Antenne de la © de six articles, sans col; empodium très
court, quatre tibias postérieurs à un éperon.............
NS CIE SERA SALES 36. Genre Hexatanytarsus, n. £.
— Peignes avec un éperon (l’un inerme, l'autre avec éperon) 58.
— Peignes avec deux éperons (chacun des deux avec éperon). 60.
55. Métatarse antérieur plus court que le tibia ou du moins
pas plus long, empodium et pulvilles médiocres: yeux
14 OIL Der CCE Enr der 0 L “&
#- re
arr 4
…
Pre a
*
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 39
rapprochés (a) ou séparés de leur longueur (9); pince
avec quatre appendices de chaque côté, brosse à poils
globulifères. Genre Lauterbornia Kiefl. {type coracina Zei.).
— Métatarse antérieur beaucoup plus long que le tibia. .... 56.
56. Les deux peignes connés où confluents, occupant les trois
quarts du pourtour; empodium médiocre, pulvilles
courts; yeux séparés de leur demi-longueur...........
.:.... Genre Micropsectra Kieff. (type : inermis Kieff.) (!).
— Les deux peignes séparés, natteignant pas ensemble les
IS QUAI QUT ROUTLOUT V2. 00. LAN LE D7.
Cr
CS |
Pulvilles longs, peu larges, empodium long; veux arqués
et gapprochés (cf) ou ovoidaux et séparés du double de
leur longueur; antenne de ciaq articles (Q ); aile poilue
SOUMET DOULEUR AR PE a
RS LS Genre Phaenopelma Kielf. (psiloptera Kielf.,.
— Pulvilles à peine visibles, empodium n'atteignant pas le
milieu des crochets; yeux séparés de leur demi-longueur ;
pince à trois appendices de chaque côté, pinceau à poils
simples... Genre Tritanytarsus Kielf. (atridorsum Kieff.).
58. Peignes connés ou se touchant, occupant ensemble les
OS QUAELSe il POULLOUT 2 SARA Re Or NAN D9.
— Peignes séparés ; yeux séparés du double de leur longueur :
aile poilue seulement au bout, cubitale plus distante de
la pointe alaire que le rameau antérieur de la postieale,
.empodium long, pulvilles atteignant le milieu des ero-
chets; pince à trois appendices de chaque côté... En
A CR ONET SVARPEREES Genre Stempellina Baus. (Bausei Kielf.).
©OE
=)
Yeux rapprochés en haut ; antenne dela © de six articles,
3-) fusiformes, 6° sans longs poils, front à deux lobes.
pinceau de la pince à poils simples, empodium et puvilles
très courts. Genre Monotanytarsus Kiell. (pallidus Kiefl.).
— Yeux séparés au maximum de leur demi-longueur; ar-
ticles antennaires 3-5 de la © fusiformes, 6° avec deux
longs poils distaux; front sans lobes; pinceau de la pince
à lamelles lancéolées ; empodium au moins de moitié aussi
long que les crochets, plus long que les pulvilles,
(1) Synonymes : Eutanylarsus Bause et Syntanylarsus Ba 15e.
6
6
0.
Le
J.-J. KIEFFER.
Pere. Genre Lundstroemia Kieff. (roseiventris Kicif.).
Yeux séparés de leur longueur, très arqués: articles
antennaires 3-5 de la © en forme de flacon, à long col,
empodium et DUuIVIIGSACOUTIS RER. MAR A RUE
Genre Stylotanytarsus Kieff. (bauseellus Kicff., boie-
ste LRU ANT, ME RE TERRES 1) RER CE micus Kieff.).
Antenne de cinq articles (4 @); yeux séparés én haut
de leur longueur; empodium et pulvilles de moitié aussi
longs que les crochets; pince à trois appendices de chaque
TELL A PARA _ Genre Protanytarsus Kieff. (femineus Kielf.).
Antenne du G' de quatorze articles. , :........,4.:,.452% 61.
Pulvilles longs, ordinairement larges, empodium long;
yeux séparés de leur longueur ; pinceau de la pince à poils
simples.... Genre Galopsectra Kielf. (type : gregaria Kiell.).
Puvilles nuls ou très courts; empodium au maximum de
moitié aussi long que les crochets. .:.5...1..., 62.
Peignes connés ou se touchant, occupant ensemble les
trois quarts du pourtour, à dents obtuses ; yeux séparés |
de leur demi-longueur; articles Autre 3-0 de la ©
fusiformes. 6° sans longs poils; empodium très court, pul-
villes nuls.... Genre Ditanytarsus Kieff. (unicolor Kieff.).
Péisnes: sépare VAR EC ETES EC NER AR 63.
Articles terminaux de Ja pince subitement très amincis
distalement; yeux rapprochés; articles antennaires 3-5
de la © à long col...... AR SLA RE PRE LA PR MPENEE :
Genre Rheotanytarsus Bause (pentapoda K., lapi-
A RRNRE t er A AE MO AL ICO a CR TADIOPIUS EN
Articles terminaux de la pince non subitement rétrécis
distale ments AE SES TT RP RE REC 64.
Yeux rapprochés où au maximum séparés de leur demi-
longueur; tibia antérieur à éperon. ... 100.7. FRE,
37. Genre Paratanytarsus Bause (Dauterborni K. Z
SPA ee DEL Ut Riel unicolor Kielf.).
Yeux séparés de leur longueur; pince à trois ou quatre
appendices de chaque côté, pinceau à poils simples. .....
192 LT IRRAPEMEMRERE, de (TEA ct 7 AO Re 38. Genre Tanytarsus VW.
Yeux séparés presque du double de leur longueur;
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 87
antenne de la © de cinq articles; pince à quatre appen-
dices de chaque côté, pinceau à quatre rameaux, aile
DD aMIPment'au DOUt.. .. ML 0 ur
RRREES 39. Genre Cladotanytarsus Kielf. (pallidus Kielf.).
1. Genre Nilothauma, D. £.
N. pictipenne, n.sp. (PI, 4, fig. 8 et 9). — '. Blanchàtre. Yeux gla-
bres, arqués, peu amineis en haut, où ils sont séparésde deux fois leur
largeur terminale. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de
la tête. Palpe brisé. Antenne sans panache, de quatorze articles, scape
jaune, 44° article sombre, 3-13 graduellement raccourcis, le 3° cylin-
drique, à peine plus long que le >, plus de deux fois aussi long que
gros et, comme les trois suivants, muni de trois verticilles de poils
assez longs, les suivants avec un seul verticille, les derniers sub-
globuleux, 43° presque transversal, 44° d’un tiers plus long que le 3%,
aussi long que les trois précédents réunis, sa moitié distale graduelle-
ment amincie en stylet, moitié proximale avec un poil assez long.
Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum
bruns. Aile blanche, à sept taches brun noir, faiblement lobée, avec
une petite alule, finement pointillée, ne dépassant pas le milieu de
l'abdomen; la plus grande tache au milieu de la cellule cubitale; deux
dans la cellule discoïdale, dont une sur la base de la nervure discoi-
dale, l’autre vis-à-vis du milieu de cette nervure; deux dans la cellule
posticale, dont la plus petite touche le milieu du rameau antérieur,
l'autre, transversale, couvre, tout le rameau postérieur et pénètre
encore dans la cellule anale; deux autres dans là cellule anale,
l'antérieure allongée, sur la nervure anale, la postérieure plus pelite,
proche du bord postérieur, vers le milieu de la cellule; radiale et
partie distale de la cubitale à soies, cubitale deux fois aussi longue
que la radiale, proche de la pointe alaire, mais moins que la discoidale,
transversale oblique, pas plus sombre que les autres nervures, trois
fois aussi longue que grosse, bifurcation de la posticale très distale
de la transversale, rameau antérieur droit, continuant la direction du
pétiole, rameau postérieur presque perpendiculaire, cils longs et
simples. Anneau avant l'extrémité des fémurs et bout distal du tibia
antérieur bruns, celui-ci un peu plus court que le fémur, avec un
éperon un"peu élargi au tiers proximal et plus long que la grosseur
du tibia, métatarse d’un quart plus long que le tibia, deux fois aussi
long que le 2 article, 2-4 graduellement un peu raccourcis, 4° guère
plus long que Je 5°, empodium atteignant presque les deux tiers des
38 J.-J. KieFrer.
faibles crochets, pulvilles non distincts; peignes des quatre tibias
postérieurs ayant les trois quarts du pourtour, sans éperon. Abdomen
presque deux fois aussi long que le reste du corps, tergites avec une
bande transversale brunätré. Articles terminaux de la pince: plus
minces que les basaux, droits, graduellement amincis au tiers distal,
sans partie glabre; appendice supérieur très étroit, subcylindrique,
court, faiblement courbé, aminei à l’extrémité; appendice inférieur
atteignant le milieu de l’article terminal, seulement de moitié aussi
large que celui-ci, à peine élargi au bout et arrondi, faiblement courbé,
à longs poils dorsauxet arqués; lamelle graduellement amincie en
une longue pointe. — Long. 2,2 mm.
Soudan : Mongola, Nil Blanc (2 ').
2. Genre Nilomyia, D. £.
N. aculeata, n. sp. — ©. Blanc jaunàtre. Tête transversale vue
de devant. Yeux glabres, peu amincis én haut, séparés de leur demi-
longueur ou de 3 à 4 fois leur largeur terminale, encore plus distants
en bas. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe
long, 1° article peu allongé, 2 trois fois aussi long que le 4°, un peu
plus court que le 3°, 4 de moitié plus long que le 3. Antenne bru-
pâtre, de six articles, scape jaune clair, articles deux à cinq presque
ellipsoïdaux ou un peu fusilormes, plus de deux fois aussi longs que
gros, sans col, soies sensorielles courtes, poils des verticilles à quatre
ou cinq, 6 article un peu plus long que les deux précédents réunis,
graduellement un peu aminci distalement. Métanotum, trois bandes
raccourcies du mésonotum et mésosternum bruns. Aile hyaline, attei-
onant l'extrémité postérieure de labdomen, lobée, finement pointillée,
cubitale deux fois et demie aussi longue que la radiale, plus distante
de la pointe alaire que la discoïdale, mais moins que le rameau anté-
rieur, transversale oblique, non assombrie, trois ou quatre jois aussi
longue que grosse, bifurcation de la posticale distale de la transver-
sale de une ou deux fois la longueur de celle-ci. Patte antérieure
brunâtre, fémur de moilié plus long que le tibia, celui-ci à écaille
allongée et arrondie, métatarse un peu plus long que ie fémur, deux
fois aussi long que le 2° article, 4° d’un tiers plus long que le 5°, em-
podium et les deux minces pulvilles atteignant les deux tiers des
crochets; peignes des quatre tibias postérieurs se touchant, occupant
la moitié du pourtour, composés de spinules libres dans leur moitié
distale, sans éperon. — Long. 2,2 mm.
Soudan : au sud de Khartoum, 19-1-1942.
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 39
3. Genre Kribiothauma, n. 2.
K. pulchellum, n. Sp. — (PI. 1,fig. 10 et MH). — ©. Brun. Tête
transversale vue de devant. Yeux glabres, amincis en haut et séparés
de Jeur longueur (c'), ou tronqués et le plus larges en haut, où ils
sont séparés de une fois et demie leur longueur (©). Bouche pas de
_ moitié aussi longue que Ja hauteur de la tête. Palpe peu long, {°° ar-
tiele à peine plus long que gros, 2° très aminci distalement, presque
deux fois aussi long que gros, 3° subeylindrique, à peine plus de
deux fois aussi long que gros, 4° presque deux fois (c') ou deux fois
{Q) aussi long que le 3°. Antenne du ç' jaune brunâtre, de quatorze
articles, sans panache, les deux scapes distants du tiers de leur gros-
seur, articles 2-13 en forme de flacons ou subfusiformes, plus de
deux fois aussi longs que gros, chacun avec un verticille de quatre
poils peu longs, atteignant le milieu de Particle suivant, et de deux soies
sensorielles de forme particulière, au moins aussi longues que les poils
du verticille et courbées en S:; articles 2-4 un peu plus grands que
les autres; 14° le plus long, presque deux fois aussi long que le 13e,
graduellement aminci distalement, sans verticille et sans soie senso-
rielle, à quelques poils longs et épars. Antenne de la © beaucoup
plus mince que le palpe, composée de sept articles, scapes jaunes,
séparés de leur diamètre, 2 article aussi long que le 3°, tronqué dis-
talement, 3-6 graduellement amincis en un col allongé, soies senso-
rielles courtes, verticilles à quatre poils, 7e article le plus long, d’un
tiers plus long que le 6°, graduellement un peu aminci distalement et
à trois longs poils distaux. Thorax peu convexe. Balanciers bruns.
Aile brun noir, large, dépassant l'abdomen chez la ©, finement poin-
tillée, avec des taches blanches et petites, dont trois distales, rappro-
chées du bord, situées dans les cellules cubitale, discoïdale et pos-
ticale ; quatre autres vers le milieu de l'aile, la 1° proche de la cel-
lule posticale, la 2 vis-à-vis de la 1", allant transversalement de
l'extrémité de la radiale à la discoidale, la 3° allongée, proximale
des deux précédentes, entre la discoïdale et la posticale, la 4° à l’ex-
trémité distale de la cellule anale, formant un trait le long du rameau
postérieur, près du bord alaire ce trait se prolonge vers la base alaire
en s’élargissant en triangle; deux autres taches dans la partie proxi-
‘ male de l’aile, l’une au milieu de la cellule anale, l’autre entre la ner-
vure discoïdale et la médiane ; cubitale de deux tiers plus longue que
la radiale, un peu plus distante de la pointe alaire que la discoidale ;
bifurcation de la posticale distale de la transversale oblique, de deux
fois la longueur de celle-ci; cils simples. Pattes brun sombre. tarse
40 J.-J. KikFrer.
antérieur blanc brunâtre, les quatre tarses postérieurs blanchâtres,
fémur antérieur de moitié plus long que le tibia, celui-ci avec un
éperon presque sétilorme et aussi long que la grosseur du tibia, méta-
tarse un peu plus long que le tibia, plus de deux fois aussi long que
le 2% article, 2-4 graduellement un peu raccourcis, 4° d’un cinquième
plus long que le 5°, celui-ci seulement deux ou trois fois aussi long
que gros, empodium filiforme, aussi long que les crochets, pulvilles à
peine plus courts que l’'empodium, à longs poils, probablement rameux
médialement; peignes des quatre tibias postérieurs atteignant les trois:
quarts du pourtour, éperon unique, dépassant le peigne d’un peu plus
de Ja hauteur de celui-ci. Abdomen de la © à peine aussi long que le
reste du corps, aussi large que le thorax. Pince sans appendice, articles
terminaux courts, ellipsoidaux, presque aussi gros que les articles
basaux, sans partie glabre, extrémité distale avec deux dents très
petites ; Iamelle en triangle obtus. — Long. G' 1,5 mm., © 1,2 mm.
Cameroun : Kribi. |
4. Genre KribiodGsis, 1. £.
(Type : K. fasciata).
4. Aile faiblement brunie, extrémité distale du fémur anté-
rieur et de tous les tibias grossie, pattes brunes, extré-
mité distale des fémurs et du tibia antérieur, et les extré-
mités des quatre tibias postérieurs blane de lait, fémur
antérieur saui un anneau distal et les trois derniers arti-
cles tarsaux blanchâtres. sie 1. K. clavigera, 1. Sp.
— Aile hyaline, pattes autrement colorées................. A2
2. Thorax brun, abdomen blanchâtre, bord postérieur des
tergites 4-6 brun noir: pattes blanchâtres, extrémité dis-
tale des fémurs blanc de lait, précédée d’un anneau brun
noir, extrémité des tibias blanc de lait, antenne du G' de
treize ATHCIeS Rene: 0. HRRS 2. K. fuscithorax, n. sh.
— Thorax jaune, trois bandes raccourcies du mésonolum,
métanotum et mésosternum plus sombres, abdomen jaune.
parfois à bandes transversales brunes ; antenne du c' de
quatorze Arles RO PRET €. 01, AR ENS 3.
3. Bilurcation de la posticale distale de la transversale de la
demi-longueur du rameau postérieur.... 3. K, distans, n. Sp.
— Bifurcation de la posticale peu distale................. “HAN.
Si
_—_
Chironomides de l'Afrique équatoriale,
4. Bandes du mésonotum et bord postérieur des tergites brun
noir { cf) ou bruns (©), cerci blancs, patte antérieure blan-
châtre, fémur avec un anneau brun noir, extrémité de
tous les fémurs et des tibias blanc pur, les quatre pattes
postérieures brunâtres, fémur à anneau brun, métatarse
blane sale; 5° article antennaire de la © fortement rétréci
au-dessus du nœud basal.............. 4. K. fasciata, n. Sp.
—— Bandes du mésonolum jaunes, abdomen et cerci jaune
clair; pattes brunes, extrémité des fémurs et des tibias
blanc pur, sans anneau brun: 5° article des antennes de
la © sans rétrécissement....... ... D. K. flaviventris, h. Sp.
1. K. clavigera, n. sp. — ©. Jaunâtre ou brunâtre. Yeux glabres,
pon amincis en haut, séparés du quart de leur largeur terminale,
bien plus distants en bas. Bouche de moitié aussi longue que la
hauteur de la tête. Palpe blanchâtre, long, L% article à peine plus long
que gros, ® trois fois aussi long que le 1°", plus court que le 3°, 4 le
plus long. Antenne jaune, % article rétréci au milieu, à cot long,
3et 4° en forme de flacon, col presque aussi long que le nœud, celui-ci
ellipsoïdal, verticilles à quatre poils, 5e rétréci après le nœud basal,
celui-ci ellipsoidal, avec un long verticille, partie distale presque trois
fois aussi longue que le nœud, avec un long poil au bout. Balanciers
blancs. Aile faiblement brunie, graduellement amineie en avant, cubi-
tale un peu arquée, deux fois aussi longue que la radiale, aboutissant
presque à la pointe alaire, bien plus proche d’elle que la discoïdale,
bifurcation de la posticale un peu distale de la transversale, qui est
oblique, grosse, à peine plus longue que grosse, nervures jaune pâle.
Fémur antérieur blanchâtre, long, grossi au tiers distal, avec un
anneau brun noir au-dessus du milieu, extrémité blane pur, tibia de
moilié aussi long que le fémur, brun noir, le cinquième distal blanc
pur et à peine grossi, éperon subsétiflorme, tarse brisé; les quatre
pattes postérieures longues, brunes, fémurs dépassant l'abdomen, leur
extrémité et les deux extrémités du tibia blanc pur, coxae, trochan-
ters et les trois derniers articles tarsaux blanchâtres, fémur postérieur
de moitié plus long que le tibia, extrémité des quatre tibias grossie,
métatarse postérieur aussi long que le tibia, 4° article trois fois aussi
long que le 5, celui-ci seulement deux fois aussi long que gros, tarses
très fins ; peignes atteignant les trois quarts du pourtour, noirs comme
d'ordinaire #éperon unique, subhyalin, jaunâtre, faiblement arqué,
dépassant le peigne presque du triple de la hauteur de celui-ci. Abdo-
men un peu plus long que le reste du corps, arqué, un peu plus
mince en avant. — Long. 2 mm.
\
42 J.-J. Kierrer.
Cameroun : Kribi.
2. K. fuscithorax, n. Sp. (PI. 2, fig. 12242). — GS ©. Brun, grêle.
Yeux non distinctement amincis en haut, distants seulement du tiers
de leur largeur terminale (c'). Bouche de moitié aussi longue que la
hauteur de Ja tète. Palpe long, £° article à peine allongé, 2° quatre
fois aussi long que le 4°", égal au 3°, 4° de deux tiers plus long que
le 3. Antenne du çÿ brune, de treize articles, scape jaune roux, ar-
ticles 2-5 blanchâtres, 2-4 peu distinctement séparés, 3-9 avec
avec deux soies sensorielles, le 2° un peu plus long que le 3°, celui-
ci aussi long que gros, 4-12 graduellement plus longs, les derniers au
moins deux fois aussi longs que gros, 43° un peu plus court que
2-12 réunis; panache sombre. Antenne de la © brisée. Mésonotum
sans bande. Balanciers? Aile hyaline, mince, non lobée et sans alule,
finement pointillée, atteignant presque la pince, cubitale arquée, abou-
tissant presque à la pointe alaire, plus proche d’elle que la discoi-
dale, presque deux fois aussi longue que la radiale, bifurcation de la
posticale médiocrement distale de la transversale, celle-ci oblique et
à peine plus longue que large; cils simples. Pattes blanchätres, très
grêles, extrémité des fémurs blanc pur, précédée d'un anneau brun
noir, extrémité des tibias blanc pur, fémur antérieur deux fois aussi
long que le tibia, celui-ci à éperon court, métatarse presque trois fois
aussi long que le tibia, deux fois aussi long que le 2° article, 2-%
graduellement raccoureis, 4° d’un tiers plus long que le »°, méta-
tarse postérieur un peu plus long que le tibia, 4° article presque trois
fois aussi long que le 5°, au tarse intermédiaire deux fois; empodium
alteignant les deux tiers des crochets, les deux pulvilles à peine plus
courts et très minces: peignes des quatre tibias postérieurs occupant
les trois quarts du pourtour, éperon unique, jauvatre, subhyalin,
dépassant le peigne du triple de la hauteur de celui-ci. Abdomen
grêle, deux fois aussi long que le reste du corps (c'), blanchätre,
bord postérieur des tergites 1-6 brun noir, dernier segment du cf
brun, graduellement aminci en avant. Pince blanche, lamelle brune,
avec une courte pointe, articles terminaux aussi gros que les articles
basaux, longuement ellipsoidaux, sans partie glabre; appendice supé-
rieur court, très mince, oblique; l’inférieur atteint le milieu de l’ar-
ticle terminal, presque de moitié aussi large que celui-ci, avec de longs
poils arqués sur le dessus de son extrémité, — Long c° 2,2 mm., ©
1,6 mm.
Cameroun : Kribi.
3. K. distans, n. sp. — ©. Jaune brunâtre, grêle. Yeux, bouche
Chironomides de l'Afrique équatoriale. - 43
el palpe comme chez le précédent. Antenne jaune, 2° article un peu
rétréci au milieu, son col deux fois aussi long que gros, col des ar-
ticles troiset quatre à peine plus court que le nœud, celui-ci eHipsoïdal ;
soies sensorielles dépassant à peine la base de l'article suivant, poils des
verticilles par six et très longs ; derniers articles brisés. Mésonotum à
_ traces de bandes plus sombres. Balanciers blancs. Aïle hyaline, dé-
passant peu l'abdomen, non lobée et sans alule, nervures jaunes, cu-
bitale comme chez l'espèce précédente, bifurcation de la posticale
distale de la transversale de la demi-longueur du rameau postérieur,
transversale oblique, pas deux fois aussi longue que grosse. Pattes
brunes, trochanter et moitié proximale du fémur de la patte anté-
rieure blanchâtres, extrémité de tous les fémurs et des tibias, blanc
pur, tarses blanc brunätre, fémur antérieur deux fois aussi long que-
le tibia, métatarse presque trois fois aussi long que le tibia, deux fois
aussi long que le 2 article, 2-4 graduellement raccourcis, 4° deux
fois et demie aussi long que le 5°, éperon du tibia antérieur et des
quatre tibias postérieurs, peignes, empodium et pulvilles comme chez
le précédent, métatarse postérieur à peine plus court que le tibia.
Abdomen un peu plus long que le reste du corps, aminei en avant,
cerci d'un blanc pur. — Longueur 1,5 mm.
Cameroun : Kribi (2 ©).
4. K. fasciata, n. sp. (PI. 2, fig. 13). — ©. Jaune (o') ou jaunätre
(@). Yeux, bouche et palpes comme chez le précédent. Antenne du
co de quatorze articles, brune, scape brun noir, articles 3-5 un peu
allongés, avec deux soies sensorielles, 6-13 au moins deux fois el
demie aussi longs que gros, 44° un peu plus court que 2-13 réunis.
Antenne de la © de cinq articles, 2 article rétreci au milieu, col plus
de deux fois aussi long que gros, 3° et 4 à col encore plus long,
presque aussi iong que le nœud, celui-ci ellipsoidal, 5° article pres-
que deux fois aussi long que le 4°, divisé par un fort rétrécissement
en un nœud proximal, ellipsoïdal et en une partie distale subcylin-
drique, munie d’an long poil à l'extrémité et plus de deux fôis aussi
longue que le nœud proximal, celui-ci avec un long vertieille de six
poils et deux soies sensorielles. Métanotum, trois bandes raccourcies
du mésonotum et mésosternum brun noir (©) ou bruns ('). Aile
dépassant l'abdomen (Q), bifurcation de la posticale peu distale de la
transversale le reste comme chez le précédent. Patte antérieure
blanchâtre, fémur à large anneau brun noir au-dessus du milieu,
extrémité du fémur et du tibia blanc pur, tarse brisé; les quatre
pattes postérieures brunätres, extrémité du fémur blanc pur, précédé
:
j 44 : J.-J, KIEFFER.
d'un anneau brun (au fémur intermédiaire) ou brun uoiïr {au fémur
postérieur), extrémité du tibia blanc pur, métatarse blane sale ; fémur
antérieur grossi distalement (c' Q), un peu plus de deux fois aussi
long que le tibià; éperons, peignes, empodium et pulvilles comme
chez le précédent. Abdomen de la © arqué, un peu plus long que
le reste du corps; cerci blanes ; bord postérieur des tergites largement
brun noir {c) ou étroitement brun (Q). Pince blanche, lamelle et
articles basaux bruns, appendices supérieurs dépassant un peu les
articles basaux, à peine obliques, avec quatre soies courtes sur le
côté médian, tiers distal plus mince; le reste comme chez K. fusci-
thorax. — Long. 2,2 mm., © 2 mm.
Cameroun : Kribi.
). K. flaviventris, n. sp. — ©. Jaunâtre. Yeux graduellement
un peu amineis en haut, séparés presque de leur largeur terminale,
plus distants en bas. Bouche et palpe comme chez K. fuscithorax.
Antenne jaune, de einq articles, col du 2° article trois fois aussi long
que gros, celui des articles trois et quatre encore plus long, aussi
long que le nœud ou encore plus long, celui-ci ellipsoïdal, 5° article
sans rétrécissement, des deux tiers plus long que le 4, renflé en
ellipse à sa base, où il porte deux soies sensorielles ct un verticille
de six poils, partie distale subcylindrique, avec deux longs poils à
l'extrémité. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et
mésosternum d’un jaune plus sombre. Balanciers blancs. Aile comme
chez le précédent. Pattes brunes, grêles, extrémité des fémurs et des
tibias blanc pur, tarses brisés, fémur antérieur un peu plus de deux
fois aussi long que le tibia; éperons et peignes comme chez l'espèce
précédente. Abdomen et cerci jaune plus clair. — Long. 1,6 mm.
Cameroun : Kribi.
5. Genre Kribiocrypius, D. £.
1. Abdomen vert, pince avec un appendice de chaque côté
À EEE EN se RAR I ME MER VIT IE ven EriS nest
— Abdomen jaunâtre, pince avec deux appendices de cha-
PIONEER dt DEEE 2. K. flaviventris, n. Sp.
1. K. viridiventris, n. sp. (PI. 2, fig. 44). — ©‘. Jaune. Yeux plus
distants en bas qu’en haut, où ils sont peu séparés, partie amincie
linéaire. Bouche petite, n'ayant pas le tiers de la hauteur de la tête.
Palpe long, 4° article à peine plus long que gros, 2° cinq fois aussi
long” que le 4, plus long que le 3°, 4° le plus long. Antenne de douze
nes ©
nt.
Chironomides de l'Afrique équatoriale. Mn)
articles, brunâtre, comme le panache, scape jaune, 2 article plus de
deux fois aussi long que le 3, 3-11 très transversaux, 12° trois fois
aussi long que 2-11 réunis. Métanotum et trois bandes raccourcies
du mésonotum brun noir, mésosternum fauve. Balanciers noirs, base
du pétiole blanc brunâtre. Aile subhyaline, nervures brunâtres, trans-
versale à peine plus sombre, oblique, cubitale un peu plus distante
de. la pointe alaire que la discoïdale, de moitié plus longue que la
radiale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de la transversale. Fémurs
verdâtres, tibias jaunes, tibia antérieur noir, tiers proximal roussätre,
tarse antérieur et postérieur brisés, métatarse intermédiaire jauné,
les trois articles suivants brun noir, 5° brisé ; fémur antérieur d'un
quart plus long que le tibia. celui-ci à écaille transversale, arrondie,
peignes des quatre tibias postérieurs oceupant les trois quarts du pour-
tour,éperon unique, dépassantle peigne de moins de sa hauteur. Abdo-
men vert, 2 tergite avec une large bande transversale brun noir, ter-
gites 4-8 avec une étroite bande transversale brune, en avant, dernier
segment carré. Pince brune, articles terminaux plus longs que les
basaux, droits, sans partie glabre, graduellement un peu amincis au
bout, qui porte une courte soie; un seul appendice de chaque côté,
n’atteignant pas l'extrémité de l’article basal, pubescent, large, ar-
rondi au bout, celui-ci avec quelques longs ÉOilS arqués:; lamelle à
longue pointe. — Long. 5 mm.
Cameroun : Kribi.
2.-K. flaviventris, n. Sp. (PI. 2, fig. 15). — c' Jaunâtre. Yeux
séparés en haut du double de leur is terminale, partie mince deux
fois aussi longue que large. Bouche de moitié aussi longue que la hau-
teur de la tête. Palpe long, articles deux et trois subégaux, 4° de moitié
plus long que le 3, 1° à peine allongé. Antenne brunätre, de
douze articles, scape Fe noir, 2° article deux fois aussi long que le
3°, 3-11 transversaux, tous bien séparés, 12° de moitié plus long que
2-11 réunis. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et
mésosternum brun. Balanciers? Aile hyaline, lobée, finement poin-
tillée, atteignant le 6° tergite, cubitale deux fois aussi longue que la
radiale, un peu plus distante de la pointe alaire que la discoïdale, bi-
furcation de là posticale peu distale de la transversale, celle-ci obli-
que, trois fois aussi longue que grosse. Patte antérieure brune, sauf
la hanche, le trochanter et les deux tiers proximaux du fémur: fé-
mur antérieur de deux tiers plus long que le tibia, deux fois aussi
long que le 2 article, empodium atteignant les deux tiers des cro-
chets, les deux pulvilles rameux médialement, aussi longs que l’em-
46 J.-J. KiEFFER.
podium, peignes des quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts
du pourtour, éperon unique, dépassant le peigne d’un peu plus de
la hauteur de celui-ci. Abdomen plus de deux fois aussi long que le
reste du corps, dernier segment carré. Articles terminaux de la pince
assez fortement arqués, un peu rétrécis au côté médian avant le mi-
lieu, obtus, sans partie glabre; appendice supérieur court, presque
en stylet, avec deux soies terminales, dépassant à peine Particle ba-
sal; appendiee inférieur large, pubescent, ne dépassant pas la base de
l’'appendice supérieur; lamelle à longue pointe, celle-ci un peu dé-
primée au bout. — Long. 3 mm.
Soudan : aw sud de Khartoum. entre Wad el Zaki et Shabasha
Sharv, 20-1-1912.
6. Genre Kribiodorum, n. £.
K. pulchrum, n. Sp. (PL 2, fig. 16). — © Tête jaune. Yeux séparés
en haut de leur demi-longueur, bien plus rapprochés en bas, partie
mince de moitié plus longue que large Bouche de moitié aussi longue
que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, long, {article aussi gros
que long, 2° trois à quatre fois aussi long que le 4°, 3° presque deux
fois aussi long que le 2, 4° de moitié plus long que le 3°. Antenne
jaune, de sept articles, 2° article à peine plus long que le 3°, un peu
plus court que le 4, rétréci au milieu, 4-6 fusiformes, plus de deux
lois aussi longs que gros, soies sensorielles atteignant presque le mi-
lieu de l’article suivant, poils des verticilles par six, très longs ; 7° ar-
ticle presque de moitié plus long que le 6°. Thorax jaunâtre, jaune
brunätre ou roux brun. Scutellum jaune. Mésonotum d’un jaune plus
clair. trois bandes raccourcies, métanotum et mésosternum brun
noir. Balanciers blancs. Aile atteignant 16 6° tergite, graduellement
amincie en avant, brun noir, bout distal à partir de l'extrémité du
rameau antérieur et deux grandes taches superposées, blancs; tache
antérieure elliptique, proche du bord antérieur, occupant la base de
la cellule cubitale ; tache postérieure quadrangulaire, au bord posté-
rieur de l'aile, couvrant la base de la cellule posticale et l'extrémité
de la cellule anale; cubitale deux fois aussi longue que la radiale, plus
proche de la pointe alaire que la discoïdale, celle-ci très arquée à sa
base, bifurcation de la posticale distale de la transversale du triple de
la longueur de celle-ci. Pattes jaunâtres ou vitellines, hanches brunes,
massue du fémur antérieur noire, les deux tiers proximaux du fémur
intermédiaire bruns. fémur postérieur brun noir. sauf l’extrémité et
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 47
un mince anneau au-dessus du milieu, tibia antérieur blanc pur,
extrémité noire, tarse antérieur brunâtre, les deux tiers proximaux
“ du métatarse jaune, les quatre tibias postérieurs jaunes, larse inter-
médiaire brunâtre, base des articles 2-4 blanche, tarse postérieur
brun, tiers proximal des quatre premiers articles et le 5° blancs: par-
lois les quatre tarses postérieurs entièrement jaupâtres, comme le
tibia; fémur antérieur renflé en massue presque dans la moitié dis-
tale, presque deux fois aussi long que le tibia, celui-ci avec une large
écaille, portant un éperon long et arqué; tarse antérieur très long et
très fin, mélatarse trois lois aussi long que le tibia, deux fois aussi
long que le 2° article, 2-4 graduellement raccourcis, 4° deux fois aussi
long que le 5°, celui-ci encore quatorze fois aussi long que gros,
empodium à peine plus court que les crochets, les deux pulvilles
étroits. mais non linéaires, rameux médialement, à longs poils, guère
plus courts que l’empodium; tarse intermédiaire guère plus long que
le tibia, 4° et 5° articles non deux fois aussi longs que gros, tarse
postérieur seulement deux fois aussi long que le tibia; peignes des
quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pourtour,
éperon unique, dépassant le peigne de moins de la longueur de celui-
ci. Abdomen brun noir, deux fois aussi long que le reste du corps,
les deux derniers segments vitellins; cerci blancs. — Long. 3,5 mm.
Cameroun : Kribi (16 ©).
7. Genre Tripedilum, n. £.
T. armatifrons, n. Sp. — Q. Blanchätre. Tête jaune, transver-
sale vue par devant. Yeux séparés en haut de leur largeur terminale,
plus distants en bas, partie mince moins longue que large. Bouche
de deux tiers aussi longue que la hauteur de la tête, renflée à la base.
Front avec deux lobes coniques, gros, se touchant presque à la base,
aussi hauts que les scapes et situés derrière ceux-ci. Palpe brun noir.
er article aussi long que gros, 2 quatre fois aussi long que le 1%, à
peine plus couri que le 3°, 4° deux fois aussi long que le 3°. Antenne
brune, de six articles, 2° article presque de moitié plus long que le 3*,
rétréei au milieu, col de moitié plus long que gros, 3° et 4° à col plus
long, guère plus court que le nœud, celui-ei ellipsoïdal, 5° sans col,
ellipsoidal, graduellement aminei distalement, poils des verticilles très
longs par sepl, ceux du 5° article dépassent l’article terminal, soics
sensorielles n’atteignant pas le milieu des articles suivants, 6° article
presque trois fois aussi long que le 5°, subcylindrique, avec quatre
poils distaux très longs, presque aussi longs que l’article. Métanotum,
48 J.-J. KIEFFER.
trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum fauves.
Balanciers bruns. Aïle faiblement teintée, surtout le long du bord
antérieur, lobée, nervures brunâtres, cubitale aussi proche de la pointe
alaire que la discoidale, ües deux tiers plus longue que la radiale,
extrémité de la 2° longitudinale bien plus loin de celle de Ja cubitale
que de la radiale, bifureation de la posticale distale de la transversale
oblique de deux fois la longueur de celle-ci, radiale, cubitale et sous-
costale à poils bruns et denses. Pattes jaune brunâtre, extrémité des
fémurs et du tibia antérieur, et tiers proximal des quatre tibias pos-
térieurs bruns, tarse antérieur brisé, tibia antérieur beaucoup plus
court que le fémur, avec une écaille large et sombre, qui porte un
éperon presque d’égale longueur et brun noir; quatre tarses posté-
rieurs blanchâtres, empodium long, hyalin, à longs poils ventraux, à
peine plus long que les deux pulvilles, ceux-ci étroits, sublinéaires :
peignes des quatre tibias postérieurs presque confluents, occupant les
trois quarts du pourtour, le grand inerme, le petit avec un éperon
faiblement courbé et plus long que lui. Abdomen arqué, à peine deux
fois aussi long que le reste du corps, dernier sternife non bifide. —
Long. 3,8-4,2 mm.
Cameroun : Kribi (2 ©).
8. Genre Kribiocosmus, 1. €.
K. ornatipes, n. sp. (PI. 2, fig. 17). — &. Brun sombre. Têle jaune
brunätre. Yeux distants en haut de trois fois leur largeur terminale,
également distants en bas, partie mince guère plus longue que large.
Bouche un peu plus courte que la demi-hauteur de la tête. Palpe
long, jaune brunätre, gros, un peu plus long que l'antenne et deux
fois aussi gros, 1°" article un peu transversal, 2° de sept à huit fois
aussi long que le 1%, plus gros que le 3° et du tiers plus long, 4° plus
mince que le 3, aussi Jong que le 2°. Antenne brun noir, Scape jaune
brun, articles 2-5 blancs, 3-5 avec deux soies sensorielles, 2 deux
fois aussi long que gros, 3-5 aussi longs que gros, 6-13 graduelle-
ment plus longs, 13° deux fois et demie aussi long que gros, 2-13 en-
semble de moitié plus longs que le 44°, celui-ci faiblement renflé au
bout. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et méso-
sternum noirs. -Balanciers blanc pur. Aïle atteignant le 7° tergite,
blanche, finement pointillée, à taches grises, bout distal avec une
tache triangulaire, bande transversale étroite depuis lextrémité de la
cubitale jusqu’au bord postérieur à l'extrémité du rameau antérieur,
une tache au milieu de la cellule posticale, une petite à la base de la
Pantin
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 49
uervure discoïdale, deux grandes taches allongées au milieu de la
cellule anale; cubitale deux fois aussi longue que la radiale, presque
aussi proche de la pointe alaire que la discoïdale, extrémité de la
> longitudinale également distante de Ja radiale et de la cubitale,
bifurcation de la posticale vis-à-vis de la transversale, celle-ci oblique,
brun noir comme la médiale, les autres nervures jaunes. Pattes brun
noir, trochanters, base de tous les fémurs et des quatre tibias posté-
rieurs, large anneau avant l'extrémité du métatarse intermédiaire el
extrémité des deux articles suivants, blancs, les quatre autres tarses
brisés, tibia antérieur avec une grande éceille jaune, large, portant
un éperon d’égale longueur, filiforme et un peu arqué; peignes des
quatre tibias postérieurs occupant les quatre cinquièmes du pourtour,
éperon unique, plus court que la hauteur du peigne, empodium n’at-,
teignant pas le milieu des crochets, à trois soies distales, les deux
pulvilles très étroits, ne dépassant pas la proéminenee basale des cro-
chets. Abdomen deux fois aussi long que le reste du corps, tergites
2-7 allongés. Pince brun noir, articles terminaux à peine arqués, sans
partie glabre, presque toute la moitié distale est de moitié aussi large
que la partie proximale; appendice supérieur jaune, sortant presque
de la base, long, étroit, en faucille ; appendice inférieur blanchitre,
dépassant peu l’article basal, presque aussi large que l'article termi-
nal, son extrémité à longs poils dorsaux et arqués ; pointe de la lamelle
médiocre, linéaire, son extrémité subitement élargie cireulairement et
pubescente. — Long. 3,5 mm.
Cameroun : Kribi.
9. Genre Kribiomimus, 1.5.
(Type : K. bifasciatus).
Lo
4. Aile blanche, avec deux bandes transversales grises. ....
— Aile blanche, avec deux bandes transversales brun noir;
PUCES UT ESA EEE 1. K. leucolabis, n. sp.
ATP OMONIONLCTOMONMAUNOS ES. RE. Ne 3:
— Pattes annelées; les deux bandes transversales de l'aile
non réunies par une bande lopgitudinale...............
RU AE ARMÉE DIR À LE PME 2. K. bifasciatus, n. Sp.
3. Bandes transversales de l’aile réunies par une bande lon-
gitudinale; cellule anale avec une grande tache. ........
"TDR PR A IR RE Vi UE rt EE HIBNBNOS! 1. SD.
Ann. Soc ent. Fr., xC [1921]. A
50 J.-J. KieFFeR.
— Bandes transversales de l’aile non réunies par une bande
longitudinale, cellule anale sans tache #%. K. pallidipes, n. sp.
1. K. leucolabis, n. sp. (PI. 2, fig. 18). — '. Brunätre. Tête jaune
roussätre. Yeux séparés en haut de deux fois leur largeur, un peu
plus distants en bas, partie mince de moitié plus longue que large.
Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun,
long, articles 2-4 graduellement plus longs. Scape roux jaune, flagel-
lum brisé: Balanciers blanes. Aile blanche, avec deux bandes trans-
versales brun noir, dont la 1° commence à la médiale, bornée dista-
lement par l’origine de la discoïdale, traverse le milieu de la cellule
anale et atteint le bord postérieur; la 2° commence à l'extrémité de
la radiale, traverse la moitié proximale de la cellule posticale et l’ex-
trémité de la cellule anale, elle se prolonge distalement entre la dis-
coiïdale et le rameau antérieur de la posticale. Pattes brunâtres, tro-
chanters et tibias blancs, fémur antérieur avec un anneau brun avant
l'extrémité, presque deux fois aussi long qne le tibia, tarses brisés;
tibia antérieur avec une écaille transversale et arrondie, peignes des
quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pourtour, éperon
unique, ineurvé au bout, dépassant le peigne de plus de la longueur
de celui-ci. Tergites 2-7 allongés, à bord postérieur jaune, segment
anal graduellement aminei en avant. Pince d’un blanc pur, articles
terminaux à peine aussi longs et guère plus de moitié aussi larges que
les basaux, droits, à peine plus minces aux deux extrémités, sans
partie glabre, extrémité avec une verrue médiale portant une courte
soie; appendice supérieur dépassant peu le milieu de Partiele basal,
très étroit, linéaire, arqué; appendice inférieur à peine moins large
que l’article terminal, ne dépassant pas l’article basal, sans longs
poils arqués; lamelle à longue pointe. — Long. 3 mm. |
Cameroun : Kribi.
Var. tibialis, n. var. — ©. Jaune pâle. Yeux séparés en haut d'une
fois et demie leur largeur terminale. Antenne jaune, 2° article rétréci
au milieu, à col transversal, articles 3-5 fusiformes, rétrécis en col
aux deux extrémités, poils des verticilles par six, assez longs, 6° article
bruñ, deux fois aussi long que le 5°. Métanotum, trois bandes raccour-
cies du mésonotum et mésosternum jaunes. Balanciers blancs. Aile
tachetée comme chez le type, atteignant l’avanti-dernier tergite ; radiale
longue, à peine plus loin de la pointe alaire que le rameau. antérieur
de la posticale, bifurcation de celle-ci distale de deux à trois fois la lon-
gueur de la transversale oblique. Pattes blanches, fémur antérieur un
peu plus court que le tibia, tous les fémurs à extrémité jaune et à
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 3L
deux anneaux bruns, l'anneau proximal grand, situé au milieu, le
distal avant l'extrémité du fémur; les quatre tibias antérieurs ayant
le tiers proximal et le cinquième distal bruns, tibia postérieur avec
un petit anneau brun situé près de la base ; les quatre tarses antérieurs
brisés, tarse postérieur blanchâtre; écaille du tibia antérieur, peignes
et éperons comme chez le type. Abdomen non deux fois aussi long
que le reste du corps. — Long. 3 mm. Pour le reste, semblable au
type.
Cameroun : Kribi.
Remarque. — N'ayant pu observer l’'empodium et les pulvilles, il
demeure douteux si cette espèce est à rapporter au genre Kribiomi-
mus plutôt qu'à Polypedilum.
2. KH. bifasciatus, n. sp. (PI. 2, fig. 19). — G'. Tête jaune, trans-
versale vue de devant. Yeux séparés en haut de deux fois leur
largeur terminale, partie mince linéaire, deux fois aussi longue que
large. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe
brun noir, très long, 4° article à peine allongé, 2° six fois aussi
long que le 1%, à poils longs et denses, 3° encore plus long, 4° de
moitié plus long que le 3°. Antenne brune, de quatorze articles,
scapes brun roux et se touchant, 2 article deux fois aussi long que
le 3°, 3-13 à peine transversaux, 44° deux fois un quart aussi long
que 2-43 réunis. Thorax blanchätre, mat, à trace de trois bandes
raccourcies jaunes. Scutellum et balanciers blancs. Métanotum brun
noir. Aile blanche, lobée, finement pointillée, avec une tache grise
dans la cellule anale et deux bandes transversales et percurrentes
grises, la distale allant de la cubitale, vis-à-vis de l'extrémité de la
radiale et traversant la moitié distale de la cellule posticale, dont
l'extrémité demeure libre; à son bord distal elle est trois fois échan-
crée; la bande proximale couvre la nervure transversale, sans
la. dépasser proximalement, postérieurement elle s’élargit et cou-
vre l'extrémité de la cellule anale et la base de la cellule posti-
cale, dont le centre demeure blanc; nervures jaunes, cubitale de
moitié plus longue que la radiale, plus proche de la pointe alaire
que la discoidale, bifurcation de la posticale à peine distincte de
la transversale. Pattes blanches, très longues et très fines, l’ante-
rieure longue de 8 mm., les quatre postérieures bien plus courtes,
iémur antérieur avec deux anneaux bruns, l'un au milieu, l’autre
près de l'extrémité, tibia antérieur un peu plus court que le fémur,
quart basal et Pextrémité bruns, métatarse de moitié plus long que,
le tibia, deux fois aussi long que le 2 article, 5° très long, de moitié
52 J.-J. KiEFrEr.
aussi long que le 4°; les quatre fémurs postérieurs avec un anneau
brun près de l'extrémité, tibia intermédiaire à anneau brun près de
la base et un plus grand vers le milieu, tibia postérieur brun dans
presque la moitié basale, tibia antérieur à écaille largement arrondie;
peignes des quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pour-
tour, éperon unique, arqué, dépassant le peigne de la hauteur de ce-
lui-ci, les deux pulvilles médiocres, guère plus courts que l’empo-
dium, celui-ci atteignant le milieu des crochets, à poils bifurqués.
Abdomen blanc sale, tergites 2-6 avec une bande transversale brune
en avant, le 1% allongé, 2-7 deux lois aussi iong que large, 8° aussi
large que long, un peu aminei en avant, brunâtre. Pince brunûtre,
articles terminaux aussi longs et aussi gros que les basaux, sans
partie glabre, bord médian avant l’extrémité avec 2-4 soies rigides
alignées ; appendice supérieur sublinéaire, tiers distal courbé, pointu,
dépassant à peine Particle basal, ses deux tiers proximaux avec de
courtes soies ; appendice inférieur dépassant peu l’article basal, deux
fois aussi large que le supérieur, un peu aminci distalement, à poils
dorsaux longs et arqués; lamelle à pointe longue. Très grêle. —
Long. 5 mm.
Cameroun : Kribi (4 c).
3. K. flavipes, n. sp. ©. Blanchâtre ou jaunâtre. Yeux séparés
en haut de une fois et demie leur largeur terminale, plus distants en
bas, partie mince de moitié plus longue que large. Bouche de moitié
aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, très long,
A article pas plus long que gros, 2° six fois aussi long que le 4*,
un peu plus court que le 3°, 4° de moitié plus long que le 3%. An-
tenne brunâtre, scape jaune, articles 3-13 un peu transversaux, 44°
de moitié plus long que 2-13 réunis. Métanotum, trois bandes rac-
courcies du mésonotum et mésosternum jaune clair. Balanciers blancs,
Aile comme chez bifasciatus, mais les deux bandes transversales sont
réunies par une bande grise longitudinale, longeant le rameau an-
térieur de la posticale, bande proximale interrompue deux fois, la
tache de la cellule anale plus grande et reliée à la bande. Pattes
jaunes, sans tache, tibia antérieur aussi long ou presque aussi long
que le fémur, à écaille transversale et arrondie, métatarse seulement
. d’un dixième plus long que le tibia; empodium, pulvilles, peignes,
éperons et pince comme chez brfasciatus. — Long. 4-5 mm.
Cameroun : Kribi.
. 4. K. pallidipes, n. sp. ©. Jaune brunâtre. Yeux séparés à peine
de leur largeur terminale, partie mince pas plus longue que large.
L'on,"
Chironomides de l'Afrique equuloriale. D3
Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de Ja tête, Palpe long,
4er article à peine allongé, 2 4 fois aussi long que le 1°, 3° à peine égal
au 2, 4e d’un quart plus long que le 3°. Antenne jaune, 6° article brun,
deux fois et demie aussi long que le 5°, avec un très long poil avant le
milieu et un autre à l'extrémité, 2 rétréci au milieu, Col aussi long
que gros, articles 3° et 4° brièvement fusiformes, les deux extré-
mités graduellement amincies et non en col, 5° ellipsoïdal, poils des
verticilles par six, non plus minces que les soies sensorielles. Mé-
tanotum, trace de trois bandes du mésonotum et mésosternum à
peint plus sombres. Balanciers? Aïle hyaline, avec deux bandes trans-
versales grises et percurrentes ; 1° bande traversant la transversale
et le quart distal du pétiole de la posticale; la 2° commence à l’ex-
trémité de la 2 nervure longitudinale et traverse plus du tiers distal
du rameau antérieur de la posticale; eubitale, arquée distalement,
un peu plus de deux fois aussi longue que la radiale, presque aussi
proche de la pointe alaire que la discoïdale, bifurcation de la pos-
ticale distale de la transversale oblique de la longueur de celle-ci,
nervures pâles, aile à peine lobée. Pattes jaune paille, sans tache,
tarses brisés, tibia antérieur à écaille arrondie, peu transversale;
peignes égalant les trois quarts du pourtour, éperon unique, un peu
arqué distalement, dépassant le peigne de deux fois la hauteur de
celui-ci. Abdomen de moitié plus long que le reste du corps, droit,
non aminci en avant, bords latéraux et bord postérieur des tergites
sombres, dernier sternite sombre et bifide. — Long. 3,5 mm.
Cameroun : Kribi.
10. Genre Kribioxenus, 0. 9.
K. pallidus, n. sp. (PI. 2, fig. 20, 21). œ. Blanc jaunâtre. Yeux
séparés en haut d’un peu plus de leur longueur, trois fois plus
distants en bas. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la
tête. Palpe long, articles 2-4 graduellement plus longs. Antenne
brunâtre, articles 2-13 ensemble des deux tiers plus longs que
le 4%, celui-ci avec trois longs poils à l'extrémité; 4-13 allongés,
les derniers presque deux fois aussi longs que gros. Métanotum
et trois bandes raccourcies du mésonotum bruns. Aïle hyaline,
dépassant l'abdomen, finement pointillée, nervures päles, cubitale,
presque deux fois aussi longue que la radiale, arquée, plus
proche de la pointe alaire que la discoïdale, densément poilue comme
la radiale, bifurcation de la posticale médiocrement distale de la
transversale, celle-ci deux ou trois fois aussi longue que grosse.
.
D4 J.-1. KIEFFER. <
Fémur antérieur deux fois aussi long que le tibia, celui-ci avec un
éperon sétilorme et court, peignes des quatre tibias postérieurs
atteignant trois quarts du pourtour, l’un de moitié aussi grand que
l'autre, avec un éperon long et un peu arqué, le grand inerme ; em-
podium aussi long que les crochets, pulvilles nuls ou très courts.
Abdomen à peine plus long que le reste du corps. Articles terminaux
de la pince droits, sans espace glabre, extrémité à peine pius mince, :
avec une courte soie; appendice supérieur subfliforme, à peine courbé,
dépassant peu l’article basal: appendice inférieur dépassant peu le
supérieur, presque aussi large que l'article terminal, largemerit ar-
rondi au bout, à longs poils arqués; lamelle obtuse, subtriangulaire,
sous elle se trouve une autre lamelle large, jaune, glabre, dépassant
les appendices inférieurs, arrondie en arrière, à prolongement court
et obtus. — Long. 1,2 mm. |
Cameroun : Kribi.
11. Genre Stictochironomus Kiel.
Ce genre comprend les espèces suivantes d'Europe : Chironomus
albocinctus Strobl, €. cornix Kieff., C. histrio Fabr., C. maculipennis
Meig.et C. pictulus Meig. Nous + ajoutons l’espèce suivante d'Afrique :
S. festivus, n. sp. (PI. 2, fig. 22). — G' ©. Jaune pâle. Yeux séparés
en haut de leur demi-longueur, graduellement et peu amincis, partie
amincie pas plus longue que large. Bouche des deux tiers aussi lon-
gue que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, médiocre, 1® article
pas plus long que gros, 2 deux fois aussi long que gros, un peu
plus court que le 3°, 4° de moitié plus long que le %. Antenne du Œ
brisée; celle de la & de six articles, dont le 2 est aminci au milieu,
col transversal, 3-5 fusiformes, sans col marqué, poils des verticilles
longs, à quatre où cinq, 6° article presque deux fois aussi long que ke
5°, faiblement aminci distalement. Thorax brun sombre (c') ou jaune
(@), trois bandes un peu confluentes sur le mésonotum, métanotam
et mésosternum noirs () ou bruns comme le scutellum (9). Ba-
lanciers blancs. Aile blanche, atteignant le milieu de l'abdomen chez
le «, lobée, tachetée de noir, la plus grande tache subquadrangu-
laire, située dans la moilié proximale de la cellule cubitale, dont la
base demeure libre, commencant à la cubitale et dépassant da- discoi-
“dale, pénétrant donc dans la cellule discoïdale et renfermant une
petite tache blanche; une tacht en forme de V dans la moitié distale
de la cellule cubitale; une petite tache circulaire près de l'extrémité
de la cellule discoïdale; une transversale réunissant le milieu du
Chironomides de l'Afrique équatoriale. 55
rameau antérieur de la posticale au rameau postérieur; trois dans la
cellule anale, la plus grande au milieu, les deux autres distales; ner-
vure transversale noire, oblique, cubitale presque deux fois aussi
longue que la radiale, aussi proche de la pointe alaire que la discoi-
dale, bifurcation de la posticale un peu distale de la transversale.
Pattes blanches, fémurs brun noir, avec trois petits anneaux jaunes
dans la partie médiane, l'anneau distal du fémur postérieur assez
grand, tibias avec quatre anneaux brun noir, le 4% et le 4 situés aux
deux bouts, le 4° le plus grand, extrémité des quatre premiers
articles tarsaux et anneau médian du métatarse noirs; tarse antérieur
du c' barbu, poils quatre ou cinq fois aussi longs que la grosseur du
tarse, les deux pulvilles atteignant les deux tiers des crochets, aussi
longs que l’empodium, médiocrement larges; métatarse antérieur
d'un tiers plus long que le tibia, celui-ci avec une écaille arrondie et
aussi longue que large; peignes des quatre tibias, postérieurs attei-
gnant les trois quarts du pourtour, éperon unique, très arqué, ne
A
dépassant le peigne que de la hauteur de celui-ci. Abdomen du G
jaune pâle, tergites 5-7 munis, en avant, d’une bande transversale
brun noir, prolongée en arrière, à chaque extrémité et au milieu,
8e segment-brun noir. Abdomen de la © deux fois aussi long que le
reste du corps, tergites bruns, sauf l’étroit bord postérieur, cerci
blanc jaunâtre. Pince brun noir, articles terminaux plus courts que
les articles basaux et un peu plus étroits, à peine courbés, amincis
faiblement et graduellement vers l'extrémité, sans espace glabre;
appendice supérieur très étroit, n'atteignant pas l'extrémité de l’article
basal, fortement arqué au bout; appendice inférieur moins large que
l’article terminal, atteignant l'extrémité de l'article basal, à longs
poils arqués, dorsaux et distaux; lamelle avec une pointe longue et
étroite. — Long. 5-5,5 mm.
Soudan : Shambe. 20-11-1912.
LÉGENDE DES PLANCHES
Planche 1.
Fig. 1. — Lépidohelea ornalipes Kief.
Fig. 2. — Alrichopogon conglomeratus Kieff.
1 (5
2
Fig. 3. — — nilicola Kiefr.
Fig. 4 Dasyheiea nudipennis Kiefr.
o
96 J.-J. KieFFER. — Chüronomides de l'Afrique
Fig. 5. — Culicoides bisignalus Kiefï.
Fig. 6. — Nilohelea albipennis Kiel.
Fig. 7. — Slilobezsia rufa Kiefr.
Fig. 8. — Nilothauma piclipenne Kiefr. p
Fig. 9. — — —— KiefT.
Fig. 10. — Kribiothauma pulchellum Kiefr.
Fig. 11. — —— —
Planche 2.
Fig. 12°-19, — Aribiodosis fuscithorax Kiel.
Fig. 13. — — fasciata Kiel.
Fig. 14. — Aribiocryplus viridiventris Kieff.
Fig: 15.,— ‘ — [lavicentris Kiel.
Fig. 16, — Aribiodorum pulchrum Kiefï.
Fig. 17. — Kribiocosymus ornatipes KiefF.
Fig. 18. — Kribiomimus leucolabis Kiefr.
Fig. 19. — — bifascialus KietT.
Fig. 20. — Aribioxrenus pallidus Kiefï.
Fig. 21. — _ — Kiefr.
Fig. 22. — Stictochironomus festivus Kieff.
équatoriale.
NOTES SUR QUELQUES LÉPIDOPTÈRES
D'AMÉRIQUE DU SUD
par R. FERREIRA D’ALMEIDA
J. PREMIERS ETATS pu Papilio Agavus Drury.
Les œuîs de Papilio Agavus sont sphériques et mesurent 4,5 mm.
de diamètre ; leur coloration est tantôt d’un pourpre cendré, tantôt
d’un pourpre clair; le tégument externe, d’un jaune rougeitre, est
strié longitudinalement ; ces stries, quelquefois interrompues, se réu-
nissent à la partie supérieure de l’œuf, où elles finissent parfois par
une petite pointe. La © dépose ses œufs isolés sur les jeunes tiges ou ‘
à la face inférieure des feuilles d’Aristolochia rumifolia Mart. et Zuce.
var, oblonga Mast.
Il en naît des chenilles d’un rouge foncé, plus pâles aux ons extré-
ités pourvues de petites verrues pilifères ; le corps mesure 2,5 mm.
de longueur. Elles changent pour la première fois de peau au 5° jour
et atteignent une longueur de 6 mm. Après cette première mue, la
couleur foncière devient brun BSCUe avec des appendices charnus
jaunâtres sur les segments 1, 2, 7 et 10, rouge foncé sur les autres
segments; la tête est noire et e Après la mue suivante, elles gran-
dissent beaucoup (16 mm.), mais la couleur foncière ne se modifie
plus, les appendices subsistent et restent rouge foncé, le segment
prothoracique présente sur le dos une tache noire précédée d’une
autre plus étroite transversale, d’un jaune presque blanc; la taille
atteint 22 mm. à la mue suivante. Cette 3° mue effectuée, les appen-°
dices subsistent, mais le 6° segment est marqué d’une verrue d’un
jaune faiblement orangé, de laquelle part une étroite raie cendrée un
peu jaunâtre et presque effacée qui finit sur le dos du 7° segment. Les
chenilles ayant atteint toute leur croissance (45 mm.), ont tout à fait la
forme de celles de Papilio nephalion, dardanus, ete. ; la coloration brun
rougetre est recouverte d'une teinte d’un blanc jaunâtre légèrement
cendré qui à Fapparence d’une fine poussière, et forme des dessins
irréguliers sur toute la face dorsale; le long du dos se trouvent deux
rangées longitudinales d'appendices charnus, dont ceux des segments
| LE
!
5e "5ù FERREIRA D'ALMEIDA.
2, 7 et 10 jaunâtres et les autres d’un rouge brun; le segment pro-
thoracique n'a pas d'appendices dorsaux; les côtés ont chacun une
rangée d'appendices plus petits, dont seuls ceux des segments 4, 6 et
10 sont jaunätres ; entre la rangée des flancs et celle du dos il y ena
deux autres, composées d’appendices rouge brun, la 1° de ces rangées
commence néanmoins par un appendice jaune situé sur le segment
prothoracique et finit au 4 segment, tandis que Ia 2° s'étend du 2°
au à segment; ce dernier présente encore à la face ventrale une
petite verrue jaunâtre; les pattes membraneuses sont marquées à la
face externe d’une verrue rouge-brun ; la bande jaune pâle sous-dor-
sale finit à la base de l’appendice dorsal du 7° segment; le dernier
segment à deux petites taches jaunâtres en arrière, le segment pro-
thoracique est noir sur le dos, avec l’écusson d’un jaune pâle, les
organes protractiles sont orangés et la tête est noire. x
La chrysalide, d’un gris clair verdàtre sous le ventre et d’un jaune
verdâtre sur le dos, a la même forme que celle de Papilio mephalion ;
elle s'en distingue néanmoins par les processus supra-oculaires plus
grands et par les excroissances abdominales plus petites; thorax avec
quatre ou six points bruns, antennes rosées. — Longueur : 32 mm.
Voici la durée de la vie de cette espèce :
Récolte des œuis 2 ‘décembre 1915.
Éclosion des chenilles 9 _ ei
1re mue 43 — —
2% — 18 — _
3e. }— 29 — —
4e 62 04 . 28 a Lu
Chrysalidation 10 janvier 1946.
Éclosion des papillens 26 — orne
Le papillon aime l'ombre des forêts, mais, lorsque la nourriture
.y manque, il en sort et cherche les jardins et les prairies, où il suce
Jes fleurs en faisant trembloter ses ailes. Il vole bien et préfère les
régions montagneuses. $
Il est assez commun de novembre à janvier, en mai, et de juin à
septembre, mais on en rencontre isolément pendant toute l’année.
Cette espèce est multivoltine, elle fait sa ponte pendant toute l’année,
surtout en janvier-mai, puis en août-décembre. Le développement
des chenilles est plus lent pendant les mois de mai, juin et juillet; la
période de chrysalidation s'étend souvent de juin à juillet (1).
(1) La plupart des chrysalides des Papilio (P. dordanus, P. agarus,
Notes sur quelques lépidoptères d'Amérique du Sud. * 59
IT. — CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES PIÉRIDES DE RIO DE JANEIRO.
Métamorphoses etmæurs des chenilles. — Descriptions
d’espèceset de variétés nouvelles.
Appias drusilla Cr.
(Form. saison. Molpadia Hubn. (1).
18923 Mylothris Molpadia Q Hübner, Zutrage zur Sammlung exoli-
scher Schmettlinge (séc), I, 1823, p. 15, n° 430, pl. 536, fig. 259, 260.
1896 (2)? Janeira Q Bonninghausen, Verkh. Ver. nat. Unt. Hamb..
p. 39, cf (5).
1908 Appias Janeira Q Bôber, Seitz, Macrol., V, p. 68, c'.
(Form. @© nana, Î. now.).
Ajipias nana diffère de drusilla © par les caractères suivants : ailes
ayant 46 mm. d'envergure; les antérieures avec un léger semis
d’écailles brunâtres au bord costal et à {a base, bordure externe très
étroite, Aïles postérieures plus blanchâtres que ceîles de drusilla avec
la bordure externe très étroite et interrompue. La bordure du dessus
n'apparait pas-en dessous.
Elle vole en juin.
Une © capturée à Rio (Serra dos Pretos Fôrros).
Les œufs de cette espèce sont blancs d’abord, jaune orangé ensuite,
allongés, avec des cannelures longitudinales coupées par de nom-
breuses stries transversales très fines et bien visibles sous le micros-
cope. Ils mesurent 1,5 mm. de longueur et sont déposés isolément
sur les bourgeons de Capparis cynophalophor«.
Les jeunes chenilles, longues de 1,5 mm., ont une tonalité uniforme
jaune et quelques poils foncés sur la face dorsale, la partie postérieure
du dos présente parfois une légère tache rougeâtre ; le lendemain
P.-heclorides, P. nephalion, P. thoas, etc.) qui proviennent de la poute de
la fin de mai, hivernent pendant les mois de juin et juillet: queiques-unes
bivernent aussi pendant tout le mois d'août.
(1) 4. Molpadia est la forme d'hiver d'Appias drusillæ; le ç; est tout à
fait semblable à celui de l'espèce type. Ÿ
(2) Je n'ai pu réussir à trouver dans la bibliothèque du Musée National,
pas même dans d'autres bibliothèques de Rio, cette revue allemande ; aussi je
ne sais pas quel genre BONNINGHAUSEN admet pour cette espèce.
(3) BoNNINGHAUSEN s'est trompé sur le sexe de Janeira.
60 FERREIRA D'ALMEIDA.
elles prennent sur le dos une coloration verdätre et le surlendemain
subissent leur 1° mue. Cette mue effectuée, les chenilles deviennent
jaunâtres sur les flancs et vertes sur le dos, avec les mêmes poils
foncés, la tête est jaunàtre et la longueur du corps est de 4 à 5 mm.
Après la mue suivante, la coloration verte devient plas foncée, un
péu jaunàtre en arrière et sur les flancs qui sont traversés par une
fine ligne longitudinale blanchâtre; le corps, dont la longueur est
de 8 à 9 mm., finissant par deux petites pointes velues en arrière,
présente encore sur tout le dos de nombreux poils très courts bru-
nâtres ; tête jaunätre. Les chenilles atteignent 14,5 mm. à 15 mm. à
la mue suivante. Après cette 3° mue, la couleur verte prend un léger
ton grisâtre sur les flancs, la ligne latérale blanchâtre subsiste, toute
la face dorsale est marquée de nombreuses verrues ou granulations
microscopiques brunes surmontées chacune d’un court poil de même
nuance, tête d’un jaune verdâtre, ventre ayant une pubescence blan-
châtre. Les chenilles adultes, longues de 36 mm., atténuées aux.deux
extrémités, présentent les mêmes caractères de coloration, mais la
face dorsale porte plusieurs verrues jaunes, plus grandes que les
verrues noirätres; tête d’un vert jaunätre avec de petites granulations
d’un vert foncé surmontées d’un poil court blanchâtre, le ventre est
d'un blanc plus ou moins verdàtre, avec une courte pubescence blan-
châtre.
La chrysalide mesure 25 mm. de longueur; elle à une coloration!
d’un vert clair jaunätre, avec quelques petits points jaunâtres, la
tête se termine par une petite pointe fine, courbe à lextrémité et
nuancée de noir à la face supérieure, le thorax, gibbeux à la face
dorsale, à le sommet caréné et présentant une petite saillie, cette
partie carénée est teintée d’ocre foncé, l'abdomen étroit et conique, est
caréné à l'extrémité, où il est marqué d'une fine raie longitudinale
jaune, interrompue par trois ou quatre verrues très petites, blanches,
arrondies, avec le milieu noir; les premiers segments abdominaux,
aplatis sur-la face dorsale, se prolongent latéralement hors du corps,
ces expansions ont les bords dentelés et teintés d’ocre très pâle; la
dernière dent, dont la pointe est noire, est la plus grande, une strie
ou pli transversal prend naissance sur cette dent et se termine au
côté opposé, enpassant par la face dorsale. Certains spécimens ont la
face dorsale d’un brun clair cendré avec quelques points blanchâtres
et noirâtres. Cette chrysalide présente à peu près la même forme de
celle de Pieris buniae.
Le papillon non seulement voltige sur les buissons fleuris dans
les endroits découverts, mais encore autour des grands arbres de Ja
dat,“
Notes sur quelques lépidoptères Amerique du Sud. 64
forêt. On trouve fréquemment les c' posés sur le sable humide avec
les ailes fermées l’une contre l'autre. La proportion des sexes dans
la nature est de 50 pour à ©. néanmoins on trouve parfois plus
de Q que de &, surtout sur les arbrisseaux fleuris. Le vol est rapide
et parfois fort élevé.
La durée de la vie de cette espèce avec toutes ses métamorphoses
est la suivante :
Récolte des œufs 3 mai (1) 3 mai
Éclosion des chenilles 12 — RG —
{re mue \ 14 — 6-8 —
2 mue 17 — 8-10 —
3° mue 19 — 10-12 — 1
_&° mue DA AAA —
Chrysalidation . 26 — 15-419 —
Éclosion des papillons : 4 juin, 1 © ; 28,1 G'; 29,1 © ; 1" juillet,2 ©
: PIGT
Perrhybris pyrrha Cr.
Forme Eioidias Hübn. (— Pandora Rôb.).
Les œufs d’un jaune vif d’abord, puis d’un fauve rougeâtre avec
l'extrémité jaunâtre et garnie de cinq courtes saillies arrondies, sont
allongés, très atténués vers l'extrémité; ils sont traversés par de
larges canrelures longitudinales coupées par des stries transversales
nombreuses et fines; leur longueur est de 2,5 mm. La © dépose ses
œufs, au nombre de #1 environ, sur les feuilles d’un « cipo » (Cap-
paridacea? (?).
Les jeunes chenilles, longues de 3 mm., dont la tonalité est le
rouge foncé ou le rouge vif, sont pourvues de plusieurs poils grèles
jaunâtres ou blanchâtres, sur le corps, noirâtres, sur le dos; tête d’un
jaune ou d’un fauve sales; après cinq ou six jours, leur corps
présente quelques petites taches blanchâtres. Après la 4° mue,
elles acquièrent la taille de 5 mm., leur corps, ayant d’abord la
même tonalité qu’au premier àâge, à peine un peu plus foncé sur
le dos, et offrant les mêmes taches blanches, sur lesquelles sont im-
(1) La ponte a été effectuée ce jour-là,
(2) Les chenilles de P. pyrrha vivent aussi sur les feuilles de Capparis
cynophalophora.
62 E FERREIRA D'ALMEIDA.
plantés des poils noirs sur le dos et blanchâtres sur les flanes, montre
plus tard des traits transversaux blancs au lieu de taches; elles
atteignent 11 mm., de longueur après la 2 mue. Cette 2 mue effec-
tuée, les chenilles deviennent sur le dos d’un brun rougéâtre, coupé
par de nombreuses raies transverses d’un blanc faiblement jaunûâtre,
dont quelques-unes sont interrompues ; les flancs, la tête et le ventre
sont d'un rouge foncé, pourvus de plusieurs poils courts blanchätres ;
les chenilles atteignent de 46 à 49 mm., lors de la 3° mue, Après cette
mue, leur corps ne se modifie pas, mais les poils sont plus grards.
Adultes, elles mesurent de 39 à 40 mm. de longueur, leur corps,
aminci aux deux extrémités, dont la coûleur foncière du dos est le
brun noirâtre, parfois avec un léger ton rougeûtre, est’ coupé par
d’étroites raies transverses d’un blanc faiblement jaunâtre, sur les-
quelles on voit de petites verrues de mème nuance, surmentées d’un
poil blanchâtre; ik prend sur les flancs et sous le ventre une tonalité
rouge foncé ou garance foncée, les flancs sont marqués de plusieurs
verrues semblables à celles du dos, mais plus petites ; lextrémité
du 42° segment est d’un rouge foncé, la tête est d’un fauve clair,
garnie de petites verrues jaunâtres et de poils blanchâtres.
La chrysalide, longue de 28 mm., naviculaire, c’est-à-dire très atté-
nuée aux deux extrémités et se terminant en carène dentelée sur la
face dorsale, a le thorax gibbeux et la têle terminée par une pointe
dirigée vers l'avant. Coloration générale d’un blanc légèrement rosé,
toute la partie dentelée de la face dorsale est d’un jaune fauve bru-
nâtre, garnie d’épines noires sur l'abdomen; le thorax à une teinte
jondue d'un jaune fauve brunètre plus claire que celle de la partie
dentelée, les étuis des ailes d’un blanc teinté de cette äernière couleur,
sont traversés par des raies longitudinales noires, au-dessus des ailes
et de chaque côté on voit trois épines, grandes et noires; le thorax
présente encore plusieurs taches irrégulières de cette dernière nuance,
l'abdomen porte deux gros points noirs sur chaque segment, de cha-
que côté de la face ventrale quatre ou cinq taches de même nuance,
placées en forme de raies longitudinales ; la face ventrale de Fabdo-
men est d'un jaune fauve brunâtre. _
Voici la durée de la vie de cette espèce avec toutes ses métamor-
phoses :
Ponte k décembre 1917 8 décembre 1948.
Eclosion dés chenilles 19 — 22,24 —
jre mue 29 ce 1 janvier 1949
2° — 6 janvier 1918 9 —
Notes sur quelques lépidoptères d'Amérique du Sud. 63
3° mue : 8-9 janvier 16 janvier 1919
4° — 1% — ÿ-22 —
Chrysalidation — 24 — 29-27
Éclosion des papillons : 30 janvier 1918, 4 7, 3 Q; 9 février 1949,
3 Q; 7iévrier, 3 ©, 2 &.
Le papillon apparait pendant toute l’année, surtout en janvier, fé-
vrier et de juin à décembre; il anime par ses ailes bigarrées tous
les buissons fleuris de nos prairies. Le vol est faible et bas.
La ponte est effectuée en janvier, février et de mai à décembre.
Terias tenella Boisd.
Terias tenella Boisduval, Spec. Gén. Lép., 4, p. 657, n. 6.
— nisella Q Felder, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1%, p. 474
— stygma © Rôber, Seitz, Macrol., V, p. 83; t. 24 d (!),
Les formes T. stygma Boisd. et T. stygmula Boisd. sont très com-
munes à Rio.
Forme © panopea, Î. nov.
Cette forme est caractérisée par l’absence complète de la tache
apicale du dessous des ailes postérieures; le dessus est tantôt sem-
blable à celui de T. tenella ©, tantôt d’un jaune plus vif; les points
foncés marginaux des aïles postérieures manquent parfois.
Forme © germana, Î. nov.
Chez germana le dessus des ailes est semblable à celui de jacarepa-
guana, tandis que le dessous est complètement semblable à celui de
tenella ©, ayant comme celle-ci la tache apicale des ailes posté-
rieures. UE
Forme Q jacarepaguana, Î. nov.
T. jacurepaguana à les ailes presque du même jaune que celui
de {enebla © ; la bordure des ailes antérieures est assez large, noi-
râtre, avec deux ou trois grandes dents internes, celle des posté-
rieures très étroite et de même nuance. Le dessous est un peu
plus pèle; la tache apicale Œ'un brun ferrugineux des ailes posté-
rieures manque toujours.
. (1) La T. stygma ligurée par Rôser, est un exemplaire référable à nisella
Feld., d'après la couleur et les dessins des ailes.
64 FERREIRA D'ALMEIDA.
Ab. © Alcides, ab. nov.
Envergure 36 mm., ailes d’un jaune plus pâle et très semblables a
celles de jacarepaguana. Le dessous est plus pâle que le dessus.
l'apex des ailes antérieures ocracé, et tout le bord externe d’un gris-
blanchätre. Ailes postérieures d’un jaune d’ocre pâle, ayant les deux
points discocellulaires et les raies sinueuses brunes; bord externe
avec une lisière très étroite d’un jaune d’ocre ; la tache apicale man-
que complètement.
L'œuf, d’un jaune très pâle presque blanc, est allongé, atlénué en
pointe au sommet, sa surface présente sous le microscope de fines
stries longitudinales, il est long de 4 mm. La © dépose ses œufs
isolément sous les feuilles de Mimosa pudica.
Chenilles : 1 âve, 1,5 mm. de longueur, blanc jaunâtre avec de
petits poils blanchâtres ; 2° âge, 3 mm., vert jaunâlre avec les mêmes
poils blanchâtres; 3° âge, 5 à 7 mm., vert pâle légèrement jauvâtre
avec irois raies dorsales fines, longitudinales plus foncées et une li-
gne latérale blanchâtre, le duvet est de cette dernière couleur;
4° âge, 14 mm., la couleur reste verte, les raies dorsales sont pres-
que effacées; 5° âge, 23 mm., même couleur, le corps, rugueux
transversalement et atténué en arrière, est pourvu d’une pubescence.
courte blanchâtre, la ligne longitudinale des flancs reste blanchâtre ;
plus tard la couleur foncière devient d’un vert cendré sur le dos.
La chrysalide, longue de 16 mm., tumescente sur le thorax, à la gib-
bosité formée par les ailes plus petite que celle de T. albulu, abdo-
men conique, tête finissant par une pointe aiguë, conique et petite.
Sa coloration est d’un vert clair un peu jaunâtre, marbré de blanc
verdâtre, l'abdomen et toute la face dorsale sont saupoudrés de quelques
petits points brunâtres, la base des ailes a parfois une petite tache
blanchâtre et le bord postérieur présente chez quelques spécimens
une ligne longitudinale de même nuance. Il v a des chrysalides un
peu plus foncées.
La durée de la vie de cette espèce avec toutes ses métamorphoses
est Ja suivante :
Récolte des œufs (1) 18 nov. 1915 21 nov. 1915 15 février 1916
Éclosion des chenilles 24 — 99 AS _
Are mue 27 — © 25-26 — 19 —
ge — 30 — 29-29 — 21-23 —
3, — 2 décembre A‘déc.— 24 —-
he 4 — Êï 51795 —-
Chrysalidation 8 — 7 — 1-2-3 mars 1916.
(1) La pon'e a été effectuée ce jour-là.
Notes sur quelques lépidoptères d'Amérique du Sud. 65
Éclosion des papillons : 46 décembre 195, 1 G'; 14, 2 © ; 15,3 c';
7 mars1916; 4 G'; 8, À G'; 9, 1 ©.
La ponte est effectuée pendant toute l’année.
Le Papillon est assez commun; les formes jacarepagquana, germana
et panopea volent surtout sur les marais de la côte atlantique (Pa-
vuna de Jacarépagua, etc.) (1).
Terias lepidula, n. sp.
Taille et port de T. tenella «ÿ, dont elle diffère par les caractères
ci-après : la bordure des ailes postérieure est droite et un peu plus
étroite, le dessous est un peu plus pâle. Cette espèce a le dessus des
quatre ailes d’un jaune gomme-gutte.
Est-ce bien une espèce distincte, ou n'est-ce qu’une forme aber-
rante de T. tenella?
Une © capturée à Jacarépaguä.
Catopsilia fluminensis, n. Sp.
C. fluminensis diffère de C. statira Cr. par les caractères suivants :
envergure 2 mm., ailes d’un jaune beaucoup plus pâle, bord in-
terne des antérieures peut-être moins sinueux que celui de C.statira,
écaillure androconiale très écartée de l'extrémité de la cellule discoi-
dale aux antérieures ; celle des ailes postérieures plus étroite, et finis-
sant à M? (?); la tache odorante du bord interne fait absolument dé-
faut. Le dessous est d’un jaune sale ocracé, avec la base des anté-
rieures d’un jaune citron; bord interne blanchâtre; extrémité de la
. cellule marquée d’un très petit point orangé. Antennes rosées avec
la massue jaunâtre. C. statira a les antennes brunes et le dessous des
quatre ailes d’un jaune citron de la base jusqu’à l'extrémité de la
cellule; © inconnue.
Apparait au mois d'octobre.
Un ©* capturé à Corcovado.
(1) Les Terias volent toujours dans les endroits découverts et sur la vé-
sétation basse.
(2) Notation de Scnarz.
Ann. Soc. ent. Fr., xC[1921/, 5
NOTICE NÉCROLOGIQUE
SUR |
A.-L. CLÉMENT
par Lucien Icxes.
Armand-Lucien CLÉMENT naquit à Montrouge le 4 juin 1848. Sa vie
peut se résumer en deux mots : ce fut un artiste de réel talent et un
savant aux connaissances aussi étendues que diverses.
Dès l’âge le plus tendre, s’éveilla en lui l’âme de l'artiste, il aimait
à nous conter que ses livres et ses cahiers étaient surchargés de
dessins de toutes sortes et qu’au sortir de l’école, il courait derrière
les passants, un carnet et un crayon à la main, afin de croquer ceux
. dont l'allure lui semblait la plus facile à fixer en quelques traits. Le
Parc de Montsouris, les bords de la Bièvre et les bois des environs de
Paris fournirent bientôt d’autres sujets d'étude, tout en développant
en lui le goût de l'Histoire naturelle, à laquelle il devait consacrer,
pour la plus grande part, et son talent de dessinateur et de peintre
et ses études. Il fut toutefois élève de PeLouze pour la chimie, puis
chimiste-essayeur à la Monnaie et en même temps élève de FRÉMIET
pour le dessin.
Enfin, il se spécialisa dans l'Histoire naturelle et plus particuliè-
rement dans l'étude des Insectes. C’est à ses travaux dans cette
branche des sciences que nous limiterons ces lignes. Nous retrouvons
là encore le Dessinateur-naturaliste, comme il aimait modestement à
s'appeler; mais un naturaliste dans le sens le plus vaste du mot;
non pas simplement un collectionneur de cadavres en boîtes hermé-
tiquement fermées et désinfectées, ni un spéciographe acharné, mais
un érudit connaissant et la morphologie des insectes, et aussi pour
avoir élevé lui-même presque toutes nos espèces indigènes, sans
parler de beaucoup d’exotiques, leur biologie complète : ses phases
et leur durée, la distribution géographique et le régime de chaque
espèce avec ses inversions souvent curieuses, etc.
Au fur et à mesure de ses chasses et de ses élevages, il notait par le
dessin les formes revêtues par ses élèves durant leurs métamorphoses.
L'étude, si passionnante déjà par elle-même de la vie : « natura ma-
Notice nécrolagique sur A.-L. Clément. 67
xime miranda in minimis », se complétait parfois d’une note imprévue
et amusante ; c’est ainsi qu'au cours d’une des éducations que nous
faisions ensemble d’Attacus cynthia en 4899, quelques exemplaires
mâles et femelles s’échappèrent de nos cages d'élevage et s’envolèrent.
En 1900, nous retrouvèmes des individus de ce Papillon au Jardin des
Plantes, et autour des globes du Bazar de l'Hôtel de Ville, et depuis
lors, nous avons entendu dire qu’elle s'était acquis droit de cité à Paris.
Bien que peu parlant et peu communicatif, — par le fait d’une nature
réfléchie à l'excès, — sauf pour ceux qui savaient amener la conver-
sation sur son terrain de prédilection, pour goûter la « substanti-
fique moelle » de ses connaissances, A.-L. CLÉMENT possédait le goût
de l’enseignement. Il y employa toutes les ressources de son talent,
et c’est à ce sens doctrinal que nous devons la série de Bons points
entomologiques qu'édita Hacuerre. Au recto, un dessin en couleurs
montrait les différentes phases de l’évolution d’une espèce commune ;
au verso, en quelques lignes succinctes, était résumée sa biologie.
Ces bons points étaient destinés à récompenser les élèves des écoles
primaires qui montraient le plus de disposition pour l’entomologie.
Cette collection est, malheureusement, depuis longtemps épuisée.
Nous lui devons également les planches murales d'Entomologie des-
tinées à la chaire d'Entomologie du Muséum ; d’autres de parasitologie
pour la Faculté de Médecine.
A.-L. CLÉMENT ne se contenta pas d'enseigner uniquement par le
dessin, ni de former des élèves dessinateurs d'Histoire naturelle, dont
quelques-uns d’un talent incontestable ont peut-être oublié aujourd’hui,
dans leur célébrité, qu'ils l’ont eu pour premier maître; il publia aussi
nombre d'articles et d'ouvrages qu'il illustra lui-même. Les amis des
insectes qui désirent en avoir une idée n’ont qu’à feuilleter La
Nature à laquelle il collabora d’une manière suivie, depuis juin 1892,
jusqu'à 1912; l’Apiculteur, organe de la Société Centrale d’Apicul-
ture; le Bulletin de la Société Nationale d’Acclimatation ; les planches
en couleurs que publia en son temps le Supplément du Petit Journal ;
diverses publications agricoles éditées par la Librairie Agricole de la
rue Jacob, et, cela va sans dire, ses notes dans le Bulletin de la Société
Entomologique de France, etc.
L'Apiculture moderne et La Destruction des Insectes sont deux
traités par lesquels il encourage la culture des abeilles parmi les
insectes utiles d’une part, et d’autre part vulgarise les méthodes de
destruction de ceux qui sont nuisibles.
Mais ce qui faisait la fierté de sa vie, c'était son « Cours d’Entomo-
logie agricole » fondé en 1902 et professé au Pavillon de la Pépinière
68 L. Icnes. — Notice nécrologique sur A.-L. Clément.
du Jardin du Luxembourg. Cours public et gratuit, qu’il continua
jusqu’à sa mort. Ses nombreux élèves ne se rappelleront pas sans
émotion ces boîtes qu’il faisait circuler dans leurs rangs et où à côté
de la plante ou du fruit attaqué, se trouvait l’auteur du dégât. Ils
se rappelleront aussi ces dessins au tableau noir faits en deux coups
de craie et par lesquels il synthétisait une longue et aride description,
au grand bénéfice de leur mémoire. Son cours manuscrit, représen-
tant un labeur considérable, reste là, mais j'espère le condenser et le
publier à son nom, prochainement, comme œuvre posthume.
A.-L. CLEMENT était chevalier de la Légion d'honneur, officier
d’Instruction publique et du Mérite Agricole. Il avait été Président de
la Société Zoologique de France et était Président de groupe de
la classe 42 (insectes utiles et nuisibles), du comité d'organisation et
d'installation des Expositions françaises à l’étranger, et Président de
la Section d'Entomologie à la Société Nationale d’Acclimatation.
Nous nous sommes borné à ne citer de lui que ce qui avait trait
à l’Entomologie afin -de rester dans le cadre des attributions de ces
Annales.
La Société entomologique de France n'ayant pas voulu laisser dis-
paraître un aussi ancien collègue sans lui consacrer quelques pages,
il nous reste à la remercier de l'honneur qu’elle nous a fait en nous
demändant d’acquitter le pieux devoir de condenser en quelques
lignes la carrière entomologique de celui dont nous fûmes l'élève, un
peu le collaborateur, et qui fut notre guide dans nos études d'Histoire
naturelle.
NOTE SUR LE MÉCANISME
DE LA STRIDULATION
CHEZ MECONEMA VARIUM FABR.
[ORTHOPT. PHASGONURIDAE]
par P. CAPPE DE BAILLON.
Dans le groupe des Insectes Orthoptères qui constituent la famille
des Locustiens, le mâle, et quelqufois la femelle, possèdent un appa-
reil stridulant.
Situé à la base des ailes antérieures, l'organe fait nécessairement
défaut chez les formes aptères, mais il est parfaitement constitué chez
les espèces à ailes réduites. Les Phaneropterinæ, les Ephippigerinae,
les Decticinae en offrent un grand nombre d'exemples; il suffit de
rappeler le nom des genres Orphania, Leptophyes, Isophya, Ephip-
pigerida, Pholidoptera, Chelidoptera.
L'absence d’un appareil sonore différencié, chez les formes à ailes
normalement développées, est une exception; elle a été signalée
depuis longtemps dans le genre WMeconemu.
Une déduction bien légitime a fait conclure de l'absence d’organe à
l'absence de fonction, et l'opinion s’est accréditée que les Meconema
ne stridulaient jamais. Les mœurs très spéciales de la plupart des
Meconeminae sont la principale cause de cette erreur; il est impossible
de faire l’éthologie de ces Insectes sans recourir à l'élevage. En cap-
tivité, le Weconema varium passe la journée dans une immobilité com-
plète, solidement cramponné à la face inférieure des feuilles, avec
lesquelles il est, d’ailleurs, parfaitement homochrome. Il sort de son
inertie, à de rares intervalles, pour humer les premières gouttes de
pluie qui viennent secouer la feuille sous laquelle il s'abrite. A la
tombée du jour commence sa vie active. Avec une agilité sur-
prenante (!), il explore les rameaux et les feuilles en tous sens, à
(1) Le Meconema varium ne se sert presque jamais de ses ailes et, malgré
la brusquerie et la rapidité de ses mouvements, ne tombe que très rarement.
Si l'on en juge par le petit nombre d'individus que les plus violentes tempêtes
font choir des grands arbres, l'Insecte au repos serait également doué de
moyens spéciaux pour adhérer au support. 11 semble bien que son assurance
70 P. CAPPE DE BAILLON
la recherche de sa nourriture, — son régime est surtout carnivore —
ou encore pour obéir à l'instinct qui doit assurer sa reproduction.
C'est donc à ce moment de la journée, vers huit ou neuf heures
du soir, ou plus tard, qu’il faut observer le mâle si l’on veut connaître
ses habitudes; or la conviction est bien vite acquise que le Meconema
varium c', possède la faculté d'émettre des sons qui, par le timbre,
le rythme et la durée, rappellent la stridulation des autres Locustiens.
Le fait a été signalé par GERHARDT (14) dans une note sur l’accou-
plement et le spermatophore des Phasgonuridae et des Gryllidae;
mais l’auteur attribue la production des sons à des chocs répétés de
l'extrémité abdominale contre le corps solide sous-jacent. Les mâles,
dit GERHARDT, « schlungen die Hinterleibsspitze in rascher Vibration
gegen die Unterlage » (p. 16).
Il est exact que, pendant toute la durée du bruit, l'extrémité abdo-
minale de l’Insecte est animée d’un mouvement vibratoire intense;
mais il en est de même des élytres, et il est permis de se demander si
les élytres n’ont pas une part au moins égale à celle des derniers seg-
ments abdominaux dans la production des sons. A défaut d'expériences
décisives telles que le seraient, par exemple, la résection ou l’immo-
bilisation des élytres, la suppression du support solide ou sonore,
voici quelques indications de nature à faciliter la solution du problème.
Après une revue rapide de la bibliographie et une mise au point de
la question, je rappellerai dans ses grandes lignes la constitution de
l'appareil sonore des Locustiens; viendront ensuite les particularités
de structure offertes par les élytres du Meconema varium et les hypo-
thèses qu’elles suggèrent pour expliquer la formation des sons.
A. REVUE BIBLIOGRAPHIQUE.
Dans le second volume de son Traité d'Entomologie, GirARp (76) a
réuni les données courantes relatives au Weconema varium ; quelques
mots seulement ont trait à la stridulation : « Le mâle, affirme l’auteur,
ne stridule pas » (p. 477).
Breum est moins explicite, à en juger par ce passage tiré de la tra-
dans la course et sa puissance de fixation sont dues beaucoup plus au déve-
loppement de la région adhésive des tarses qu'à celui des griffes terminales de
leur dernier article. Il n’est pas rare de voir les larves des Meconema effec-
tuer leurs mues, la tête en bas, sans autre point d'appui que la lame de verre
poli qui forme la paroi de leur cage. L'examen au microscope montre que
l'article du tarse adhère à la vitre par une portion considérable de sa surface,
tandis que les griffes, fortement relevées, ne peuvent jouer aucun rôle,
RS de te
La stridulation chez Meconema varium. 71
/
duction francaise de Kunckez p'Hercuzais (80) : « On ne l'entend
jamais résonner (la sauterelle des chênes) ('), ce qui tient peut-être à
ce qu’elle ne chante que dans la cime des arbres » (p. 439).
BruNNER (82), dans un travail exclusivement consacré à la descrip-
tion des espèces, se conténte, comme de juste, de signaler l'absence
de l'appareil sonore chez les Meconeminae : « Besonders characteristich,
— dit-il, — ist die Abwesenheit des Stridulationsorganes auf den
Deckflügeln » (p. 296). Dans la description du genre Meconema, l'affir-
mation prend une forme encore plus précise : « tympano in œ nullo »
(ibid).
CoBezci (1908) à étudié la structure de l’élytre du Meconema brevi-
peune. Après avoir rappelé la description qu’en a donnée KRAUSs :
« Elytren gelbgrün, sebr kurz, sich in der Mittellinie berührend, mit
dichtem Venennetze versehen, kein Stridulationsapparat », l’auteur
ajoute : « Se si osservano le elitre del maschio ad un ingrandimento
di 130, si vede che le nervature sono percorse da un fitta rète di sottili
trachee con intermiste molte vescichette sferiche..….. Queste vesci-
chette sieriche ora non sono altro che una dilatazione dell intièra
parete della trachee lungo il suo decorso, ed ora si trovano sospese
all estremità finale della trachee, in modo da figurare quàsi un frutto
portato dal suo picciudlo » (p. 30). Le diamètre de ces vésicules oscille
entre 9 et 16 &; on en compte 144 sur un élytre, 150 sur l’autre; elles
n'existent que chez le mâle; leur fonction biologique est inconnue.
En termes poétiques, Swinron (1909) mentionne, après bien d’autres,
le déficit constaté chez les Meconema : « The beautiful little Meconema
thalassina (— M. variuin FABR.) that seems to be carved out of green
ivory, which is often seen on the rose-bush and in the lime-tree avenue
in September and October, is unfortunately not musical » (p. 150):
B. DONNÉES DE L'OBSERVATION.
a. L'appareil sonore des Locustiens.
L'organe du Phasgonura viridissima peut servir de modèle. Il est
situé sur le bord postérieur des élytres, tout près de leur base et se
compose essentiellement d’une membrane vibrante, ou tympan, portée
par l’élytre droit et d’une sorte d’archet, ou radula, situé sur l’élytre
(1) Cette appellation ne convient pas au Meconema variwm ; V'Insecte vit
indifféremment sur tous les arbres, mais de préférence sur les espèces à écorce
rugueuse, chêne, orme, etc. (Contribution anatomique et physiologique à
l'étude de la reproduction chez les Locustiens et les Grilloniens, I. La ponte
et l'éclosion chez les Locustiens; Za Cellule, t. XXXI, fase. 1.)
72 P. CAPPE DE BAILLON.
gauche et destine à provoquer par frottement la vibration de la mem-
brane (!).
La membrane vibrante est une mince pellicule de chitine parfaite-
ment transparente et tendue entre les côtés rigides d’un pentagone
formé par une nervure accessoire de lélytre, Es nervure circulaire ;
elle mesure 2,5 mm. de diamètre.
La nervure est robuste et dessine un relief accentué à la surface de
l'élytre ; elle se dédouble, sur une certaine étendue de son parcours,
pour former le côté du polygone le plus proche de la base de l’aile.
Au niveau du tympan, le bord libre de l’élytre s’incurve légèrement
vers l’intérieur, contourne un instant le polygone tympanal, puis
s’écarte de nouveau pour former un lobe arrondi qui représente l’angle
postérieur de l’élytre, et gagner ensuite le point d'insertion des ailes
antérieures sur le mésothorax. C’est à cet endroit, à l'angle et sur le
bord libre de l’élytre droit, qu'est située la nervure de friction contre
laquelle viendra frotter l’archet.
Elle constitue une sorte d’ourlet en arc de cercle qui court le long
du bord du lobe et fait saillie à la surface de ce dernier sous la forme
d’une crête aiguë.
Quant à l’élytre gauche, il est la reproduction exacte de l’élytre
droit, réserve faite de quelques différences intéressant précisément
l'appareil sonore.
La nervure circulaire est ici moins saillante et si elle dessine encore
nettement les contours d’un pentagone, elle envahit de ramifications
accessoires le champ polygonal. Ce dernier ne mérite donc pas le nom
de membrane vibrante; il est d’ailleurs opaque et pigmenté comme
les régions avoisinantes de l’élytre.
Le seul point intéressant à noter est la présence, sur la face infé-
rieure de l’élytre, et immédiatement au-dessus du champ polygonal
quand l'aile est au repos, d’une nervure surélevée à direction géné-
rale nettement perpendiculaire à celle de l’organe du vol.
Cette nervure, à large base et légèrement arquée, est garnie sur
toute sa longueur de dents allongées dans le sens transversal qui
rappellent par leur régularité le crénelage d’une pièce de monnaie.
C’est la radula, l’archet dont le frottement contre la nervure de
(1) Dans son ouvrage! sur les Insectes, BERLESE (1909, p. 706) représente
l'élytre gauche du Phasgonura viridissima muni d'un tympan en plus de la
radula. Bien que, de fait, le tympanait son correspondant sur l’élytre gauche,
il n’est réellement membrane vibrante que sur l’élytre droit. Il semble donc
préférable de ne pas employer ce mot dans la description des deux élytres.
4
Î
La stridulation chez Meconema varium. 73
friction portée par l'élytre droit, détermine les vibrations de la mem-
brane tympanique et, dans une certaine mesure, celles de l'organe du
vol tout entier.
Fig. 1. Meconema varium Fabr. c. — Élytres vus par la face supérieure.
Nécessairement solidaires de l'appareil sonore, les élytres, en effet,
participent à ses mouvements vibratoires; ils amplifient ou modifient
les sons produits par le tympan et leur donnent le timbre caractéris-
tique du type Phasgonura.
b. La production des sons chez le Meconema varium.
Il suffit de jeter un coup d'œil sur les élytres du mâle du Meco-
.
74 P. CAPPE DE BAILLON.
nema varium (fig. 1), pour se convaincre que rien, absolument rien,
dans la région basale, ne rappelle l’appareil que l’on vient de dé-
crire (!).
Fig. 2. Meconema varium Fabr, ©". — La région denticulée des élytres vue
par la face supérieure.
La nervure circulaire y fait totalement défaut et la chitine a par-
tout la même épaisseur et la même pigmentation verdâtre.
Par ailleurs, il semble bien résulter des observations faites sur
l'attitude de l’Insecte pendant la stridulation, sur le mouvement des
(1) Dans son Histoire Naturelle des Insectes (Orthoptères), Paris, 1839,
: SERVILLE décrit comme il suit bes élytres du Meconema varium : « Elytres
légèrement opaques, d'un vert jaunâtre, fortement réticulées (sic) : organe
stridulant de l’élytre gauche, roussâtre » (p. 604). Cette description, difficile à
justifier au point de vue anatomique, laisserait croire que la stridulation de
l'Insecte était connue à l’époque à laquelle écrivait SERVILLE ; il m'a été im-
possible de recueillir un seul document posilif sur ce point.
5 sas tte tie
ed
La stridulation chez Meconema varium. 75
élytres et sur la nature des sons produits, que le mécanisme de l’ap-
pareil sonore, se ramène, chez le Meconoma varium, comme chez le
Phasgonura viridissima, au simple frottement des élytres l’un contre
l’autre.
L'attitude de lInsecte, pendant toute la durée du chant, est
identique à celle que prennent les autres Locustiens : l'extrémité de
l'abdomen est infléchie vers le sol et les élytres sont légèrement re-
levés en arrière (!).
Le mouvement des élytres, autant qu’on peut l’observer dans d'aussi
mauvaises conditions — le Meconema varium ne stridule pas pendant
la journée, — semble bien être un mouvement de friction, mais de
faible étendue. Il est accompagné d’un ébranlèment de l’abdomen et
des cerques dont il paraît être la cause bien plus que leffet. _
Le son produit, surtout, fournit des indications qu’il n’est guère
possible de s'expliquer si l’on n’admet pas le frottement des élytres.
Le chant du Meconema varium est sourd, mais assez fort; il surpasse
en intensité celui de bien des Locustiens munis d’un appareil sonore
différencié, tels que l’Anisoptera dorsale, par exemple, ou le Lepto-
phyes punctatissima. On ne saurait mieux le comparer qu’au bruit
obtenu en promenant la pointe émoussée d’un crayon ou d’une allu-
mette sur le treillis d’une toile métallique à mailles serrées (?).
Puisqu’il faut renoncer à trouver l'explication de ce bruit dans le
fonctionnement d’un appareil sonore différencié, et que, d’autre part,
ses caractères mêmes semblent s'opposer à ce qu’il soit intégralement
causé par de simples chocs de l’abdomen contre un corps solide, il reste
à examiner ce qui, dans les élytres, serait capable de le produire.
L'examen superficiel des ailes antérieures révèle l'existence d’un
semis de denticules disposées, sans ordre apparent, le long de leur
bord postérieur, au niveau de la légère saillie que forme ce dernier
(1) I n'est pas inutile de faire remarquer que, dans l'attitude prise par le
Meconema varium au moment de la pariade, la stridulation n’a pas lieu. Les
élytres sont alors dressés à angle droit sur le dos de l'Insecte et l’abdomen,
au maximum d'extension, repose par sa face ventrale surle substratum. Une
pondeuse vient-elle à passer à proximité, qu'aussitôl les cerques du mâle,
d'une longueur démesurée chez l'espèce étudiée, s'ouvrent à la facon des mors
d'une tenaille; s'insinuent sous le corps de la femelle et l’étreignent par les
derniers segments de l'abdomen. L'emprise est si brutale que fréquemment la
femelle effrayée, dans les efforts qu'elle fait pour se dégager, roule au fond
de la cage, entrainant de son poids le mâle qui vient de la saisir.
(2) GEnnAnpT désigne ce bruit par les mots : {ambourinage et ronron.
| Me
76 P. CAPPE DE BAILLON.
vers l'extérieur. La figure 2 représente celle région isolée et légerement
agrandie. IL y a lieu de croire que les denticules contribuent pour
une large part à la production des sons.
Il est à remarquer, tout d’abord, que les élytres dans cette région se
recouvrent l'un l’autre. Si l’on fait une coupe transversale du corps
de l’insecte à ce niveau (fig. 3), on voit qu'une partie de l’élytre
gauche disparait sous l’élytre droit; or cette portion recouverte
correspond précisément à la région denticulée.
De plus, la direction des épines n’est pas quelconque; toutes ont la
pointe orientée vets le centre de l’élytre.
Enfin, le bord postérieur des élytres présente, à cet endroit, une
structure particulière. Au lieu d’être aminci et faiblement chitinisé
comme dans la région basale et dans la région terminale de l’organe,
il forme un rebord accentué que l’on aperçoit par transparence dans la
figure 2, mais dont la figure 3 donne la véritable structure. Le bord de
Fig. 3. Meconema varium Kabr. . —Portion d'une coupe transversale du
corps de l’Insecte passant par la région denticulée des élytres. Dans la posi-
tion du repos l'élytre droit recouvre partiellement l’élytre gauche.
\
l'élytre droit est épaissi et s’incurve vers le bas, à la rencontre des
denticules portées par l’élytre gauche, semble-t-il. N’est-il pas permis
de supposer que le frottement du rebord chitinisé de l’élytre droit
contre les denticules de l’élytre gauche est la véritable cause de la
stridulation ?
Une objection pourtant se présente à lesprit : il existe des denti-
cules sur la face supérieure des deux élytres (figure 2, 3).
On pourrait, à la rigueur, se contenter, pour toute réponse, de rap-
peler ce qui a été dit plus haut au sujet des Phasgonura : les deux
élytres du mâle sont construits sur le même type. Rien d'étonnant si les
élytres des Meconema, qui sont dépourvus d’organe stridulant diffé-
rencié, sont absolument identiques.
La stridulation chez Meconema varium. 77
Mais l’objection a une portée beaucoup plus grande, qu’il importe de
ne pas restreindre : non seulement les élytres du mâle sont lun et
l’autre armés de denticules et munis d’une cuticule épaisse dans la
région de leur bord postérieur adaptée au frottement, mais les élytres
offrent la même disposition dans les deux sexes. La femelle des Meco-
nema serait-elle donc, elle aussi, capable de striduler ?
Voici à ce propos quelques observations. Chez la plupart et peut-être
chez la totalité des Locustiens mâles possédant un organe de stridula-
tion bien développé, à l'inverse de ce que l’on observe chez bon uom-
bre de Grilloniens, l’élytre gauche recouvre l’élytre droit; tel estle cas
en particulier pour le Phasgonura viridissima choisi pour type. C’est ce
que FABRE (96) exprimait d’une façon originale en disant : « ...… tous
les Locustiens sont gauchers, leur élytre gauche porte lParchet et
chevauche sur l’élytre droite (sic). D’après la seule espèce que la
saison tardive me permette de consulter au moment où j'écris ces
lignes, les Grylliens seraient au contraire droitiers; leur élytre droite
chevaucherait sur la gauche » (p. 241-242).
Chez la femelle, les élytres offrent assez souvent la disposition in-
verse. Dans une même espèce, on trouve, à côté des individus à
élytres normalement disposés, d’autres individus présentant l’inversion
indiquée. De ce nombre sont, par exemple, le Phasgonura viridissima,
l'Anisoptera dorsale, V'Uromenus rugosicollis, 1e Phyllominus nodulosus,
le Chelidoptera brachyptera et surtout le Meconema varium.
Or en pointant les noms des espèces qui présentent cette anomalie,
on est amené à constater que l’inversion des ailes est plus rare dans
la tribu des Ephippigerinae que partout ailleurs.
Il est clair que l'examen d’une collection ne saurait suffire à établir
une loi générale; mais dès maintenant n'est-il pas logique de se de-
mander s’il n'existe pas un lien entre cette particularité et la propriété
que possèdent les représentants de cette tribu d'offrir dans les deux
sexes un appareil sonore fonctionnel? Le bon fonctionnement de cet
appareil n’exige-t-il pas, au moins chez les Locustiens, une disposition
des élytres uniforme, à savoir la superposition de Pélytre gauche à
l’élytre droit (1)?
(1) Le cas des Ephippigerinae est classique. Déjà, en 1837, GOUREAU pou-
vait écrire : « Chez les Sauterelles à longues ailes, les mâles seuls en sont
pourvus (l'auteur vient de parler de l'appareil sonore); mais dans celles à
courtes élytres (sic), composant le sous-genre Ephippiger de Latr., les femel-
les jouissent aussi bien que les mâles de la faculté de produire des sons »
(p. 44). D'après GRABER (1872), il existerait également un rudiment d'archet
78 P. CAPPE DE BAILLON.
Si l’on admet ce principe, une conclusion s'impose au sujet du
Meconema varium : chez cette espèce, où l’inversion des élytres est
fréquente dans les deux sexes et la présence des denticules régulière
sur les deux élytres, le dispositif observé chez le mâle n’est pas un
appareil de stridulation proprement dit. Le son est produit par le frot-
tement de deux organes denticulés l’un contre l’autre, sans égard
pour la disposition relative de ces organes. L’élytre gauche à la même
importance fonctionnelle que l’élytre droit et peut le remplacer en cas
d’inversion des ailes. |
Ce mode de stridulation serait à rapprocher de celui des Acridiens
où le frottement des élytres contre les fémurs immobiles pourrait, à la
rigueur, remplacer le frottement des fémurs contre les élytres.
I ne faut donc pas s'étonner de rencontrer chez la femelle du Meco-
nema varium une disposition des élytres à peu près identique à celle
que présente le mâle ; la présence des denticules dans les deux sexes
équivaut à celle d’un ornement banal et rien ne s’opposerait en théorie
à la stridulation de la femelle.
En pratique, cependant, la femelle ne stridule pas ; il faut l’attribuer
sans doute à quelques caractères secondaires. Les élytres de la fe-
melle sont moins robustes que ceux du mâle. Ils mesurent 41,5 mm, de
longueur au lieu de 42 mm, sont moins fortement chitinisés, spécia-
lement dans la région denticulée; les denticules y sont aussi moins
nombreuses : on compte 65 denticules en moyenne chez la femelle et
70 chez le mâle.
Telles sont les hypothèses que suggère l'examen des élytres du
Meconema varium. Faut-il restreindre ces essais d'explication à une
seule espèce ou faut-il les étendre aux autres représentants de la tribu
des Meconeminae? La réponse n’est pas des plus aisées; un examen
superficiel des élytres ne suffit pas pour permettre de décider si une
espèce stridule ou non; il faut avoir cette espèce sous la main et
pouvoir l’observer vivante.
Pour parler d’abord des Meconeminae habitant nos régions, s’il est
permis d'éliminer le Cyrtaspis scutata aux ailes antérieures très réduites
et tout entières cachées par le pronotum, aucune donnée positive ne
chez la femelle des Leptophyes. À vrai dire, il existe, sur la face inférieure
des élytres de ces Insectes, une nervure en saillie correspondant exactement
à la radula du mâle, maïs cette nervure est dépourvue de denticules et, dès
lors, ne mérite pas le nom que lui prête l’auteur. Il se peut néanmoins que
la différenciation soit poussée plus loin chez quelques espèces ; la vérification
n’a été faite que sur le Leptophyes punctatissima.
st lt
La stridulation chez Meconema varium. 79
permet d'affirmer que le Meconema brevipenne S' ne stridule pas. Ses
élytres lobiformes sont dépourvus d’organe différencié, mais leur
structure n’en est pas moins très singulière. Les dilatations sphéri-
ques signalées par Co8ezci (1908) à l'extrémité de leurs ramifications
trachéennes pourraient avoir une part insoupconnée dans la produc-
tion des sons.
Parmi les Meconeminae exotiques, lé seul exemplaire qu’il m'ait été
possible d'étudier est le Nicephora subulata Bol. originaire des Indes.
Les organes du vol y sont réduits dans les deux sexes, spécialement
les ailes; mais le mâle possède un appareil stridulant parfaitement
constitué, y compris la radula sur les deux élytres. En outre, — et ce
détail ne manque pas d'intérêt, — il existe dans les deux sexes un
semis de denticules identiques à celles du Meconema varium. Chez le
mäle, les denticules sont situées tout à côté du tympan, immédiate-
ment auprès de la nervure de friction que porte l’élytre droit, dans la
région correspondante sur l’élytre gauche. Ce fait ne vient-il pas con-
firmer la conclusion tirée des observations faites sur le Meconema
varium : chez cet Insecte, il n’existe pas d'appareil sonore différencié,
mais. les denticules qui ornent le bord postérieur des élytres sont
situées à une place qui leur permet de jouer à l’occasion le rôle de
l'appareil absent ?
LISTE BIBLIOGRAPHIQUE.
1880 Breux (A. E.) : Les merveilles de la nature. Les Insectes (Tra-
duction de KUNCKEL D’HERCULAIS). Paris.
1882 BRUNNER VON WATTENWYL (C.) : Prodromus der europaischen
Orthopteren. Leipzig.
1908 CogezLt (R.) : Le elytre des Meconema brevipenne Yersin (Verh.
zool. bot. Ges. in Wien, Bd 58).
1896 Fasre (J.-H.) : Étude sur les Locustiens (Ann. Sc. Nat., t. 1).
1944 GerHARDT (U.) : Copulation und Spermatophoren von Grylliden
und Locustiden (Zoo!. Jahrb., System., Bd. 37).
1876 GirarD (M.) : Traité d'Entomologie ; Paris.
#
1837 GoureAU (M.) : Essai sur la stridulation des Insectes (Ann. Soc.
ent. de France, Vol. 6).
80 P. Cappe DE BAILLON. — La stridulation chez Meconema varium.
1872 GRABer (V.) : Ueber den Tonapparat der Locustiden, ein Beitrag
zum Darwinismus (Zeitschr. f. wiss. Zoologie, Bd 22).
1909 Swinrox (A. H.) : The vocal and instrumental music of Insects
(The Zool., vol. 43).
CONTRIBUTION À LA FAUNE FRANÇAISE 0
| [COLÉOPTÈRES|
par J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE
Quelques-unes des captures énumérées ci-dessous ont été déjà
mentionnées par moi-même, les unes dans un petit travail inséré en
19142 par le Bulletin scientifique de la France et de la Belgique
(t. XLVI, fasc. 1), les autres dans une note plus récente : On the
capture in France of several recently described British Coleoptera, in
Entomologists Monthly Magazine, LV (19197, p. 196-200. Ces deux
opuscules étant restés peu connus en France, je n'hésite pas à en
renouveler ci-dessous les indications les plus importantes.
Au cours des dernières années qui ont précédé la guerre, j'ai eu
quelque temps l'ambition de rédiger un Catalogue géographique des
Coléoptères de France donnant un tableau aussi réel que possible de
la faune de notre pays, et de le tenir ensuite à jour par la publi-
cation d’un petit Supplément périodique résumant les acquisitions de
chaque année. Cinq ans d'interruption dans le travail et un change-
ment complet d'existence ont compromis d’une manière probablement
irrémédiable la réalisation de ce plan, déjà ambitieux par lui-même.
Parmi la quantité des observations encore inédites ou peu connues
que j'avais accumulées peu à peu, il s’en trouve un assez grand
nombre dont il y à intérêt, ce me semble, à ne pas différer la publi-
cation. On les trouvera ci-dessous. En principe, je n'ai retenu que les
captures d'espèces nouvelles pour notre faune, ou celles qui étendent
d'une manière sensible les aires de dispersions déjà connues. Les
noms des espèces non signalées encore à l’intérieur de nos frontières,
au moins à ma connaissance, sont imprimés en caractères gras.
Pendant la durée des hostilités, la ligne du front si longtemps sta-
bilisé serpentait à travers le Bassin de la Seine, et souvent à travers
les cantons les moins explorés. Cette circonstance a permis à plusieurs
de nos collègues et à moi-même d’ajouter à la faune de cette région
un assez grand nombres d'unités. J’ai indiqué ces acquisitions par un
astérisque (*}.
(1) CF. L'Abeille, XXX, p. 181 à 208, 237 à 248, 261 à 268; XXXI, p. 129
à 191. .
Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921] 6
à! L à À
W°Y 7 "
à 74 24
82 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE.
Nebria castanea Bon. — Ain : col de la Faucille (G. Serullaz!). —
Haut-Rhin : ballon de Guebwiller (coll. P.Scherdlin > Musée de l’Uni-
versité de Strasbourg!) — L'espèce n'était pas encore signalée en
France en dehors des Alpes; elle est connue en Allemagne des parties
les plus élevées de la Forêt-Noire et du Bühmer-Wald.
Bembidion tibiale Duîft. — Aisne : Bézu-le-Guéry, près Château-
Thierry, juin 1948, au bord des ruisseaux torrentueux sous bois! —
C'est la première lois que ce Bembidion est signalé aussi près de
Paris. |
B. dalmatinum Dej. r. latinum Netol. — Avec le précédent;
même observation (1).
B. saxatile Gyllh. — Pas-de-Calais: falaise marneuse du Boulonnais
depuis le cap Gris-Nez! et Audresselles! jusqu'à Wimereux! et jus-
qu’à Equihen (Méquignon).
B. Stephensi Crotch. — Avec le précédent, mais moins spéciale-
ment sur le littoral; souvent sur les talus argileux des carrières de
terre à briques.
B. ibericum La Brûl. — Alpes-Maritimes :. vallon de Ceva près
Fontan !; bords de la Siagne près Mandelieu !. — Ariège : col de Puy-
morens (A. Grouvelle !).
B. mæoticum Kol., {types : bords de la mer d’Azov. — Bouches-du-
Rhône; bords des étangs saumâtres, notamment à Albaron (Puel!). —
Var : Les Salins d'Hyères ! — Aussi en Corse aux environs d’Aleria
(Leonhard!), et probablement dans presque tout le bassin méditerra-
néen. — Le mérite d’avoir identifié cette espèce longtemps méconnue
revient à M. PueL. î
Ophonus parallelus Dei. — Espèce démembrée à juste titre par
D. Suarp (Entom. Monthly Mag., XLVHI [19127, p. 231). Je l’ai vue des
plateaux calcaires de la Haute-Marne : Gudmont!, Auberive (L. Bedel!)
et des collines crayeuses de la Somme.
Bradycellus Sharpi Joy. — Pas-de-Calais : forêt de Boulogne!. —
Orne : bois de Chérencei près L'’Hôme (L. Bedel). — Loire-Inférieure :
St-Aignan (E. de lIsle!).
(1)Les ruisseaux qui, du sommet du plateau du Tardenois descendent à la
Marne par de petits vallons étroits et encaissés, coulent en cascades à tra-
vers les blocs de grès, parfois très volumineux, qui encombrent leurs lits; ils
donnent absolument l'impression des torrents de montagnes. Leur faune de-
manderait à être étudiée dans des conditions moins précaires que ie n'ai pu
le faire en 1918.
=
nn ÉD SL SN à
Coléoptères de France. 83
Trichocellus placidus Gylh. — Moselle : Metz, inondations de la
Seille (capitaine de Brunier :).
Pterostichus (Argutor) tarsalis Apfelb. — Loire-Inférieure
marais de Goulaine et du Loroux-Bottereau (E. de lIsle!).
Agonum longiventre Mannh. — Bas-Rhin : Saverne, deux indi-
vidus (coll. P. Scherdlin > Université de Strasbourg !).
Licinus aequatus Dej. — Aveyron : Causse-Noir (R. Jeannel!). —
Connu seulement des montagnes de l'Aude, des Pyrénées. et des monts
Cantabriques.
Hydroporus ferrugineus Steph. — Manche : Percy (Pasquet!).
*Anthobium signatum Mark. — Hainaut belge : région des sources
de l'Oise (J. Bondroit !).
*Phyllodrepa melanocephalàa F. — Oise : forêt de Compiègne, sur
les souches de hêtre en décomposition (G. de Buffévent!).
Homalium rugulipenne Rye. — Cette espèce, connue du littoral
des Iles Britanniques et des Pays-Bas, m'a été signalée depuis long-
temps par A. FAUVEL comme ayant été prise à Dunkerque par
LETHIERRY.
Lesteva fontinalis Kiesw. — Pas-de-Calais : environs de Boulogne-
sur-Mer !
*Thinobius brevipennis Kiesw. — Marne : marais de St-Gond, dans
lhumus spongieux entre les tiges de Phragmites, août 1918!
*Trogophlœus Ganglbaueri Bernh., {ypes : lac Neusiedl (Bern-
thauer!).— Avec le précédent et dans les mêmes conditions !.
Bledius tristis Aubé. — Vendée : estuaire de la Vie, entre S'-Gilles
et Croix-de-Vie, juillet 1943, en grande abondance !.
*B. terebrans Schiodte. — campi Bondr.— pallipes (pars) auct. —
Pas-de-Calais : bord des petits ruisseaux dans les dunes, notamment à
Equihen (Méquignon !) et à Camiers !.
B. defensus Fauv. — Aisne : parc de Villiers-sur-Marne près Chà-
teau-Thierry, juillet 1948 !.
Stenus subglaber Thoms. — Cà et là dans les marais tourbeux du
Pas-de-Calais, dans les Hypnum aquatiques; pas très rare, notamment
à S'-Josse et Airon-Notre-Dame, et dans la vallée de la Canche à
Marles et à Brimeux.
*S. exiguus Er. — Pas-de-Calais : forêt'de Boulogne !.
84% J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE.
*S, glacialis Heer. — Haute-Marne : ligne de chemin de fer entre
Gudmont et Donjeux, dans les dépôts accumulés par l’inondation au
pied du remblai, avril 1913, en assez grand nombre !. — Capturé par
M. J. Boxprorr dans les Ardennes belges et françaises (environs de
Dinant et de Givet), parmi les mousses croissant sur les rochers.
Evaesthetus bipunctatus Ljungh. — Cette espèce habituellement
brachyptère comprend une forme macroptère que j’ai reçue autrefois:
de Bohème (D: Lokay) et dont j'ai pris dernièrement un individu très
caractérisé à Spicheren (Lorraine). Chez cette forme macroptère, le
5° tergite porte à son extrémité postéricure le fin liseré blanchâtre qui,
dans la famille des Staphylinidae, est presque toujours corrélatif de la
présence d'ailes membraneuses complètes.
Medon pocofer Peyr. — Morbihan : Arzon (P. Denier!). — Connu
du littoral sud de la Grande-Bretagne, mais non encore signalé en
France en dehors de la Méditerranée.
*Philonthus spermophili Ganglb. — Seine-et-Marne : Pontaut,
dans les terriers de lapins!. — Calvados : Fresney-le-Puceux, mêmes
conditions (Dubourgais).
*Gabrius stipes Sharp in Ent. Monthly Mag., XLVI (19401, p. 128.
— Pas-de-Calais : plage d’Ambleteuse !.
* G. velox Sharp, ibid., p. 129. — Aisne : Basse-Forêt de Coucy!;
Villiers-sur-Marne!. — Haute-Marne : Gudmont, inondations de la
Marne ! — Meurthe-et-Moselle : Chaudeney, inondations de la Moselle!
*G. Keysianus Sharp, ibid., p. 129. — Pas-Calais : plage d’Am-
bleteuse!; dunes de Camiers !. — Finistère : Concarneau !.
G. appendiculatus Sharp, ibid., p. 130. — Alpes-Maritimes : lac
de Vens (2.300 m.) près S'-Etienne de Tinée! — Abondant en Ecosse
et probablement en Scandinavie (aterrimus Thoms., veris.).
G. trossulus Nordm. — Marécages tourbeux. — Pas-de-Calais :
marais de S'-Josse près Étaples!. — Aisne : étang de Corey (G. de
Buffévent!); Basse-Forêt de Coucy!. — Doubs : tourbières de S'-Co-
Jombe près Pontarlier !.
Des trois autres espèces du même groupe : G. nigritulus Grav.,
Sharp, G. pennatus Sharp et G. Bishopi Sharp, les deux premières sont
communes dans toute la France; la troisième n’a pas encore été trou-
vée en dehors de la Grande-Bretagne.
Quedius subapicalis Joy in Ent. Monthly Mag., XLIV [1943],
p. 76, type : New Forest (Hants). — Loire-Inférieure : La Haye-Fouas-
ET RE A EAN Por ne TM
_Coléoptéres de France. 85
sière (E. de l'Isle!). — Lot-et-Garonne : Sos (Bauduer !). —Déjà connu
de Corse et d’Algérie.
Q. coxalis Kr. — Alpes-Maritimes : Andon près Grasse, un indi-
vidu!. — Syrie, Grèce, Sicile, Sardaigne; Corse, commun; Apennin
jusqu’en Calabre.
*Q. umbrinus Er. — Pas-de-Calais : forêt de Boulogne, dans les
ravines humides envahies par les Sphagnum!.— Non signalé en France
en dehors des massifs montagneux où il est d’ailleurs abondant.
Mataris Grouvellei Fauv. — Alpes-Maritimes : Nice, quai du Midi,
grimpant sur la digue à la suite des tempêtes d’hiver, en compagnie
d’une série d’autres espèces marines (baron A. Buchet!).
* Gyrophaena convexicollis Joy in Ent. Monthly Mag., XLVII
(19197, p. 448, types : Berkshire, Oxon. — Marne : berges de la Marne :
en amont de Vitry-le-François, dans les champignons des souches de
peupliers, en compagnie d'innombrables G. lucidula Er., avril 1918".
Myrmecopora brevipes Butl. in Ent. Monthly Mag., XLV [1909],
p. 29, types : littoral du Cornwall et du Devonshire. — Jersey, plage
de Gorey, abondant !. — Finistère : Beg-Meil près Fouesnant!. — Loire-
Inférieure : Le Croisic!. — Espèce intermédiaire entre les M. uvida Er.
et sulcata Er., et d’une validité incontestable. Je l’ai conservée pendant
de longues années sous le nom de cavicollis Fauv. (in litt.), aban-
donné je ne sais pourquoi par son auteur.
Atheta (Hydrosmectina) delicatissima Bernh. in Wänchn. Kol.
Yeitschr., I, p. 324, type : Calabre. — Provence, assez abondant dans
les débris charriés par les inondations : le Var à Nice!, le Loup à Vil-
leneuye-Loubet !, la Bléone à Digne !, le Rhône à Avignon (D'° Cho-
baut!). — Confondu jusqu’à présent dans les collections françaises
avec l’A. subtilissima et beaucoup plusabondant que ce dernier au bord
des cours d’eau du Midi.
*A. (Thinæcia) fragilicornis Kr. — Haute-Marne : Froncles, sur un
banc de sable de la Marne, un seul individu !.
*A, (Dacrila), pruinosa Kr. — Marne : Berzieux, mai 4917, trois
individus capturés courant à découvert sur le sol crayeux (colonel
Gruardet !). — N’était connu en France que de Provence. — En Angle-
terre, où Wespèce a été découverte il y a une vingtaine d’années dans
les South Downs, élle parait avoir exactement la même manière de
vivre que dans la Champagne pouilleuse (cf. G. CG. Champion in Enf.
Monthly Mag., XXXIV [1898], p. 160).
86 à J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE.
*A. (Disopora) Ernestinae Bernh. — Haute-Marne : combe du
Trou-du-Cerf près Orquevaux, dans les mousses aquatiques d’une
source !. — Vosges : Bussang !.— Lozère : Villefort (colonel Gruardet !).
— Basses-Pyrénées : S'-Jean-Pied-de-Port (Dodero !).
*A. (Anopleta) inhabilis Kr. — Seine-et-Marne : forêt de Fontai-
nebleau, un individu (Duchaine !). |:
*(A. Microdota) Paganettii Bernh. — Seine-et-Marne : Lagny
(Hustache, vid. A. Dodero).
A. (Liogluta) laevicauda J. Sahlb. — montivagans Epp. — mi-
cans Rey (pars). — Zone alpine et zone supérieure des forêt subalpines.
— Alpes-Maritimes : Peira-Cava!, Alpes de St Etienne-de-Tinée et d'En-
traunes !. — Basses-Alpes : forêt de Chourges! — Isère : La Grande-
Sure (G. Sérullaz!) — Norvège : montagnes de la Norvège centrale,
notamment à Nystuen et à Dovre, en nombre (Ths. Münster !); Riesen-
gebirge (Skalitzky!, Lokay !); Tyrol : Monte Baldo (Lokay !); Corse :
névé du Monte-d’Oro (R. de Borde !).
L’insecte que j'ai en vue est indubitablement le montivagans Epp.,
que le Catalogus (ed. 1906) ramène au laevicauda J. Sahlb., décrit sur
un individu unique de Finlande. Jene puis m'empêcher de remarquer
que la description originale de ce dernier ne convient qu’imparfaite-
ment aux individus de provenances très variées que j'ai sousles yeux.
A. (Liogluta) Roettgeni Bernh. in Verh. zool. bot. Ges. Wien,
(4903), p. 595, type : La Gemmi (Valais). — Basses-Alpes : pentes de
là Tête de Toillies, au-dessus du col du Longet, au bord des neiges
fondantes, vers 3.000 mèêtres!. — Alpes-Maritimes : sommet du Mont
Mounier, 2.750 -2.800 m., pas très rare!. — Les individus de nos Alpes
ont été signalés autrefois (L’Abeilk,, XXX, p. 63) sous le nom erroné
de monacha Bernh. f
En suivant attentivement la description du Plataraea geniculata
Rey, on peut constater qu'elle s'applique remarquablement à l’A. Roett-
geni. L'espèce de Rey est décrite du vallon d’Izeron près Lyon, ce
qui laisse quelque doute; toutefois, dans des notes manuscrites qui
m'ont été transmises par A. Fauvel, la même espèce (annulata Fauy.)
est citée comme ayant été capturée à la Tour d’Aï (Alpes Vaudoises).
A. (Liogluta) monacha Bernh. — Vaucluse : fontaine de Vaucluse,
dans les mousses détrempées par l’eau de source, abondant (D' Cho-
baut!). — Découvert en Bosnie dàns des conditions identiques; j'en
possède deux individus de Carniole (D' Lokay!).
A. Leonhardi Bernh. in Ent. Blätt., 1911, p. 199, types : Haute-
Coléoptères de France. 87
Autriche ; indiqué en outre de Transylvanie, Valachie, Bosnie, Her-
zégovine, Styrie, Suisse, Apennins. — putrida (pars) auct. — putrida
Fauv., Fn. galio-rh. — Alpes-Maritimes : L’Authion, dans les cham-
pignons, en automne!. — Savoie : Modane!. — Vosges : sommet du
Hohneck!. — Espèce démembrée à juste titre du putrida Kr., dont
elle diffère à première vue par les élytres beaucoup plus courts et
plus étroits. La description de la Faune gallo-rhénane, probablement
faite sur des individus des Pyrénées, se rapporte clairement au Leon-
hardi. ‘
*A. episcopalis Bernh. in Soc. Entomol., [1940], p. 71, types :
Autriche-Hongrie, Allemagne, Suisse. — Everts, Zevende Lijst, etc.,
in Tijdschr. v. Entom., LIV [1911], p. 209. — Je rapporte à l’A. epi-
scopalis, démembré du picipennis Mannh., les individus capturés dans
les plaines du Nord de la France, notamment dans la Haute-Marne et
dans le Boulonnais, lesquels donnent effectivement l’impression d’une
espèce différente de celle des Alpes.
Astilbus meridianus Fauv. — Gard : Pont-St-Esprit (Magdelaine !).
Oxypoda (Paroxypoda) lugubris Kr. — Haute-Savoie : vallon
de Nant-Borant près St-Gervais, dans les Sphagnum d’un ruisseau
alpin (D' Robert!) ; col de Balme (notes manuscrites d’A. Fauvel).
* Aleochara (Ceranota) major Fairm. — Pas-de-Calais : St-Léo-
nard, près Boulogne-sur-Mer, un cf‘ capturé accidentellement dans un
pare, octobre 1919 !.
* Brachygluta carthagenica Saulcy. — La collection de Pselaphidae
du regretté A. GROUVELLE, dont celui-ci a bien voulu me faire don peu
de mois avant sa mort, renfermait une série d'individus de cette
espèce étiquetés « Dieppe », et probablement capturés à lembou-
chure de la Scie. On sait que ce Brachygluta à été pris en nombre par
Hervé sur les vases salées de la rivière de Morlaix.
Le B. carthagenica, dont j'ai vu vu une nombreuse série d'individus
(Dieppe, Morlaix, Carthagène, côtes d'Algérie) me parait bien proche
parent du globulicollis Rey (Provence, Corse, Sardaigne, etc.) et je
doute qu'il puisse être maintenu comme espèce. Les deux formes,
toutes deux halophiles, ont notamment des caractères sexuels à peu
près identiques, ce qui est à considérer dans un genre où les c' se
distinguent par des conformations extrèmement variées et très diffé-
rentes d’une espèce à l’autre.
*Catops Dorni Reitt. in Col. Rundsch., [1913], n° 8-9, £ypes : Leip-
zig, dans les nids de taupes (K. Dorn!), et diverses autres localités.
88 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE.
— Vosges : Épinal, dans les nids de taupes !. — Seine-et-Oise : Ville-
parisis !. — Reitter (/. c.) dit l'avoir d’ « Aix », sans qu’il soit possible
de savoir s’il s’agit d’Aix-les-Bains ou d’Aix-en-Provence.
Anemadus Vandalitiae Kr. — Basses-Pyrénées : Gabas (Hus-
tache !). — Péninsule Ibérique, notamment en Andalousie (types), en
Portugal et dans la province de Léon (Paganetti-Hummiler !) Ô
Hydnobius strigosus Schmidt. — Pas-de-Calais : forêt de Guines!.
— Somme : plusieurs localités, notamment à Ailly-sur-Nove (L. Car-
pentier!). — Oise : Oms-en-Bray (capitaine de Brunier!). — Gers :
Samatan (J. Clermont!). |
Agathidium mandibulare Gyllh. — Meuse : forêt de Hesse près
Dombasle-en-Argonne, juin 4916 !.
*Ptenidium laevigatum Er. — Pas-de-Calais : forêt d’'Hardelot,
dans le terreau de feuilles décomposées sous les vieux hêtres !.
* Cyphelophorus tuberculatus Gyllh. — Aisne : lisière de la
Basse-Forêt de Coucy, entre Pierremande et Folembray, un seul indi-
vidu, avril 1917!. — Capture inattendue et très remarquable. C’est une
unité de plus à ajouter aux nombreuses espèces boréales déjà obser-
vées dans le Soissonnais et le Laonnoïs.
*Helophorus fallax Kuw. — Même localité, dans les bas-fonds
marécageux de la forêt, parfois abondant!. — Avec cette espècé ou
dans son voisinage j'ai capturé également les H. strigifrons Thoms.,
H. quadrisignatus Bach. et Æ. nanus Sturm, les premiers par individus
isolés, le dernier en nombre.
*Hydrobius Rottenbergi Gerh. — Même localité, dans les mares
et les fossés à fond de feuilles décomposées, très abondant à l’exclu-
sion des formes voisines !.
Laccobius bipunctatus Fabr. — Ganglb., Kaf. Mitteleur., IV,
p. 252. — Allier : Bec d’Allier, sables de l'Allier !. — Indre-et-Loire
Amboise, sables de la Loire!. — Maine-et-Loire :: St-Florent-le-Vieil,
sables de la Loire!.
Espèces très voisine du L. minutus L. et bien caractérisée par la
ponctuation dense, rugueuse et confluente du menton et par les fémurs
intermédiaires légèrement pointillés et pubescents à leur extrême
base chez le . Il faut se garder de la confondre avec le L. biguttatus
Gerh., Ganglb. (bipunctatus Thoms., Bed.), lequel s’en distingue à pre-
mière vue par le fond du pronotum lisse entre les points et par sa
tache ronde jaunâtre qui orne l'extrémité de chaque élytre. Ce der-
|
|
|
|
|
14 ANONYME SPA AR WA es ARE l
As de TAMDLe ue ‘ 4
| Coléoptères de France. 89
nier est très répandu dans le Nord-Ouest de la France, notamment
dans les mares herbeuses des dunes et les excavations des tourbières.
Pai laissé intentionnellement à ces deux espèces les noms qu’elles
portent dans l’ouvrage classique de L. GANGLBAUER, bien que la syno-
nymie adoptée par cet auteur ne me paraisse pas indiscutable. IL
semble bien difficile de savoir ce qu'est en réalité l’'Hydrophilus bipunc-
tabus de FABRIGIUS; quant au L. bipunctatus de Taomsox (Sk. Col., X,
p. 311), il me parait clair que c’est le même que celui de la Faune du
Bassin de la Seine. La description de l’auteur suédois et l’éthologie
qu'il attribue à son espèce (eaux stagnantes à fond vaseux) sont en
faveur de cette interprétation.
* Laccobius gracilis Motsch. — Pas-de-Calais : Wimereux, dans
les filets d’eau suintant sur les escarpements des falaises marneuses,
août1941!.
ë Abstdis rufotestacea Letzn. — discreta Bourg. ; ci. Bourgeois in
Mitt. Schwo. ent. Ges., XI, p. 390 (synon. et dispers.). — Pas-de-
Calais : St-Martin-lès-Boulogne (Méquignon !); forêt de Boulogne, juin
4919, un '!; forêt de Guines (Lethierry), cité par A. de Norguet sous
la nom de. « Telephorus pilosus ». — Meuse : forêt de Hesse, entre .
Dombasle et Montzéville, juin 1916".
* Malthinus rubricollis Baudi. — Marne : Mourmelon-le-Grand,
un individu pris au vol dans le village, juillet 1909!.
Trichoceble floralis, OI, — Loire-Inférieure : marais de Goulaine,
juin-juillet, sur les chênes (E. de l'Isle’).
Psilothrix severus Kiesw. — Basses-Alpes : pic de Couar près
Les Dourbes (P. de Peyerimholf!). — Dalmatie, Croatie, Bulgarie. —
Détermination contrôlée autrefois par le regretté J. BourGgois. Je ne
crois pas que cette découverte intéressante et déjà ancienne ait été
jamais publiée.
Epurae laeviuscula Gyllh. — Haut-Rhin : Sewen près Massevaux
(Fischer, cité par J. Bourgeois). — Doubs : forêt de La Joux près
Boujeailles!. — Puy-de-Dôme : forêt du Capucin au-dessus du Mont
Dore!. — Dans ces trois localités, le seules connues de France, .l’in-
secte a été trouvé sur les troncs de Sapins attaqués par le Trypoden-
dron lineatum OI.
*Enicmus histrio Joy et Tomlin in Ent. Monthly Mag., XLVI[19M01,
p. 250, types : Angleterre (diverses localités). — transversus (pars)
auct. — Pas-de-Calais : forêt de Boulogne!, Airon-Notre-Dame!. —
Aisne : Folembray!.
F5
90 .J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. ee
MM. Joy et Tomux ont établi que l’Enicmus transversus de nos col-
lections se composait de deux insectes bien distincts, non seulement
par leurs caractères extérieurs (1), mais encore par la conformäkion
très différente de l’organe copulateur «. Ils signalent en outre que
leur nouvelle espèce n’est certainement pas d'importation récente,
attendu qne les collections britanniques en renferment des individus
d’ancienne capture.
Le texte du tableau sommaire donné par le R. P. BeLon (Rev.
d'Ent., XNI [1897], p. 134) montre clairement que son {ransversus
est le même que celui de MM. Joy et TomuIN, c’est-à-dire l'espèce dont
le 1% sternite visible est creusé d’un trait longitudinal. Les descrip-
tions antérieures du transversus et de ses synonymes sont trop vagues
pour être interprétées avec certitude.
Parmi des matériaux assez abondants provenant du Midi de la
France, de Corse, Sardaigne et Sicile, je n’ai trouvé que le éransver-
sus (sensu Joy).
* Dryops anglicanus Edw. in Ent. Monthly Mag., XLV [1909],
p. 218, type : Horning (Cambridge). — Pas-de-Calais ; marais de S'-
Josse et d’Airon-Notre-Dame, juin, juillet, septembre, assez abondant
dans les eaux peu profondes et encombrées d’Hypnum !.
D. subincanus Dod. in Ann. Mus. civ. Gen., LVIIL [1918], p. 18.
— lutulentus Var. subincanus Kuw, — Alpes-Maritimes : Lantosque,
sables de la Vésubie!. — Haute-Savoie : Annecy, bords du Fier!. —
Indiqué par M. Dopero de Nice, des Basses-Alpes, de la Drôme et
de La Bonde (Vaucluse).
* Heterocerus pruinosus Kiesw. — Pas-de-Calais : plages sablon-
neuses,du ruisseau entre Echinghem et S'-Léonard, septembre 1919,
un seul individu !. — J'ai été assez surpris de retrouver dans le Bou-
lonnais cet Heterocerus, assez répandu dans les régions accidentées du
Centre et du Midi de la France ; un examen minutieux, du dessus et du
dessous m’a permis de m’assurér qu'il ne s'agissait pas d’un individu
aberrant et égaré de l'H. hispidulus Gylh., lequel pullule à une lieue
de là dans les parties humides des dunes.
Xyletinus sareptanus Kiesw. — D'une excursion faite en juin
1898 au Grau-du-Roi près Aigues-Mortes (Gard), j'ai rapporté quelques
individus de cette espèce que je ne vois nulle part signalée de France.
(1) Le plus frappant est celui que fournissent les séries ponctuées des ély-
tres, composées de points serrés et quadrangulaires chez l’histrio, espacées
et très alténuées postérieurement chez le {ransversus.
— e +
‘
Coléoptères de France.” 91
Mordellistena nana Motsch. — Obtenu d’éclosion ‘de tiges d’Arte-
misia coupées en hiver dans le Polygone de Bourges !.
* Anaspis latipalpis Schilsky. —- Pas-de-Calais : environs de
-Boulogne-sur-Mer, assez rare sur les fleurs d’aubépine, fin mai-juin
1919! — Oise : environs de Beauvais!.— Franciort-sur-le-Mein, Tau-
nus, Palatinat (ex Schilsky); comtés du $S. E. de l'Angleterre (G. C.
Champion). ù
Tetratoma Baudueri Perris. — Loire-Inférieure : La Haye-Fouas-
sière (E.de l'Isle !).
* Timarcha metallica Laich. — Le Catalogue des Coléoptères du
département du Nord, par A. de Norguet, enregistre déjà la capture
de cette espèce par Obert dans la forêt de Guines (Pas-de-Calais).
M. Benez veut bien me signaler qu’elle avait été retrouvée plus tard
dans la même localité par feu CHAMPENOIS.
La présence dans le Boulonnais de cette Chrysomèle subalpine est à
rapprocher de celle du Chrysomela purpurascens F., observé dans la
forêt d'Hardelot par le regretté Ph. FRANÇOIS.
Thyamis absinthii Kutsch. — Vendée : Croix-de-Vie, août 1943,
en grand nombre sur l’Artemisia marilima!.
Otiorrhynchus difficilis Heer. — Doubs : montagne de la Fau-
connière près Pontarlier, un seul individu !.
. Orthochaetes extensus Chevrol. — Hautes-Pyrénées : Gavarnie,
un individu (J. Clermont!). — Pyrénées asturiennes (Paganetti-
Hummiler !).
Gymnetron erinaceum Bed. — Savoie : Belmont près Pont-de-
Beauvoisin {colonel Poussielgue !).
Bagous exilis Duv. — Loire-Inférieure : falaises du Pouliguen, au
pied des plantes basses dans des endroits absolument secs !. -
* Ceuthorrhynchidius Dawsoni Ch. Bris. — Pas-de-Calais : falaise
marneuse du Boulonnais, depuis le Cap Gris-Nez jusqu’au sud de la
Liane, commun à peu près partout au pied des pieds isolés de Plan-
tago coronopus L.!.
Stenopelmus rufinasus Gyll. — Degorsiu Champenoisi Bed. —
Vendée : Croix-de-Vie, deux individus égarés dans les prairies mari-
times !. |
Phthorophloeus spinosulus Rey. — Doubs : forêts autour du lac
de Remoray!. — Espèce rare en France, de même que le Dendrocto-
nus micans Kug.. que j'ai capturé dans la même localité. Tous deux,
92 J. SAINTE-CLAIRE-DE VILLE.
loin de s'étendre avec les plantations, restent cantonnés dans la zone |
"de croissance spontanée du Picea eæcelsa (Alpes, Haut-Jura et quelques
points des Hautes-Vosges). \
' #
* *#
Je crois devoir attirer l'attention de nos collègues sur les espèces
suivantes, décrites ou indiquées expressément de France au cours des
dernières années dans diverses publications étrangères :
Diestota Clermonti Bernh. in Wien. ent. Zeit., XXXIV [1945|,
p. 76, type : Samatan (Gers), leg. J. Clermont.
Sipalia subcarinulata Bernh. in Ent. Blätt., V [1909], p, 225,
types : Fréjus (Guillebeau), coll. du Musée zoologique de Vienne.
La région de l’Estérel et des Maures abrite un Sipalia caractéris-
tique et connu de longue date : c’est le S. curtipennis Aubé, décrit
de Saint-Raphaël et que j'ai retrouvé dans une série de localités éche-
lonnées depuis Cannes jusqu’à Hyères. Chez la plupart des G', le 5°
tergite est absolument inerme; mais chez quelques-uns d’entre eux,
et notamment les plus développés, on aperçoit nettement les deux
très fines carènes qui caractérisent le subcarinulata. J'incline à penser
que ce dernier est fondé sur les individus du curtipennis présentant
cette conformation, et inséparables des individus normaux en compa-
gnie desquels on les trouve.
Batrisus (Batrisodes) Hubenthali Reïitt. in Entom. Mitt., IT
14943], p.133, types : Dalmatie, Castelnuovo. — France, un individu
étiqueté « Gallia (Deyrolle) » et provenant de la collection Hans Simon.
‘— Espèce voisine du B. adneæus Hampe.
sd éme tit ti és le tit) à
Pselaphus provincialis Dod. in Ann. Mus. civ. Gen., XLVIIT
11948], p. 249, type : Fréjus, un seul individu, hiver 1912-1913
(Dodero). — Espèce très remarquable et voisine des Pselaphus corses
(Kiesenwetteri Saulcy et Revelierei Sauley).
Bythinus (Lophohythus) bidentatus Dod., loc. cit., p. 243. —
Grotte de Gourgues près Arbas (Ariège); une race assez distincte
(aubertanus Dod.) habite la grotte d’Aubert.
Anthobium Viertli Ganglb., types : Fünfkirchen (Hongrie). —
Vienne : St-Barbant (Mesmin, coll. Eppelsheim > Musée de Vienne),
d’après Luze, Verh. z0ol. bot. Ges. Wien, 1910, p. 227. — Les individus
de St-Barbant, comme ceux de Grèce cités par le même auteur, appar-
tiennent à une race à élytres testacés (rufulum Luze).
* Coléopteres de France. 95
Stenus Kolbei Gerh. — Espèce brachyptère très voisine du
S. pallipes Gray. et surtout répandue dans l'Europe centrale : Silésie,
Moravie, Transylvanie, etc. — M. L. BENICK4 spécialiste du genre
Stenus, en m’adressant cette espèce, m’a informé en 1914 qu'il en avait
vu un individu provenant de Fontainebleau.
Helophorus (Eutrichelophorus) Bedelianus Sharp. in Ent.
Monthly Mag., LI [AM], 157, type unique : Montpellier, mai 1861
(Hamlet Clark). — Espèce ayant une certaine ressemblance super-
ficielle avec l'Empleurus rugosus Q1., mais décrite comme appartenant
en réalité au groupe des H. micans Fald., oxygonus Bed., etc.
Bagous (Probagous) Heasleri Sharp in Ent. Monthly Mag.
LIT [1947], p. 401. ‘— fempestivus var. Heasleri Newb. in Ent. Rec.
1902, p. 149, type : New Forest (Hants). — France, d’après Newbery,
cité par Sharp, loc. cit.
DESCRIPTIONS D'ESPÈCES NOUVELLES
D'ODONATES
par RENE MARTIN
Bradinopyga subcancellata, n. sp. — c' Face et front jaunes;
prothorax et thorax marron, pieds brun fauve.
Abdomen : les segments 1-3 brun jaunâtre, avec 2 petites taches
terminales en forme de crochets sur le 3°; les 4-8° jaunâtres avec des
dessins noirs, analogues à ceux existant sur l'abdomen d’Orthetrum
cancellatum jeune, le 9 avec une large bande dorsale noire. Appendices
bruns.
Les 4 aïles longues, hyalines, légèrement ‘safranées à la base, les
supérieures jusqu’au triangle, les inférieures jusqu’au bout du triangle,
l'espace médian et le bas de l'aile demeurent hyalins; membranule
blanche. Stigma mince, en rectangle peu allongé, brun rougeâtre entre
2 nervures noires. LES
Long. de l’abdomen 30 mm.
Hab. Mocambique.
Genre Zyxommoïdes, nov. gen.
Genre très voisin sous beaucoup de rapports du genre Zyromma,
mais en différant par l’abdomen plus épais, court, moins long que les
ailes, à peu près cylindrique, le 2° segment n’étant presque pas gonflé,
par le stigma plus long.
Tête, thorax, pieds comme dans le genre Zyzommd, abdomen cylin-
drique à peine visiblement gonflé au 2° segment, moyennement épais,
plutôt court. Ap pendices supérieurs de forme ordinaire plus longs que
le 10° segment, presque aussi longs que le 9%, l’inférieur large, aussi
long. :
Aïles de longueur et largeur moyennes; la réticulation identique à
celle des Zyromma, le stigma plus long.
La création d’un nouveau genre se justifie seulement par la forme
de l'abdomen et par suite le facies de l’insecte, très différents de ceux
du genre Zyxommma.
Zyxommoïdes breviventre, n.sp. — GC. Face jaure, dessus du
front marron, poilu avec 3 petites protubérances d’un noir bleu foncé;
prothorax brun, abdomen jaune cuir, 4 petit point de chaque côté de
RÉ, à à
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RE, >; RS 7:
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Espèces nouvelles d'Odonates. s 95
la ligne dorsale au bout du 3° segment, une bande marron dorsale mal
définie sur les 5-7€, les 8-10° plus ou moins noirâtres ; appendices su-
périeurs noirs, minces, l’inférieur de la même longueur, brunâtre.
Pieds minces, brun jaunâtre clair.
Ailes hyalines, à peine teintées de safrané en haut; les supérieures
avec un petit trait roux basal dans les espaces costal er sous-costal,
s’arrêtant à la première anténodale; les inférieures avec un trait basal
analogue, et une tache postcostale plus claire s'étendant contre la
membranule qui est blanche. Stigma brun, mince. © inconnue.
Long. du corps 40 mm. ; long. de l’abdomen 29 mm.
Hab. Laos.
Onychogomphus flavohamatus, n. Sp. — 5. Face jaune avec
2 virgules centrales et une raie sur le front brunes. Dessus du front
jaune, une large bande brune devant les yeux, convexe au milieu.
Dessus de la tête noir, avec une petite tache jaune, en forme de T
mince, entre les yeux. Prothorax noir avec une petite tache jaune près
du thorax ; thorax noir avec larges antéhumérales formant 7 et 2 petits
points jaunes; les côtés jaunes parsemés de traits noirs en zigzag.
Fémurs orange, pieds noirs. Abdomen mince, un peu élargi aux 8-9°
segments qui portent des feuilles oranges, les 4 et 2 segments noirs
tachés de jaune, les 3-7° orangées avec le tiers ou le quart terminal en
anneau noir, les 9-10° noirs avec tache dorsale orange, le 10° et les
appendices entièrement orange.
Les supérieurs un peu moins longs que les deux derniers segments,
courbés en bec d’aigle, les inférieurs du quart, redressés. Ailes hya-
lines, stigma brun foncé, très long, couvrant 6 cellules.
©. Semblable au mâle, mais la tache jaune entreles yeux a la forme
d’une bande, l’abdomen assez épais, cylindrique, sans feuilles, les
3-7° segments avec les taches noires du bout des segments en carrés, -
et un anneau mince médian sur chaque segment, le 10€ et les appen-
dices orange.
Longueur de l'abdomen : 35 mm.
Hab. Florès, Bouru, Lombock.
Onychogomphus aquila, n. Sp. — ©. Face jaune, une bande
noire entourant un ovale jaune transversal au-dessus de la lèvre
supérieure; front jaune; devant les yeux, une bande d’un marron
roux, convexe au milieu; dessus de la tête noir; une bande jaune
entre les yeux en arrière. Prothorax noir. .Thorax marron roux
avec deux larges antéhumérales en forme de 7, les côtés marron avec
LÉ
96 ° René MarrTiN. — Espèces nouvelles d’Odonates.
larges bandes jaunes de chaque côté. Pieds courts, noirs, avec
les fémurs marron au milieu.
Abdomen noir; les 1e'-2° segments avec taches jaunes dorsales, les
3e-7° orangés avec un anneau terminal noir sur le dernier tiers, les
3 derniers noirs, avec, sur le 10°, une tache jaune dorsale terminale.
Sous les 8-9 des feuilles orangées assez grandes.
Appendices noirs, les supérieurs en bec d’aigle, presque de la lon”
gueur des deux derniers segments, les inférieurs du quart des supé-
rieurs, recourbés en haut, avec un liseré jaune extérieur. Ailes hyali-
nes, courtes; stigma long, brun roux, couvrant environ 4 cellules.
Longueur de l'abdomen : 33 mm.
Q inconnue.
Hab. : Laos.
Mnais incolor, n.sp. — ©. Face vert métallique brillant, front
et dessus de la tête bleu métallique foncé, prothorax et dessus
du thorax vert métallique, ainsi que le haut des côtés, le bas brun
rougeâtre. Abdomen entièrement vert métallique. Appendices de la
forme ordinaire chez les Mnas, pieds noirs. Ailes étroites, longues
(38 mm.), hyalines, avec une très légère teinte safranée à l'extrême
base, 28 anténodales aux supérieures, stigma mince, assez allongé,
rouge.
Longueur de l'abdomen : 45 mm.
La © semblable au mâle, mais avec le dessus de la tête plutôt noir,
le thorax à coloration plus mat, le stigma jaune très clair. Les appen-
dices-noirs, peu longs, pointus.
Hab. : Laos.
Cette espèce difière de pruinosa et de strigata par son apparence
plus massive, les ailes plus allongées et plus étroites, IF AneEe labdo-
men plus épais, surtout à l'extrémité.
Disparoneura Williamsoni,nom. nov. — Dans les Mémoires de
la Real Sociedad Española de Historia Natural, tomeT, memoria 23, 1907,
nous avons décrit, sous le nom de Disparoneura oculata, une espèce
nouvelle de ce genre. Mais ce nom était préoccupé par un insecte du
même genre, la Disparoneura oculata Kirby. Il y a donc lieu de sup-
primer, pour notre espèce, le nom de Disparoneura oculata et de le
remplacer par celui de Disparoneura Williamsoni en l’honneur de
l’entomologiste dont les trayaux sur les odonates sont si appréciés de
tous ceux qui étudient ces insectes.
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3
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Annales de la Société entomologique de France [1921]. Pre:
Chironomides de l'Afrique équatoriale.
Annales de la Sociélé entomotogique de France [1921]. PL 2;
J.-J. Kieffer del.
Chironomides de l'Afrique équatoriale.
La Société entomologique de France lient ses séances les 2° el 4° mer-
credis de chaque mois (excepté août et septembre), à 8 h. 1/2 du sou, au
siège social, Hôtel des Sociétés savantes, 28, rue Serpenle.
Elle publie :
1° Les Annales de la Société entomologique de France (1 fascicules
par an avec planches et figures) ;
2 Le Bulletin de la Société entomologique de France (21 numéros par
an avec figures).
Les Membres résidant en France, dans les pays de protectorat ou les colo-
nies françaises, paient une cotisation annuelle de. . , . . . . 27fr.
Les Membres résidant à l'Etranger paient. . . . . : . . . . 98fr.
La Société admet des assistants (entomologistes âgés de moins de 21 ans)
qui paient une cotisation annuelle de . . . . CARS NA RON LES
Tout Membre payant une somme de 300 francs est nommé Membre à vie.
Ce versement de 300 francs peut s'effectuer par fractions annuelles et con-
séculives d'au moins 100 francs.
La Bibliothèque (28, rue Serpente) est ouverte aux Sociélaires les mardis,
jeudis et samedis, de 3 heures à 6 heures 1/2; le mercredi, de 8 à
10 heures 1/2 du soir.
COLLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ
Collection H. Sénac (Tenebrionidae paléarctiques),
Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoptères paléarcliques).
Collection Vauloger (Anthicidae, Malachiidae, Erodiidue),
chez M. L. BEDEL, 20, rue de l’Odéon;
Collection H. de Peyerimhoîf (Microlépidoptères),
Collection H. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe),
Collection Aubé (Coléoptères paléarctiques),
Collection Gapiomont (Hyperidae, Lixus, Larinus),
Collection Vauloger (Helopidae),
Collection complète des Orthoptères de France, don Finot,
Collection d'Hémiptères de France, don Fairmaire,
Collection Pandellé (Diplères de France),
Collection de Diptères de France, don de M. le D' Gobert,
Collection A. Gheux (Lépidoptères de France),
Collection Ch. Ferton (Hyménoplères),
Collection entomologique française de tous les ordres,
Collection d'exemplaires {ypiques,
au Siège social, 28, rue Serpente,
Table des matières du 1°’ trimestre 1921
CaPPpE DE BAILLON {P.). — Note sur le mécanisme de la Sir
dulation chez Meconema varium F......:........... ne 0 N088D.
FERREIRA D’ ALMEIDA (R.). — Notes sur quelques Lépido- RE
ptères d'Amérique du Sud. .... Dan ve olte PTS MEL fre RU 0D
Icues (L.). — Notice nécrologique sur A.-L. Clément... 66-68.
KierER(J-.J.). — Chironomidesdel’Afrique équatoriale, avec me
deux planches. 154, 4eme Re FRS Er 0D:
MarriN (René). — Descriptions d’éspèces nouvelles d'Odo- He
RALES SE. 22 SR RER RE AR PE à Re
SAINTE-CLAIRE DEVILLE {J.). — Contibution à la _. fran 5
caise TCOLÉOPIÈRES]. :. : 0 2 RS ARR ROUES 0 Len 81-93
Avis aux Libraires et aux personnes étrangères
à la Société
sont livrés contre paiement, au siège social, Hôtel des Sociétés savantes
(rue Serpente,?8), à la Bibliothèque, tous les jours, LS ere 1 12
à 6 heures 1/2 du soir.
‘On y prend des abonnements pour les Annales ou le. Bulletin
de la Société entomologique de France et pour nee à Journal
d'Entomologie.
Les ouvrages mis en vente par la Société entomologique de France È
Pour la correspondance scientifique et les annonces, s'adresser
au Secrétaire de la Société entomologique de France
28, rue Serpente, Paris, 6°.
Typographie Firmin-Didot et C', — Paris.
: . DE FRANCE.
| FONDÉE LE. 29 FÉVREER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D "UTILITÉ PUBLIQUE 4
SR PAR DÉCRET DU 23 AOÛT 187 LA ; ie
à MALADE 75 3 DA Le ;
SET EN VS * Natura maxime niranda AE
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VOLUME XC. — ANNÉE 1991
si “ a A 2 TRIMESTRE
HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES à | fe
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Täbrairie de la Société entomologique de er. ;
Hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, 28
La Société dispose des ouvrages suivants :
(Le premier prix est pour les membres de la Société, la deuxièmes.
pour les personnes étrangères à la Société.)
Annales de la Société entomologique de France, années |
1843 à 1845, 1859 à 1870, 1872 à 1879 et 1583 à CE
LU EN RRET IST NAN IL Ls rs CNP pet 12 et 15 fr.
Annales (années 4896: à 1948). . ." . . . . : . . 925 et 30 fr.
Tables des Arnalrs (1832-1860), par A.-S. Paris. 2et 3fr.
Tables des Annales, de 1861 à 1880, par E. Lerèvre. 40 et 12fr
Tables des Annales, de 1881 à 1890, par E. Lerèvre. 71,60 et 40 fr.
Bulletin de la Société entomologique de France
(publication distincte des Annales, depuis 1896),
années 4896 à 1915, chaque année . . . . . . . , fr.
Bulletin (numéros isolés), ghaqUR HS LE rs ELA LE (où
Bulletin, comples rendus du ongrès (1 ou plus. N°). 5et 5 fr.
L’Abeille (série in-12),la plupart des volumes, chacun. 8 et 42 fr. :
L'Abeille {série in-8°), 1892-1906, prix de l’abonnement l
par volume (port compris). : . . 2, . . :, 40 et 12 fr.
Faune des Coléoptères du bassin dela Seine, par L.BengL:
Vol. I (Carnivora, Palpicornia) . . (Epuisé.)
Vol. IL (Staphylinoidea, 1x2 part.) (par J. Se-CLaime |
DEVIELE}S FOR 6 LR EU en MATE EE ANR set 4fr.
Vol. IV, 1* fascicule rame) VAUT MER &et 5 fr.
Vol. V (Phytophaga) . LUE SAUT CPR SAGE 8 et 10 fr.
1er fascicule seu 255 54 es PR NPRSE RAT 2e | A. Ve À où
2 fascicule seul. .:. 1... « Me RAR RON 27 0 CESR
Vol. VI (Rhynchophora). . . , . . . PS 2 el (Épuisé.)
2° fascicule /seut ;| 7/0 ta RER Te ON ne üet Gfr.,
Catalogue raisonné des Coléoptères Me Nord de
l'Afrique, par L. BupEL, 1er fasc., pp. 41-208, in-&,
TRE, PR ANE RRORT ÉE E EL" Lee CES AE AS 40 et 12 fr.
Mémoires entomologiques (Études sur les Coléo-
‘ptères), par A. GROUVELLE, fasc. 1 (1916), pp. 1-80. 83 et &fr.
Synopis des Onthophagides d'Afrique, par H. n'OrBieny 20 et 25 fr.
Les Zoocécidies du Nord de l'Afrique. par C. Houarp . . 8 et 10 fr.
OUVRAGES RÉCEMMENT PARUS OU MIS EN VENTE.
Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, par L. BeneL:
Vol. IV, 2° fascicule (Buprestidæ, Throscidæ). . . 6 et 8 fr.
Notes détachées sur l'instinct des Hyménoptères melli-
fères et ravisseurs, par Ch, FERTON ; l’ensemble des
D'ÉÉMESE ARCS RER PAPER UN NE CE DAS 20 fr.
Ensemble des œuvres de Ch.FerToN parues en dehors
des Annales; : 4. . 0 RD en ea LIÉE di
Les Trechini de France, par R. JEANNEL. . , . . . 3 et à fr.
Études sur les larves des Coléoptères par P. DE
PEYERIMHOFF. RSR 5 SR 7 oh TRES 2 et 2 fr.
Catalogue critique des Coléoptères de la Corse, par
S'e-CLAIRE DEVILLE (2° supplément). . . . -.. 2 et "24
ÉTUDES SUR LES LARVES DES COLÉOPTÈRES
I. INTRODUCTION. — II. CORYLOPHIDAE. — III. SPHINDIDAE
(avec deux planches doubles)
par P. DE PEYERIMHOFF. ,
I. INTRODUCTION.
Les larves des Insectes Métaboles forment, à côté de leurs imagos,
un monde à part, qui a son évolution et ses caractères propres. Entre
toutes, celles des Coléoptères se distinguent par une variété et une
différenciation extrêmes, dont seules, peut-être, les larves des Diptères
offrent l’analogue. Elles ont tenté bien des chercheurs. Mais les diffi-
cultés du sujet n’ont permis à aucun, quels qu’aient été leur patience
et leur talent, de sortir des ombres du début. De leurs travaux
souvent excellents, mais toujours fragmentaires, le « système » qui
donnera la vue d'ensemble sur ces êtres ne s’est pas encore dégagé.
Deux grands noms resteront attachés à ces premières études. Et
le hasard a voulu que ces deux hommes, presque contemporains,
différassent en tout, par leur origine et par leur langue, par leur
esprit et leur méthode, par le caractère de leur œuvre.
Perkis, né Français, instruit par RéAUMUR et par DE GEER, infati-
gable visiteur de cette Gascogne d’où ilest sorti, va observer les êtres
dans leur vie même et assister à leurs métamorphoses. Ce sera un
naturaliste de plein air. On le voit d’abord dans le sillage de Léon
Durour, sans que l’âge et l'autorité du vieux maître semblent avoir
grandement faconné son talent déjà personnel. Peut-être, dans ses
premières publications, devinerait-on chez lui une certaine sympathie
pour la science un peu diluée de Muzsanr, sympathie fugitive, dont
il ne reste plus trace dans ses œuvres maïtresses. Au point de vue
biologique, il leur sera supérieur à tous deux, et par une langue plus
calme et plus exacte, et par un ensemble de recherches plus suivi.
Pourquoi faut-il que cet homme, si doué pour l'observation, si cons-
ciencieux et de si bonne foi, ait manqué d'instruments appropriés à
ses travaux ? Un meilleur microscope eût fait, de l'Histoire des Insectes
du Pin maritime et des Larves de Coléoptères, des monuments déli-
nitifs. Du moins restera-t-il à PerRis ectte suite merveilleuse de
Ann. Soc. ent. Fr., XC [14921] 7
ul
98 P. DE PEYERIMHOFF.
recherches toutes personnelles, où la divination, presque toujours
scrupuleusement vérifiée, complète si bien l’observation directe, et où
les vues générales coordonnent à tout instant la multitude des faits
rassemblés. Il lui restera aussi le charme de ses récits, sa langue
nuancée, simple pourtant, qui traduit, avec tant de bonne grâce, tour
à tour les hésitations du chercheur et l'aspect des choses, et où des
mots ailés ont comme un reflet de la nature en vie.
Rien de pareil chez Scmiôpre. C’est uniquement un savant de labo-
ratoire. Il semble que lillustre Danois n’ait jamais eu le goût d’ob-
server sur le vif les êtres qu'il a décrits avec tant d'art. Du moins
ce goût, s’il l’a éprouvé, ses travaux n’en montrent pas trace. Sont-ce
les longs hivers des pays du Nord qui l’ont contraint à vivre avec les
choses mortes? N'est-ce pas plutôt qu’il à entendu, par discipline,
s’interdire toute recherche biologique pour se consacrer pleinement
à des études de morphologie qu'il voulait parfaites? S'il est permis.
d'interpréter l'esprit ou le caractère par la figure, l’un des portraits
qu’on a de lui (!) le représente, en effet, méthodique et obstiné, tout
entier à ce qu'il fait : un profil monacal, sévère, à grands traits un
peu lourds, penché, à la lueur d’une lampe, sur un travail qu’on
devine minutieux; c'était peut-être les 12° et dernières « De meta-
morphosi Eleutheratorum observationes ». ScHIdDTE, en tous cas, à
atteint la perfection qu’il cherchait : jamais pareille délicatesse dans.
les dissections, jamais dessins plus incomparablement élégants et
exacts, jamais, si l’on peut accoupler ces mots, minutie plus concise
dans les diagnoses, d’un latin dont le maniement n’est plus égalé. Son
œuvre, qui n'a pas vieilli, dépasse le cadre où elle s'était restreinte
et appartient à là Zoologie tout entière.
Reprocher à ces deux savants les qualités qui leur Mmanquaient, —
et qu'ils avaient, réciproquement, — serait facile et vain. Il est mieux
de reconnaître qu'ils se complètent et sont indispensables l’un à
l’autre. Perris est le guide séduisant qui nous mène à la découverte
des premiers états des insectes et déroule les mystères de leur vie
cachée. Scmiôpre est l’impeccable maître qui enseigne à les décrire
exactement et définitivement.
D'ailleurs, à travers leurs disparates, ils ont eu le commun mérite
de chercher à ordonner la connaissance dès ses débuts. PERRIS à
rédigé de nombreux tableaux dichotomiques de larves dont on ne
1) P. Hansen. — Illustr. dansk Litteraturhistorie, III, 2 Udgave. Zoologi,
af Fr. MeineRT, p. 1063. — Ce portrait, gravé par P. S. KRÔYER, est de 1883,
un an avant la mort de l’illustre entomologiste.
Études sur les larves des Coléoptères. 99
peut se passer, encore aujourd'hui. ScmÔpTe, pour la plupart des
familles qu’il a traitées, a donné, outre une diagnose introductive, un
« conspectus morphologicus » et un « conspectus systematicus », vrais
musées de caractères disposés en séries et constamment utilisables.
Dans un sujet aussi complexe, il est évident que le travail d’orga-
nisation doit commencer par le bas. La description isolée d’une larve
est intéressante en soi, mais combien davantage quand elle est com
parative ! Les différences et les ressemblances qu’elle dégage alors sont
le fondement même de la classification. D’un genera des larves, —
première étape que l’on doit se fixer pour lavenir —; sortiront les
caractéristiques des familles et ce n’est qu’à partir des diagnoses de
ces types à grande extension qu'on pourra espérer aboutir à une
systématique hiérarchisée. Je ne crois pas qu’il y ait une autr
méthode pour atteindre ce but encore si lointain.
Les études que je présente ici seront conduites dans cette direction.
A moins qu'il s'agisse de formes isolées ou particulièrement remar-
quables, j'aurai soin de toujours rapprocher deux ou plusieurs larves
voisines, pour établir la double série de leurs caractères distinctifs
et de leurs caractères communs. Et toutes les fois que l’état de la
connaissance le permettra, je remonterai, usant du même procédé,
aussi haut que possible dans les catégories de la classification.
En mettant ce travail sous le patronage, en quelque sorte, de
Pers et de ScxiÔpTE, que l’on ne croie pas que j’aie pensé me guinder
jusqu’à leur incomparable talent. J'ai voulu, à mon début, rendre
à ces hautes figures l'hommage d’admiration et de respect qui leur
est dû, et les avoir toujours devant moi comme les personnifications
de la patience, du soin et de la probité.
I. CoryLopibAE (PI. 3 [I]).
1. Larve de Sericoderus lateralis Gyllh.
(PI. 3 [I], fig. 4-7).
Longueur maxima 2 mm.
Corps longuement elliptique, légèrement convexe dorsalement, plat
sur la face ventrale, Consistance extrèmement molle et téguments
fragiles. — Couleur livide sur l’ensemble. Tête rousse, sauf la partie
antérieure et deux bandes obliques rejoignant le cou. Deux taches
sur le pronotum, interrompues au tiers postérieur, et deux taches
apicales, ornant le 9e segment, d’un gris foncé. Appendices livides, à
peine chitinisés, sauf les mandibules ; articulations des hanches et des
4100 P. DE PEYERIMHOFF.
fémurs et pourtour basilaire des maxilles foncés. — Tégument
couverts de papilles incolores rendant la peau mate; taches formées
de papilles plus serrées, foncées. Dessus du corps éparsement couvert
de squames claires, aplaties, larges et apprimées sur les parties dor-
sales, longues et érigées sur le pourtour. Soies rares, jaunâtres,
localisées à la face inférieure.
Tête petite, transversale, inclinée en avant, susceptible d’une pro-
traction ou d’une rétraction étendues, déprimée sur le tiers antérieur
où cesse aussi la sculpture du tégument, ornée de quelques soies
fines. — Labre et épistome confondus en une plaque délimitée de
chaque côté par un étranglement, suturée, légèrement mucronée au
sommet, ornée en avant de quatre soies. — Ocelles au nombre de
deux, dorso-latéraux, situés exactement derrière l'insertion anten-
naire et formés de deux cornées superposées à une tache rétinienne
presque unique. — Antennes latérales, éloignées de la bouche, assez
longues, insérées sur une membrane saillante et simulant un article
chez l'individu frais, mais s’affaissant rapidement et d’ailleurs dé-
pourvue de toute imprégnation chitineuse; 1° article subtransversal ;
2 trois fois plus long, échancré vers le sommet et muni en ce point
d’un long cône sensitif; 3° court, en bouton, terminé par trois soies,
dont la médiane plus développée. — Mandibules petites, cachées sous
le labre, très adhérentes en dessous à l’armature hypopharyngienne,
à peu près symétriques, presque contiguës à la base, coudées, formées
d’une tige tridentée au sommet et d’une large base, en mola plissée à
l’intérieur ; leur lacinia est constituée par une fine membrane infé-
rieure ; elles ne portent pas de soies. — Trou occipital très large,
exactement postérieur. Pleures éloignées du cinquième environ de la
largeur de la tête.
Parties maxillaires et labiales membraneuses, petites, rejetées très en
_ avant, non saillantes en dessous et, à part le dernier article des pal-
pes maxillaires, ne dépassant jamais le contour antérieur de la tête,
même sous la pression artificielle. — Maxilles composées d’un stipe
ovale, entouré latéralement et en dessous d’une large bague chitineuse
basilaire, pourvu de trois soies et sans cardo visible; d’un lobe con-
tinu avec le stipe, prolongé au sommet et à la face interne par six
longues lanières terminées en soies ; d’un palpe triarticulé, les deux
premiers articles larges, transversaux, finement suturés, le 2*portant
une longue soie à l’angle apical externe, le 3° deux fois et demie plus
long que les précédents réunis, terminé par un bouquet de soies dont
l’une est très longue. Pas de membrane articulaire interne. — La-
bium enfoncé en avant entre les maxilles, où il porte des palpes
7
TE
LL HR SR
jte
RA
Études sur les larves des Coléoptères. 104
biarticulés, le 4e article large, le 2e mince, trois fois plus long, terminé
par une forte soie insérée sur un bouton; pas trace de langue. Le reste
du labium est constitué par une plaque convexe, à contours latéraux
et postérieur chitineux et confondant, sans aucune suture, le menton,
le sous-menton et la gula; cette plaque est ornée de deux paires de
soies. — Tête reliée au prothorax par un cou membraneux formant
goître en avant.
Segments thoraciques sensiblement plus développés que les abdo-
minaux, portant chacun deux touffes de quatre squames latérales, les
deux inférieures notablement plus longues. — Pronotum transversal,
mais aussi long que les deux segments suivants réunis, rétréci en
avant, légèrement sinué sur les côtés, muni sur sa marge antérieure
de dix squames allongées, dont quatre deux fois plus longues que
les autres et encadrées par elles, orné de chaque côté, outre ses ta-
ches foncées, d’une dizaine de courtes squames triangulaires, dissé-
minées sur le disque. — Mésonotum et métanotum semblables, trans-
versalement sillonnés au milieu, ornés comme le pronotum de deux
touffes de squames latérales. et, sur le disque, de deux rangs de squa-
mes triangulaires, au nombre de quatre ou cinq de part et d’autre.
— Segments abdominaux à peu près semblables entre eux jusqu’au
7° inclusivement, portant une seule touffe de squames latérales et deux
rangs de squames discales disposées à peu près comme sur'les seg-
ments précédents, souvent sans ordre, les deux médianes ordinaire-
ment plus iortes, 8° segment moins large que le précédent, orné de
même, échancré en arrière, 9° presque deux fois moins large, en
ovale transversal, portant à son pourtour douze squames allongées,
six plus longues, inférieures, et six plus courtes, supérieures et, sûr
le disque, six squames triangulaires, quatre en avant, deux en arrière,
— A et 8° segments de l'abdomen présentant de chaque côté, près
du bord latéral, une grosse perforation béante, à contours saillants,
située en arrière sur le 4% segment, en avant sur le 8°.
Stigmates au nombre normal de neuf paires, la 4'° latérale sur la
membrane articulaire reliant le pronotum et le mésonotum, les au-
tres nettement dorsales, près du bord antérieur des 8 premiers
segments abdominaux. Vu de dessus, le contour chitineux du pé-
ritrème apparaît comme un cercle rigide, fractionné en cinq arcs iné-
gaux et entourant l’orifice du stigmate.
Dessous du corps portant de fines soies symétriques, deux au pro-
sternum, quatre au mésosternum, six au métasternum, dix sur cha-
cun des sept premiers sternites abdominaux, huit seulement sur le
Set six sur le 9°; aux 2, 4° et 9° sternites, la deuxième paire, à
402 P. DE PEYERIMHOFF.
partir de l'axe, est très développée. Chaque pleure porte en outre
une longue soie latérale et une courte soïe interne. — Anus formant
un court pseudopode charnu [pygopodium, {!)] orné en avant de six
soies, dont les deux médianes, très robustes, insérées sur une ban-
delette chitineuse, sont presque contiguës, — en arrière, de quatre
soies subégales.
Pattes courtes, très écartées. Hanche attenant du côté externe à
un trochantin dont les contours sont chitineux, et susceptible de
recevoir une partie du fémur en contraction. Trochanters absents;
les fémurs semblent s’insérer directement sur les hanches. Tibias
deux fois plus minces. Tarse à base membraneuse, continuée sans
suture par un ongle aigu et une longue ventouse sétiforme qui le
dépasse de beaucoup.
Cette larve est abondante dans les détritus végétaux moisis envahis
par les Penicillium, dont elle dévore les spores (?). On la trouve vers
la fin de l'été et au début de lPautomne. Sa démarche est assez vive,
mais bien moins que celle de l’imago. — HegGer, qui l’a vue le pre-
mier et en a donné (1848) un signalement sommaire, la rencontrait
en été sous des feuilles de choux et la considérait aussi comme
phytophage. Sa description, ainsi que la remarqué PErRis (1855),
est à peu près nulle, à part l’indication de la forme générale et de
la nature des squames.
2. Larve d’'Arthrolips obscurus var. sanctae-balmae Ab.
(PL. 311], fig. 8-14).
Long. maxima 3 mm.
Corps longuement elliptique, assez convexe en dessus, plat en des-
sous, plus atténué en avant qu’en arrière. Consistance molle. — Cou-
leur livide. Tête rousse, sauf la partie antérieure et deux bandes
obliques en arrière, marquée en outre de deux traits obliques foncés,
interrompus sur ces bandes. Deux taches longitudinales foncées,
étranglées au milieu, sur le disque du pronotum. Dernier tergite
d’un brun rouge, sauf aux angles antérieurs. Mandibules rousses.
Articulations des pattes jalonnées par des bandes noirâtres. — Té-
guments mats, couverts de verrues étoilées. — Pourtour du corps :
orné de soies symétriques. Dessus portant de très petites squames
(1) Voir la très remarquable étude de A. Kewner sur le segment anal des
larves de Coléoptères (Vergl. Studien über das Analsegment und das Pygo-
podium einiger Koleopterenlarven, von N. A. KEMNER. — Upsala, 1918).
(2) Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [1919], p. 175.
4" | 0 Le L
S \ 1 rh, 2
A.
Études sur les larves dès Coléoptères. 103
cunéiformes condensées à chaque segment sur la saillie latérale et
sur deux bandes transversales dorsales.
Tête petite, à peu près aussi longue gue large, rétrécie en avant,
ornée de quelques soies. — Clypéo-labre transversal, orné de huit
longues soies. — Deux ocelles latéraux, à cornées saillantes. — An-
tennes très éloignées des mandibules, longues, à membrane basale
apparente; 1% et 2° articles de largeur presque égale, le 2° un peu
plus long, subcarré, portant près du sommet un petit cône sensitif;
3° plus mince et de longueur égale aux deux précédents réunis, ter-
miné par une longue soie accompagnée de trois autres beaucoup
plus courtes. — Mandibules extrêmement petites, contiguës à leur
base, à peu près symétriques, ovales et non coudées, formées d’un
large trident auquel fait suite une mola peu distincte; lacinia à peine
apparente, sous forme d’un voile membraneux peut-être érectile. —
Pleures distantes du tiers de la largeur de la tête.
Parties maxillaires et labiales construites comme chez la larve pré-
.cédente, mais portant des soies extraordinairement développées qui
dépassent presque toutes le bord antérieur de la tête et masquent
plus ou moins les contours des organes. — Maxilles chitineuses à
leurs bords interne et postérieur, mais dépourvues de cette demi-
bague basilaire qui caractérise le type Sericoderus; soies du stipe
très longues, émergeant chacune d’une large perforation du tégument ;
lobe en forme de goupillon, orné d’un bouquet de soies, dont deux
ou trois incurvées vers l’intérieur ; palpe formé de deux articles
basilaires courts, le 2° portant à l'extérieur une très longue soie, et
d'un 3° égalant au moins en longueur les deux précédents réunis,
terminé par une baguette membraneuse. — Labium encore plus large
que dans le type Sericoderus, formant une plaque convexe ornée sur
sa moitié antérieure de seize soies très développées, disposées en
quatre rangs transversaux; le palpigère, émergeant de la dépression
antérieure, porte un palpe biarticulé, à 2° article allongé, terminé par
une longue baguette. — Goître peu marqué.
Pronotum plus long et plus étroit que tout autre tergite, transversal,
à côtés largement échancrés au milieu, déterminant ainsi deux lobes
obtus, orné de deux soies au sommet, de deux sur les lobes anté-
rieurs et d’une sur les lobes postérieurs; Squames cunéiformes dis-
séminées en vagues alignements sur le disque, et condensées en
outre sur chacun des lobes. — Mésonotum, métanotum et les huit
premiers segments abdominaux ornés d’une soie latérale, accompa-
gnée de la soie pleurale inférieure, qui dépasse le contour du corps;
squames de deux sortes, les plus longues cunéiformes, les plus courtes
410% .. P. DE PEYERIMHOFF.
en polyèdre de section étoilée, condensées sur la saillie latérale et.
formant en outre deux bandes discales, séparées par un sillon, l’an-
térieure plus large que la postérieure. — Segments abdominaux
croissant en largeur jusqu’au 3° inclusivement, décroissant ensuite,
les sept premiers présentant, de chaque côté du bord postérieur, une
perforation béante à contours saillants; 8 segment à bord apical
légèrement chitinisé, échancré pour recevoir le 9°, qui est en forme:
de bouton obtus, d’un brun rougeâtre sauf aux angles, orné de deux
soies latérales, de quatre soies apicales et de quelques squames.
Stigmates circulaires comme chez la larve de Sericoderus, mais.
entourés d’une rosette d'environ douze éléments subtrapézoïdaux,
rangés dans le sens radial.
Sternums pourvus de deux soies accompagnées de cils très fins. Les.
huit premiers sternites abdominaux ornés de huit soies, une longue
sur chaque mamelon pleural, une latérale discale entourée de cils et.
quatre médianes, les deux intermédiaires très fines. 9€ tergite portant
douze soies autour du pygopodium, celui-ci un peu plus saillant que-
chez la larve précédente, orné seulement de six soies égales, insérées.
vers la base, et dépourvu de ces deux longs poils géminés qui carac-
térisent le type Sericoderus.
Pattes comme chez la larve précédente, mais à articulations munies
de renforcements chitineux beaucoup plus développés.
Cette larve vit sur les grands Polypores (notamment Polyporus
fomentarius Fr.), dont elle mange les spores. On la trouve en automne
et au printemps (1).
Elle est bien conforme, dans ses caractères les plus apparents, à
celle d’Arthrolips piceus Com., décrite (s. n. Gryphinus) par PERRIS
en 1855. Mais l’auteur n'a vu ni les lobes maxillaires, ni les « fora-
mina » latéraux des tergites, et il parle de « mandibules de médiocre
longueur, étroites, arquées, acérées et nullement dentées ». Ces dif-
férences donneraient à supposer qu'il a eu affaire à un tout autre type,
si la forme du corps, sa pigmentation et la disposition des soies n’in-
diquaient qu’il s’agit bien d’un Arthrolips.
Je crois que la description de la larve d’Orthoperus brunnipes GyIh.
(sub O0. piceus Steph.), également due à Perris (1852), donnera lieu,
quand on sera en mesure de la reviser, à des rectifications analogues,
notamment en ce qui concerne les foramina, dont il n’est pas fait men-
tion. Ces organes ont été signalés par Morizz (1903) chez la larve de
(1) Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [1919], p. 175.
PE
pu SE
PRE?
Études sur les larves des Coléoptères. 105
Corylophodes marginicollis Lec., et semblent bien être l’une des carac-
téristiques marquantes de la famille.
Les types larvaires Sericoderus et Arthrolips diffèrent entre eux par
leur forme générale, la structure des antennes, du lobe maxillaire,
des mandibules, de la plaque sous-labiale, du péritrème des stigmates,
et par la répartition des soies, des squames et des foramina. Ils ont
en commun l’absence de cerques, la structure analogue du tégument,
la conformation des pattes (en particulier la présence d’une soie adhé-
sive annexée à l’ongle) et des palpes, surtout ces organes symétriques,
placés à la face dorsale de l’abdomen, où ils forment des perforations
béantes très distinctes des stigmates et que je nomme « foramina ».
Aucun de ces caractères ne rappelle en quoi que ce soit le type
larvaire des Necrophaga auxquels, en fin de compte, on a rattaché les
Corylophidae. Je suis donc d’avis de renoncer à classer ici cette famille.
D'autre part, et par élimination, ce n’est guère que parmi les Clavi-
cornia qu’elle peut prendre place. Peut-être faudra-t-il revenir à
l’ancienne conception d’Ericasox et de Le Conte, et rapprocher les Cory-
lophidae des Coccinellidae, dont les larves sont pareillement dépour-
vues de cerques et présentent, au moins dans le type Hyperaspis ('),
une série de foramina abdominaux. Analogie cependant insuffisante,
il faut le reconnaître, pour formuler 4 cet égard une opinion assurée.
Liste des larves de Corylophidae
auparavant décrites.
Arthrolips piceus Com. [sub Gryphinus]. — Perris, Mém. Soc. roy.
sc. Liège [1855], p. 270 [42], pl. V bis, fig. 93-100. — Extr. in KOLBE,
Zeistchr. f. Entom. XX [1895], p. 2. — Ibid. in GANGLBAUER, Kaf. Mit-
teleur., II A 1899, p. 277. — Ibid. in Marrews, Mon. of une Col.
Corylophidae a. Sphaeriidae, 1899, p. 23, pl. A.
Sericoderus lateralis Gyllh. — Heecer, Isis, 1848, p. 326, pl. 3. —
Extr.in Peris, |. cit., p. 272 [44]. — Ibid. in GANGLBAUER, 1. cit., p. 282.
Corylophodes marginicollis Lec. — Morizz, Ent. News, XIV [1903],
p. 135, pl. 6.
Orthoperus brunnipes Gyllh. [sub piceus Steph.]. — PErRis, Ann.
Soc. ent. Fr. [1852], p. 587, pl. 44, fig. V, 24-27. — Extr. in PERRIS
[1855], 1. cit., p. 272 [44]. — Ibid. in GANGLBAUER, 1. cit., p. 273,
fig. 19. —4bid. in Marrews, 1. cit., p. 24, pl. A. — Jbid. in Sxarpr,
Cambr. Nat. Hist., 1901, p. 228, fig. 107 A.
(1) Admirablement décrit et figuré par A. Büvine, in Proc. U. S. Nat.
Museum, vol. 51, p. 622-628, pl. 118 et 119.
106 P. DE PEYERIMHOFF.
IT. SpHiNpibAE (PI. 4 [II|).
3. Larve de Sphindus dubius Gvllh.
(PI. 4 [II], fig. 15-24).
Longueur maxima : #4 mm.
Corps éruciforme, convexe dorsalement, un peu aplati ventralement.
Consistance molle.— Couleur jaune rougetre variée en dessus dé ban-
des noires ou obscures: tête foncée sur l’épistome, la partie postérieure
de l’aire frontale et deux bandes latérales n’atteignant pas le vertex;
pronotum couvert, sauf sur sa base, d’une très large plaque noirâtre
interrompue sur la ligne médiane; mésonotum et métanotum avec
deux taches largement séparées au milieu; segments abdominaux 1-8
ornés de deux taches analogues, mais plus foncées et à contours plus
précis ; 9 segment inerme, entièrement d’un brun livide; appendices
plus foncés que les téguments, sauf la base des hanches. — Téguments
mats. — Pilosité claire, condensée en certains points, manifestement
plus longue aux deux extrémités du Corps.
Tête transversale, à bords latéraux arrondis, légèrement inclinée
en avant, déprimée et bifovéolée sur la moitié antérieure, longuement
pileuse. — Épistome saillant, convexe. Labre membraneux, bien
détaché, sinué au sommet. — Trou occipital elliptique. Pleures dis-
tantes du tiers environ de la largeur de la tête.
Ocelles en groupe de six sur une tuméfaction latérale située derrière
Pantenne, noirs, surmontés chacun d’une cornée saillante, presque
toujours excentrique. — Antennes insérées en avant de la tête, de trois
articles, le 4° légèrement plus long que large, porté sur une grosse
base membraneuse, le 2° deux fois plus mince, près de trois fois plus
long, le 3° très petit, terminé par une soie et accompagné d’une
baguette membraneuse. — Mandibules à peu près symétriques, Compo-
sées d’une tige bidentée au sommet, avec quatre courtes dents faisant
suite, et d’une large base portant, en avant, un rétinacle aigu, en
arrière et à l’intérieur une surface molaire râpeuse.
Parties maxillaires et labiales molles, très saillantes en dessous, à
segmentation accusée. — Maxilles composées d’un large stipe basé sur
un cardo plus chitineux, en fourche, perpendiculaire au plan du
corps, d’un lobe continu (c’est-à-dire non suturé) portant au Sommet
une large surface membraneuse munie de soies épanouies, et d’un
palpe inséré sur une saillie détachée, formé de trois articles dont le
dernier égale presque en longueur les deux précédents réunis. Une
large membrane articulaire réunit la maxille au labium qui est com-
posé d’avant en arrière : d’un palpigère transversal portant des palpes
\
Études sur les larves des Coléoptères. | 107
de deux articles subégaux, accompagnés à la face supérieure d’une
large langue membraneuse, échancrée au sommet, qui les déborde
latéralement, — d’un menton trapézoïdal, — d’un sous-menton de
même forme, contigu à un goiître transversal, superposé à la suture
entre la tête et le pronotum.
Segments thoraciques légèrement plus étroits que les abdominaux
ét beaucoup plus longs. — Pronotum trapézoïdal, à plaques dorsales
portant chacune, vers le milieu, une double impression oblique, et fran-
gées de soies, dont deux latérales très longues; surface dorsale cour-
tement pileuse. — Mésonotum et métanotum transversaux, à plaques
ornées d’une strie transversale antérieure et de deux fovéoles posté-
rieures ; pilosité moins abondante qu’au pronotum; soies latérales
condensées en longue touffe de chaque côté. — Segments abdominaux
1-8 ornés de plaques de plus en plus larges et de plus en plus foncées
d'avant en arrière, trifovéolées sur les segments antérieurs, se termi-
nant sur les côtés par un mamelon membraneux chargé d’une touffe
de cinq ou six soies (plus ou moins caduques chez la larve âgée), et
frangé en arrière de soies dont trois sont plus longues, surtout en
arrière. 9° segment d’un brun livide, orné au milieu d’une rangée de
taches plus foncées et frangé à l’apex de dix longues soies. — Pleures
représentées au mésonotum et au métanotum par deux soies distantes,
aux segments abdominaux par un mamelon d’où partent cinq ou six
- soies plus ou moins caduques, l’une d’elles plus longue et plus stable.
Stigmates circulaires, normalement placés, à péritrème dépourvu
d’armature chitineuse, le 4% plus gros, latéral, au premier quart anté-
rieur du mésonotum, sur un mamelon détaché, les huit autres au
tiers antérieur dorsal des premiers segments abdominaux.
Dessous du corps livide. Deux soies médianes au mésosternum et
au métasternum, qui sont sillonnés au tiers antérieur. Six fovéoles
antérieures (plus ou moins effacées sur les derniers anneaux) et huit
soies postérieures aux huit premiers segments ventraux. 9° segment lar-
gement béant pour donner passage au pygidium, lequel est transversa-
lement fendu en deux lèvres, dont l’antérieure est échancrée au milieu.
Pattes distantes environ du quart de leur segment d'insertion, com-
posées d’une hanche conique largement basée sur un mamelon mem-
braneux, d’un trochanter triangulaire, d’un fémur environ trois fois
plus long que large, d’un tibia presque de même longueur, mais deux
fois plus mince, et d’un long tarse onguliforme. Soies rares et courtes.
Chez les spécimens jeunes, seul le pronotum porte une plaque
foncée de chaque côté; les soies sont plus longues et beaucoup plus
développées à l'arrière.
108 P. DE PEYERIMHOFF.
Cette larve se développe en quelques jours dans la substance des
Myxomycètes lignicoles. Je l'ai obtenue, en fin juin, de Fuligo septica
Gm. (!).
Perris (1855) a déjà fait connaître le type larvaire du Sphindus
dubius, dont CHEvroLAT (1833), en trois lignes et à l’aide d’une figure
incorrecte, avait donné un signalement dépourvu de toute valeur
documentaire. Il a ajouté ensuite (1887) quelques rectifications à sa
description. Bien que nous ayons, sans aucun doute, étudié la même
larve, je suis en désaccord avec lui : sur la conformation du labre,
qui est positivement sinué quand on l’examine normalement, — sur
la structure des mandibules, dont le sommet porte quatre dents à la
suite du bident apical et qui ont, en outre, vers le milieu, un réti-
nacle allongé et à la base une surface molaire, caractères qui ne sont
perceptibles, il est vrai, qu'après dissection, — sur celle des maxilles,
dont le lobe est garni de cils mous et non « spinuliformes », et dont
les palpes ont le 2° article plus court et non pas plus long que le 3°,
— sur la coloration du 9° segment abdominal, qui est brun livide et
non pas noir. |
4. Larve de Conipora orbiculata Gyllh.
(PI. 4 [IT], fig. 25-28.)
Longueur maxima : 3,2 mm.
Même structure typique que la larve de Sphindus.
Corps plus court et plus large, plus aplati dorsalement. Consis-
tance plus molle. — Couleur jaune livide, sauf la tête, teintée comme
dans le type Sphindus et des taches dorsales situées aux segments 3-8
de l’abdomen. Les trois thorax et les deux premiers segments abdo-
minaux en sont dépourvus et ne montrent à leur place que de vagues
impressions. Appendices livides comme les téguments du corps, mais
luisants. — Pilosité claire beaucoup plus allongée et, sur les côtés des
trois thorax, beaucoup plus abondante.
Tête comme dans le type Sphindus, mais à labre profondément
échancré. — Antennes à 2° article extrêmement allongé et aminci, le
3°, au contraire, un peu plus court que chez la larve précédente. —
Mandibules plus acérées et plus grêles au sommet. — Ocelles et parties
maxillaires comme dans le type Sphindus.
Segments thoraciques plus élargis, beaucoup plus développés que
(1) Cf. Ann. Soc. ent. Fr.[1919], p. 185.
Études sur les larves des Coléoptères. 109
lès abdominaux. — Pronotum (!) non pastrapézoidal, mais cordiforme
et plus étroit que les deux segments suivants. —Pleures des segments
abdominaux beaucoup plus développées, en forme de gros bourrelets
saillants, très détachés des écussons dorsaux.
Stigmates peu visibles, pâles, situés dans le sillon qui sépare les
pleures des tergites.
Pattes plus grèles que dans le type Sphindus.
Vit comme la précédente et avec elle (?).
Cette larve différerait de celle de C. (Aspidiphorus) Lareyniei du
V., décrite par Perris en 1877, principalement par la présence de
plaques foncées sur les segments 3-8 de l’abdomen, alors que ces
mêmes segments sont uniformément livides dans le type étudié par
Pers. Il est à noter que la structure de l’antenne est identique chez
les deux espèces.
Le type larvaire Conipora diffère du type Sphindus par la forme
beaucoup plus ramassée, le pronotum plus transversal et très arrondi
latéralement, l'absence de pigment sur le thorax et au moins les
deux premiers segments abdominaux, la pilosité plus longue, le labre
plus échancré et l’élongation du 2° article des antennes.
L'un et l’autre ont cependant une structure extrêmement homogène,
que Perris (1877, p. 244, 245) a le premier mise en lumière, et dont
les principales caractéristiques sont : le groupement des soies en
touffes, la structure des mandibules, des maxilles et du labium, no-
tamment cette large langue mernbraneuse que l’on peut considérer
comme des paraglosses soudés, le nombre six des ocelles, l'absence
de cerques, etc.
Selon le type larvaire, quelles sont les affinités des Sphindidae ?
Après avoir écarté les premières hypothèses émises à cet égard par
les auteurs, et aussi diverses que peu vraisemblables pour la plupart,
PerRis (1. C., p. 246) ajoute : « sans rien préjuger.. ces larves
paraissent, jusqu’à présent, se rapprocher de celles des Liodes, des
Agathidium, des Clambus et même des Lathridius plus que de toutes
les autres larves connues ». Pour les Necrophaga, leurs rapports
avec les Sphindidae ne sont pas à envisager : leurs larves sont essen-
tiellement caractérisées par la constitution du lobe maxillaire, qui est
aigu, pectiné en dedans et auquel est presque toujours adjoint une
(1) La figure 25 de la larve de Conipora orbiculata indique entre la tête
et le prothorax, un cou très développé. Cette partie peut être tout aussi in-
diquée chez la larve de Sphindus lorsqu'elle est distendue.
(2) Cf. Ann. Soc. ent. Fr. [1919}, p. 185.
110 P. DE PEYERIMHOFF.
lacinia membraneuse (!), — et par la présence de cerques généra-
lement annelés; or,ces caractères manquent aux larves de Sphindidae.
Pour les Lathridiidae, ils restent à établir ; néanmoins, les probabili-
tés sont que la famille des Sphindidae appartient aux Clavicornia, et
lorsque les principaux types larvaires de ce grand groupement seront
plus exactement connus, sa place pourra sans doute y êtreprécisée (?).
Liste des larves de Sphindidae
auparavant décrites.
Sphindus dubius Gylh. — CHevroLAT (s. S. Gyllenhali), Rev. en:
tom. de Silbermann [1833], n° 8. — Perris, Mém. Soc. roy. sc. Liège
[4855], p. 261 [23], pl. V, fig. 56-63. — Extr. in KiEsENWETTER, Nat.
Ins. Deutschl. V, A, 1877, p. 20. — Perris, Larves de Coléoptères,
1877, p. 244, 245.
Conipora Lareyniei du V. — PErnis (s. Aspidiphorus), 1. c., 4877,
p. 242, pl. VIL fig. 268-275.
EXPLICATION des PLANCHES.
Planche 3 [I].
Sericoderus lateralis Gyllh.
— Larve âgée vue en dessus (xX 37).
— Larve âgée vue en dessous (X 37).
Tête vue en dessous.
— Maxilles et labium sous le clypéo-labre.
— Mandibules attenant à une partie de l’armature hypopharyn-
gienne; en avant, le clypéo-labre.
— 6. — Partie du tégument dorsal du 1° segment de l'abdomen, avec un
stigmate, le foramen et une squame.
— 7, — Patte antérieure droite, vue en dessous.
|
FR En n
|
(1) Caractère que PerRis n’a vu, ni pour le type Anisotoma (Liodes), ni
pour le type Agathidium, où, comme l'a montré Scmüpre, il existe positi-
vement.
(2) Saare et Mur (The eu anatomy of the male genital tube in
Coleoptera, in Trans. Ent. Soc.of London, 1912, p. 533) concluent, après avoir
étudié le pénis des types Sphindus et Aspidiphorus : « At present we can
only place this form near Phalacridae, etc., but the association is a forced
one ».
Fig.
d
Études sur les larves des Coléoptères. au
Arthrolips sanctae-balmae Ab..
8. — Larve âgée, vue en dessus (x 23).
— 9. — Larve âgée, vue en dessous (>< 23).
10. — Tête, vue en dessous.
11. — Maxille, labium et plaque infra-labiale, vus de côté (le palpigère
labial en protraction).
12. — Mandibules et partie de l’armature hypopharyngienne.
13. — Partie du tégument dorsal de l’abdomen, avec un stigmate, un
14
foramen, un groupe de squames étoilées et un groupe de
squames cunéiformes.
. — Patte postérieure gauche, vue en dessous.
Planche 4 [II].
Sphindus dubius Gyllh.
Fig. 15. — Larve âgée vue en dessus (< 20,5).
— 16. — Larve âgée, vue en dessous (>< 20,5).
— 17. — Derniers segments de cette larve, vus de côté.
— 18. — Jeune larve vue de côté.
— 19. — Tête vue en dessus.
— 20. — Tête vue en dessous.
— 21. — Tête vue de côté.
— 22. — Maxille et labium (après dissection).
— 23. — Mandibule gauche vue en dessus.
— 24, — Patte postérieure droite vue de côté.
Conipora orbiculata Gylh.
Fig. 25. — Larve âgée vue en dessus (< 21,5).
— 26. — Moitié antérieure gauche de la tête.
— 27. — Mandibule droite vue en dessous.
— 28. — Patte postérieure droite vue de côté.
NOUVEAUX CEUTHORRHYNCHINI
DE L'AMÉRIQUE DU SUD
par À. HusrACcHE.
Les espèces jusqu’à présent décrites de l'Amérique du Sud et appar-
tenant à ce groupe sont les suivantes : Coeliodes albovarius Bohem.,
C. ganglionus Bohem., C. riguus Bohem., C. umbraculatus Fabr., Ceu-
thorrhynchus nodicollis GyIl., C. sellatus Bohem., C. subsultans Bohem.,
“Hypocoeliodes coronatus Faust, H. pleurostigma Faust; au total
9 espèces; c’est bien peu, pour une contrée aussi vaste et aussi riche
en Curculionides. Les matériaux obligeamment communiqués par
M. G. Arrow, du British Museum, et ceux que j'ai pu me procurer à
Paris chez MM. Doxcoxier et Le MouzT, me permettent de décrire ici
17 espèces nouvelles. Toutes ces espèces peuvent rentrer dans des
genres connus; cependant 4 d’entre elles, 3 Cnemogonus et 1 Phy-
tobius, méritent une mention spéciale, car elles offrent certains carac-
tères non signalés comme génériques, soit pour les Cnemogonus, soit
pour les Phytobius, et qui pourraient exiger peut-être leur séparation
comme sous-genres; mais la faune sud-américaine est encore trop
peu connue pour autoriser la subdivision des genres dont même la
place dans la tribu est controversée. C’est ainsi que le genre Hypo-
coeliodes rentre dans les Hypurina (REITTER, SCHUL1Z), ou dans les
Coeliodes (Dierz). Les Cnemogonus dont il est ici question ont à la fois
les fémurs renflés des Hypocoeliodes et les tibias aplatis, mais non
dentés des Cnemogonus; en outre leurs fémurs sont dentés, caractère
qui ne conviendrait pas aux Cnemogonus ; je ne les ai rapportés à ce
dernier genre qu’à cause de la forme aplatie et bien spéciale de leurs
tibias.
Le nouveau Phytobius est remarquable par son insertion antennaire,
les scrobes commençant latéralement au bord supérieur du rostre.
Genre Hypocoeliodes Faust.
Stett. entomol. Zeit., LVII, 1896, p. 100.
Syn. Orchestomerus Dictz, Champ., Biol. cent. Am., p. IV, 5, p. 140.
Ce genre américain, dont quinze espèces sont déjà décrites, est
particulièrement bien représenté dans l'Amérique du Sud, où il
060 7 616 0taet RON A AUS NEA Ne CES
AN a FEAT “ ?7:* £ ve
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. . 113
semble remplacer Le genre européen Ceuthorrhynchus. Outre les
douze espèces nouvelles décrites ici, jen ai vu une vingtaine
d'autres représentées par un nombre trop restreint d'exemplaires
pour qu'il soit prudent de les décrire. Les espèces dont la descrip-
lion. suit peuvent ètre partagées en deux groupes, suivant qu'elles
ont ou non le bord inférieur du prothorax bordé sous les yeux d’une
frange de cils courts blancs ou flaves. Toutefois, comme ce caractère
est parfois difficile à voir si la tête n’est pas détachée du corps, il n’a
pas été utilisé dans le tableau suivant destiné à faciliter la détermi-
nation des espèces.
TABLEAU DES ESPÈCES.
AE Eu A A TEE PM TN NOR RRRES EE es CEA D
ATOS HOTEL M Sant HS A DE 2, DA LITE HA AUTRE 5.
2. Une tache postscutellaire noire et veloutée.............. 3.
— Pas de tache postcutellaire; stries élytrales formées de
gros points séparés, 3,8 -4 mm..... melanocephalus, n. Sp.
3. Interstries convexes, les impairs à peine plus saillants
que les autres; tache postscutellaire ronde et petite,
atteignant pas:la base des élytres....:...1.....,.,7.. 4.
— Interstries impairs nettement plus convexes que les
autres ; tache postscutellaire allongée atteignant la base de
la suture, bordée en avant et en arrière de quelques
squamules blanchâtres, 3-3,2 mm....... monostigma, N. Sp.
4. Prothorax et élytres munis de très courtes soies; une
macule flave sous les tubercules du prothorax; élytres
plus larges que longs, leur base finement bordée de noir,
A M RO y RE IDR maculatus, n. Sp.
— Prothorax et élytres dépourvus de soies; pas de macule
flave sous les tubercules du prothorax; élytres au moins
aussi longs que larges entre les épaules, leur base conco-
OR SE ME RE Ne 1. Lu dire affinis, n. Sp.
22
©t
Au moins quelques interstries des élytres, munis de tuber-
GUEST OA GOTES er RAEN.. 1.2 : LINE. 204 6.
— Surface des élytres régulièrement convexe, les interstries
n'ayant au plus que de très petits tubercules...,.,...... 8.
6. Interstries impairssurélevés, quelques-uns au moins munis
Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921]. 8
114 . : A. HUSTACHE. |
d’une ou de plusieurs petites crêtes ............ A A F.
— Jnterstries peu différents de convexité, munis seulement
de petits tubercules (voir aussi plus loin). .... vicinus, D.Ss
7. Un rang de gros points Le long de la base du prothorax et
quelques points analogues bien distincts dans ses angles
antérieurs; squamules des élytres brunes et éparses,
DD ON» ets RO CDS D RTE gibbosus, n.s
— Pas de rangée de points remarquables sur la base du pro-
thorax ; revêtement élytral brun-jaune, varié de mouche-
tures plus claires jaunâtres ou blanchâtres, 3,5 mm......
tessellatus, n.
8. Élytres dépourvus de soies mi-dressées, leur suture con-
COlDre RL RENE E Pre LS Et SELS SAUTER 9.
— Élytres munies de courtes soies, demi-dressées, dirigées
en arrière; suture blanche, 2,3-2,5 mm... muricatus, n.
9. Interstries plans ou peu convexes, au moins aussi larges
que les stries, tout au plus avec quelques petits tubereules
Interstries très convexes, plus étroits que les stries, munis
d'un rang de nombreux petits tubercules aigus, 2,2-
2,4 MmM....:...... PARUS A Re MR AO vicinus, D. S
10. Prothorax subconique, à peine resserré derrière son
bord antérienr "me neReneer SR LS MAT REA de ed LL.
— Prothorax transversal; interstries impairs un peu plus
fortement convexes que les autres; pattes robustes,
CRÉATION CRETE Es LB TATSE VE guyanensis, Dh.
11. Interstries impairs des élytres un peu plus élevés que les
autres ; pattes grêles.................... PROS DIN AS
__ Prothorax à sillon médian peu profond, élargi en son
milieu, interstries élytraux de même convexité; pattes
robustes, 2,22 EME act IE CANON griseus, 1. S
12. Bord antérieur du prothorax échancré au-dessus du vertex,
l’échancrure limitée de chaque côté par un denticule aigu ;
épaules subrectangulaires. 14,8-2 mm...... _ nebulosus, n,
Bord antérieur du prothorax simplement échancré, sans
denticules distincts ; épaules en angle très obtus 1,8 -2 nim.
conicus, n.Ss
ua
7
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 115
DESCRIPTION DES ESPÈCES.
1° GROUPE.
Bord antérieur du prothorax bordé autour des yeux
d’une frange de cils courts blancs ou flaves.
Hypocoeliodes monostigma, n. sp. — Ovale très court, rouge-
brun; élytres ornés d’une tache postscutellaire oblongue, noire,
veloutée, les 3°, 5°, 7° interstries costiformes à leur base.
Rosire épais, moins Tong que le prothorax, presque droit, faible-
ment coudé vers l'insertion antennaire, plus du double de la largeur
des tibias antérieurs, rétréci à sa base, muni d’une carène médiane
effacée vers le sommet, rugueusement ponctué, hérissé de squamules
cendrées.
Antennes grêles et courtes, le scape foncé, le funicule et la massue
brun de poix, insérées un peu au delà du milieu du rostre; scape
progressivement et faiblement épaissi vers le sommet; 1° article du
funicule du double aussi épais et plus long que le 2°; 2° et 3° plus
longs que larges’, les suivants graduellement plus courts, non épais-
sis ; massue oblongue et petite.
Tête déprimée entre les yeux, rugueusement ponctuée, finement
squamulée ; vertex caréné.
Prothorax transversal, plus du double aussi large en arrière qu’en
avant, le bord antérieur plus clair, finement relevé et nettement échan-
cré au-dessus du vertex, les bords latéraux presque rectilignes. Disque
convexe, transversalement impressionné derrière le bord antérieur,
muni de deux gibbosités médianes, grandes, assez élevées, obtuses au
sommet, séparées par un sillon étroit, assez profond, abrégé à ses
extrémités, et en outre de chaque côté de la gibbosité, un peu en
arrière, d’un tubercule triangulaire, aigu, beaucoup plus saillant;
ponctuation fine et serrée, cachée sous une squamosité pulvérulente
peu dense, flavescente.
Élytres un peu plus larges que longs, leur plus grande largeur un
peu en arrière des épaules, les bords latéraux faiblement arqués-con-
vergents en arrière, séparément et très obtusément arrondis au som-
met, où leur angle sutural est très obtus; calus huméral assez saillant.
Stries assez fortes et flexueuses ; interstries irréguliers, convexes, les
alternes plus fortement, en particulier les 3°, 5°, 7° qui sont costiformes
vers leur base; disque irrégulièrement convexe, bosselé par les irré.
gularités de la convexité des stries, déprimé sur le tiers basal des
interstries 1-3.; d’un rouge-vineux couvert de squamules sétiformes,
i
116 A. HUSTACHE.
épaisses, dressées, très courtes, noirâtres et cendrées mêlées, parti-
culièrement visibles sur les côtes; la tache veloutée occupe la dépres-
sion antérieure et elle est en avant faiblement bordée de squamules
blanches.
Paites assez robustes, finement squamulées de cendré; fémurs.
claviformes, armés d’un petit denticule; tibias grêles et droits; article
des tarses allongés, le 1% presque du double de la longueur du 2,
simplement pubescents de blanc en dessous. Ongles courts et appen-
diculés.
Dessous à ponctuation forte et assez serrée, couvert de squamules
allongées, grossières, blanchâtres, assez serrées. Pygidium densément
ponctué, finement squamulé.
c.. Tibias intermédiaires armés au sommet interne d’un tout petit
onglet; une fossette large, profonde, squamulée sur le segment anal.
Long. 3-3,2 mm.
Variation : prothorax plus foncé, dessous et pattes noirs, tarses
. testacés.
Brésil : Jatahy, province de Goyaz (DoncxiEeR) (!); Sertao de Dia-
mantina (GOUNELLE, MUSEUM DE PARIS).
Hypocoeliodes maculatus, n. sp. — En ovale court, rouge-
brique, prothorax fortement et densément ponctué; élytres ornés
d’une petite tache postscutellaire, ronde, noire, veloutée, précédée d’une
tache allongée flave, formée de très petites squamules rondes.
Rostre noir, épais, plus court que le prothorax, aussi large au
sommet que les fémurs antérieurs, rétréci vers sa base, modérément
arqué, avec une forte carène médiane, et finement sétosulé.
Antennes noirâtres, grêles et courtes, insérées vers le milieu du
rostre; scape brusquement épaissi au sommet; 1° article du funicule
court et épais, un peu plus long que le 2°; les suivants graduellement
plus courts, à peine épaissis; les derniers transversaux ; massue
avoide, courte et épaisse.
Tête noire, profondément impressionnée entre les yeux, à ponctua-
tion forte et serrée, éparsément couverte de squamules flavescentes,
sétiformes, mi-dressées. Yeux grands et saillants. Vertex caréné.
Prothorax transversal, sa plus grande largeur à sa base qui est trois
fois aussi large que le bord antérieur, ses bords latéraux faiblement
sinués ; bord antérieur sinué, brièvement relevé et nettement échancré
au-dessus du vertex ; bord postérieur presque droit; disque convexe,
(1) Toutes les espèces suivies du nom de MM. Doncxter ou Le Mourr font
partie de ma collection.
ni:
hi
das: 2%.
Lu à |
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 117
transversalement impressionné derrière le bord antérieur, muni de
deux gibhosités médianes, peu fortes, séparées par un large et pro-
fond sillon médian, et en outre de chaque côté, près des bords latéraux,
un peu en arrière de la gibbosité, d’un tubercule assez gros et assez
aigu; couvert d’une ponctuation profonde, serrée, nette; muni de
très petites soies noires, dressées, éparses, de quelques squamules
flavescentes, pililormes, appliquées, plus nombreuses sur les côtés.
enfin d’une petite tache ‘de squamules flavescentes placée en avant et
sous les tubercules latéraux.
Élytres plus larges que longs, les bords latéraux faiblement arqués-
convergents en arrière, séparément arrondis en arc très ouvert au
sommet. Calus huméral peu marqué, l’apical saillant. Stries larges et
profondes, marquées de gros points assez brillants, beaucoup plus
larges que les intervalles les séparant, interstries convexes, particu-
lièrement en avant, le 3 costiforme, tous garnis de fines aspérités
desquelles émergent de très courtes soies noires, semi-dressées, diri-
gées en arrière. Disque convexe, brièvement déprimé à la base qui
est relevée contre celle du prothorax et marginée de noir.
Pattes médiocrement épaisses, ponctuées, finement squamulées ;
fémurs brièvement échancrés en arc au sommet et inermes; tibias
droits, tarses épais et courts, pubescents en dessous; ongles appen-
diculés et bifides à la base.
Dessous à ponctuation médiocre, peu serrée, couvert de squamules
pas très serrées, flavescentes et allongées. Pygidium arrondi au som-
met, à points grands, serrées, assez profonds, avec un large sillon
longitudinal médian, approfondi à la base, et muni de soies flaves-
centes semi-dressées, plus nombreuses sur le pourtour.
Long. 3,2-3,5 mm.
Variation : Dessous et pattes noirs, prothorax en grande partie
noir, ou seulement avec deux ou quatre taches noires sur les gibho-
sités.
Brésil : Jatahy, province de Goyaz (Donkier). Une série de spéci-
mens.
Hypocoeliodes affinis, n..sp. — Espèce très voisine de A. macu-
latus. Elle en diffère par l'absence de soies noires sur le prothorax; la
partie postérieure des élytres porte seulement quelques rares soies
rouges, d& la coloration foncière des téguments. Le prothorax a une
ponctuation aussi grande, mais beaucoup moins profonde, superficielle ;
ii est plus bombé en arrière, avec une dépression médiane moins forte
et les tubercules latéraux plus petits. Les élytres sont plus longs.
us A. HUSTACHE.
aussi longs que larges entre les épaules, et n’ont pas de bordure noire "
sur la base. Pattes antérieures noirâtres, les autres rouges.
Long. 3,2-3,5 mm.
ne '-
Brésil : Santarem (Brrrisa MusEUM, coll. PAscoe et BATES).
Hypocoeliodes melanocephalus, n. sp. — Rouge-brique, rostre,
antennes, tête, une étroite bordure sur la base du prothorax noi-
râtres ; élytres à peine aussi longs que larges aux épaules, à stries
formées de gros points allongés, profonds, espacés, séparés par des
intervalles plus longs qu'eux, ordinairement foncés.
Rostre de la longueur du prothorax, rétréci à la base, profondé-
ment et rugueusement ponctué, finement sétosulé.
Antennes robustes, insérées vers le milieu du rostre; massue
brusquement épaissie au sommet; 2° article du funicule à peine plus
court et beaucoup moins épais que le 4°, les suivants graduellement
plus courts, les deux derniers transversaux et épaissis, massue oblon-
gue, acuminée au sommet.
Tête déprimée entre les yeux, ses bords relevés contre ceux-ci;
vertex nettement caréné; densément ponctuée et couverte, particu-
lièrement sur les bords et autour des yeux, de fines soies flaves-
centes. Yeux grands, peu convexes.
Prothorax transversal, largement resserré derrière le bord antérieur
qui est sinué, aiguëment échanceré au milieu, les bords de l’échancrure
formant de chaque côté un denticule triangulaire; bords latéraux
élargis, arrondis en arrière; base fortement bisinuée, plus du double
de la largeur du bord antérieur; disque assez convexe, muni de
deux bosses allongées, peu saillantes, séparées par un sillon médian
profond, et en outre, de chaque côté, près des bords latéraux, d’un
tubercule aigu ; couvert d’une ponctuation profonde, grosse, rugueuse,
et muni de fines soies flavescentes, éparses.
Élytres courts, leur plus grande largeur entre les épaules; au som-
met à peine moitié aussi larges, les bords latéraux arqués-convergents
dès les épaules, plus fortement en arrière. Interstries impairs un peu
plus larges et plus élevés que-les autres, tous convexes, alutacés, et
munis de petites aspérités, aiguës, brillantes, assez bien alignées,
mais écartées, émettant à leur sommet de très courtes soies noires,
fines, arquées, visibles de profil. Disque convexe, brièvement et for-
tement déprimé le long de la base et autour de l’écusson.
Pattes robustes, courtes, à ponctuation assez serrée, mais peu pro-
fonde et finement, éparsément squamulées. Fémurs épais, munis d’un
simple fascicule de squamules; tibias aplatis, peu élargis au sommet,
k | /
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 119
où ils sont villeux; corbeille tarsale formée de cils noirs; tarses
robustes et courts, le 3° article fortement tomenteux en dessous. Ongles
robustes, bifides et appendiculés à la base.
Dessous muni de quelques squamules flavescentes assez grossières,
émises par de gros points, profonds, écartés, unisériés sur les 3° et
4° segments abdominaux. Pygidium à ponctuation profonde, grosse et
serrée.
. Une grande et profonde fossette sur le segment anal, et les
quatre tibias postérieurs armés au sommet d’un petit onglet courbé.
Long. 3,8-4 mm. F
Le prothorax est parfois marqué de quelques petites taches noires,
mal limitées.
La ponctuation fovéiforme des stries élytrales de cette espèce la
distingue aisément des espèces voisines.
Vénézuela : Caracas (BririsH MusEuM, coll. PAscog et Fry).
Hypocoeliodes gibhosus, n. sp. — Noir brun, submat, antennes
et pattes rousses; les 3°, 5°, 7°, 9° interstries des élytres, et leur
calus apical et huméral, fortement tuberculés.
Rostre épais, arqué, de la longueur du prothorax, ses bords latéraux
parallèles, à la base densément ponctué variolé et muni d’une carène
médiane peu saillante, la ponctuation effacée au sommet, finement
sétosulé.
Antennes grêles insérées vers le milieu du rostre ; scape peu épaissi
au sommet; 2° article du funicule de même longueur que le 4°", mais
beaucoup moins épais; les suivants graduellement plus courts, à
peine épaissis; massue ovale, acuminée.
Tête fortement déprimée entre les yeux ; vertex caréné, muni d’un
petit tubercule obtus de chaque côté de la carène médiane ; ponctua-
tion dense, moins grande que celle du rostre.
Prothorax transversal, largement et fortement resserré derrière le
bord antérieur qui est triangulairement échancré, les bords latéraux
anguleux vers leur milieu, convergents en avant, presque parallèles
en arrière. Disque muni de deux fortes gibbosités médianes, séparées
par une dépression profonde, entière, évasée en avant en triangle, et
de deux forts tubercules aigus, placés sur les bords latéraux, en
arrière des gibbosités médianes; à ponctuation serrée, médiocre,
indistincte, granuleuse sur sa majeure partie, mais formée de gros
points profonds dans les angles antérieurs et le long de la base, où
ils sont disposés en une seule rangée ; couvert de très petites squa-
mules sétiflormes, brunes, éparses.
120 A. HUSTACHE.
Élytres aussi longs que larges entre les épaules, les bords latéraux
arqués convergents plus fortement en arrière. Calus huméral très for-
tement saillant et rugueux. Stries fines, irrégulièrement ponctuées.
Interstries de largeur inégale, les impairs plus larges que les pairs,
interstrie sutural plan, finement granulé; 2° interstrie quelque peu con-
vexe; 3° muni de trois gibbosités arrondies au sommet, une vers le
tiers antérieur, la 2° la plus forte vers son milieu, la 3° petite, vers le
calus apical ; ÿ° interstrie avec quatre gibbosités, un peu plus rappro-
chées de la base que celles du 3°; 7° interstrie également à quatre
gibbosités, deux près du calus huméral, et les autres près du calus
apical ; 9° interstrie avec trois gibhosités, dont l’antérieure: touche le
calus huméral. Quelques gibbosités moins élevées sont en outre çà
et là sur les autres interstries. Disque convexe, fortement déprimé le
long de la suture et dela base qui est relevée contre celle du prothorax,
muni sur sa bordure apicale roussätre de deux rangs bien distincts
de gros points, et couvert de squamules sétiformes courtes, brunes
et éparses.
Pattes médiocres, finement et rugueusement ponctuées, éparsé-
ment squamulées; fémurs inermes; tibias droits; tarses grêles; ongles
fortement recourbés, profondément bifides.
Dessous à ponctuation forte, assez serrée en avant et sur le seg-
ment anal, bisériée sur le milieu, unisériée sur les bords latéraux
des 3° et 4° segments abdominaux; 2%, 3°, 4° segments lègèrement
creusés près des bords latéraux; presque glabre, muni seulement
de quelques squamules analogues à celles du dessus. Pygidium den-
sément ponctué, éparsément et finement pubescent.
Long. 3-3,3 mm.
Brésil : Petropolis, février 1857 (J. Gray); Rio de Janeiro (BRISTIA
Museum, coll. Fry.)
2° GROUPE
Espèces dépourvues de frange de cils autour des yeux.
Hypocoeliodes tessellatus, n. sp. — Noir, antennes et tarses
testacés, couvert de squamules jaunâtres, petites, et d’autres, plus
grandes, cendrées, soulevées, disposées en très petites taches irrégu-
lières ; une macule noire, allongée, scutellaire.
Rosire à peine de la longueur du prothorax, épais, à ponctuation
serrée, rugueuse, superficielle, subtricarinulé en son milieu, assez
densément couvert de squamules jaunâtres.
Antennes testacées, courtes et robustes, insérées vers le milieu
>
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 121
!
du rostre; 2° article du funicule à peine plus court mais moins
épais que le 4°, les suivants graduellement plus courts, à peine
épaissis, le 7° globuleux ; massue oblongue, acuminée.
Tête déprimée entre les yeux, le vertex caréné, couverte d’une
ponctuation médiocrement profonde, assez serrée, squamulée, parti-
culièrement sur les bords et autour des yeux.
Prothorax transversal, fortement resserré derrière le bord anté-
rieur qui est obtusément échancré au-dessus du vertex, les bords de
l’'échancrure formant un denticule triangulaire peu aigu au sommet;
| base fortement bisinuée du double de la largeur du bord antérieur ;
bords latéraux faiblement arrondis en arrière; disque assez convexe,
inégal, marqué de deux bosses médianes, séparées par une dépres-
sion large et peu profonde, et de chaque côté d’un tubercule placé
près de l'angle postérieur, et en outre brièvement déprimé le long
de la base qui est relevée contre celle des élytres. Noir de poix. les
tubercules postérieurs un peu plus clairs, le bord antérieur ferrugi-
neux; assez densément couvert de squamules jaunâtres et petites,
voilant la ponctuation qui est assez grande, serrée, mais superti-
cielle. Écusson petit, enfoncé, allongé.
Élytres de même largeur à la base que le prothorax, brusquement
élargis, le calus huméral très saillant, à peine plus longs que larges
entre les épaules, les bords latéraux modérément arqués-convergents
en arrière. Stries fortes et ponctuées; interstries convexes, les im-
pairs plus fortement, particulièrement les 3°, 5°, 7° en avant, où ils
sont relevés en côtes interrompues. Disque convexe, paraissant on-
dulé transversalement, par suite des inégalités de la convexité des
interstries, largement déprimé le long de sa base, plus longuement
vers la suture.
Pattes robustes, densément squamulées. Fémurs inermes, brun.
de poix; tibias plus clairs ; tarses robustes, velus, les deux premiers
articles obconiques; ongles longs, profondément bifides.
Dessous couvert de points assez profonds, serrés en avant, dis-
posés en ligne unique le long du bord postérieur des segments,
abdominaux, serrés sur le segment anal, chacun des points rempli par
une squamule ovale aiguë, grande, jaunâtre. Pygidium densément
ponctué et squamulé, muni dans son milieu d’une carène longitu-
dinale lisse et saillante.
Long. 3,5 mm.
nl'ons Lsnés d- d n é
te
ŒÛr =
Brésil : Rio de Janeiro (British MuseuM, coll. Fry).
Hypocoeliodes griseus, n. sp. — Noir brun, mat, antennes, tibias
122 A. HUSTACHE. \
tarses ferrugineux, revêtu en dessus de squamules fines, un peu sou-
levées, brunes et cendrées, ces dernières plus nombreuses et assez
bien alignées sur les interstries des élytres ; couvert en dessous de
squamules blanches, ovales, peu serrées, beaucoup plus grandes.
Rostre cylindrique, plus long que le prothorax, médiocrement épais,
rugueusement ponctué et squamulé à la base, pointillé et brillant
au sommet, muni d'une fine carène médiane. abrégée au sommet.
Antennes grêles et allongées, insérées vers le milieu du rostre, scape
brusquement et faiblement épaissi au sommet, 4° article du funicule,
assez court, peu épais; 2 plus long que le A+ et presque aussi long
que les articles 3-4-ensemble, ceux-ci allongés; les trois derniers
beaucoup plus courts; massue evoide acuminée.
Tête convexe, à ponctuation dense, bien squamulée; yeux grands,
à peine saillants, au repos à moitié recouverts par le rebord du pro-
thorax; vertex caréné.
Prothorax faiblement transversal, subconique, sa plus grande lar-
geur à la base qui est légèrement bisinuée et un peu plus du dou-
ble aussi large que le bord antérieur; bords latéraux très faiblement
arrondis, un peu plus visiblement aux angles postérieurs, assez for-
tement resserré derrière le bord antérieur qui est sinué, faiblement
relevé et échancré au-dessus du vertex. Disque modérément con-
vexe, quadritubereulé, les tubercules postérieurs plus petits que
les médians, ceux-ci séparés par une dépression large presque
entière, peu profonde, rétrécie à ses extrémités ; couvert d’une ponc-
tuation peu profonde, fine, - serrée, rugueuse, et en outre de squa-
mules linéaires, appliquées, cendrées.
Élytres presque aussi longs que larges, faiblement rétrécis en ar-
rière, séparément arrondis au sommet, leur angle sutural peu obtus.
Calus huméral saillant, l’apical à peine indiqué. Stries profondes,
ponetuées et squamulées; interstries du double de la largeur des
stries, convexes, granuleux, -et munis de quelques petits tuber-
cules épars. Disque convexe, largement déprimé à la base de la su-
ture, brièvement le long de la base qui est finement relevée contre
celle du prothorax. Pygidium squamulé.
Pattes assez élancées, ponctuées, squamulées; fémurs inermes,
brièvement échancrés près du sommet; tibias grêles et droits; tarses
grèles, le 1 article du double de la longueur du 2, pubescents en
dessous. Ongles profondément bifides.
Dessous à ponctuation forte et dense.
d. Deux crêtes de soies noires sur le milieu du 2° segment ventral;
segment anal avec une large et profonde fossette, squamulée; tibias
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 123
intermédiaires et postérieurs armés d’un petit onglet à l’angle apical
£ interne.
à Long. 2,2-2,4 mm.
Brésil : Jatahy, nombreux spécimens (DONCKIER). ?
r Observation. — L’échancrure du bord antérieur du prothorax est
_ variable dans celte espèce; il en est de même des tubercules des.
; interstries élytraux toujours très petits, parfois bien distincts et
; parfois à peine visibles.
|
Hypocoeliodes vicinus, n. sp. — Espèce très voisine de la
| précédente dont elle a le facies, la vestiture, la taille; elle s’en dis-
| tingue cependant aisément par le rostre différent : rostre épais, plus
| court que le prothorax, tricaréné longidudinalement, la carène
| médiane la plus forte; ponctuation du prothorax plus grande mais
aussi superficielle; stries élytrales plus profondes, les interstries plus
étroits, plus convexes, à tubercules plus forts et plus aigus; calus
-_ apical complètement effacé.
Brésil : Jatahy, province de Goyaz (DONCKIER).
Hypocoeliodes muricatus, n. Sp. — En ovale court,.noir un
peu brillant, antennes, tibias et tarses, ferrugineux, couvert en
dessous de squamules blanches, ovales et éparses, revêtu en dessus
de courtes soies brunes, mi-dressées, alignées sur les interstries des
élytres, plus grosses, blanches, condensées le long de la suture et
dans le sillon médian du prothorax ; interstries munis sur toute leur
longueur d’aspérités verruqueuses, petites, plus fortes dans la région
du calus apical.
Rostre cylindrique, presque aussi long que le prothorax, moins
épais que les fémurs antérieurs, faiblement arqué, à la base fine-
ment et peu densément ponctué, éparsément squamulé, et muni d’une
carène obsolète, au sommet lisse et glabre.
Antennes courtes; scape brusquement et modérément épaissi au
sommet; 2 article du funicule aussi long et beaucoup moins épais
que le 1%; les suivants graduellement plus courts et quelque peu
épaissis; massue ovoide.
Tête convexe, plane entre les yeux, densément ponctuée, squa-
mulée.
Prothorax faiblement transversal, sa plus grande largeur vers le
tiers postérieur, ses bords latéraux modérément arrondis, fortement
resserré derrière le bord antérieur qui est sinueux, bordé de ferru-
gineux, relevé et médiocrement échaneré au-dessus du vertex. Disque
124% \ A. HusrACHe.
convexe, muni de deux faibles bosses médianes séparées par un
sillon médian large et profond, et flanquées chacune latéralement
d’un tubercule aigu; à ponctuation grande, peu profonde, serrée ;
revêtu de squamules sétiformes, peu serrées, soulevées.
Élytres quelque peu plus larges que longs, un peu plus étroits en
arrière, les bords latéraux légèrement arqués-conyergents; calus
huméral saillant et rugueux, l’apical moins saillant et fortement
muriqué.
Stries profondes, ponctuées; interstries plus du double de la
largeur des stries, subplans, transversalement rugueux, et munis de
petites aspérités verruqueuses, plus élevées sur les bords latéraux
et le calus apical. Disque assez régulièrement convexe, brièvement
déprimé le long de la base. plus profondément dans la région sutu-
rale. Pygidium densément ponctué, squamulé, particulièrement sur
les bords et la ligne médiane,
Pattes courtes et robustes, rugueusement ponctuées et squamulées
de cendré; fémurs inermes; tibias droits; tarses assez épais, les
deux premiers articles obconiques, le 4° plus long que le 2, pubescents
en dessous; ongles appendiculés.
Dessous à ponctuation assez forte et peu serrée.
Long. 2,3-2,5 mm.
Brésil : Jatahy, province de Goyaz (GOUNELLE, DONCKIER), huit spé-
cimens.
Hypocoeliodes guyanensis, n. sp. — En ovale court, d’un
noir-brun, couvert en dessus d’une fine squamosité ocracée et
‘ cendrée, mêlée en dessous de squamules fines, cendrées, peu serrées.
Pattes et antennes ferrugineuses.
Rostre cylindrique, plus long que le prothorax, peu épais, moins
que les fémurs antérieurs, faiblement arqué, à la base pointillé et
peu squamulé, au sommet lisse et brillant, muni d’une carène mé-
diane presque entière (c‘), obsolète et visible seulement à la base
(O).
Antennes courtes, assez épaisses, insérées vers le milieu du rostre ;
scape brusquement épaissi au sommèét; 2 article du funicule aussi
long que le 1% et le 3°, le 4° encore plus long qu'épais; les trois
derniers transversaux; massue ovoide. Tête convexe, le front plan
et le vertex caréné, finement et densément ponctuée, squamulée.
Prothorax transversal, à peine arrondi sur les bords latéraux, sa
plus grande largeur à la base qui est légèrement bisinuée et du dou-
ble environ de la largeur du bord antérieur, celui-ci faiblement relevé
SE
:
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 125
et échancré au-dessus du vertex. Disque convexe muni de quatre
tubercules obtus, transversalement disposés, les extérieurs peu
différents et un peu en arrière des intérieurs, ceux-ci séparés par un
sillon presque entier ; transversalement impressionné et resserré der-
rière le bord antérieur, et couvert d’une ponctuation assez fine,
serrée, ruguleuse,
Élytres à peu près aussi longs que larges, les épaules saillantes, les
bords latéraux assez fortement arqués-convergents en arrière; calus
huméral un peu saillant, l’apical effacé. Stries assez larges, peu pro-
fondes, finement pubescentes; interstries du double de la largeur
des stries, convexes, les alternes un peu plus élevés, rugueux, avec
quelques squamules piliformes flavescentes, mi-dressées. Disque très
convexe, très brièvement déprimé le long de la base, un peu plus
dans Ja région seutellaire. Pygidium densément et finement ponctué,
éparsément squamulé.
Pattes robustes, ponctuées et squamulées; fémurs inermes ; tibias
droits; tarses assez allongés, les deux premiers articles obconiques,
pubescents en dessous, le 3° fortement feutré; ongles appendiculés.
Dessous à ponctuation médiocre et serrée.
c'. Une large et profonde fossette sur le segment anal, échancrant
ce segment au sommet; les 4 tibias postérieurs armés d’un très petit
onglet à l'angle apical interne.
Long. 2-2,2 mni.
Le rostre et le dessous sont parfois bruns ou rougeätres.
Guyane francaise : S'-Laurent du Maroni; en mai (Le Mourr).
Hypocoeliodes conicus, n. sp. — Ovale, noir-brun, antennes et
pattes ferrugineuses; couvert en dessus d’une pollinosité ocracée,
entremêlée de squamules piliformes, courtes, soulevées, cendrées, en
dessous de squamules ovales, petites, peu serrées et cendrées.
Rostre de l’épaisseur des fémurs antérieurs, peu arqué, de la lon-
gueur du prothorax, cylindrique, un peu rétréci vers la base, avec
une fine carène médiane et une ponctuation fine et serrée, finement
pubescent. Antennes grêles, insérées vers ie milieu du rostre;
scape brusquement épaissi au sommet ; 2° article du funicule plus long
que le 3°, égal au 1%, les suivants à peine épaissis ; massue ovoide.
Tête peu convexe, largement déprimée entre les yeux, à ponc-
tuation fine et dense, le vertex caréné.
Prothorax subconique, ses bords latéraux presque droits, sa base
bisinuée, du double de la largeur du bord antérieur qui est sinueux,
très peu relevé et faiblement échancré au-dessus du vertex. Disque
196 A. HUSTACHE.
convexe, faiblement impressionné derrière le bord antérieur, muni
de quatre tubercules, presque égaux et assez aigus, les deux mé-
dians séparés par un sillon large, assez profond, abrégé en avant, les
deux externes, un peu plus petits, placés en arrière et plus près
des bords latéraux: couvert d’une ponetuation fine et serrée.
Elytres aussi longs que larges, leur plus grande largeur vers leur
tiers antérieur, les bords latéraux arqués-convergents, plus fortement
en avant; Calus huméral à peine marqué, l’apical effacé. Stries larges,
profondes ét ponctuées; interstries un peu plus larges que les stries,
convexes, les alternes un peu plus élevés, transversalement rugueux.
Disque convexe, déprimé le long de la suture.
Pattes médiocres; fémurs inermes ; tibias droits; tarses grèles, les
2 premiers articles subconiques, le 1* peu plus long que le 2, pu-
bescents en dessous; ongles dentés à la base.
Dessous à ponctuation peu serrée. Pygidium densément ponctué et
bien squamulé. |
œ. Une fossette anale peu marquée; les 4 tibias postérieurs munis
d’un onglet assez long à l'angle apical interne.
Long. 1.8-2 mm.
Cette petite espèce pourrait être confondue avec AH. Guyanensis,
mais la forme conique de son prothorax et celle de ses élytres qui
sont d’un ovale plus régulier l’en distinguent aisément; l'absence de
denticules à l'échancrure du bord antérieur du prothorax la différencie
nettement de A. nebulosus.
Brésil : Tijunca, province de Rio (GouneLLe, décembre 1884):
Matusinhas (DONCKIER).
Hypocoeliodes nebulosus, n. sp. — Brièvement ovale, brun
noir, funicule antennaire, tibias et tarses roux, couvert en dessus de
très petites squamules appliquées, assez serrées, brunes et cendrées,
ces dernières formant sur les élytres quelques marbrures, et en dessous
de’ squamules cendrées un peu plus grandes et un peu plus serrées.
‘Rostre assez épais, peu arqué (© ), presque droit ('), de la longueur
de la tête et du prothorax (©), plus court que le prathorax ('),
cylindrique, brun-noir, roux au sommet chez le G'; à ponctuation
fine, serrée, et avec une carinule médiane jusqu’à l'insertion anten-
naire, pointllé et brillant de là au sommet (5), ponctué seulement
tout à fait à la base, lisse très finement pointillé, brillant ailleurs (©).
Antennes grêles et courtes insérées vers le milieu du rostre; 1% ar-
tiele du funicule beaucoup plus épais et de la longueur du 2; celui-
ci et les suivants très serrés, grossissant à peine; massue ovoide,
acuminée au sommet.
re
ET,
PRE NORES TRS RTS
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 127
Tête à ponctuation fine et serrée, assez densément couverte de
squamules brunes et cendrées, raêlées, munie d’une carinule médiane,
longitudinale entière, prolongeant celle du rostre.
Prothorax subconique, très peu plus large que long, médiocre-
ment resserre derrière le bord antérieur qui est appliqué et échancré
au-dessus du vertex; l’échancrure limitée de chaque côté par un den-
ticule, et plus étroite que le rostre à sa base, ses bords latéraux peu
arqués, fortement convergents en avant; sa base légèrement bisinuée
et plus du double de la largeur du bord antérieur; disque assez
convexe en avant, quelque peu aplati en arrière, muni d’un sillon
médian longitudinal entier, et de chaque côté d’un petit tubercule assez
aigu, placé un peu en arrière du milieu des bords latéraux; brun-
noir, le bord antérieur rougeätre ; à ponctuation fine et serrée, couvert
de squamules brunâtres et cendrées, ces dernières plus nombreuses
dans le sillon médian et sur les bords latéraux.
Élytres à la base plus larges que le prothorax et du double de lon-
gueur de celui-ci, à épaules subrectangulaires, les bords latéraux assez
fortement arqués, convergents; calus huméral et apical à peine dis-
tincts ; stries fines, ponctuées, munies d’un rang de fines squamules
cendrées, espacées ; interstries du double de la largeur des stries, con-
vexes, les impairs plus fortement que les pairs, finement granulés-
réticulés, munis chacun de 2-3 rangs irréguliers de squamules va-
riées ; le 2° non élargi dans l'angle apical. Disque modérément con-
vexe, transversalement déprimé le long de la base.
Pattes médiocres, les fémurs foncés, les tibias et tarses roux,
finement ponctuées, squamulées; fémurs inermes; tibias droits: la
corbeille tarsale courte, garnie de courtes soies noires; tarses assez
grèles, les 2 premiers articles allongés; ongles noirs, courts et appen-
diculés à la base.
Dessous à ponctuation médiocre, serrée; pygidium densément et
finement ponctué et pubescent; segment anal muni d’une fossette
peu profonde (©) très profonde et prolongée au sommet par un sil-
lon qui traverse le pygidium en entier (c).
do". Les 4 tibias postérieurs munis d’un petit onglet à l’angle apical
interne.
Long. 1,8-2 mm.
Brésil : Bahia (Reep, Bririsa Museum), Santos, prov. S. Paulo (A.
Fry, British Museum); Tucuman (ma coll.).
128 A. HUSTACHE.
Genre Cnemogonus Lec.
LECONTE et Dietz ont assigné à ce genre comme caractères spéciaux,
des tibias aplatis et dentés près de la base; ce dernier caractère fait
défaut aux trois espèces suivantes ; toutefois, la forme spéciale des
tibias les éloigne des Hypocoeliodes et quoiqu’elles aient comme ceux-ci
les fémurs renflés, elles semblent mieux placées parmi les Cnemogonus.
Cnemogonus ferrugineus, n. Sp. — En ovale court, noir et en
entier couvert d’une pollinosité d’un brun ferrugineux voilant com-
plètement la ponctuation.
Rostre épais, aussi large que les tibias antérieurs, rétréci à sa base,
un peu plus long que le prothorax, moyennement courbé, densément
et rugueusement ponctué, muni d’une carène médiane atteignant
presque le sommet, squamulé, sauf au sommet.
Antennes courtes, insérées vers le milieu du rostre, noirâtres, le
sommet du scape et les 1% articles du funicule jaunes; scape pro-
gressivement épaissi vers le sommet; deux premiers articles du funi-
cule subégaux en longueur, le 4 beaucoup plus épais; les suivants
serrés, transversaux; massue oblongue, acuminée au sommet.
Tête largement déprimée entre les yeux; ceux-ci grands, peu
saillants: sommet du vertex finement caréné.
Prothorax transversal, subconique, sa plus grande largeur à la base
qui est du triple aussi large que le bord antérieur; bord antérieur
sinué derrière les yeux, finement échancré au-dessus du vertex,
bord postérieur bisinué; disque convexe, muni en son milieu de deux
fortes gibbosités, séparées par une dépression-médiocrement profonde,
et, de chaque côté, d’un tubercule plus petit, placé en arrière de la gib-
bosité, près du bord latéral.
Élytres subtriangulaires, aussi larges que longs (pris ensemble), leur
plus grande largeur aux épaules qui sont assez saillantes, les bords laté-
raux arqués-convergents en arrière ; calus huméral et apical peu nets.
Stries assez profondes. étroites; interstries du double de la largeur
des stries, rugueux, convexes, plus particulièrement les 3° et 5° sur
leur tiers antérieur. Disque convexe, fortement déprimé dans la région
scutellaire, couvert en outre de la pollinosité ferrugineuse, de squa-
mules très épaisses, claviformes, excessivement .courtes, dressées,
foncées, visibles de profil seulement.
Pattes excessivement robustes. Fémurs très larges et très épais dès
la base, rugueusement ponctués, bien squamulés, munis d’une dent
triangulaire peu aiguë, large, grande, aux pattes antérieures, moindre
aux intermédiaires, obsolète aux postérieures. Tibias rugueux, bien
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 129
squamulés, fortement élargis, aplatis, coudés aux genoux. Tarses
courts et robustes, tous les articles feutrés de blanc en dessous.
Ongles appendiculés.
Dessous à ponctuation assez forte, peu serrée, les points émettant
des squamules grossières, soulevées. Prado grossièrement ponctué,
faiblement sillonné longitudinalement en son milieu
Long. 3,5-4,2 mm.
Guyane française : Nouveau Chantier, Roches de Kourou, à St-Lau-
rent du Maroni, de mai à septembre (Le Moucr). Nombreux spécimens.
Cnemogonus cristulatus, n. sp. — Noir, antennes et tarses roux,
couvert de squamules fines, piliformes, appliquées, noires et cendrées,
ces dernières plus nombreuses. Prothorax fortement quadrituberculé,
interstries alternes des élytres avec des tubercules en forme de petites
crêtes, surmontées de très courtes soies noires.
Rostre plus court que le prothorax, épais, très peu rétréci à la base,
un peu moins large que les fémurs antérieurs, rugueusement ponctué,
sétosulé, muni d’une carène médiane entière, et de deux latérales
abrégées.
Antennes crêles, rousses, la massue plus foncée, insérées un peu
au delà du milieu du rostre; scape brusquement épaissi au sommet ;
1% article du funicule court et épais; le 2° aussi long et beaucoup
moins épais que le 4°"; les suivants graduellement plus courts et plus
épais, les 6° et 7° globuleux; massue oblongue, acuminée.
Tête plate entre les yeux, ses bords relevés contre ceux-ci, à ponc-
tuation assez forte et dense, bien squamulée; vertex caréné. Yeux
orands et saillants.
Prothorax transversal, un peu plus du double aussi large à sa
base qu’à son bord antérieur, ses angles postérieurs arrondis, large-
ment resserré derrière le bord antérieur qui est sinué, relevé et nette-
ment échancré au-dessus du vertex. Disque convexe, inégal, muni de
deux bosses médianes, en forme de crêtes légèrement bidentées (voir
de côté), séparées par un large et profond sillon atteignant la base
seulement, et de chaque côté des “crêtes, d'un tubercule triangulaire,
large, placé en arrière près des bords latéraux; ponctuation assez
forte et profonde, plus visible dans l’étranglement antérieur.
Élytres à peine plus larges que longs, leur plus grande largeur
presque vers leur milieu, arqués-convergents, très faiblement en
avant, plus fortement en arrière, séparément arrondis au sommet,
leur angle sutural presque droit; calus huméral très saillant, l’apical
beaucoup moins. Stries assez fiñes, marquées de points irréguliers,
Ann. Soc: ent. Fr., xC [1921]. 9
130 A. HUSTACHE.
gros et profonds en avant, moindres en arrière, séparés par des inter-
valles plus larges qu'eux ; interstries irrégulièrement convexes, les 3°,
>° et 7° munis de gibbosités en forme de petites crêtes dont l’une, la
plus élevée, sur leur tiers antérieur; une 2° vers le milieu des 5° et
7° interstries. Disque irrégulièrement convexe, largement déprimé le
long de sa base qui est finement rebordée et relevée contre celle du
prothorax. Outre la squamosité indiquée, les tubercules portent vers
leur sommet quelques courtes soies, noires et épaisses.
Pattes épaisses, ponctuées, squamulées. Fémurs faiblement échan-
crés et obsolètement denticulés en dessous près du sommet. Tibias
brun de poix, larges, aplatis, coudés aux genoux. Tarses roux,
assez allongés, les articles obconiques, le 1% du double aussi long
qu'épais; le 2° de la moitié de la longneur du 1; densément pubes-
cents de blanc soyeux, brillant, en dessous, et le ge spongieux ; ongles
courts et appendiculés.
Dessous à ponctuation forte et dense en avant, moins serrée en
arrière, couvert de squamules oblongues aiguës; cendrées, peu serrées.
Pygidium densément et rugueusement ponctué, sa base marquée
d’un sillôn médian profond.
Long. 2,7-3 mm.
Brésil: Jatahy, province de Goyaz (GOUNELLE, DONGKIER), 4 individus.
Cnemogonus carinirostris, n. Sp. — Voisin de C. cristulatns.
Taillé un peu supérieure. Rostre avec 3 carènes entières, la médiane
la plus élevée, les deux autres latérales. Antennes testacées en entier.
Front fortement concave. Gibbosités médianes du prothorax très
élevées : vues de face, elles paraissent plus hautes que les tubercules
latéraux, çe qui n’a pas lieu dans H. cristulatus. Élytres nettement
plus larges que longs, leur plus grande largeur un peu en arrière des
épaules, leurs bords latéraux assez fortement arqués convergents.
Fémurs épais et denticulés.
cd. Une profonde fossette sur le segment anal, et un profond sillon
médian et longitudinal sur le pygidium.
Pour le reste semblable à A. cristulatus.
Brésil : Minas Geraes (coll. Pascor, Bririsa Museum); Ega (coll.
Bates, BriTist MUSEUM).
Genre Phytobius.
Phytobius mixtus, n. sp. — Antennes insérées sur le rostre.
Brun-noir, antennes et pattes testacées ; couvert en dessus de petites
squamules foncées et cendrées, ces dernières formant quelques mar-
Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du Sud. 131
. brures irrégulières, et en dessous de squamules cendrées, ovales, plus
grandes et assez serrées.
Rostre épais, de la longueur de la tête ou un peu plus court;
resserré à la base, modérément arqué, quelque peu gibbeux entre
l'insertion des antennes, finement et densément ponctué, noir, squa-
mulé à la base, glabre et peu brillant au sommet.
Antennes insérées vers le milieu du rostre et sur sa face supérieure;
scape court et épais dès la base; funicule de 6 articles, le 4° court,
épais, subglobuleux, le 2° beaucoup moins épais et une fois et demie
aussi long que le 1°, les suivants graduellement plus courts, à peine
épaissis: massue ovoide.
Tète faiblement déprimée entre les yeux, le vertex caréné, finement
et densément ponctuée, éparsément squamulée. Yeux ronds, grands,
peu convexes, légèrement recouverts en arrière par le rebord du
prothorax. |
Prothorax presque aussi long que large à la base, plus étroit en
avant, les bords latéraux faiblement arrondis; base bisinuée, du
double de la largeur du bord antérieur qui est sinué, échancré en
arc peu prononcé au-dessus du vertex, l’échancrure un peu moins
large que le front entre les yeux, et limitée de chaque côté par un
denticule triangulaire aigu. Disque convexe. canaliculé en son milieu,
muni de chaque côté, près des bords latéraux, d’un tubercule trian-
gulaire assez fort; à ponctuation médiocre, serrée, superticielle ; bords
latéraux densément couverts de squamules éendrées, et avec quelques
squamules analogues dans le sillon médian.
Élytres subrectangulaires. un peu plus longs que larges à la base,
les bords latéraux faiblement arqués ; calus huméral assez saillant et
rugueux, l’apical effacé. Stries fines, ponctuées, squamulées ; inter-
Stries plans, du double de la largeur des stries, finement rugueux.
Disque peu convexe, déprimé le long de la base, et plus particulière-
ment dans la région scutellaire ; noir, le bord apical marginé de roux.
Pattes médiocres, finement squamulées; fémurs inermes, quelque
peu rembrunis à la base; tibias finement pubescents, tarses grêles,
assez allongés ; ongles appendiculés à la base, leur sommet noirätre.
Dessous et pygdium densément ponctués et squamulés.
Long. 2 mm. environ.
Brésil : Amazones, Para (coll. Pascor. Brrrist Museum).
Guyane Française : Roches de Kourou (ma coll.).
Petite espèce dont le facies rappelle celle de P. Waltoni Bohm.
mais tout à fait caractérisée par le mode particulier de son insertion
antennaire qui nécessiterait peut-être la création d’un genre nouveau.
'
132 A. HusrAcHE. — Nouveaux Ceuthorrhynchini.
!
Genre Rhinoncus.
Rhinoncus oblongus, n. sp. — Oblong, assez brillant, rouge
ferrugineux, le dessous noir.
Rostre épais, de la longueur de la tête, assez densément ponctué,
muni en son milieu d’une fine carène prolongée sur la tête jusqu’au
sommet du vertex, finement et éparsément squamulé.
Antennes testacées, la massue noirâtre, insérées au delà du milieu
du rostre; scape épaissi au sommet; funicule de 7 articles, le
Aer article obconique, épais, les suivants graduellement plus courts,
les derniers à peine épaissis; massue oblongue, son 1° article allongé,
étiré à la base. Æ
Tête convexe, à ponctuation assez forte, serrée, munie de quelques
petites squamules flavescentes, plus nombreuses autour des’ yeux ;
ceux-ci ronds, assez cConvexes. $
Prothorax subconique, les bords latéraux faiblement élargis vers
leur milieu, presque aussi long que large à la base; celle-ci presque
tronquée et du double environ de la largeur du bord antérieur. Disque
modérément convexe, avec un sillon médian entier, peu profond,
creusé en fossette courte devant l’écusson; à ponctuation assez forte
et serrée, et couvert de petites squamules flavescentes, peu serrées.
Élytres oblongs, un peu plus larges que le prothorax à la base, et
trois fois aussi longs que lui; les épaules en angle obtus ; calus humé-
ral faiblement marqué, l’apical effacé. Stries, assez larges, peu pro-
fondes, ponctuées, glabre$ et brillantes ; interstries modérément con-
vexes, un peu plus larges que les stries, finement et transversalement
rugueux, munis chacun d’un rang peu régulier de petites squamules
flavescentes; une courte linéole de même coloration à la base de la su-
ture. Disque peu convexe, faiblement déprimé en avant lelong desa base.
Pattes grêles, finement squamulées ; fémurs inermes, modérément
épaissis. Tarses assez grèles, les deux premiers articles des pattes
postérieures, du double, au moins, aussi longs qu'épais; ongles
petits, appendiculés à la base. °
2, La>-2 88
Dessous noir, à ponctuation peu forte, mais assez serrée, particu-
lièrement en avant; couvert de petites squamules cendrées. Pygidium
noir, ponctué, finement pubescent.
Long. 2 - 2,2 mm.
Brésil : Para (coll. PAscos, BririsH MUSEUM).
C’est la première espèce du genre signalée de l'Amérique du Sud ;
sa forme, sa coloration la placent auprès de R,. castaneus Hust. de
l'Afrique Orientale allemande.
a
NOTES
$ SUR LES LARVES PRIMAIRES DES MELOIDAE
\ AVEC INDICATION DE LARVES NOUVELLES
(2° Série) (1)
LÉ. sit ai
par le D' Auguste Cros.
Sous ce même titre, j'ai fait connaitre sommairement, il y a quelques
années, un certain nombre de larves primaires inédites de Weloidae.
Depuis lors j'ai recueilli d’autres matériaux, et je suis aujourd’hui
en mesure d'apporter une nouvelle et importante contribution à
l'étude de ces larves.
En effet, en 1919, j'ai obtenu d’éclosion trois larves nouvelles de
cette famille : ce sont celles des Lydus (Halosimus) syriacus L. var.
cirtanus Luc., Zonabris Wartmanni Pic, et Coryna suturifera Pic
Dans les premiers jours d'août 1921, j’en ai obtenu une quatrième.
celle du Zonabris tenebrosa Cast.
A ces larves il convient d'ajouter celle du Meloe laevigatus OI.
obtenue en 1917, et que j'avais jusqu'ici négligé de faire connaître,
ainsi que celles des Zonitis praeusta F., var. analis Ab., Zonitis
immaculata O1., et Sitarobrachys Buigasi Escal., sur lesquelles jai
déjà donné quelques indications dans ma monographie du Hornia
nymphoides Escal. (?}, mais dont il me parait utile d'indiquer d’une
manière plus détaillée les principaux caractères. J'y joindrai celle du
Sitarobrachys brevipennis Reitter, obligeamment communiquée par
M. Adolf Axprès, d'Héliopolis (Égypte) au commencement de 1944.
D'autre part, j'ai reeu de M. le D' Ét. RaBauD communication d’une
larve de Meloe, capturée sur un Leptura fulva Deg., à Montauban
(Tarn-et-Garonne) qui me paraît devoir (avec réserves cependant) être
rapportée au Meloe proscarabaeus L. Des spécimens paraissant iden-
tiques m'ont été procurés par M. Jean LiCHTENSTEIN, provenant soit
(1) Pour la tre série, voir : D:' A. Cros, Notes sur les larves primaires des
Meloidae, avec indication de larves nouvelles, Ann. Soc. ent. Fr., 1919,
vol. LXXXVIIT, p. 261-279.
(2) D' A. Cros, Horniaæ nymphoides Escal., mœurs, évolution Bull. Sac.
Hist: Nat. de l’Afr: du N:, 1913, n°49, 3,5.
15% D' A. Cros.
de ses chasses personnelles, soit de la collection de son grand-père
feu Jules LICHTENSTEN.
M. Jean LICHTENSTEIN m'a envoyé encore: ;
1° Une larve de Meloe, de la collection de son grand-père, du même
type que la précédente, mais beaucoup plus grande, qui me paraît
correspondre à la description et aux dessins de Newrorr (!) de la
larve du M. violaceus Marsh. ;
2° Une larve de Meloe, également de la collection de son grand-
père, offrant les mêmes caracteres que la larve du Meloe cribripennis
Dej., et que je crois être la larve du M. autumnalis OI. ;
3° Deux exemplaires provenant de cette même collection, répon-
dant à la description sommaire et aux croquis inédits du Weloe cica-
tricosus Leach, de Jules LIGCHTENSTEIN, dont il à été question dans ma
note précédente. Ces larves portent la mention : « Ibiza, mai 1883,
sur Sphecodes. » 4
4° Une larve de Meloe, de couleur jaune, ayant la même confor-
mation que celles du M. cicatricosus, mais de beaucoup plus petite,
qu’il a rencontrée sur un Halictus capturé à Montpellier le 4% juin 1919.
Cette larve n’a pas été identifiée jusqu'ici;
5° Une larve de Weloe d’un brun rougeâtre, non identifiée, extrê-
mement voisine de celle des M. tuccius Rossi et W. murinus Brandt,
mais spécifiquement différente, dont il a trouvé un certain nombre
d'exemplaires sur divers hyménoptères (Panurgus, Bombus, Psy-
thirus), et un diptère ({Volucella), capturés dans la première quinzaine
d'août 1919 à Super-Bolquère (Pyrénées-Orientales), à 1.800 mètres
d'altitude ;
6° La larve du Stenoria apicalis Latr., vue jadis par feu Jules
LICHTENSTEIN, Mais non décrite, êt retrouvée en se guidant sur les
indications qu'il a laissées.
En outre, j'ai eu communication par l'intermédiaire de M. P. pe
PEYERIMHOFF de la larve du Zonabris 12-punctata OI., obtenue d’éclosion
par M. Ch. FAGnrez. Cette larve a été décrite et figurée en 1882 par Gorriz
Y Muxoz (?), et plus tard par J.-H. FABRE (*). Mais leurs descriptions,
un peu sommaires d’ailleurs, ne concordent pas très exactement, et
(1) Newport, On the nat. History, Anatomy and Developp. of the Où
Beetle Meloe. Trans. linn. Soc. of London. First memoir, 1851, T. 20,
p. 297-320. — Second memoir, 1851, T. 20, p. 321-357, tab. XIV fig. 4 el 5.
— Third memoir, 1853, T. 21, p. 167-183., tab. XX, fig. 1 à 12.
(2) Gorriz Y Munoz, Monogr. de los col. Meloidos indigenas, 1882, p. 78,
pl. I, fig. 10. |
(3) J.-H. FaBre, Souvenirs entomologiques, 3° série, p. 275.
Larves primaires des Meloidae. 135
ne sont même pas toujours d'accord avec leurs propres dessins. La
possession de cette larve me permettra de trancher les points litigieux.
J'ai recu enfin de M. Ch. Facxiez, en septembre 1919, une ponte
du Sitaris Solieri Pecchioli, qui m'a donné peu de jours après la
larve primaire de cet insecte, entrevue autrefois par AUDOUIN, Mais
que celui-ci avait négligé de décrire.
En dernier lieu, j'ai reçu de M. le Dr W. Rogrke, de Wageningen
(Hollande), des spécimens des larves du Zonabris pustulata Thunb., et
de l'Epicauta fufceps N., de Java, dont il à fait connaitre le para-
sitisme chez les Acridiens (?). Il a donné de ces deux larves d’excel-
lents dessins, mais il n’en a pas fait de description détaillée; il s’est
borné à indiquer leur couleur et leurs dimensions, estimant ses
dessins suffisants pour donner une idée exacte de ces insectes. Je
comblerai cette lacune.
Me réservant de donner plus tard, dans un travail d'ensemble, la
description complète de toutes ces larves, je me bornerai pour lins-
tant à indiquer ici leurs principales caractéristiques, en suivant le
même ordre que dans ma première note.
Que tous ceux qui m'ont procuré des matériaux d'étude, ou m'ont
fourni des renseignements scientifiques, et ont ainsi contribué à faire
progresser la science entomologique, reçoivent l’expression de ma
sincère gratitude.
Il, Æonitinmi — Sitarini.
1. Zonitis praeusta Fabr. var. analis Ab.
Larve hexapode, composée de 43 segments, à segments chitinisés,
de couleur noire; de forme naviculaire, convexe sur le dos, un peu
aplanie du côté ventral; présentant sa plus grande largeur au niveau
du métathorax; munie de deux ocelles de chaque côté de la tête;
_ pourvue d’un appareil érectile sur la face dorsale, dans l’espace mem-
braneux qui sépare le 8° segment de l’abdomen du 9°; dépourvue de
soies caudales. .
Tête triangulaire, à sommet arrondi; antennes de 3 articles cylin-
driques, dont le dernier supporte une très longue soie. Mandibules
fortement dentées (2 dents). Palpes maxillaires de 3 articles cylin-
driques, à peu près aussi longs que les antennes. Prothorax trapé-
(1) Dr W. Roerkr, Eenige opmerkingen over twee Javaansche Canthariden :
Mylabris pustulata Thunb. en Epicaula ruficeps NI., met 4 atbeeldingen
in den tekst en 2 platen. Tijdschrift Entomol., Deel LX, 1917.
136 D' A. Cros.
zoïdal; méso- et métathorax en forme de parallélogramme. Abdomen
atténué d'avant en arrière. Stigmates petits, difficilement visibles.
Pattes composées d’une hanche aplatie, robuste, d’un trochanter très
développé, d’une cuisse courte, renflée au milieu, d’une jambe courte,
un peu en fuseau, terminée par un ongle falciforme, robuste, pointu,
à base massive, de laquelle naissent, un de chaque côté, deux poils
courts et fins, ébauches des ongles latéraux qui existent chez d’autres
espèces.
Ligne de déhiscence bornée au mésothorax et au métathorax,
absente sur la tête et le prothorax.
Taille variant de 0,5 mm. à 0,8 mm. suivant l’état de contraction
ou d’allongement de l’insecte. |
Larve obtenue pour la première fois en juin 4941.
Cette larve est très voisine de celles des divers Sitaris (S. muralis,
S. rufipes, S. Solieri), dont elle se distingue par l'absence de soies
caudales, et la ligne de déhiscence bornée strictement aux deux der-
niers segments thoraciques. Elle diffère également très peu de celle
du Sitarobrachys Buigasi; on peut cependant la reconnaître à la forme
de sa tête qui est arrondie en avant, alors que celle du Sitarobrachys
est légèrement tronquée.
2. Zonitis immaculata Ol.
Cette larve est identique à celle du Zonitis praeusta dont il est très
difficile de la distinguer. La seule différence appréciable consiste en
ce que la ligne de déhiscence bornée au méso- et au métathorax chez
Z. praeusta n’est pas ici limitée à ces deux segments, mais se trouve
ébauchée sur le bord postérieur du prothorax. il y a en outre une
très légère différence de taille.
Taille : 0,7 à 0,9 mm., suivant que l’insecte est plus ou moins ré-
tracté ou allongé.
“Larve obtenue pour la première fois en juin 1944.
3. Sitarobrachys Buigasi Escal.
Larve hexapode composée de 13 segments, à téguments chitinisés,
d’un brun verdàtre ; tête et prothorax légèrement plus foncés que le
reste du corps. Forme naviculaire, légèrement aplatie, convexe sur le
dos, plane à la face ventrale, Largeur maxima au niveau du métatho-
rax, diminuant ensuite graduellement d'avant en arrière. Pas de soies
caudales.
Tête plus longue que large, légèrement tronquée en avant, élargie
Larves primaires des Meloidae. 137
en arrière, portant de chaque côté deux ocelles juxtaposés. Antennes
de 3 articles cylindriques, le 2 portant un organe sensoriel rudimen-
taire, le 3° supportant un gros cil rigide très délié à son extrémité,
ayant 5 ou 6 fois la longueur totale de l'antenne proprement dite.
Mandibules à pointe arquée, munies de deux fortes dents séparées par
des encoches profondes. Palpes maxillaires de 3 articles cylindriques.
Prothorax trapézoïdal, à peu près aussi long que la tête; mésothorax
également trapézoïdal, un peu plus court que le prothorax; métatho-
rax de même longueur que le mésothorax, un peu plus large que lui.
Abdomen atténué progressivement d'avant en arrière, Stigmates
ronds, visibles sans difficulté à un fort grossissement, ceux du méso-
thorax et du‘4®% segment abdominal étant plus gros que ceux des
autres segments. Appareil érectile semblable à celui des Sitaris dans
l’espace membraneux qui sépare le 8° segment de l'abdomen du 9 à |
la face dorsale. Pattes terminées par un ongle unique, un peu courbe,
long, acéré, portant à sa base deux poils, un de chaque côté, ébauche
des ongles latéraux.
Ligne de déhiscence nettement visible sur toute la longueur du méso-
et du méthathorax, ébauchée seulement sur la moitié postérieure du
prothorax, absente sur la tête.
Taille variant de 0,8 mm. à 4,1 mm. selon l'état de rétraction ou
d’allongement de l’insecte.
Cette larve se différencie de celles des Zonitis dont elle est très
voisine, principalement par la troncature de sa tête, une taille un peu
plus grande, et la visibilité plus facile de ses stigmates.
Obtenue pour la première fois en juin 1942.
4. Sitarobrachys brevipennis Reitter.
J'ai eu entre les mains la larve du Sétarobrachys brevipennis Reïtter,
obtenue d’éclosion par M. Adolf Axprès, d'Heliopolis (Égypte), et j'ai
pu la comparer à celle du S. Buigasi. Je n'ai trouvé entre ces deux
espèces aucune différence anatomique appréciable. Je dois dire cepen-
dant que la coloration des larves du $. brevipennis était plutôt noire,
mais ce n’était là sans doute qu’un changement de coloration survenu
post mortem.
». Stenoria apicalis Latr.
BEAUREGARD (Insectes vésicants, p. 270) rapporte que Jules LicHTEN-
STEIN prit au mois de juin 1878, sur la plage de Palavas, des Col-
letes fodiens portant de nombreuses larves de Sitaris fixées aux poils
138 . D A. Cros,
du corselet, et qu'il obtint le Sügris apicalis Latr. C’est, dit-il, la
seule observation que nous possédions sur le développement du Ste-
noria, et LICHTENSTEIN n’a donné aucun détail complémentaire.
M. Jean LiCHTENSTEIN à bien voulu, à ma demande, aller au mois
de juin 1919 chasser les Golletes sur la plage de Palavas, pour essayer
de retrouver la larve signalée par son grand-père, et il a été assez
heureux pour y réussir : le 20 juin il a trouvé deux de ces larves
fixées l’une sur un Colletes fodiens, l'autre sur une autre espèce de
Colletes (C. balteatus?)
Ces larves sont absolument identiques à tous les points de vue
(taille, couleur, conformation générale du corps et des divers organes,
griffes en trident de Neptune), à celles du Stenoria alis Sebaum.
(— Silaris colletis Mayet), et je n’ai pu trouver aucune différence per-
mettant de les distinguer. Cela n’a rien de surprenant d’ailleurs, car,
j'ai fait semblables constatations pour des espèces voisines dans plu-
sieurs genres différents, notamment pour les Sétaris (S. muralis Foerst.,
S. rufipes Gory, et S. Solieri Pecchioli), les Lydus (L. algiricus L. et
L. marginatus L.), etc. Mais le Stenoria analis se rencontre en au-
tomne, et si l'indication fournie par Jules LICHTENSTEN est exacte, les
larves prises à la fin du printemps doivent appartenir à une autre
espèce, qui ne peut être que le Sé. apicalis.
Jules LiCHTENSTEIN à laissé de la tête de cette larve un croquis iné-
dit très agrandi, mais incomplet, qui reproduit assez fidèlement les
contours généraux de la tête et des antennes; les mandibules sont
également esquissées, mais elles sont figurées lisses, alors qu’elles
offrent une denticulation très fortement accusée. D’autre part, deux
autres figures comparatives des antennes du St. analis d’après
V. Mayer et du St. apicalis, indiquent quelques légères différences
dans la forme du 2e article (aussi long que le 3° chez le St. analis, un
peu plus court et plus renflé chez le St. apicalis) que je ne retrouve
pas sur les sujets observés directement et comparativement, le dessin
de l'antenne du St. apicalis par Jules LICHTENSTEIN paraissant plus
exact que celui de V. Mayer, et les deux espèces ayant les antennes
semblables.
6. Sitaris Solieri Pecchioli.
Ces larves sont identiques à tous les points de vue à celles des deux
autres espèces de Sitaris déjà connues ($S. muralis Foerst., et S. rufi-
pes Gory), et je n’ai pu découvrir aucun caractère anatomique pouvant
servir de base à une différenciation. Elles ont, comme ces dernières,
Larves primaires des Meloidue. 139
une coloration noire, une forme paviculaire, sont convexes à la face
dorsale, planes à la face ventrale, légèrement aplaties, et fortement
atténuées en arrière, offrant leur maximum de largeur au niveau du
métathôrax. Elles possèdent un appareil érectile très apparent à la face
dorsale, dans l’espace membraneux qui sépare le 8° segment abdominal
du 9%, et portent à leur extrémité postérieure deux fines soies cau-
dales. La tête, arrondie en avant, est moins large que le prothorax, et
porte deux ocelles de chaque côté. Les mandibules sont munies de
trois dents profondément découpées dans le corps de l’organe. La ligne
de déhiscence très nettement indiquée sur les trois segments thora-
ciques, manque sur la tête. Les pattes sont terminées chacune par un
ongle. nique, long et acéré, portant de chaque côté, à sa base, un poil
rudimenmtaire, presque invisible. L'insecte est recouvert, aussi bien à
.la face ventrale qu’à la face dorsale, d’une épaisse couche de chitine,
d’un noir foncé; mais quand il est bien étalé, il laisse voir entre les
divers segments une membrane intersegmentaire de couleur claire.
Ainsi que les autres larves de Sitaris, elles se fixent aux poils des
hyménoptères avec leurs mandibules, et se servent de leur extrémité
postérieure comme d’un pseudopode pendant la marche sur les sur-
faces glissantes. Leur longueur varie de 0,85 mm. à À mm suivant
qu’elles sont plus ou moins étalées; leur largeur maxima (au niveau du
métathorax) est de 0,18 mm.
Les larves des Sitaris se distinguent de celles des Zonitis : 1° par
l'existence de deux soies caudales fines ; 2 par la ligne de déhiscence
visible sur les trois segments thoraciques en entier; elles se séparent
de celles des Sitarobrachys par ces mêmes caractères, et en outre par
la forme de la tête, arrondie en avant, et non ironquée. Quant aux
larves du Nemognatha chrysomelina F., la distinction en est beaucoup
plus aisée, car ces dernières offrent une ligne de déhiscence apparente :
sur la tête, et des griffes en fourche à trois branches, c’est-à-dire à
ongles latéraux bien développés.
Obtenues d’éclosion le 25 septembre 1919.
Il. Meloini.
7. Meloe proscarabaeus I.
M. le DÉt. RABAUD a trouvé, il y à quelques années, quatre exem-
plaires de cette larve fixés à la face ventrale du thorax d’un coléoptère
dé la famille des Cerambycidae, le Leptura fulva Deg., capturé aux
environs de Montauban (Tarn-et-Garonne), et il a bien voulu me per-
140 D' A. Cros.
mettre de les étudier. J'en ai recu également un certain nombre de
spécimens de M. Jean LicHTENSTEIN, de provenances diverses. Cette
larve est de couleur jaune comme celle du Meloe autumnalis OI. var.
cribripennis Dej., à qui elle semble à première vue identique, ayant
sensiblement même taille (4,2 mm. à 1,4 mm.), même couleur, même
conformation, À
Cependant en examinant comparativement ses divers organes et
ceux du M. cribripennis, j'ai constaté des différences assez appréciables.
Ce qui frappe tout d'abord, c’est la coloration des griffes : l’une et
autre larve ont des griffes en trident de Neptune, mais chez le
M. proscarabaeus les ongles externes sont jaunes comme l’ongle mé-
dian, tandis que chez le M. cribripennis ils sont d’un noir intense.
Ensuite Ja forme des antennes. Chez le M. proscarabaeus, le æ article
des antennes est sensiblement aussi long ou à peine plus court que.
le 2; chez le M. cribripennis, au contraire, le 2 segment est manifes-
tement plus long que le %. 11 semble aussi que chez le M. proscarabaeus
l'organe sensoriel, qui se trouve à l’extrémité supérieure du 2° segment,
soit plus nettement visible que chez le M. cribripennis. /
Un autre bon caractère distinctif peut se tirer de la forme des man-
dibules. Chez le M. proscarabaeus les mandibules sont plus grêles,
plus arrondies, plus lisses vers la pointe, plus aiguës; leur extrémité
est légèrement recourbée, mais elle s’incurve régulièrement. Celles
du M. cribripennis sont plus massives, un peu aplanies à leur côté in-
terne, qui présente des rayures transversales très visibles ; elles sont
assez nettement coudées près de leur extrémité, au point où elles se
recourbent.
Enfin la ligne de déhiscence offre également des différences assez
appréciables : chez le M. proscarabaeus elle existe non seulement sur
la tête et les deux premiers segments thoraciques, mais encore sur la
moitié antérieure du mésothorax ; en outre, sur la tête, lors de sa bilur-
cation, ses deux branches font un angle largement ouvert. Chez le
M. cribripennis cet angle est beaucoup moins ouvert, plus aigu, et la
ligne de déhiscence manque totalement sur le métathorax, s’arrêtant
même sur le mésothorax à une légère distance du bord postérieur.
Sur tous les autres points, il y a identité complète entre ces deux
espèces.
Ces caractères des antennes, des mandibules, de la ligne de déhis-
cence, joints à la coloration des griffes, fournissent des bases large-
ment suffisantes pour différencier sûrement les deux espèces, à con-
dition toutefois d'avoir d'excellentes préparations, et un grossissement .
convenable.
+
D
bre 2
Larves primaires des Meloidue. 141
La larve d’un Meloe égyptien qui m'a été communiquée il y a quel-
ques années par M. Adolf Anprès (!), présente également des ongles
externes jaunes. Sa taille est peut-être un peu supérieure (1,5 mm.),
mais il doit y avoir certainement de légères différences individuelles.
Cette larve n’étant plus en ma possession, il ne m’a pas été possible de
vérifier si elle offre aussi les autres caractères du M. proscarabaeus.
Mais je les ai retrouvés sur un spécimen de la collection de feu Jules
LICHTENSTEIN, découvert sur un hyménoptère (Chrysis) de provenance
égyptienne.
Quant aux larves récoltées par M. Jean LicareNSTEIN à Montpellier et
à Palavas en juin 4919, à Super-Bolquère en août 4919, et à celles qu'il
a trouvées sur un hyménoptère (Cerceris capitata Sm.) capturé il y a
longtemps à Toulouse, et provenant de la collection F. Axcey, elles
sont de tous points identiques à celles de M. le D' Ét. RABAUD.
8. Meloe violaceus Marsh.
Parmi les larves dela collection de feu Jules LICHTENSTEN se trouve
une larve unique, étiquetée « M. proscarabaeus (sur Nomada) », de
grande taille (2,2 mm. sans compter les soies caudales longues de
1 mm.). Elle possède, en dehors des soies caudales principales, deux
autres soies plus petites. Le corps de la larve est d’un jaune ferru-
gineux; les cuisses sont fortement renflées, les tibias paraissent
inermes ; les griffes sont en trident de Neptune, avecles ongles latéraux
de couleur claire; ils semblent cependant un peu plus foncés à la
base, comme s’ils avaient perdu leur pigment par vétusté; il se peut
donc qu’ils aient été noirs à l’origine. La ligne de déhiscence est visible
sur la tête et les deux premiers segments thoraciques, ébauchée sur
la moitié antérieure du métathorax. Le prothorax est quadrilatère, le
méso- et le métathorax sont trapézoïdaux, mais cette disposition trapé-
zoïdale parait moins accusée que chez le M. cribripennis. Le 2° article
des antennes est à peine plus long que le 3°, il est gros, cylindrique,
peu ou pas renflé à son extrémité. Je n’ai pu nettement discerner la
forme des mandibules.
Cette larve me paraît correspondre à la figure du Meloe violaceus de
NEWPORT.
9. Meloe autumnalis O!.
Une larve de la collection de feu Jules LICHTENSTEIN, étiquetée cLarve
de Vésicant sur Andrena nigro-ænea, en mars » présente les mêmes
(1) Dr A. Cros, Triongulins d’un Meloe inconnu, Bull. Soc. ent. d'Egypte,
1914, p. 70-72.
142 D' A. Cros.
caractères que la larve du Meloe autumnalis OI. var. cribripennis Dei.
que j’ai décrite! : couleur jaune, taille 4,45 mm. plus les soies caudales
de 0,4 mm ; antennes à 2° article manifestement plus long que le 3°;
mandibules à courbure brdsque vers la pointe, assez massives, ridées
transversalement à leur face interne; griffes en trident de Neptune à
ongles externes paraissant noirs vers la base, bien que la partie supé-
rieure en soit actuellement décolorée; tibias assez fortement épineux
sur leur bord inférieur. Ligne de déhiscence se bifurquant sur la tête
en faisant un angle aigu, absente sur le métathorax.
Je suis porté à voir dans cette larve une larve du Meloe autumnalis
OI. type, d'autant mieux que ces mêmes caractères se retrouvent exac-
tement sur les larves du Meloe autumnalis var. hiemalis Gredl. que
j'ai obtenues en avril 1920 de pontes émises par des insectes que
m'avait envoyés M. LaBrousse, de Tebessa.
De cet examen comparé des larves de Méloe il ressort qu'il y a
actuellement trois larves connues de Meloe de couleur jaune, à griffes
en trident de Neptune, que l’on peut à la rigueur distinguef entre elles,
mais dont une seule est identifiée d’une façon certaine :
1° La larve du Meloe autumnalis OL. var. cribripennis Déj. caracté-
risée par sa taille (1,20 mm. à 1,40 mm.) ses griffes à ongles externes
noirs, ses antennes à 2° article plus long que le 3°; ses mandibules à
courbure brusque, comme coudées, vers la pointe, légèrement dentées
en scie ou en râpe; sa ligne de déhiscence bornée à la téte, au pro-
thorax et au mésothorax, et dont les branches de bifurcation sur la
tète se séparent à angle aigu. Le Meloe autummalis type, de France,
n’en diffère pas sensiblement ;
2° Une larve de même taille (1,2 mm. à 1,5 mm.)et de même aspect,
existant en France (D: Ét. RaBauUD, Jean LicuTreNsTEIN) et en Égypte
(A. ANDRÈS, Jules LICHTENSTEIN), ayant les griffes entièrement jaunes,
le 2 article des antennes pas plus long ou à peine plus long que le 3,
avec organe sensoriel évident, les mandibules à corps arrondi, lisses,
à pointe un peu recourbée, mais suivant une courbe régulière, et non
coudée; une ligne de déhiscence sur la tête, le prothorax, le méso-
thorax ei la moitié antérieure du métathorax, et dont les branches de
bifurcation sur la tête se séparent à angle largement ouvert.
M. Adolf AxpRÈs croit pouvoir la rapporter au Weloe proscarabaeus L,
(1) D' A. Cros. Le Meloe aulumnalis OI., var. cribripennis Déj., mœurs,
évolution. Bull. Soc. Hist. Nat. de l'Afr. du Nord, VI, 1914, p, 48.
Larves primaires des Meloidae. 145
la seule espèce existant dans la région où il en a fait la capture. Il
est à noter que sa taille est plus petite que celle indiquée pour ce
Meloe par De Geer et autres; mais il ne faut pas oublier que DE GEER
faisait du M. proscarabaeus et du M. violaceus de simples variétés
d’une seule et même espèce.
3e Une larve plus grande (2,2 mm.) correspondant par sa taille à la
description de M. proscarabaeus de De G&er et conforme à la descrip
tion et aux figures du M. violaceus de Newporr, et que, jusqu’à plus
ample informé, je crois devoir rapporter à cette dernière espèce.
Ce type larvaire semble spécial aux Méloés du groupe Proscarabaeus,
dont les mâles adultes ont les antennes dilatées au milieu et plus ou
moins contournées.
f
10. Meloe cicatricosus Leach (!).
Deux spécimens provenant de la collection de feu Jules LICHTENSTEIN,
et portant la mention : « Ibiza, mai 1883, sur Sphecodes », me parais-
sent offrir tous les caractères assignés par cet observateur à la larve
du Meloe cicatricosus.
Ces larves sont jaunes; la tête est proportionnellement moins
allongée que chez .le M. tuccius et ne dépasse guère la longueur du
prothorax et du mésothorax réunis. Les yeux sont situés un peu en
arrière du milieu des bords latéraux. Les hanches, que LICHTENSTEIN
n’a pas figurées, sont volumineuses, globuleuses, aplaties. Les griffes
sont en fourche à trois branches, et non en trident de Neptune. L’ab-
domen, légerement rétréci à sa base, puis élargi, va en diminuant
graduellement de largeur à partir du ÿ° segment. La ligne de déhis-
. cence, comme l'indique le dessin de Jules LICHTENSTENN, est limitée à la
tête et aux deux premiers segments thoraciques, et lors de sa bifurca-
tion sur la tête, ses deux branches font un angle très aigu. La taille
est de 1,25 mm. sans les soies caudales ; celles-ci, au nombre de deux
seulement, très fortes, très développées, mesurent 0,2 mm. Sa largeur
est de 0,2 mm.
En attribuant ces larves au M. cicatricosus, je dois cependant faire
quelques réserves. Cette attribution se heurte en effet à une grosse
objection : c’est que jusqu'ici, le M. cicatricosus n'a pas été, que je
sache, signalé dans les Iles Baléares. Mais, bien que Gorriz Y MuNoz
ne le cite pas au nombre des espèces espagnoles dans sa Monographie
des Méloïdes indigènes, il est cependant indiqué par BRranpr et
Ericason comme se trouvant en Espagne, et j'ai appris récemment par
(1) Voir ma 1" note, Ann. Soc.ent. Fr., 1919, vol. LXXX VITT, p. 268-269.
L 20
t
Ÿ
144 Dr A. Cros. | 21
M. J.-M. DE LA FUENTE, que cette espèce se rencontre à Burgos, à :
Logrono, où il l’a Jui-même capturée, et qu’elle a été prise également
à Barcelone. Or, vu le peu de distance qui sépare Ibiza du continent,
il y à beaucoup de chances pour qu’elle existe également dans cette
ile. D'ailleurs, de toutes les espèces citées des Iles Baléares, il n’y a
que le M. rugosus Marsh., dont la larve primaire soit encore inconnue;
mais j'ai obtenu sa ponte, il y a quelques années, et ses œufs n’ont que
0,875 mm. de long, ce qui semble exclure l’idée que les larves en
question pourraient lui appartenir.
11. Meloe sp. (? rugosus Marsh).
Une larve de Méloé, de petite taille, et d’une belle couleur jaune,
trouvée par M. Jean LicHreNSTEIN à Montpellier Je 14 juin 1919, fixée
à la patte d’un Halictus (? H. buccalis Pérez), présente une conforma-
tion identique à celle de la larve du M. cicatricosus, sauî la taille qui
est de 0,75 mm. seulement, c’est-à-dire de près de moitié plus petite.
Largeur maxima (au niveau du milieu de l’abdomen, 0,22 mm.).
La tête est en forme d’ovoide, atténuée et arrondie en avant, à
grosse extrémité un peu tronquée en arrière, ne dépassant pas en lon-
gueur le prothorax et le mésothorax réunis, moins large que le pro-
thorax ; antennes du même type que celles de W. cicatricosus; mandi-
bules fortes, lisses, placées bien en arrière du sommet de la tête,
d’un roux foncé; prothorax de moitié moins long que la tête, plus
large qu’elle; mésothorax un peu moins long que le prothorax; méta-
thorax légèrement moins long que le mésothorax, d’un tiers pluslong
que les segments abdominaux. Abdomen plus étroit à la base, renflé
au milieu, arrondi et atténué en arrière, terminé par deux soies cau-
dales bien développées, ayant une longueur supérieure à celle de la
moitié de l'abdomen (0,15 mm.); cuisses simples, peu renflées, fusi-
formes; tibias épineux, griffes en fourche à trois branches. Ligne de
déhiscence visible sur la tête et les deux premiers segments thoraci-
ques, absente sur le métathorax. Stigmates gros, ronds, facilement
visibles; ceux du mésothorax et du 1* segment abdominal énormes.
Cette larve se différencie aisément de celle du M. cicatricosus par sa
taille de moitié plus petite, et par ses soies caudales proportionnelle-
ment plus longues dépassant en longueur la moitié de l'abdomen
(environ la longueur des à derniers segments), tandis que chez le
M. cicatricosus leur longueur ne dépasse pas celle des 3 derniers seg-
ments,
Elle se distingue des larves du W. tuccius, du M. murinus et du
Larves primaires des Meloidae.. 145
Meloe sp.? de Super-Bolquère par sa taille un peu plus grande, sa cou-
leur jaune; elle a aussi les mandibules d’une forme un peu différente,
plus massives. Elle diffère encore du W. tuccius et du W.sp.? de Super-
Bolquère par la forme de sa tête pus arrondie en arrière, moins allon-
gée, ne dépassant pas en longueur le prothorax et le mésothorax réunis,
tandis que chez les deux espèces ci-dessus elle atteint presque la lon-
gueur du thorax tout entier.
Cette larve, dont je n’ai vu que l'unique spécimen que m'a donné
M. Jean LICHTENSTEIN, n’2 pas été identifiée, et peut appartenir à l’un
des nombreux Méloés de la région de Montpellier dont les larves sont
encore inconnues, notamment les W. rugosus Marsh., M. coriarius Brandt
et M. scabriusculus Brandt, que M. Jean LicaTENSTEIN me dit avoir
capturés aux environs de cette ville. Sa taille est assez en rapport,
quoique un peu plus petite, avec les dimensions des œufs du MH. rugo-
sus que j'ai obtenus jadis, et qui mesurent 0,875 mm. de long sur
0,25 mm. de large. Je ne serais nullement surpris si elle appartenait à
cette espèce, mais rien ne permet de l’aftirmer.
12. Meloe sp.? (de Super-Bolquere).
Je suis également redevable de la possession de cette larve à
M. Jean LICHTENSTEIN, qui en a découvert un certain nombre d’exem-
plaires sur divers hyménoptères capturés dans la première quinzaine
. du mois d'août 1919 à Super-Bolquère, près du Grand Hôtel de Font-
Romeu (Pyrénées-Orientales), à 4.800 mètres d'altitude. Il s’agit done
d’une espèce pyrénéenne.
Cette espèce présente tout à fait la conformation des larves du
Meloe tuccius Rossi. On peut néanmoins la distinguer avec une facilité
relative de cette espèce : 1° par sa coloration, grise sur la tête et les
segments thoraciques, testacée ou ferrugineuse sur l’abdomen, alors
que chez le W. tuccius elle est uniformément grise ou noirätre ; 2° par
ses Stigmates abdominaux ronds, volumineux, visibles avec la plus
erande facilité à un grossissement convenable, tandis qu'il est extrè-
mement difficile de les apercevoir sur l'abdomen du M. tuccius.
Sauf ces différences, la forme des organes est identique; la tête est
très allongée, plus longue que les deux premiers segments thoraciques,
et presque aussi longue que le thorax tout entier ; les mandibules sont
lisses, et profondément cachées en arrière du labre ; les antennes ont
trois articles cylindriques, les deux premiers courts, le 3° allongé en
bâtonnet, supportant une très longue soie terminale, et trois autres
plus petites insérées à son pourtour près de son extrémité ; le 2° seg-
Anu. Soc. ent. Fr., XC [1921]. 10
146 D' A. Cros.
ment porte un organe sensoriel hyalin de forme conique. Palpes maxil-
laires de trois articles cylindriques, les deux premiers courts, le 3° en
bâtonnet allongé. Yeux saillants, convexes, situés au milieu des bords :
latéraux de la tête. Abdomen renflé à son milieu, atténué en arrière,
composé de neuf segments, terminé par deux longues et fortes soies.
Pattes sveltes; cuisses légèrement fusiformes; tibias épineux ; griffes
en fourche à trois branches. Ligne de déhiscence sur la tête et les deux
premiers segments thoraciques, absente sur le métathorax.
Longueur 0,65 mm. sans les soies caudales, celles-ci mesurant
0,15 mm. ; largeur maxima, vers le milieu de l’abdomen, 0,17 mm.
L'insecte se fixe avec ses mandibules aux poils des hyménoptères,
principalement sur le thorax, et plusieurs sujets ont encore entre leurs
mandibules le poil de l'abeille auquel ils étaient cramponnés.
C'est la cinquième larve connue appartenant à ce type larvaire :
trois de ceslarves (MW. tuccius, M. murinus et M. sp.? de Super-Bolquère)
sont de couleur noire ou ferrugineuse, les deux autres (W. cicatricosus.
M. sp.? rugosus) sont jaunes.
Il est bien difficile de savoir à quelle espèce appartient la larve de
Super-Bolquère : ce n’est probablement pas celle du M. rugosus, dont
les œufs obtenus par moi en mars 1918 ont des dimensions supérieures
(longueur 0,87 mm., largeur 0,25). Peut être pourrait-elle appartenir
au M. brevicollis Panz., que Mulsant indique comme espèce pyrénéenne.
Mais ce n’est qu’une hypothèse gratuite.
13. Meloe laevigatus Ül.
Orivier a décrit sous ce. nom (Ent., II, 45, p. 6) un Méloë ayant
tous les caractères extérieurs du M. majalis L. mais dépourvu des
bandes rouges qui bordent chez celui-ci les segments de l’abdomen.
Jai recu en 1917, au printemps, de M. Maxime Rorrov, de Sidi-bel-
Abbès, une femelle de cette variété, capturée à Boukanefis (Sud Ora-
nais), qui a effectué le 7 mai une ponte abondante, dont j'ai constaté
l’éclosion le 2 juin. Les larves issues des œufs de ce Méloé ne différent
en rien, ni comme conformation, ni comme taille, ni comme couleur,
de celles du Meloe majalis ordinaire.
IT. Lyttini.
14. Lydus (Halosimus) syriacus L. var. cirtanus Luc.
J'airecu de M. Larousse, d’Ain Beïda (département de Constantine),
le 26 mai 1919, un lot de Lydus (Halosimus) syriacus L. mélangés
Larves primaires des Meloidae. 147
avec Ja variété entièrement bleue (var. cértanus Luc.). Mon corres-
pondant m'écrivait avoir trouvé fréquemment accouplés des sujets
des deux variétés. Des œufs avaient été pondus durant le trajet, qui
me donnèrent des larves le 15 juin, D'un autre envoi postérieur
(30 mai), une femelle (de la variété cirtanus) effectua une ponte dont
l’éclosion eut lieu le 25 juin. Les larves provenant des deux éclosions
sont identiques : peut-être celles du 25 juin (L. cirtanus) ont-elles une
pigmentation légèrement plus foncée, mais ce n’est probablement
qu’une question de maturité plus ou moins complète.
Ces larves ont très exactement la même conformation que celles du
Lydus (Halosimus) viridissimus Luc., que j'ai fait connaître {Feuille des
jeunes Naturalistes, A911, n° 492, p. 191-199), et il serait facile de les
confondre, mais la coloration est légèrement différente. Elles sont
noires sur le dos, sauf sur le métathorax et sur le 1% segment de
l'abdomen qui sont incolores. Le mésothorax n’est pas cependant
complètement noir à son pourtour comme au centre du tergite, et pré-
sente sur ses quatre bofds une teinte fondue. De même, le métathorax
w’est pas entièrement incolore, mais offre sur son disque une bande
transversale d’un roux assez foncé. Les espacesmembraneux interseg-
mentaires et la face inférieure du corps sont de couleur claire. Chez le
L. viridissimus ce sont les deux premiers segments de l’abdomen et
le dernier qui sont incolores. Un autre signe différentiel entre les deux
larves se tire de la ligne de déhiscence : tandis que chez le L. viridis-
simus cette ligne existe sur la tête et les trois segments thoraciques,
chez le L. cértanus elle est absente sur le métathorax. En outre alors
qu’elle est très accusée sur la tête et le prothorax, elle l’est beaucoup
moins sur le mésothorax où elle ne paraît bien évidente que sur la
partie noire du disque.
Les principaux organes sont identiques à ceux du L. véridissimus :
antennes à articles 4 et 2 courts et larges; le 3° grêle et allongé; le
2° porte un organe sensoriel hyalin très volumineux; mandibules
lisses; maxillaires à lobe peu développé; palpes maxillaires à 3° ar-
ticle cylindrique ; griffes en fourche à trois branches ; stigmates ronds
très développés. ;
Longueur 1,6 mm. à 1,8mm. (suivant quela larve est plus ou moins
étalée), sans compter les soies caudales, peu développées, qui mesurent
0,25 mm. Largeur 0,3 mm.
15. Epicauta ruficeps Illie.
Larve hexapode de 13 segments ; forme allongée, un peu atténuée
d'avant en arrière, plus ou moins aplatie. Couleur ambrée, plus foncée
148 D' A. Cros.
sur le prothorax, les deux premiers segments abdominaux et la partie
postérieure du corps, sauf sur le dernier segment qui est plus clair.
Dépourvue de soies caudales, Longueur 2,33 mm.; largeur maxima
(au niveau du thorax) : 0,63 mm.
Tête aussi large que longue, à bords latéraux convexes, rétrécie en
forme de cou en arrière des yeux; couverte de poils épineux. Yeux
simples, noirs, sur le milieu des bords latéraux, en arrière des an-
tennes. Antennes d’une forme un peu spéciale, composées de trois
articles cylindriques; le 1°" court, le 2° deux fois et demie plus long,
portant à son extrémité le 3° article inséré excentriquement, celui-ci
de moitié moins long que le 2°, et de moitié moins gros, supportant à
sa partie terminale une soie centrale trois fois plus longue que lui, et,
sur les parties latérales, deux autres soies plus courtes. A côté du
9° article se trouve un organe sensoriel ovoïde complètement transpa-
rent, aussi long que le 3° segment, etreposant sur le deuxième.
Mandibules extrêmement robustes, saillantesen avant, régulièrement
arquées, pointues, excavées en dedans, avec une dizaine de grosses
dents. Maxillaires à lobe peu saïllant, non surmonté d’une saillie conique
comme chez les Mylabres. Palpes maxillaires de 3 articles, les deux
premiers courts, le 3° volumineux, ovoïde allongé, deux fois et demie
plus long que les deux autres réunis, d’un quart plus large que le
premier, coupé obliquement en dedans où il présente une surface
plane montrant près de son extrémité de nombreuses papilles allongées
cylindro-coniques. Palpes labiaux de 2 articles cylindriques, le
Le court, le 2° quatre fois plus long, terminé par une surface un peu
oblique pourvue d’une longue papille.
Articles thoraciques fortement velus comme la tête. Prothorax plus
large que long, d’un tiers moins long que la tête, plus large qu'elle :
d’un tiers plus long que le mésothorax, celui-ci aussi large que le
prothorax, un peu plus long que le métathorax; ce dernier plus long
que les articles de l’abdomen.
Abdomen ayant ses articles d’égale longueur, allant en diminuant
légèrement de largeur d'avant en arrière, le dernier arrondi. Le bord
postérieur de tous ces segments est bordé de poils aussi longs que les
segments eux-mêmes. Le dernier porte en outre deux poils plus forts,
rudiments de soies caudales, ayant environ deux fois la longueur du
seoment. Ê ,
Pattes allongées, grêles, cylindriques, terminées par une griffe en
fourche à trois branches inégales, dont la médiane est extrêmement
robuste.
Larves primaires des Meloidae. 149
Stigmates ronds, bien visibles; ceux du mésothorax un peu plus
gros que ceux des autres segments.
Ligne de déhiscence sur la tête et les deux premiers segments tho-
raciques, absente sur le métatherax.
Cette larve se différencie facilement des larves des autres groupes
de Lyttini, spécialement des Zonabris, par l'absence de soies caudales,
celles-ci étant restées rudimentaires; par la forme spéciale de ses
palpes maxillaires, etc. En ce qui concerne sa distinction d'avec les
autres Epicauta, le lieu d’origine, s’il est connu, suffira à l'identifier.
Elle se sépare de VE. rufidorsum Goeze par la forme ovoïde du 3° ar-
ticle des palpes maxillaires, par labsence de poils coniques courts
accompagnant les poils ordinaires qui bordent les segments thoraci-
ques et abdominaux chez VE. rufidorsum ; par la forme de la tête plus
arrondie, étranglée en arrière des yeux en forme de cou, etc. Elle se
distingue des espèces américaines (E. vittata Fabr., E. cinerea Fürst.,
E. pennsylvanica De Geer) d’une manière générale par sa coloration, et
par d’autres caractères qu'il serait trop long d'exposer ici, et qui trou-
veront leur place ailleurs.
16. Zonabris Wartmanni Pic.
Cette larve au moment de la naissance est blanche, à l'exception des
yeux qui sont noirs ; elle ne se pigmente que très lentement, et garde
toujours une couleur claire qui contraste avec la coloration foncière-
ment noire de l’imago. Au bout de trois ou quatre jours, elle offre une
teinte légèrement enfumée sur la tête et le prothorax, ainsi que sur
les trois ou quatre derniers segments de l'abdomen, la partie centrale
du corps restant uniformément d’un fauve clair.
Elle appartient au même type larvaire que les larves du Zonabris
cireumflera Chevrol. et du Z. gilvipes Chevrol., c’est-à-dire qu’elle a
des griffes bifides. C’est le troisième exemple connu de ce type
larvaire.
Voici ses principales caractéristiques :
Corps allongé, un peu fusiforme, terminé par deux soies caudales.
Tête atténuée en avant. Antennes du type habituel des Mylabres.
Mandibules recourbées en crocs, robustes, lisses ou à peine ridées,
cachées sous le labre; maxillaires à lobe terminé en saillie conique
surmontée d’une forte soie; palpes maxillaires à 3° article en cône
tronqué. Prothorax d’un tiers plus long que le mésothorax : méso- et
métathorax égaux en longueur, d’un tiers plus longs que le premier
segment de l'abdomen. Tibias aplatis, fortement épineux, portant en
150 Dr A. Cros.
dessous, à leur tiers inférieur. une forte encoche; griffe bifide à
ongle inférieur à pointe acérée. Ligne de déhiscence sur la tête, le
prothorax et le mésothorax, absente sur le métathorax.
Longueur 2,8 mm. sans compter les soies caudales de À mm. Lai
geur maxima (au niveau du métathorax) 0,6 mm.
Obtenue le 25 juin 1919.
Cette larve se différencie assez facilement des deux autres larves du
même tvpe, par sa taille plus grande et son aspect plus fusiforme.
Elle se distingue en outre de celle du Z. circumflera, qui a la même
forme de griffes et la même forme de mandibules, par le moindre
développement de sa pilosité, et surtout de ses soies caudales, qui
n’atteignent pas la moitié de la longueur du corps, tandis que chez le
Z. circumflexa elles sont presque aussi longues que le corps, par
l’absence de ligne de déhiscence sur le métathorax, par lPabsence de
pointes lancéolées à la face ventrale des segments thoraciques et sur
les hanches, etc. Elle se différencie de la larve du Z. gilvipes par ses
mandibules lortement recourbées en crocs, tandis que celles du Z. gil-
vipes sont droites, simplement incurvées vers la pointe, et par la
forme de l’ongle inférieur de la griffe qui se termine en pointe
effilée, tandis que celui du Z. gilvipes offre l’aspect d’une RUE de
sabre coupée obliquement à son extrémité.
Je dois au sujet de ces trois larves faire une remarque intéressante.
- M. G. Sumaxov, dans un très important travail publié au début de la
guerre en Russie (!)}, à peu près introuvable en raison des circons-
tances actuelles, mais dont j'ai eu la bonne fortune de pouvoir me pro-
curer une copie dactylographiée, a le premier signalé que, chez un
- certain nombre de Mylabres (il en énumère 17 espèces), les ongles exr-
ternes des tibias postérieurs sontdilatés en cuiller, tandis que/chez tous
les autres Mylabres en général ces ongles sont pointus ou en bätonnets.
Or, coïncidence remarquable, les trois espèces qui ont des larves pri-
maires à ongles bifides, savoir le Z. circumfleæa Chevrol., le Z. gilvipes
Chevrol., et le Z. Wartmanni Pic, ont précisément toutes les trois
leurs tibias postérieurs munis d’un ongle externe dilaté en cuiller;
toutes les autres espèces, au contraire, dont les larves ont des griffes
du type en fourche à trois branches présentent des tibias postérieurs
pourvus d’un ongle externe pointu ou en bätonnet. Le Ceroctis corynoides
Reiche ne fait pas exception à cette règle. Mais il en est autrement des
Coryna, dont les larves connues {C. distincta Chevrol., C. suturifera
1. G. Sumakov, Les espèces paléarctiques du genre Mylabris Fäbr. (Col.
Meloidae). Horae Soc. ent. Ross., t. XLII, N° 1, Petrograd, 1915.
Lamves primaires des Meloidae. 151
Pic) ont un type spécial de griffe à ongles mulipies (type pectinilorme)
bien que les imagos aient, comme les vrais Mylabres du 2° groupe de
SumaKov des tibias postérieurs munis d’un ongle externe pointu.
Il me paraît assez rationnel de supposer que toutes les espèces de
Mylabres proprement dits ayant un ongle externe dilaté en cuiller à
leurs tibias postérieurs, doivent également présenter des larves pri-
maires à griffes bifides ; de même, celles dont les ongles en question
sont pointus ou en bâtonnet, doivent avoir des larves à griffes en
fourche à trois branches. De même encore, l’on peut prévoir que
toutes les espèces du genre Coryna présenteront sans doute des larves
à griffes du type pectiniforme.
Mais il serait souverainement téméraire de vouloir préjuger la forme
que peuvent revêtir les griffes des larves primaires des sous-genres
Decatoma, Actenodia, Mimesthes, Lydoceras.
17. Zonabris tenebrosa Cast.
Larve de grande taille, chitinisée à la face dorsale, simplement mem-
braneuse à la face ventrale, mesurant 5 mm. de long. sans compter les
soies caudales qui ont 1,3 mm. Largeur maxima 0,8 mm.
Forme allongée régulière ; abdomen un peu renflé au milieu, atténué
graduellement en arrière, terminé par deux fortes et longues soies
caudales. /
Coloration d’un noir verdàtre sur le dos, avec teinte plus claire,
roussätre, à la partie médiane des tergites abdominaux, et espaces
membraneux intersegmentaires incolores ; face ventrale membraneuse
incolore, présentant sous chaque segment de l'abdomen quatre petites
taches noires régulièrement espacées dans le sens transversal, se déta-
chant vivement sur le fond blanc de la membrane ventrale et corres-
pondant à des dépôts de chitine, ébauches de sternites.
Tête un peu allongée, à bords latéraux parallèles, un peu plus longue
que le prothorax, un peu moins large que lui, Yeux simples, noirs;
antennes de la forme ordinaire. Mandibules robustes, régulièrement
arquées, manifestement dentées en scie sur leur bord interne. Maxil-
laires, palpes maxillaires, et autres pièces buccales du type habituel.
Prothorax plus large que long, un peu plus large que la tête, légè-
rement élargi d'avant en arrière; à peu près aussi long que les deux
autres segments thoraciques ensemble. Mésothorax et métathorax
sensiblement égaux, un peu plus longs que le 4% segment de l’abdo-
men.
Ligne de déhiscence visible sur la tête etles deux premiers segments
thoraciques seulement.
152 D' A. Cros.
Pattes longues et grêles, terminées par une griffe du type en fourche
à trois branches inégales. |
Cette espèce est caractérisée par sa grande taille, sa coloration noire,
avec la partie médiane des tergites abdominaux plus claire, et quatre
points noirs à la face ventrale de chaque anneau de l'abdomen; ses
mandibules manifestement dentées en scie; sa ligne de déhiscence
bornée à la tête et aux deux premiers segments thoraciques; ses grif-
fes en fourche à trois branches, etc.
Obtenue dans les premiers jours du mois d’août 4921, d’une ponte
qui m'avait été envoyée de Tebessa par M. LABROUSSE.
18. Zonabris 12—punctata O1.
+
Les spécimens que je possède ont été conservés longtemps dans de
l’alcoo] concentré, et sont par suite plus ou moins ratatinés.
Tête très forte; abdomen moins large que le thorax; corps atténué
progressivement d'avant en arrière à partir du prothorax, et terminé
à sa partie postérieure par deux longues soies. Tête, prothorax et mé-
sothorax de coloration rousse; métathorax et abdomen d’un noir ferru-
gineux.
Mandibules très fortes, excavées en dedans, un peu aplaties vers Ja
base, avec le bord interne formant saillie convexe, denté en scie. An-
tennes, maxillaires, palpes maxillaires, de la forme ordinaire chez les
Mylabres. Prothorax plus large que la tête, presque aussi long que le
méso et le métathorax réunis; mésothorax ayant la moitié de la lon-
gueur du grothorax, un-peu plus long que le métathorax; celui-ci
légèrement plus long que le 1 segment de l’abdomen. Ligne de déhis-
cence très nette sur la tête et les trois segments thoraciques. Abdomen
à segments pourvus d’un tergite chitineux, et offrant en outre de chaque
côté une petite plaque pleurale, également chitineuse, séparée du ter-
gite par un léger espace membraneux dans lequel se voit un stigmate;
à face ventrale membraneuse, mais avec quatre petits ilots chitineux
sous chacun des segments. Pattes longues et grêles, terminées chacune
par une griffe en fourche à trois branches.
Longueur : 2 mm. à l’état rétracté. C’est la longueur indiquée par
GorRiz Y MuNoz; non rétractée, cette larve pourrait atteindre probable-
ment 2,5 mm. Dans cette longueur ne sont pas comprises les soies
caudales qui ont 0,8 mm. Largeur maxima (au niveau du prothorax)
0,8 mm. |
Larve obtenue et communiquée par M. Ch. FAGNiIEz, par l’intermé-
diaire de M. P. DE PEYERIMHOFF.
2 2.2 >
Larves primaires des Meloidue. 153
Cette larve se caractérise par sa taille (2,5 mm), sa coloration, ses
mandibules à bord interne formant saillie convexe, et denté en scie;
son prothorax d’une longueur double de celle du mésothorax; par sa
ligne de déhiscence visible sur la tête et les trois segments thoraciques
en entier; par ses stigmates placés dans l’espace membraneux qui sé-
pare chaque tergite de la pièce pleurale correspondante; enfin par la
présence de quatre petits îlots chitineux, représentant une ébauche de
sternites, à la face ventrale des segments de l'abdomen.
19. Zonabris pustulata Thunb.
Larve hexapode, comptant 13 segments (tête 4, thorax 3, abdomen 9),
chitinisée fortement en dessus, à face ventrale membraneuse; allon-
gée, aplatie, légèrement atténuée d'avant en arrière, terminée par
deux longues soies divergentes. Coloration primitive jaunätre, deve-
nant bientôt (après 6 ou 8 heures) d’un gris noir. Longueur 4 à 5 mm. ;
largeur maxima 1 mm.
Tête quadrilatère, un peu plus longue que large, ayant sa plus
grande largeur en avant entre les antennes et les yeux ; ceux-ci étant
situés à la jonction du tiers antérieur du bord latéral avec le tiers
moyen. À la facesupérieure, elle porte de longs poils dressés. Antennes
aux angles antérieurs de la tête, de 3 articles, de la forme habituelle
chez les Mylabres. Labre transversal, bordé de quelques poils en
avant. Mandibules robustes, convexes, encavées en cuiller, à bord
denté en scie, pointues, dépassant fortement le labre en avant. Maxil-
laires à lobe conique bien accusé, surmonté d'un très long poil et garni
sur son bord interne de poils allongés dirigés obliquement en dedans.
Palpes maxillaires d’une forme notablement plus allongée que celle
que l’on observe chez la plupart des Mylabres européens ou algériens,
composés de 3 articles : les deux premiers cylindriques, courts, d’égale
longueur, le 3° aussi long que les deux autres réunis, cylindrique,
arrondi à son extrémité, terminé par une section oblique à surface
irrégulière sur laquelle je n’ai pu nettement distinguer de papilles.
Palpes labiaux de deux articles cylindriques, très développés, le 4°°
court, le 2 trois fois plus long que le 4°", presque aussi large que le
3° article des palpes maxillaires, et aussi long que lui.
Segments thoraciques hérissés de poils dressés. Prothorax quadrila-
tère, un peu moins long que large, ayant à peu près la même largeur
que la tête au niveau des yeux, plus large que sa partie postérieure ;
mésothorax de moitié moins long que le prothorax; métathorax de
mêmes dimensions que le mésothorax, d’un tiers plus long que les
segments de l'abdomen.
154 D' A. Cros.
Les segments de l’abdomen, tous d’égale longueur, sauf le dernier,
légèrement plus long, vont en diminuant de largeur d'avant en
arrière. Tous ces segments portent une rangée transversale de poils
longs sur le milieu du tergite, et une autre rangée, en bordure, en
arrière. Tous ces poils sont à demi dressés, plus ou moins couchés en
arrière. Le dernier segment porte en outre deux longues soies diver-
gentes, aussi longues que l’abdomen (longueur des soies caudales :
1,72 mm. à 2,13 mm.). L’abdomen présente à sa face ventrale, sous
chacun des segments, deux petits îlots chitineux, représentants d’un
sternite resté à l’état d’ébauche.
Pattes longues, minces, cylindriques. hérissées de très nombreux
poils, et terminées par une griffe en fourche à trois branches inégale-
ment développées, longues et acérées. |
Stigmates ronds, égaux entre eux, sauf ceux du mésothorax qui
sont deux fois plus gros que les autres.
Ligne de déhiscence sur la tête et les deux premiers segments tho-
raciques, absente sur le métathorax.
Habitat : Malang (Java orientai).
Larve obtenue et communiquée par M. le Prof. D' W. RoëPkE.
Ce Mylabre se distingue facilement de toutes les espèces européennes
et nord-africaines connues, par la forme allongée de ses palpes maxil-
laires, etle volume relativement considérable de ses palpes labiaux.
20. Coryna suturifera Pic.
Cette larve, blanche au moment de la naissance, sauf au niveau des
yeux qui se détachent sous forme d’un point noir, devient bientôt for-
tement colorée en noir sur le dos, excepté sur le 1° segment de labdo-
men qui demeure à peu près incolore. La membrane intersegmentaire,
et le dessous du corps restent clairs.
Corps allongé, atténué d'avant en arrière, très velu; revêtement
chitineux à la face dorsale, face ventrale membraneuse. Les antennes,
les maxillaires, les palpes maxillaires ont la forme habituelle de ces
organes chez les Mylabres. Les mandibules sont lisses. Le prothorax
est à peu près aussi long que le méso- et le métathorax réunis ; ceux-
ci, d’égale longueur entre eux, sont d’un tiers plus longs que le pre-
mier segment de l'abdomen. La ligne de déhiscence existe sur la tête,
le prothorax et le mésothorax; elle manque sur le métathorax. I y à
des ébauches de sternites à la face ventrale de l'abdomen sous forme
d’ilots chitineux, presque invisibles sous les deux premiers segments,
augmentant d’étendue d'avant en arrière, et finissant par se fusionner,
Larves primaires des Meloidae. 155
si bien que sous les deux derniers segments existe un véritable ster-
nite. L'abdomen porte à son extrémité, de chaque côté, deux longues
soies jumelles qui semblent n’en faire qu'une à la base, laquelle se
dédoublerait sur toute sa longueur. Les pattes, longues et grêles, cou-
vertes de poils, se terminent par des griffes semblables à celles du
Coryna distincta Chevrol. (type pectiniforme, ou à ongles multi-
ples (1). ;
Longueur 2,8 mm. sans les soies caudales, 1,1 mm.; largeur
_ maxima 0,5 mm. (au niveau de la partie postérieure du prothorax ou
du mésothorax).
Obtenue le 25 juin 1919.
Cette larve, la deuxième connue du type à griffes pectiniformes,
peut être facilement distinguée de celle du Coryna distincta; 4° par sa
taille plus grande (2,8 mm. au lieu de 2,25 mm.); 2° par sa coloration
noire générale, sauf au niveau du 1° segment de l’abdomen, tandis
que le C. distincta est d'un roux ferrugineux, avec teinte noire sur
les côtés: 3° par ses soies caudales disposées par paires jumelles,
tandis que le C. distincta n’a que deux soies, une de chaque côté;
4° par la présence de plaques sternales chitineuses ébauchées à la face
ventrale de l'abdomen, plus apparentes sous les derniers segments.
(1) Voir ma note : Forme des ongles des larves primaires des Meloidae,
Ann. Soc. ent. Fr., vol. LXXXVI, 1917, p. 162.
CLR LS
AT T ,r
LE MÉCANISME DE LA STRIDULATION
CHEZ CYRTASPIS SCUTATA CHARP.
[ORTH. MECONEMIDAE |
par R. LIENHART.
Si l’on se reporte au paragraphe que BRUNNER DE WATTENWYL COn-
sacre aux caractères généraux des Meconemidae dans son Prodromus
des Orthoptères d'Europe, on voit que cet auteur ignore et nie même
l'existence d'organes stridulants chez Meconema et Cyrtaspis, les deux
seuls genres européens de cette tribu. BRUNxER est formel; la citation
d’une partie de son texte ne laissera aucun doute à cet égard :
« La caractéristique principale (de la tribu des Weconemidae) est l’ab-
sence des organes de stridulation sur les élytres [1] (!) ».
Avant et après BRUNNER cette affirmation a été toujours répétée. Or,
les mâles stridulent, aussi bien chez Meconema que chez Cyrtaspis!(?}.
Dans une note récente [3], P. Carpe DE BAILLON montre par quel
mécanisme, très différent de celui des autres Locustiens, Meconema
varium est capable de chanter. De mon côté, ayant eu l’occasion d’en-
tendre les stridulations de Cyrtaspis scutata en liberté, j’exposerai
brièvement ici mes observations sur le chant et le mécanisme de la
stridulation de ce petit Orthoptère .
La stridulation de Cyrtaspis scutata Charp. est propre au mâle;
“elle est assez faible et, pour la bien percevoir, il faut une oreille
attentive, sinon exercée. On se fera une idée assez exacte de la tona-
lité et de l'amplitude du son en comparant la stridulation du Cyrtaspis
au tic-tac d’une montre. A Arcachon, où j'ai fait une partie de ces
observations, on entend le chant des Cyrtaspis depuis septembre,
époque où l’Insecte devient adulte, jusqu’au moment des premières
gelées, qui mettent fin à l’existence de l’Orthoptère. Les mœurs de
Cyrtaspis sont nocturnes, aussi est-ce principalement la nuit que l’on
entend son chant. C’est grâce à la connaissance de cette stridulation
qu’il m'a élé possible de découvrir à Arcachon le véritable habitat de
(1) Les chiffres gras entre crochets renvoient aux numéros correspondants
de l'index bibliographique.
(2) Gernarpr [2] et CAPPE pe BAILLON [3] signalent ces faits.
La stridulation chez Cyrtaspis scutata. 157
… cet Insecte et d’en récolter un grand nombre d'individus sur les
Troënes et les Fusains du Japon où il abonde [4].
Si, dans le but de rechercher le mécanisme de cette stridulation on
examine avee soin l’appareil alaire, on constate que chez Cyrtaspis
scutata les ailes sont nulles dans les deux sexes; les élytres. nuls éga-
lement chez la femelle, sont représentés chez le mâle par deux petites
écailles à peu près discoides entièrement cachées sous le corselet. Par
leur aspect, ces élytres rappellent beaucoup, mais en miniature, ceux
des Éphippigères. Arrondis sur leur bord extérieur, sinueux sur leur
bord interne, ces élytres mesurent trois millimètres de longueur’sur
deux et demi de large. Vus à un faible grossissement, ils apparaissent
comme étant formés d’un disque chitineux (voir A et B de la figure);
ils sont symétriques et semblables dans tous leurs détails; pour con-
naître leur structure, il suffit donc d’en décrire un.
La face supérieure de l’élytre, largement margée à sa base et sur
son bord externe par un fort repli chitineux, présente une surface
diaphane, parsemée d’une fine moucheture de petits points chitineux,
et de quelques poils; elle est également sillonnée par des nervures
rares et faibles. Une de ces nervures, la plus forte, mérite de retenir
. l'attention; elle est placée vers le point d'attache de l’élytre dans un
sillon assez profond et décrit un arc de cercle dont la convexité est
dirigée vers l’extérieur. Par transparence, elle laisse voir à sa face
inférieure une série de huit épaississements circulaires sur le détail
desquels je reviendrai. Je terminerai la description de la face supé-
rieure de l’élytre en signalant une zone du disque en forme de delta
qui surplombe en pente douce, vers sa partie concave, la dépression où
‘se trouve située la nervure dont je viens de parler. Cette zone est
recouverte par une cinquantaine de poils très allongés et raides, tota-
lement différents de ceux que lon peut rencontrer en d’autres points
de l’élytre. Ces poils, je le montrerai tout à l'heure, jouent un rôle
capital dans la production du son (voir C de la figure).
La face inférieure de l’élytre, en dehors des larges rebords chitineux
qui la recouvrent en partie à sa base et sur son bord externe, ne pré-
sente d'autre particularité intéressante que la saillie puissante de la
nervure en demi-cercle que j'ai signalée. Cette nervure n'est en réa-
lité qu’un archet, mais un archet qui diffère sensiblement de ceux que
l'on rencontre généralement chez les autres Locustiens. Il décrit une
courbe parallèle au bord externe de l’élytre, et sa face inférieure, for-
tement en relief, ne présente pas la crénelure habituelle; cette créne-
lure est remplacée par-une série de huit dents coniques qui, vues par
transparence de la face supérieure, se traduisent par les épaississe-
}
Cyrtaspis sculala Charp. — À — Élytre gauche, B = Élytre droit, vus par
leur face supérieure. C — Région de l'élytre droit vu par la face supérieure,
montrant la zone pilifère et les huit dents de l'archet vues par transparence.
D — Même région que la précédente vue par la face inférieure, montrant la
saillie de l’archet et ses huit dents. E = Archet de l'élytre gauche vu par sa
face inférieure et de profil (côté concave), montrant la forme, l'orientation et
la disposition des huit dents. F = Schéma montrant la superposition normale
des élytres, la position relative des deux archets et des zones pilifères.
La siridulation chez Cyrtaspis scutata. 159
ments circulaires dont j'ai parlé. Examiné de profil, l’'archet de Cyr-
l ( à
.daspis scutata montre très nettement ses huit dents et l’on est frappé
de la ressemblance de l’ensemble avec une scie dont les dents seraient
orientées vers le bord interne de l’élytre. Les deux premières dents
basales sont plus petites el comme mucronées, les autres sont grandes
et toutes sensiblement de même taille et bien coniques {voir D et E
de la figure). \
Pour comprendre maintenant par quelle action combinée archet et
poils raides peuvent déterminer la vibration des élytres, il est indis-
pensable de placer ceux-ci l’un sur l’autre, comme ils le sont chez l’In-
secte au repos. C’est toujours l’élytre gauche qui recouvre l’élytre
droit. Et l’on constate (voir F de la figure) que les deux archets ne se
superposent pas, mais qu’ils se croisent pour former une sorte d’X. Les
premières dents de l’archet de l’élytre gauche sont alors à pied d'œuvre
pour pénétrer dans la zone couverte de poils raides de la face supé-
rieure de l’élytre droit. Si, sur l’Insecte mort, on vient à écarter les
élytres, les dents de l’archet pénètrent aussitôt dans la zone poilue,
räclant autant de cordes de violon qu’elles rencontrent de poils et l’on
perçoit aussitôt la vibration caractéristique du chant de Cyrtaspis. Sur
l’Insecte vivant, le va-et-vient rythmé des élytres assure la stridula-
tion rythmée si comparable au tic-tac d’une montre.
Comme on le voit, ce curieux appareil sonore ne ressemble en rien
à celui décrit par CapPe DE BAILLON chez Meconema varium ; il diffère
aussi très sensiblement de celui que l’on rencontre ordinairement
chez les autres Locustiens. L’archet n’est pas une lime, mais une vraie
scie et il gratte les cordes d’une véritable lyre et non l’arête vive
d’une nervure. Les Méconémides ont-ils donc tous leur instrument
propre, dont la connaissance pourrait peut-être jeter une lumière sur
la généalogie des Locustiens ?
Cyrtaspis scutata pourrait être à volonté gaucher ou droitier,
puisque lyres et scies ont, sur chaque élytre, une égale perfection de
structure. Or, l'observation m’a montré qu’il était toujours gaucher ;
la iyre de l’élytre gauche et l’archet de l’élytre droit restant mysté-
rieusement infonctionnels. Je me garderai cependant d’être catégorique
sur ce point. J’ai fait de nombreuses observations, mais peut-être
existe-t-il des Cyrtaspis droitiers? Ou encore, en fin de carrière, le
Cyrtaspis, inversant le mouvement habituel de ses élytres, troque-t-il
un instrument usé contre un instrument neuf? Ce n’est pas impossible :
. le Grillon use bien de ses deux instruments!
460 R. LiexnarT. — La stridulation chez Cyrtaspis scutata.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE.
1. C. BRUNNER DE WATTENWYL. — Prodromus der europaischen Or-
thopteren. — Engelmann, Leipzig, 1882, p. 296.
2. U. GERHARDT. — Copulation und Spermatophoren von Grylliden
und Locustiden (Zoo!. Jahrb., System., XXX VIT [1914], p. À).
3. P. Cappe DE BALLON. — Note sur le mécanisme de la stridulation
chez Meconema varium Fab. (Ann. Soc. ent., XC [1921), p. 69).
4. L. Cuénor. — Note rectificative à propos de la géonémie de Cyr-
taspis scutata Charp. (Arch. Zool. exp. gén., LVII [1948], Notes
et revue, n° 1, p. 12).
LES TRECHINAE DE FRANCE
(PREMIÈRE PARTIE)
par le D' René JEANNEL.
Le groupe des Trechinae comprend une quarantaine de genres dis-
tribués dans le monde entier. Le présent travail, limité à la faune de
France, n’en traitera qu’une faible partie, mais, tout en faisant l'exposé
des espèces françaises, cette petite revision me permettra de poser les
premiers jalons d’une classification phylogénique nouvelle du groupe.
Les Trechinae constituent un groupe homogène, bien défini par
certains caractères et, par suite, bien isolé des groupes voisins. D'autre
part, ils sont très anciens, puisque la distribution géographique
actuelle de certains genres ou même de certaines espèces prouve
clairement que ces genres ou espèces datent au moins du Crétacé et
peut-être même du Jurassique. Les larves de Trechinae possèdent
d’ailleurs une conformation archaïque des palpes, qui ne se retrouve
dans aucun autre groupe des Carabidae [JEANNEL, 1920, Les larves
des Trechini (Biospeol. XLIT) |. Pour ces raisons je pense qu'il faut
donner aux Trechinae le rang de sous-famille, à côté des quatre
autres groupes d'importance inégale, Nomiinae, Pogoninae, Bembi-
diinae, Merizodinae, dont les mandibules portent un pore sétigère sur
leur face externe, comme chez les Trechinae.
CARACTÈRES DES TRECHINAE. — Tête avec des sillons frontaux nets,
arqués en dehors, séparant de façon précise le vertex des joues ou
parties latérales du front. Ces sillons frontaux commencent en avant
sur les côtés de l’épistome, ils s’arrondissent sur le disque du front,
puis passent en général sur les côtés de la tête en arrière des yeux,
dont ils sont séparés par les « tempes » et gagnent la face ventrale
pour se terminer à la base de la pièce gulaire. Labre en général trans-
verse, échancré. Mandibules saillantes, avec un pore sétigère sur leur
face externe. Palpes maxillaires à avant-dernier article glabre (1), à
(1) Quelques poils se trouvent sur le palpe des Trechisibus Motsch., des
Trechoblemus Ganglb. et du Neaphaenops Telkampfi Er. Mais ces quelques
poils sont bien différents de la pubescence longue et fournie des palpes des
Bembidiinae et des Merizsodinae.
Ann. Soc. ent, Fr., xc [1921]. 11
162 Dr René JEANNEL.
dernier article conique, plus ou moins épais, aussi long ou seulement
un peu plus court que l’avant-dernier. Labium transverse, libre ou
soudé à la pièce gulaire; son bord antérieur est profondément échan-
cré'et porte une dent médiane, simple ou bifide ; les lobes latéraux sont
pointus et très saillants. L’avant-dernier article des palpes labiaux porte
3 ou 6 soies. La languette est carrée ou triangulaire, souvent munie
d’une apophyse sur le milieu de son bord libre; elle porte toujours
deux longues soies médianes, insérées côte à côte sur la face ventrale,
tout près du bord libre, et trois petites soies de chaque côté, sur le
bord libre. Paraglosses grêles, longs, arqués, ciliés, très peu chitinisés.
Élytres en général avec huit stries, parfois seulement six. La strie
suturale se réfléchit presque toujours à l’apex et forme une crosse
qui se recourbe vers la terminaison de la 5° ou de la 3° strie. La partie
réfléchie de cette crosse (!) longe le côté interne d’une forte carène
saillante (carène apicale), dont le côté externe est bordé par les der-
niers pores apicaux de la série ombiliquée.
Cayités coxales intermédiaires fermées en dehors. Abdomen à six
segments ventraux. Tibias antérieurs avec une échancrure interne
vers le tiers apical. Tarses antérieurs avec les deux premiers articles
(rarement les quatre premiers chez un genre australien, parfois seule-
ment le premier) dilatés etlobésen dedans chez les mâles; la face ventrale
des articles dilatés est garnie de poils adhésifs cupuliformes. Quatrième
article de tous les tarses très souvent prolongé, à son bord apical et
ventral, par un long appendice membraneux étendu sous lonychium.
Cet appendice existe chez beaucoup de genres; lorsqu'il manque, il
est toujours remplacé par un petit tubercule portant une longue soie.
Oedeagus à lobe médian, arqué, à styles latéraux courts et aplatis,
en général terminés par 4 soies; la partie dorsale du paramère est
membraneuse. Le sac interne porte des pièces évaginables de forme va-
riable, mais d’un type absolumentfixe et bien défini pour chaque espèce.
Chétotaxie. — Deux pores sétigères susorbitaires, dont l’antérieur
se trouve au-dessus de l’œil, l’autre dans le sillon frontal; les lignes
imaginaires passant par les deux pores susorbitaires de chaque côté
sont appelées « lignes orbitaires »; suivant l’écartement variable des
pores postérieurs entre eux, ceslignes convergent ou divergent enavant.
Pronotum avec un pore marginal antérieur situé vers le tiers anté-
rieur de la gouttière marginale et un pore marginal postérieur situé
un peu avant l'angle postérieur. Ce pore postérieur disparaît chez
certains troglobies à pronotum très rétréci.
(1) Elle fait défaut chez les Octhephhilini et dans le genre Cnides Motsch.
Les Trechinae de France. 163
Élytres : la « série ombiliquée » est séparée en deux groupes de
pores sétigères, sur la 8 strie, c’est-à-dire près de la gouttière margi-
nale. Le groupe antérieur, huméral, est formé par quatre pores dont
le premier se trouve à l’origine de la 7° strie, les trois autres sur la
8e strie; le groupe postérieur comprend quatre pores sur la moitié
apicale de la 8° strie, les deux pores postérieurs se trouvant contre
la carène apicale (!). La 3° strie, et parfois aussi la 5° portent des
« séries discales » de pores sétigères. Il existe, en général, seulement
deux pores sur la 3 strie, l’antérieur vers le quart ou le tiers basa),
le postérieur un peu après le milieu. De plus on trouve à l’apex de
de l’élytre trois « pores apicaux », l’un (pore apical interne) sur le
3° interstrie, contre la crosse apicale de la 2° strie, un autre (pore
apical externe) sur la partie réfléchie de la crosse de la strie suturale,
contre la carène apicale, enfin un troisième plus petit (pore marginal)
sur le sommet apical de la crosse de la strie suturale, à l'endroit où
elle reçoit la terminaison de la 2e strie. Ces trois pores apicaux forment
un « triangle apical » dont la forme peut servir à caractériser certaines
espèces américaines.
La plupart des caractères énumérés ci-dessus ne sont pas absolu-
ment constants, soit qu’ils manquent pariois chez quelques types
aberrants des Trechinae, soit qu’on les retrouve chez quelques espèces
faisant partie d’un autre groupe. Mais deux caractères sont spéciaux
aux Trechinae, ne manquant chez aucune espèce et ne se retrouvant
* chez aucun autre Carabique, ce sont :
(1) La désagrégation de la série ombiliquée chez certains genres caverni-
coles n’est pas du tout, comme le croyait L. GANGLBAUER, le résultat du
simple rejet en dedans du 2° ou 3° pore vers le disque de l'élytre. C'est un
phénomène plus compliqué qui s’est produit en plusieurs temps. D'abord
l'espace qui sépare la 8° strie de la gouttière marginale s'accroît et tous les
peres situés sur la 8° strie se trouvent de ce fait écartés du bord marginal en
bloc. Ensuite le premier pore, situé sur la racine de la 7° strie, se déplace le
long de cette strie; il se porte ainsi au niveau du deuxième pore ou même
du troisième et en dedans d'eux. C'est donc le premier pore qui devient le
« pore interne ». Le deuxième pore, placé à l'angle huméral, reste invariable,
mais les troisième et quatrième pores se déplacent sur la 8° strie en s'écar-
tant les uns des autres. La série ombiliquée désagregée des Anophthalmes
d'Europe comprend ainsi un pore interne, sur la 7° strie, à un niveau plus ou
moins postérieur, et trois pores externes dont l’antérieur est dans la gout-
tière à l'angle huméral et les deux autres sont espacés sur la 8e strie. Tous
les degrés s'observent entre la série ombiliquée « régulière » d'un Trechus
et la série « irrégulière » très évoluée d'un Aphaenops.
Chez les Anophthalmes américains la série ombiliquée se désagrège suivant
un autre type, car chez eux le premier pore reste fixe à la racine de la 7° strie,
164 : Dr René JEANNEL.
1° la forme spéciale des sillons frontaux toujours nets, réguliers,
écartés des yeux;
2° la structure de la languette et des paraglosses et particulièrement
la disposition des huit soies sur le bord de la languette (!).
Cette diagnose rejette hors des Trechinae les Merizodus Sol., Oopte-
rus White, Bates, Broun (nec Guérin), Brachydema S1., Percodermus
SL., Pterocyrtus SI., Idacarabus Lea, que Th. SLOANE (1920, Proc. Lin.
Soc. N. S. Wales, XLV, p. 139) a d’ailleurs déjà groupés, à ma sug-
gestion, sous. le nom de Merizodini (?) à côté de ses Trechini, dans
une tribu spéciale. Il reste à savoir si les Merizodini de SLOANE doi-
vent constituer une sous-famille propre ou s’il faut, comme cela me
paraît probable, les rattacher aux Bembidiinae.
Les Trechinae se divisent en deux tribus d’après la forme de leurs
palpes maxillaires et la disposition des stries à l’apex des élytres.
La première de ces tribus, entièrement tropicale, est constituée par
deux séries phylétiques principales, celle des Ochthephilus (Perileptus
auct.) et celle des Trechodes Blackb. Seule la première de ces deux
séries est représentée dans la faune paléarctique.
Quant à l’autre tribu, elle est beaucoup plus vaste et renferme
un certain nombre de séries phylétiques du type Trechus, dans le
monde entier.
(1) Il n'existe que deux soies, correspondant aux deux grandes soies mé-
dianes des Trechinae, chez les Bembidiinae, Merisodinae, Pogoninae
et Nomiinae.
(2) Les Merizodinae ont une distribution antarctique. 11s comprennent
en eflet : 1° le genre Merizodus Solier (— Dormeyeria G. Enderl.) avec
M. angusticollis Sol. et M. soledadinus Guér. (— Oopterus Maceyi Bates)
des iles Falkland et de la Terre de Feu; 2° un certain nombre de genres de
l'Australie et de la Tasmanie (SLoAnE, 1. c., p. 139); 3° enfin une série
d'espèces de la Nouvelle-Zélande, décrites comme Oopterus par Wire, BATES,
BKoux, mais qui devront certainement recevoir un nouveau nom générique.
En effet le genre Ooplerus Guérin 1841 a été créé pour l'espèce O. clivi-
noides Guér. d'Aukland. J'ai vu un exemplaire authentique de l'O. clivinoides
et j'ai constaté qu'il ne présente aucun «es caractères que les auteurs
s'accordent à attribuer aux Oopterus et que l'on retrouve effectivement chez
les O0. rotundicollis White, O. laevicollis Bates, O. basalis Broun, O. pyg-
meatus Broun. C'est ainsi que chez O. clivinoides les palpes maxillaires sont
glabres. Il résulte de ceci que Lacorpaire (Gen. Col., 1, p. 243) avait raison lors-
qu'il éloignait des Trechus le genre Oopterus Guérin, fondé pour 0. clivi-
noides Guér. IL est possible que l'O. clivinoides soit un Harpalide, mais
seuls les Oopterus du type rotundicollis While doivent prendre place dans
la tribu Merizodinae.
Les Trechinae de France. 165
Trisu OCHTHEPHILINI, nov.
! Dernier article des palpes maxillaires subulé, grèle, cylindrique,
bien plus étroit et plus court que l’avant-dernier; celui-ci un peu
sécuriforme, Apex des élytres sans carène apicale, sans retour de la
strie suturale.
Cette tribu n’est représentée que par une seule espèce dans la faune
paléarctique (1).
Genre Ochthephilus Nietner.
Ochthephilus (2?) Nietner, 1857, Ann. Mag. nat. Hist., (2) XX, p. 276;
type : 0. ceylanicus Nietn. — Perileptus Schaum, 1860, Nat. Ins-
Deutchl., I, p. 663 ; type : P. areolatus Cr. — Putzeys, 1870, Stett.
ent. Ztg., p. 362 (revision). — Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., J,
p. 185. — Blemus Lap. de Castelnau, 1840, Hist. nat. Col., I, p. 155
[nec Blemus Stephens, 1830, I. Brit. Ent., I, p. 171; type : B.
paludosus Gyll.]. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I, p. 38. —
Pyrrotachys Sloane, 1896, Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, p. 374;
type : P. constricticeps SL.
Les Ochthephilus sont de très petits Insectes de forme étroite et
parallèle, déprimés, pubescents. Leurs yeux sont volumineux, les
sillons frontaux sont étroits, réguliers, nettement creusés en coup de
gouge; l’épistome est distinct du postépistome, le labre est étroit à la
base, presque bilobé en avant et un peu en forme d’Y. Les antennes
sont longues et la dent du menton est simple. Le pronotum est cordi-
forme, à peine rebordé latéralement, avec le disque ponctué et un
profond sillon longitudinal et médian en coup de gouge. Élytres longs
et parallèles à stries plus ou moins nettes, à interstries plus ou moins
fortement ponctués. Tibias antérieurs pubescents, sans trace de sillon
(1) Dans les faunes tropicales, la tribu comprend les genres Ochthephilus
Nietn. (Afrique, Asie, Australie), Apoplotrechus AI. (Madagascar), Tre-
chodes Blackb. (Afrique, Asie, Australie), Sporades Fauv. (Nouvelle-Calédonie),
Temnostega G. Enderl. (île Crozet) et un genre inédit de l'Amérique du Sud.
(2) L'Ochthephilus ceylanicus Nietner est une espèce très voisine du
Perileptus japonicus Bates. J'en ai vu une série d'exemplaires provenant de
l'Inde, parfaitement conformes à la description de NieTner. Il ne fait donc
aucun doute que les genres Ochthephilus el Perileplus soient identiques;
Purzeys (/. c., p. 362) en avait d'ailleurs déjà convenu. On se trouve donc
dans l'obligation formelle de remplacer le nom de Perileptus Schaum 1860
par celui d'Ochthephilus Nietner 1857.
166 D' René JEANNEL.
longitudinal externe. Le quatrième article des tarses est prolongé en
dessous de l’onychium par une longue expansion membraneuse.
On connait une douzaine d’espèces d’Ochthephilus distribués dans
le sud-est de l'Asie, l’archipel Malais, l'Australie, Madagascar et toute
l'Afrique australe et orientale; une seule espèce est paléarctique.
Les Ochthephilus sont des Insectes ripicoles que l’on trouve parfois
en abondance sur les petites plages de gravier, au bord des eaux
courantes. Leurs métamorphoses sont inconnues (1).
L’unique espèce paléarctique se distingue de ses congénères par sa
coloration noire avec les élytres ornés d’une large tache commune
discale rougeûtre, par les angles de son pronotum droits et vifs, par
les stries de ses élvtres finement ponctuées.
Ochthephilus areolatus Creutzer, 1799, Entom. Vers., p. 115,
pl. 2, fig. 19; type : Autriche. — J. Duval, 14852, Ann. Soc. ent.
Fr., p. 225. — Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., I, p. 185. —
Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I, p. 82(?). — acuticollis L.
Dufour, 1843, Exc. ent. Mont. Ossau, p. 28.
Toute la France, commun au bord des eaux.
O. areolatus est répandu dans toute l’Europe tempérée et le nord
de l'Afrique. Il présente diverses variétés de coloration et est repré-
senté aux iles Canaries par une race locale distincte (subsp. nigritulus
Woll.). La forme typique seule se trouve en France.
TrIBU TRECHINI, nov.
Dernier article des palpes maxillaires conique, aussi long ou plus
long que l’avant-dernier, et guère plus étroit à sa base que lui;
l’avant-dernier article est conique, étroit à la base, élargi au sommet.
Apex des élytres avec une carène apicale et une crosse décrite par la
strie suturale se réfléchissant sur la 5° ou sur la 3° strie.
Le groupe des Trechini comprend un certain nombre de séries
phylétiques, c’est-à-dire de groupes de genres à des degrés évolutifs
divers, mais ayant une origine commune. Ces lignées sont définies
par des caractères particuliers de leur morphologie externe et aussi
par des caractères sexuels. Elles renferment côte à côte des espèces
(1) Desséchés et conservés en collection, les Ochthephilus dégagent une
forte odeur de cuir de Russie, comparable à celle que les Bledius émettent
lorsqu'ils sont vivants.
(2) On trouvera dans ces trois ouvrages la bibliographie complète des
nombreux travaux concernant cette espèce.
TU PEN
Les Trechinae de France. 167
lucicoles du type Trechus et des genres ou espèces souterrains, caver-
nicoles ou endogés, à des stades d'évolution plus ou moins avancés.
En outre ces séries phylétiques peuvent être rassemblées dans deux
grands groupes d’après la structure des tibias antérieurs. Le premier
de ces groupes est caractérisé par des tibias antérieurs absolument
glabres sur les faces externe et antérieure et ordinairement ornés d’un
sillon longitudinal sur la face externe. Il comprend la majorité des es-
pèces lucicoles, mais aussi des cavernicoles. Le deuxième groupe réunit
les espèces dont les tibias antérieurs sont pubescents, au moins sur la
moitié apicale de la face antérieure ; tantôt la face externe est glabre et
occupée par un profond sillon longitudinal externe, tantôt cette même
face ne montre aucun sillon et tout le tibia est pubescent. Ce deuxième
groupe renferme surtout des cavernicoles paléarctiques, mais aussi
des lucicoles, principalement dans l'Amérique du Sud.
Dans la faune paléarctique il n’existe qu’une seule série phylé-
tique du premier groupe, mais on connaît plusieurs séries phylétiques
distinctes du deuxième groupe.
TABLEAU DES GENRES DE LA FAUNE FRANÇAISE.
L. Tibias antérieurs glabres sur les faces antérieure et externe,
presque toujours sillonnés sur la face externe (série phyl.
GC A1) CREME MARS EEE RER CRE EE de
— Tibias antérieurs soit entièrement pubescents, soit glabres
sur la face externe, mais au moins pubescents sur la partie
apicale dérlaface "antérieure..." 5.2. LE, 2.2. 3:
2. Dent du menton simple. Pore apical interne placé loin avant
la déclivité apicale de l’élytre, sur la deuxième strie. Type :
FneecaUs PNR, ARR. Cet HA Te 1. Epaphius Steph.
— Dent du menton bifide. Pore apical interne placé près du
sommet, sur la crosse apicale de la deuxième strie. Type :
T.rubens Clairv., — quadristriatus Schrk.. 2. Trechus Clairv.
3. Tibias antérieurs avec un sillon longitudinal externe; la
pubescence du tibia est alignée : un rang de poils sur la
face antérieure, un rang de poils dans le sillon externe. 4.
— Tibias antérieurs avec un sillon longitudinal externe,
glabres sur la face externe, pubescents à l’extrémité apicale
de la face antérieure (série phyl. de Duvalites)............ D.
— Tibias antérieurs sans sillon longitudinal externe, entière-
ment pubescents {séries phyl. de Duvalius et Aphaenops). 7.
168 Dr René JEANNEL.
4. Élytres avec un bourrelet basal entre l'épaule et l’écusson.
Crosse apicale de la strie suturale réfléchie sur la 5° strie.
Labium libre; six soies sur l’extrémité antérieure de la
pièce gulaire (série phyl. de Thalassophilus). Insectes gla-
bres, oculés, à antennes très longues. Type : Th. Whitei
Molls.sete DRE te LR NNAM RENRETe 3. Thalassophilus Woll.
— Élytres sans bourrelet basal. Crosse apicale de la strie sutu-
rale réfléchie sur la 3° strie. Labium soudé; une herse de
13 à 14 soies sur l'extrémité antérieure de la pièce gulaire
(série phyl. de Trechoblemus). Insectes pubescents, oculés.
Type : T. micros Herbst.......... 4. Trechoblemus Ganglb.
>. Série ombiliquée irrégulière. Dent du menton à peine bilobée,
presque entière. Type : S. Mayeti Ab. 7. Speotrechus, nov. gen.
— Série ombiliquée régulière. Dent du menton bifide........ 6.
6. Labium soudé; une herse de 10 à 12 soies sur l’extrémité
antérieure de la pièce gulaire. Tête et pronotum glabres,
élytres pubescents. Type : L.discus F. 5.Lasiotrechus Ganglb.
— Labium libre; 5 à 6 soies sur l’extrémité antérieure de la
pièce gulaire. Elytres glabres. Insectes troglobies. Type :
DFDOrTrIGeIGeSLON RES RUES NL pee ee fete 6. Duvalites Jeann.
. Très petits insectes à grosse tête el antennes longues, vivant
dans la zone intercotidale des plages maritimes. Avant-
dernier article des palpes renflé; dernier article conique,
mais grêle. Tibias antérieurs courts et épais. ............ 8.
— Insectes de taille normale, cavernicoles ou endogés. Avant-
dernier article des palpes allongé ; dernier article aussi large
à sa base que le sommet du précédent. Tibias antérieurs
iréstiongsiet irésveréles” 3. LR PTE RE RER 9.
8. Dent du menton bifide. Élytres normalement développés à
l’'apex, avec la strie suturale réfléchie et une carène apicale
nette; nombreux pores sétigères surnuméraires sur les inter-
stries. Labium libre. Type. À. marinus Strôm. 10. Aepus Sam.
— Dent du menton simple. Élytres atrophiés au sommet, sépa:
rément arrondis et amincis à l’apex, sans trace de strie api-
cale ni de carène apicale; pas de pores supplémentaires sur
les interstries. Labium partiellement soudé. Type : A. Ro-
bini Lab..... Pad ee SAT TER » L 11. Aepopsis, nov. gen.
9. Série ombiliquée régulière. Dent du menton bifide. Labium
Nbre LR Reno Ed Er Se Te OMIS EEE 10.
1
- cfbtesdt. Ai
Les Trechinae de France. 169
— Série ombiliquée désagrégée. Dent du menton simple. Labium
EU CARE IOT ERA C9 CARNET 17": PCT RRAES CErRs eo 411:
10. Sillons frontaux complets. Prothorax et tête glabres. Type :
D.ERaymonär Delar...,..,,, SOA NRN 8. Duvalius Delar.
— Sillons frontaux incomplets. Tête et pronotum pubescents
chez les espèces françaises (subgen. Trichaphaenops Jeann.).
Type du genre : T. Lapiei Peyer...... 9. Trechopsis Peyer.
11. Sillons frontaux complets. Insectes de petite taille, à mem-
bres grêles et courts, adaptés à la vie endogée. Type :
G. Discontignyi Fairm............... 12. Geotrechus Jeann.
— Sillons frontaux incomplets. Insectes grêles, allongés, à mem-
bres excessivement longs, adaptés à la vie sur les parois
stalagmitées. Type : 4. LeschenaultiBonv. 13. Aphaenops Bonv.
GROUPE I.
(Genres à tibias antérieurs glabres.)
SÉRIE PHYLÉTIQUE DE TRECHUS.
1. Genre Epaphius Stephens.
Epaphius Leach (Stephens, 1830, IL. Brit. Ent., I, p. 174); type :
E. secalis Payk. — Seidlitz, 1891, Faun. Balt., éd. 2, p. 61; Faun.
Transylv., p. 68. — Ganglbauer, 1892, Käîf. Mitteleur., I, p. 220.
— Trechus auct. (pars).
Le genre Epaphius renferme quelques espèces archaïques, remarqua-
bles par leurs caractères chétotaxiques et qui présentent un type d’oe-
deagus très particulier. Il constitue unelignée d'espèces boréales ayant
une tout autre origine que celles qui composent le genre Trechus (1).
Epaphius secalis Paykull, 1790, Mon. Carab. Suec., p.94; type :
Suède. — Dejean, 1831, Spec. V, p. 24; Icon., IV, pl. 206, fig. 4.
— Fairmaire et Laboulbène, 1854, Faune ent. franc., I, p. 149. —
Pandellé, 1867, Mat. Faune franç., Il, p. 147. — Putzeys, 1870,
Stett. ent. Ztg., p. 187. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I, p. 154.
— Ganglbauer, 1892, Kaf. Mitteleur., I, p.220. — testaceus Fabri-
cius, 4804, Syst. Eleuth., I, p. 209. — Zaticollis Motschoulsky,
1845, Ins. Sib., p. 235; type : lac Baïkal.
(1) Les espèces constituant le genre Epaphius sont les Æ, secalis Payk.
E. ephippiatus Baies et E. punctatostriatus Putz., du Japon, £. chinensis
Jeann., du Tché-Kiang. Il n'existe pas d’Epaphius dans l'Amérique du Nord,
quoi qu'en aient dit Purzeys et GANGLBAUER.
170 D' René JEANNEL.
Bas-Rhin : Strasbourg (Ecofïet). — Moselle : Metz {Géhin). —
Somme : Le Tréport (Ch. Coquerel); Dieppe (A. Grouvelle!). — Orne :
bois de Charme (L. Bedel!). — Morbihan (G. de Véry!). — Seine :
Asnières (Léveillé!). — Oise : Côte-d'Or (teste Bedel). — Rhône : Lyon
(A. Grouvelle!).
Répandu dans le Nord de la France, mais toujours rare. On le
trouve encore dans les Iles Britanniques, la péninsule Scandinave, la
Finlande, l’Europe moyenne (Allemagne, Moravie, Bohême, Transyl-
vanie), la Russie, le Caucase et la Sibérie occidentale, au moins jus-
qu’au lac Baïkal.
2. Genre Trechus (Clairville) Jeannel.
Trechus Clairville, 1806, Entom. Helv., IL, p. 22; type : T. rubens
Clairv. (— quadristriatus Schrank). — Dejean, 1831, Spec. V,
p. 2. — Putzeys, 1847, Stett. ent. Ztg., p. 302. — Pandellé, 1867,
Mat. Faune franç., Il, p. 431. — Putzeys, 1870, Stett. ent. Zty.,
p. 7-48, 145-201, pl. I. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I, p. 39
et 152. — Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., I, p. 186. — Jeannel,
1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 152 (char. emend.). — Barthe, Car.
Gallo-rhénan.. (hors texte des Miscellan. entom., 1919-22. —
Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat., Toulouse, XLIX, p. 165-182.
— Blemus Stephens, 1827, Il. Brit. Ent. I, p. 171 ; type : T. rubens
F. (1). — Calotrechus Wollaston, 4854, Ins. Mader., p. 64; type :
T. nigrocruciatus Woll.
Tel qu’il est défini ici, le genre Trechus est représenté dans toute la
région paléarctique, la région néarctique jusqu'au Mexique (T. aztec
Jeann.) et l'Australie. Les espèces décrites comme Trechus de l’Amé-
rique du Sud, de l'Afrique australe et orientale, de l’Inde et certaines
espèces australiennes, appartiennent à des genres de tout autre ori-
gine, différant par la structure des tibias antérieurs et par la disposi-
tion des stries à l’apex des élytres.
(1) Le genre Trechus a été créé par CLAIRVILLE pour plusieurs espèces et
celle qu'il a figurée en détails, celle qui a servi de base à sa description est
à n'en pas douter l’Acupalpus meridianus L., si bien qu’une application
stricte de la loi de priorité obligerait à réserver le nom de Trechus aux
Acupalpus, comme 1: fait Srepaens. Mais l'usage a prévalu depuis DEJEAN de
laisser le nom de Trechus au genre qui nous occupe ici, étant donné surtout
queparmiles Trechus de CLAIRvILLE figurent des espèces qui sont certainement
des Trechus dans l'acception admise, comme par exemple T. rubens Clairv.
(= quadristriatus Schrank) qui doit être considéré comme le type du genre.
AR
D.
Les Trechinae de France. 471
Les Trechus constituent un groupe très ancien dont l'histoire géo-
logique remonte jusque dans l’ère Secondaire. Presque tous ses repré-
sentants actuels sont lucicoles, la plupart rélégués dans les faunes
alpines des différents massifs montagneux de l’Europe ; un petit nombre
sont des Cavernicoles. Par contre la grande majorité des nombreux
Cavernicoles d'Europe appartiennent à d’autres lignées de Trechini à
tibias antérieurs pubescents. Ces lignées, dont l’histoire est bien diffé-
rente, n'existent plus dans la faune actuelle que par des relictes
cavernicoles ou quelques relictes alpins.
Le grand genre Trechus lui-même est naturellement polyphylétique.
Dans la faune paléarctique, il est possible de distinguer une quaran-
taine de groupes d'espèces bien caractérisés, dans chacun desquels il
existe un type particulier de pièces copulatrices du sac interne, type
constituant une véritable signature de la lignée (1).
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES.
1. Base du pronotum sans plis ni rugosités longitudinales en
dehors du sillon médian; fossettes basales absentes ou su-
perficielles, petites, lisses. Élytres avec seulement quatre à
cinq stries internes très fines et très superficielles, lisses. —
Lignes orbitaires" converpentes:...s: fun: te aise +1
— Base du pronotum toujours plus ou moins rugueuse; fos-
settes basales nettes, rugueuses. Elytres à stries externes
toujours plus ou moins discernables..............,,..... 4.
2. Angles postérieurs du pronotum presque droits, vifs;
fosseittes basales petites mais nettes. Tibias antérieurs avec
(1) Je me propose d'exposer ailleurs l'étude phylogénique détaillée des
espèces du genre Trechus, travail pour lequel j'ai déjà réuni un millier de
préparations microscopiques des pièces copulatrices de toutes les espèces
connues. Mais dans le Catalogue des Trechus francais qui se trouve plus
loin, j'ai provisoirement énuméré les espèces dans l'ordre phylogénique
nouveau, c'est-à-dire groupées d'après leur type d’armature du sac interne.
Au contraire, dans le tableau de détermination des espèces, j'ai cru bien faire
en laissant au second plan les caractères sexuels et en prenant pour carac-
tères directeurs des caractères faciles à voir, tirés de la morphologie externe.
Il en résulte naturellement que l'ordre dichotomique du tableau ne corres-
pond pas du tout à l’ordre phylogénique et que des espèces rapprochées par
le tableau de détermination sont en réalité phylétiquement très éloignées.
Mais cela, il me semble, n'a guère d'importance, l'essentiel pour une clef
dichotomique étant de permettre la détermination facile des espèces.
©t
Dr René JEANNEL.
un sillon longitudinal externe net. Élytres à 5 stries visi-
bles. — Ailé. Élytres ovales comme chez T. obtusus Er.
Oedeagus très grêle, à bec effilé, arqué dorsalement et ter-
miné par un petit crochet; sac interne avec deux pièces al-
longées dont l’une est recourbée en forme de cimeterre.
Long: "3,70a#% mm {ses 1262) AA 8. cuniculorum Mequ.
Angles postérieurs du pronotum très obtus, très effacés;
base très saillante. Tibias antérieurs à sillon longitunal ex-
terne plus ou moins effacé. Élytres à 4 stries visibles... 3.
. Macroptère. Coloration pâle. Yeux cinq à six fois aussi longs
que les tempes. Élytres allongés, parallèles, à épaules très
saillantes. Oedeagus épais, à sommet mousse; pièces du sac
interne longues, droites, égales et parallèles. Long. 4 à 4,5 mm.
PNSOR DA ANR CRM re NUS R TES MURS A EE OICS 6. quadristriatus Schrk.
Ordinairement brachyptère. Coloration brunâtre brillant.
Yeux au plus quatre fois aussi longs que les tempes. Élytres
ovales. Oedeagus épais, mais à pointe longue et effilée; pièces
du sac interne courtes, très inégales, tordues et repliées.
Long. 29 à 12 MMS AC NE RATS 7. obtusus Er.
a. Grande taille (4 à 4,5 mm.). Brachyptère ou rare-
ment macroptère. Elytres ovales à épaules sail-
Jantes, AA AP ARE Re Eat forma typica.
b. Très petite taille (3 mm.). Aptère. Élytres ovales
courts, non élargis en arrière, les épaules effa-
CÉCB IRIS PNEU TE subsp. Renati (1), nov.
. Tibias antérieurs sans trace de sillon longitudinal sur la
JACÉMERICENC CS ANSE D RE RER TT NES EE ER à.
Tibias antérieurs avec un sillon longitudinal externe... 8.
. Bord basal de l’élytre perpendiculaire à la ligne médiane.
Pore apical interne de l’élytre situé à sa position normale,
c’est-à-dire à peu près à la même distance du sommet de
l’élytre que de la suture. Lignes orbitaires convergentes.
Élyires allongést. PARA Us test Pt RARE PRES tbe
Bord basal de l’élytre oblique. Pore apical interne bien plus
éloigné du sommet de l’élytre que de la suture; la crosse
apicale de la 2 strie est très allongée. Lignes orbitaires
divergentes. Élytres en ovale très ample................ TL.
(1) Dédié à la mémoire de René MAGDELAINE, fils de notre collègue.
4e
6.
1
Les Trechinae de France. 173
Base du pronotum saillante. Élytres allongés, à stries effa-
cées, fortement ponctuées. Coloration brun de poix plus ou
moins claire. Oedeagus très grand, renflé et très arqué à
la base; sac interne avec une petite pièce ovalaire concave
placée de champ. Long. 2,5 à 3 mm.. À. Delarouzeei Pand.
a. Stries des élytres très effacées au sommet, ......
HR A RE RS UC une INT TUDICU:
b. Les trois premières stries bien marquées jusqu’au
sommet, leur ponctuation plus forte...........
Re Le dr Ace M ... Subsp. turinensis, nov.
Base du pronotum rectiligne. Élytres plus larges et plus
convexes, à stries bien tracées jusqu’au sommet, plus fine-
ment ponctuées. Coloration toujours foncée. Oedeagus sem-
blable à celui de T. Delarouzeei. Long.3mm. 2. maritimus Dev.
. Angles postérieurs du pronotum obtus, émoussés, mais
accusés; fossettes basales profondes. Élytres à stries plus
fines, moins nettement ponctuées, à interstries presque
plans. Oedeagus grand, court et épais; sac interne avec
deux pièces articulées, l’une droite, concave, et l’autre, gau-
che, crénelée. Long. 4,2 .mm..... ... A6. bigerricus Jeann.
Angles postérieurs du pronotum très arrondis; fossettes
basales superficielles, mais larges. Élytres à stries plus
fortes, plus profondément ponctuées; interstries convexes.
Long. 4 mm. (©) à 4,5 mm. (c).. 15. Kiesenwetteri Pand.
. Angles postérieurs du pronotum fortement arrondis. La
gouttière marginale des élytres commence au niveau de la
racine de la 4° strie. — Coloration testacée ; forme étroite et
déprimée. Lignes orbitaires divergentes. Pronotum étroit,
à base saillante. Élytres ovales à épaules effacées. ....... de
Angles postérieurs du pronotum vifs. La gouttière margi-
nale des élytres commence à la racine de la 5° strie..... 42108
. Long. 2,5 à 2,8 mm. Élytres en ovale court, les stries for-
tement ponctuées. Oedeagus grêle et très allongé; sac in-
terne avec une seule pièce et pas de dents. 13. Abeillei Pand.
Long. 3 à 3,8 mm. Élytres en ovale allongé, les stries su-
perficiellement ponctuées. Oedeagus court et épais, à bec
replié du côté ventral; sac interne avec une large pièce
concave et un rang de grosses dents. 14. angusticollis Kiesw.
a. Épaules effacées, arrondies. Deuxième article
174 Dr René JEANNEL.
des antennes aussi long que le quatrième......
subsp. distinctus Fairm.
b. Épaules anguleuses. Deuxième article des anten-
nes plus court que le quatrième... forma typica.
10. Deuxième article des antennes plus long que le quatrième. —
Base du pronotum saillante. Insectes de petite taille....... 44.
— Deuxième article des antennes pas plus long que le qua-
WÉME E LEN LRRRRE RON NE NAT AES D lu
11. Antennes courtes, noueuses, à articles ovoides. Yeax deux
fois aussi longs que les tempes. Lignes orbitaires conver-
gentes. Ponctuation des stries assez grosse et superficielle. -
Oedeagus court, à bec effilé: sac interne armé de deux pièces
lamelleuses, l’une arrondie, l’autre allongée, retroussée au
sommet. Long. 2, à 2,8 mm.........: 11. pyrenaeus Dei.
— Antennes plus longues, à articles cylindriques. Lignes orbi-
taires parallèles. Stries des élytres lisses. Oedeagus court, à
bec effilé ; pièces du sac interne toutes deux allongées, rec-
tilignes, mais inégales....... _....... : 12. latebricola Kiesw.
12.
a. Yeux à peine plus longs que les tempes. Pas de
striole juxta-scutellaire. Pronotum petit, très ré-
tréci à la base. Long.3mm. subsp. aranensisJeann.
— Yeux gros, deux fois aussi longs que les tempes.
Striole juxta-scutellaire nette. Long. 3,5 mm... b.
b. Pronotum fortement transverse, à côtés bien ar-
rondis ; élytres amples, convexes.....:........
subsp. pinguis Kiew.
— Pronotum moins transverse, à côtés peu arqués;
CPAS IÉRTONS LEE PTE ee forma typica.
12. Pronotum allongé, subcarré, ses côtés très peu arqués,
presque parallèles. — Angles postérieurs du pronotum
droits, fossettes basales petites. Élytres courts, peu con-
vexes, à stries fines et lisses. Lignes orbitaires convergen-
tes. Oedeagus petit, grêle, arqué, à sommet aplati; sac in-
terne avec une petite pièce carrée dont le bord dorsal épaissi
forme une pointe en avant. Long. 3,5 mm. 9. Putzeysi Pand.
— Pronotum plus ou moins transverse, ses côtés bien arqués. 13
13. Stries des élytres à forte ponctuation...,.......,..,.... 14.
Les Trechinae de France.
— Stries des élytres lisses ou à ponctuation très fine........
14. Pronotum très grand, presque aussi large que la base des
16.
17%
élytres, ses côtés fortement arrondis, ses angles postérieurs
saillants en arrière, les fossettes basales larges et très pro-
fondes, la base rectiligne. Élytres allongés, convexes, à
épaules saillantes, à stries profondes et fortement ponctuées,
les interstries très convexes. Lignes orbitaires parallèles.
Oedeagus épais, arqué, à pointe effilée; sac interne sans autre
armature que quelques petites dents dorsales et apicales.
175
ROBE Om Ur Tamer cet 26. amplicollis Fairm
Pronotum nettement moins large que les élytres, les angles
postérieurs non saillants en arrière. Armature du sac in-
(ERROTIOUIOUTS, HéVELOPPÉE ns ane Darren ca tae
Stries externes des élytres effacées ou moins profondes que
les stries internes. Yeux plus longs que les tempes..,....
Stries externes des élytres aussi profondément tracées que
les stries internes. Yeux aussi longs ou plus courts que les
tempes. Aptères.....:..., -
Pronotum à base rectiligne. — Grande espèce ailée à pro-
thorax petit, transverse, non rétréci à la base, à élytres
orands, parallèles, allongés, avec les épaules saillantes, les
stries externes bien marquées. Gouttière marginale du pro-
notum très large, les angles postérieurs explanés. Oedea-
gus très grand, non renflé à la base, le sommet dissymétri-
que et large; sac interne avec deux larges pièces aplaties
rectangulaires accolées l’une à l’autre; pas d’épines. Long.
GAu0 DNA reel it
Pronotum à base saillante en arrière. Stries externe des
élytres effacées. ..,.,
Pronotum transverse, non rétréci à la base, la gouttière
marginale très large, les angles postérieurs explanés, très
saillants. — Aïlé ou brachyptère. Lignes orbitaires conver-
gentes. Élytres courts, elliptiques, peu arrondis sur les cô-
tés. Coloration brun de poix assez pâle uniforme. Oedeagus
court, arqué, symétrique, très renflé à la base, mousse au
sommêt; sac interne avec une pièce spatulée reposant sur
un épais feutrage de petites épines très nombreuses.
15.
16.
18.
RÉ to irubens” Halte
Long. 0): 2 ÉD LA Te 2. cn 4 ..... 3. austriacus Dei.
— Pronotum à peine transverse, rétréci à la base, la gouttière
476 Dr René JEANNEL.
marginale étroite, les angles postérieurs presque droits, non
saillants. — Aptère. Lignes orbitaires parallèle. Élytres am-
ples, ovales, à gouttière marginale très profonde. Colora-
tion brunätre avec une grande tache humérale et une pe-
tite tache subapicale pâles (ces taches font souvent défaut).
Oedeagus très asymétrique, peu arqué, terminé par un bec
crochu; sac interne muni d’une pièce dièdre à arête très
ensellée. Long. 4 à 4,5 mm........... 4. Fairmairei Pand.
18. Pronotum transverse. Des yeux bien développés, aussi
longs que les tempes. Élytres parallèles, à épaules saillantes,
à deuxième pore discal situé après le milieu. Lignes orbi-
taires divergentes. Oedeagus grand, épais, à sommet mousse;
sac interne avec deux larges pièces, l’une ventrale, concave,
autre dorsale, arquée, articulées comme deux mâchoires.
Long. 9,20 mm. 0 CR EN RE EX PELLE 28. fulvus Dei.
— Pronotum étroit, parallèle: carré ou allongé. Yeux très
petits. Élytres à épaules arrondies, à deuxième pore discal
situé exactement au milieu de la longueur de la 3 strie.
Lignes orbitaires divergentes. Oedeagus très petit, grêle,
très arqué, à pointe courte; sac interne avec une pièce qua-
drilatère dont le bord dorsal épaissi forme un bec acéré..….
ne Mental ete) DE Eee CS MEN DER PE 29. Delhermi Saulcy.
a. Yeux plus grands, composés de 50 ommatidies
environ. Pronotum aussi long que large, à côtés
en général plus arrondis. Long. 5 mm........ ;
TPE ECS AS TRE subsp. Dayremi Saulcy.
b. os plus petits, composés d'environ 20 ommati-
dies. Pronotum un peu plus long que large, à côtés
moins arqués. Long. 4,5 mm.. forma typica (!).
49. Côtés du pronotum fortement rétrécis et’sinués dans leur
quart basal. — Lignes orbitaires divergentes. Base du pro-
(1) Le T. aveyronensis Fauvel est certainement identique au 7. Delhermi
typique. Les termes très précis de la diagnose latine de FauveL (Rev. d'En-
tom., Caen, 1880, 1, p. 70) s'appliquent très exactement au 7. Delhermi de
la grotte de Marcillac et contrastent d’ailleurs avec l’affirmation faite ensuite
par FauvEL que le T. aveyronensis « se distingue sans peine [du T. Del-
hermi] par tous ses caractères, notamment par sa tête et son corselet tout
autres, .. par l'insertion des pores élytraux », etc. Il est clair que FAUVEL
a décrit comme T7. aveyronensis un .T. Delhermi Saulcy véritable et qu'il
l'a ensuite comparé au T. fulvus Dei.
Les Trechinae de France.
notum rectiligne. Oedeagus court et épais; sac interne armé
d’une grosse pièce irrégulière multifide à la base, comprimée
et plus ou moins tordue au sommet.................. Ve ”
— Côtés du pronotum non sinués en arrière ou avec une très
petite sinuosité qui n’occupe guère que le dixième basal du
20. Coloration noir brillant irisé. Forme trapue. Yeux saillants,
plus longs que les tempes. Pronotum aussi long que large.
177
24:
Élytres courts. Long. 5,5 à 6 mm..... 20. Bonvouloiri Pand.
— Coloration brunâtre plus ou moins pâle. Forme allongée.
Yeux plus courts que les tempes. Antennes atteignant le
tiers basal des élytres. Pronotum aussi long que large. Ely-
tres elliptiques allongés. Long. 5,6 à 6 mm. 21. Bordei Peyer.
— Coloration testacé rougeâtre. Forme robuste. Yeux très
petits, ponctiformes. Antennes atteignant le milieu des ély-
tres. Pronotum plus long que large. Elytres ovales, amples,
à stries profondes. Long. 6 à 6,5 mm... 22. navaricus Vuill.
21. Tibias antérieurs bisillonnés sur leur face externe; en avant
du sillon habituel se trouve un deuxième sillon parallèle,
pet, mais moins marqué. — Yeux volumineux, deux fois
aussi longs que les tempes; lignes orbitaires parallèles. Pro-
notum transverse, à base rectiligne. Élytres oblongs, larges,
à épaules saillantes, à stries externes effacées. Oedeagus
court et épais ; sac interne muni de deux pièces évaginables,
dont l’une est en forme de sabot, placée de champ, l’autre
quadrilobée. Long. 3,5 à 4,5 mm....... 24. distigma Kiesw.
— Tibias antérieurs avec un seul sillon sur la face externe...
22. Base du pronotum saillante en arrière au milieu, oblique-
ment tronquée latéralement. — Lignes orbitaires divergentes.
Oedeagus de très grande taille, allongé; sac interne muni
d’une double pièce lamelleuse placée de champ et dont la
branche supérieure est longue et aiguë. ...............
- Base du pronotum rectiligne:::36::.0:::::..,.1 14%,
23. Forme générale oblongue, allongée. Pronotum rétréci à la
base. Élytres longs, acuminés, à stries fines, les externes
bien tracées; interstries plans. Yeux aussi longs que les
tempes. Pointe de l’oedeagus aiguë, simple; sac interne cou-
ver! de petites écailles. Long. 4 mm. (©) à 4,8 mm. (œ)..
22.
23.
29.
SA Ua OA D LES 1 Er EUR ss... A9. Brucki Fairm.
Ann. Soc. ent. Fr. xXC [1921]. 12
178 D' René JEANNEL.
— Forme plus trapue, plus convexe; élytres courts. Yeux
plus courts que les tempes. Pointe de l’oedeagus terminée
par une sorte de bec crochu du côté dorsal; sac interne
avec un gros paquel d’épines accolées................... : 24.
24. Pronotum transverse, non rétréci à la base, celle-ci aussi
large que le sommet. Stries des élytres profondes; inter-
stries convexes. Coloration brunâtre foncé. Long. 4,5 mm.
(OS anim. (os EMeRee MENACE 17. Grenieri Pand.
— Pronotum subcordiforme, très rétréci à la base. Stries des
élytres fines, superficielles; interstries plans. Coloration
noir de poix brillant. Long. 4,3 mm.(c'). 18. Bepmalei Jeann.
25. Petite taille (moins de 3,5 mm.). Deuxième pore discal situé
bien après le milieu de l’élytre........ MR NES RAT à 26.
— Grande taille (plus de 3,8 mm.). Deuxième pore discal de
l'élytre situé au milieu........ RE LE 1 Pa EE S PHATE
26. Pronotum petit, très rétréci à la base, les angles postérieurs
obtus, non saillants en dehors, les fossettes basales larges
et profondes, contiguës aux côtés. Élytres ovales allongés,
à épaules effacées, à stries superficiellement ponctuées ,
effacées au sommet et sur les côtés. Lignes orbitaires paral-
lèles ou divergentes. Oedeagus moyen, acuminé; sac interne —
muni de deux pièces, l’une lamelleuse, placée de champ, dont
le bord dorsal épaissi forme un bec apical recourbé, l’autre
étroite, styloïde, acuminée. Long. 3,3 mm.. 10. Pertyi Heer.
— Pronotum ample, aussi large à la base qu’au sommet, les
angles postérieurs presque droits, saillants en dehors, les
fossettes basales très superficielles, rapprochées de la ligne
médiane. Élytres allongés, à épaules saillantes, à stries très
fines, lisses, non effacées au sommet, encore indiquées sur
les côtés. Lignes orbitaires convergentes. Oedeagus épais à
la base, eifilé au sommet; sac interne avec une pièce en
gouttière tordue en spirale sur sa face convexe. Long.
ro
à, 000 Nat Mr An ...... D. cantalicus Fauv.
27. Peu convexe. Brun de poix brillant, Pronotum petit, à côtés
peu arqués. Élytres élargis après le milieu, à pores discaux
fovéolés ; la 2 strie s’écarte de la suture au sommet sans
former de crosse. Lignes orbitaires parallèles. Oedeagus
très grand, allongé, à pointe retroussée; sac interne armé
de trois grandes pièces enroulées en spirales les unes autour
PP
\
Les Trechinae de France. 179
des autres. Long. 3,8 mm. (©) à 4,5 mm.(c'). 23. Aubei Pand.
:— Très convexe; noir très brillant. Pronotum transverse à
côtés fortement arrondis. Élytres en ovale allongé, à peine
élargis postérieurement, à pores discaux très petits; la
2 strie décrit une crosse apicale en s’unissant à la 3°, sui-
vant la disposition normale. Lignes orbitaires parallèles.
Oedeagus court, très gros, très renflé à la base, brusque-
ment terminé par un petit bec aplati; sac interne avec deux
pièces dont l’une est rectangulaire, placée de champ, l’autre
allongée en forme d’S, un organe vésiculeux impair du côté
gauche, une rangée régulière de petites dents sur la face gauche.
Long. 5 mm.(c')...... 25. latus, subsp. Grouvellei{!) Jeann.
CATALOGUE DES ESPÈCES.
1. Trechus Delarouzeei (?) Pandellé, 1867, Mat. Faune franç., I,
p. 146; type : Faillefeu. — Putzeys, 1870, Sfett. ent. Zig., p. 155.
— Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., FE, p. 202. — Caillol, Cat.
Col. Prov., I, p. 73. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 380.
b. Subsp. turinensis, nov.; type : forêt de Turini.
a. Forma typica. — Basses-Alpes : Faillefeu (Delarouzee, Bedel!);
Le Cheval Blanc (Peyerimhoff!) ; lac d’Allos (Peyerimhoff !).
b. Subsp. turinensis Jeann. — Alpes-Maritimes : Turini, autour
des baraquements militaires (Jeannel, 1902); cime de l’Authion (Peyer-
imhoff!); environs de Beuil (Ste-Claire Deville!); mont Pommier
(Fagniez!); Le Borréon (Fagniez!); Saint-Martin-Vésubie (A. Grou-
velle!); col de Raus, col d’Andréon, cime de la Valette {Ste-Claire
Deville); madone des Fenêtres (Peragallo, Fagniez!).
(1) T. Grouvellei a le même oedeagus très particulier que le 7. la/us de
Transylvanie; il a la même coloration noir brillant, la même forme générale
large et convexe. Il n'en diffère que par ses angles postérieurs du pronotum
non saillants en dehors, ses élytres plus allongés, à stries encore plus fines
et lisses, sa taille un peu plus grande,
(2) Cette espèce appartient au groupe du T. nigrinus Putz., groupe carac-
térisé par l'absence de sillons longitudinaux sur la face externe des tibias
antérieurs, l'effacement des fossettes basales du pronotum et un type spécial
d'oedeagus. A ce groupe appartiennent les T. nigrinus Putz., T. Delarouzeei
Pand., 7. marilimus Del., T. Ormayi Ganglb., T. vallestris Dan., T. rhi-
lensis Kaufm., 7. modestus Putz., T. obtusiusculus Ganglb., T. majusculus
Dan., 7. Kübingeri Apf., T. cephalonicus Winkl., T. validipes Dan.,
T: illyricus Jeann., T. rotundatus Dej., T. Solarii Jeann. Le groupe est
méditerranéen.
180 Dr René JEANNEL.
T. Delarcuzeei (1) et l'espèce suivante sont les seules espèces françaises
du groupe de T. nigrinus, groupe abondamment représenté sur le
versant méridional des Alpes et dans la péninsule balkanique. T. Va-
rendorffi Dev., de Corse, n’a rien de commun avec le T. Delarouzeei
et appartient au groupe de T. pyrenaeus Dei.
Le T. Delarouzeei est une espèce alpine, sé trouvant à altitude plus
élevée que l'espèce suivante. -
2. Trechus maritimus Sainte-Claire Deville, 1908, ap. Caillol, Cat.
Col. Provence, I, p. 74; type : Peira-Cava.
Alpes-Maritimes : Peïra-Cava (Ste-Claire Deville!); Sospel (Jeannel) ;
forêt de Turini (Jeannel); Saint-Martin-Vésubie (A. Grouvelle!).
Ce Trechus a été décrit comme race du T. Delarouzei. Quoiqu'il
ait exactement le même organe copulateur mâle que ce dernier, je
pense qu’il doit être tenu pour une espèce distincte en raison de l’im-
portance des différences morphologiques qui le séparent et aussi du
fait qu’il se trouve parfois mêlé au T. Delarouzeei. Il est une espèce
subalpine, mais qui remonte parfois assez haut pour se trouver avec
le T. Delarouzeei dans les stations les plus inférieures de celui-ci.
3. Trechus austriacus Dejean, 1831, Spec. V, p. 15; type : Vienne.
— Schaum, 1858, Nat. Ins. Deutschl., I, p. 639. — Putzeys, 1847,
Stett. ent. Ztq., p. 308; 1870, ibid., p. 166. — Pandellé, 1867, Mat.
Faune franc., I, p. 154. — Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., I,
p. 193. — Jeannel, 1921, Bul. Soc. St. Cluj, 1, p. 159, fig. — ?pla-_
typterus Sturm, 1825, Ins. Deutschl., VI, p. 101, pl. 153, fig. c;
type : Allemagne.
Vaucluse : Bédoin-les-Jardins, mont Ventoux, un mäle, pris le
7 déc. 1913 (A. Chobaut!).
Ce Trechus est connu d'Allemagne, de Basse-Autriche, d’Istrie, de
Bosnie, du nord de l'Italie, de Roumanie en Dobroudja. Il est étroite-
ment apparenté aux T. La Brüleriei Jeann. (Syrie), T. olympicus La
Brûl. (Chypre), T. Saulcyi Jeann. (Syrie, Chypre). (Voir JEANNEL, 1921,
Bul. Soc. St. Cluj, I, p. 159).
(1) T. Delarouzeei est représenté sur le mont Luberon, dans le Vaucluse,
par une race particulière qui m'a été communiquée trop tard pour que je
puisse lui donner sa place dans ce travail. Il en sera question dans l’Appen-
dice qui suivra la deuxième partie de l'ouvrage.
Les Trechinae de France. 181
4. Trechus Fairmairei Pandellé, 1867, Mat. Faune frane., Il, p. 151;
type : Alpes-Maritimes. — Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg.. p. 163.
— Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., I, p. 194. — Fleischer, 1898,
Wiener ent. Ztg., XVII, p. 58. — Holdhaus, 1902, Verh. z0ol. bot.
Ges. Wien., LIT, p. 195. — Ganglbauer, 1903, Wiener ent. Ztq.,
XXII, p. 409. — Jeannel, 1921, Bul. Soc. St. Cluj, I, p. 157, tig. 3.
— binotatus Putzeys. 1870, Stett. ent. Ztg., p. 165; type : Tos-
cane. — Raymondi Pandellé, 14867, Mat. Faune franc., p. 154; type:
Hyères. — Jeannel, 1920, Trab. Mus. Cienc. nat. Madrid, Zool. 41,
p. 7. — galloprovincialis Abeille, 1876, Ann. Soc. ent. Fr., Bull.,
p. 8 (nom. nov. pour Raymondi Pand.).
Var : monts des Maures (Fagniez!); Hyères (Fagniez!); vallon de
N.-D. des Anges, près Gonfaron (Ste-Claire Deville). — Alpes-Mariti-
mes : Cannes, canal de la Siagne (Ste-Claire Deville, Viturat, War-
nier); Nice, bords du Paillon (A. Grouvelle!); Menton (A. Grouvelle!).
Je l’ai vu encore du Piémont : chartreuse du val Pesio (A. Grou-
velle!), Ruta (Dodero!) et de Toscane (Dodero!). H. Catczoz (Cat, Col.
Prov., I, p. 73) le cite de nombreuses localités de Provence.
L'espèce existerait peut-être en Corse : bergerie de Cartalavona, au-
dessus de Porto-Vecchio (Dieck, 1868); mais cette indication mérite-
rait confirmation (STe-CLAIRE-DEVILLE, Cat. Col. Corse, p. 21).
- Les exemplaires d’Hyères sont entièrement brun testacé et se rap-
portent à la description du T. Raymondi; ceux de Nice sont presque
toujours de coloration foncée, sans taches.
T. Fuirmairei est une espèce distincte du T. subnotatus Dei. (JEAN-
NEL, 1921, Bul. Soc. St. Cluj, I, p. 154, fig. À à 12), et appartient au
même groupe que lui ({).
ÿ. Trechus cantalicus Fauvel, 1888, Rev. d'Entom., VII, p. 221;
type : Le Lioran. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 370. — latebricola
Fauvel, 1886, Rev. d'Entom., V (nec Kiesenwetter).
Cantal : Le Lioran, dans les mousses humides (Fauvel!, Ph. Grou-
velle!, Pécoud!).
Espèce tout à fait isolée, certainement relicte des faunes varisques,
comme le T. amplicollis Fairm.
(1) Le groupe du T. subnotatus renferme T. subnotatus Dej. (Eur. orient.),
sa race de montagne cardioderus Pulz. et sa forme ailée subacuminatus
Fleisch. (Grèce), T. Fuirmairei Pand., T. quadrimaculatus Motsch. (Cau-
case), T. byzantinus Apf. (Constantinople), T. italicus Dan. et T. samnis
Jeann. (Abruzzes).
482 < Dr René JEANNEL.
6. Trechus quadristriatus Schrank, 1784, Enum. Ins. Austr.,
p. 218; type : Autriche. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I, p. 453
(pars). — Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., I, p. 192 (pars). —
Barthe, Car. gallo-rhén., p: 364. — Jeanne], 1921, Bull. Soc. Hist.
nat. Toulouse, XLIX, p. 174 (char. emend.). — amaurocephalus
Kolenati, 1845, Melet. Ent., I, p. 69; type : Caucase. — capitatus
Foureroy, 1785, Ent. paris. ; type : France. — fuscipennis Stephens,
1830. NI. Brit. Ent, I, p. 169; type : Norfolk. — humeralis Oeskay,
ap. Dejean, 4837, Cat., 3° éd., p. 56; type : Hongrie. — minutus
Fabricius, 1792, Syst. Eleuth., I, p. 210. — nigriceps Sturm, 1826,
Catal., p. 203; type : France méridionale. — piciventris Graëlls,
1858, Mem. Com, Mapa Geol. Esp., 1855, p. 39; type : Madrid. —
politus Faldermann, 1837, Faun. ent. Transcauc., I, p. 400; type :
Transcaucasie. — rubens Clair ville, 1806, Ent. Helv., H°p:#2b:
type : Suisse. — fempestious Panzer, 1801, Faun. Ins, Germ., 73,
p. 6; type : France. — syriacus Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg.,
p. 178; type : Beyrouth.
Larva : Jeannel, 1920, Biospeol. XLII, p. 522, fig. 13-17.
Commun dans toute l’Europe tempérée, l'Afrique du Nord, les iles
méditerranéennes, le Caucase, le Turkestan, l’Asie Mineure, la Perse,
la Syrie et la Palestine. J'ai déterminé, par examen de l’oedeagus, des
exemplaires des localités suivantes de France :
Seine : Bicêtre!; Hautes-Bruyères!. — Seine-et-Oise : Rambouillet !.
— Indre-et-Loire : Perrusson (Méquignon!). — Haute-Alsace : Fon-
tenelle! — Isère : Grenoble (A. Grouvelle!) — Loiret : Orléans
(D' Patay!). — Haute-Garonne : Toulouse!. — Aude : Limouzis!;
Saint-Ferréol!. — Ariège : Saint-Girons!. — Hautes:Alpes : Briançon
(A. Grouvelle!). — Alpes-Maritimes : Nice!; Saint-Martin-Vésubie
(A. Grouvelle!). — Vaucluse : mont Ventoux (Chobaut!); La Bonde
(Fagniez!). — Corse (A. Grouvelle !). :
7. Trechus obtusus (!) Erichson, 1837, Käf. Mark Brandenb., I
(1) Au groupe du T. quadristriatus appartie nnent encore les espèces sui-
vantes qui possèdent le même type d’oedeagus : 7. cuniculorum Méqu.,
T. asturicus Jeann. (Picos de Europa), 7. libanensis La Brül. (Liban),
T. montanus Motsch. (Sibérie), T. dichrous Reilt. (Turkestan chinois),
T. micrangulus Reïtt. (id.), T. piclicornis Fleisch. et T. vicinus Putz. (Cau-
case), T. pallidulus Ganglb. (Alpes), T. Bar nevillei Pand. (Pyrén. cantabri-
ques), T. rufulus Dei. (Afrique du Nord), T. tingitanus Putz. (id.), T. mau-
ritanicus Jeann. (Algérie) et les nombreux Trechus des îles Canaries et
Madère. C’est avec les espèces du groupe de T. quadristriatus que les Tre-
chus de l'Amérique du Nord (T. chalybaeus Dej., T. micans Lec., T. Caro-
linae Schäff., T. ovipennis Motsch. et T. Pomonae Fall.) ont le plus d’affinités.
Les Trechinae de France. 1383
p. 122; type : Brandenburg. — Schaum, 1858, Naturg. Ins.
* Deutschl., I, p. 641. — Thomson, 1859, Skand. Col. I, p. 211. —
Pandellé, 1867, Mat. Fne franc., Il, p. 199. — Putzeys, 1870, Stett.
ent. Ztg., p. 179. — Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
XLIX, p. 171 (char. emend.). — quadristriatus, var. obtusus
Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I, p. #1. — Ganglbauer, 1892, Käf.
Mitteleur., I, p. 192. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 364. — casta-
nopterus Heer, 1840, Faun. Col. Helv., p. 120; type : Suisse. —
. laevis Stephens, 1832, Ill. Brit. Ent., V, p. 384; type : Angleterre.
— tristis Stephens, 1830. IL. Brit. Ent., I, p. 170; type : London.
b. Subsp. Renati, nov.; type : lac de Guéry.
T. obtusus est ne dans l’Europe centrale, dans l'Europe occi-
dentale et dans l'Afrique du Nord; il est surtout commun en Espagne
et dans le Midi de la France. Vers l’est il atleint la Roumanie et la
Finlande, dans le nord il remonte jusqu'aux îles Far-Oer. On le trouve
partout à basse altitude, comme le T. quadristriatus, mais il s'élève
plus haut que ce dernier dans les montagnes.
Tandis que les T. quadristriatus ont toujours des ailes propres au
vol, les T. obtusus sont en général brachyptères, parfois totalement
aptères, mais rarement aussi macroptères. La race Renati est une
race de très petite taille, aptère, localisée dans le plateau Central; elle
est souvent confondue dans les collections avec le T. cantalicus Fauv.
Les localités suivantes de France m'ont fourni des T. obtusus,
déterminés par examen de l’oedeagus :
a. Forma typica. — Vendée : La Roche-sur-Yon, brachyptères
(L. Renaudin!). — Tarn : Castres, plusieurs exemplaires macroptères
(Clermont !). — Pyrénées-Orientales : forêt de Sorède, brachyptères
(Jeannel) ; forêt de Fontromeu, brachyptères (Jeannel). — Alpes-Mari-
times : Saint-Martin-Vésubie, brachy ptères (A. Grouvelle!).
b. Subsp. Renati Jeann. — Puy-de-Dôme : Mont Dore (Alluaud!);
lac de Guéry (Alluaud!). — Cantal : Le Lioran (Pécoud!),
8. Trechus cuniculorum Méquignon, 1921, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 93; type : Saint-Jean-des-Monts (coll. Méquignon et Jeannel).
Vendée : Saint-Jean-des-Monts (A, Méquignon!), dans le sable de
terriers de lapins obturés par des touffes d’Eryngium. 4 Gironde :
Arcachon, un exemplaire pris au vol (Bedel, 1897).
9. Trechus"Putzeysi (!) Pandellé, 1867, Mat. Faune franc., II,
(1) T. Putseysi est une espèce isolée, constituant un groupe spécial qui
ne peut guère être rapproché que du 7. Pertyi.
184 Dr René JEANNEL.
p. 449; types : Alpes-Maritimes. — Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg.,
p. 450. — Ganglbauer, 1892, Kaf. Mitteleur., I, p. 195. — Barthe,
Car. gallo-rhén., p. 379.
Alpes-Maritimes : forêt de Turini, ravin de la Calmette (Ste-Claire-
Deville !); baraquements de Turini (Jeannel).
Aussi en Italie dans la région frontière : chartreuse du Val Pesio,
très commun (A. Grouvelle!); San-Stephano-d’Avetto (A. Dodero!).
Cette espèce est très localisée. Elle présente en Ligurie une race
géographique distincte, sur le monte Misurasca (subsp. liguricus
Jeannel, 1921, Bul. Soc. St. Cluj, I, p. 165).
10. Trechus Pertyi(!) Heer, 1837, Käf. Schweiz. II, p. 49; type :
Gemmi. — 1841, Fne Col. Helv., p. 122. — Putzeys, 1870, Sfett.
ent. Ztg., p. 37, pl. IL. — Ganglbauer 1892, Käaf. Miteleur., I,
p. 205. — J. et K. Daniel, 1898, Col. Stud., I, p. 2. — Ganglbauer,
1903, Wiener ent. Ztg., p. 116.
Cette espèce est répandue surtout dans les Alpes de la Suisse. Je n’ai
pas vu d'exemplaires authentiquement pris en France ; mais comme
ce Trechus a été trouvé sur le versant italien du mont Blanc, il est bien
probabie qu'il sera rencontré un jour dans les limites de notre faune.
A1. Trechus pyrenaeus (?) Dejean, 1831, Spec. V, p. 21; type :
Pyrénées-Orientales. — Faimaire et Laboulbène, 1854, Fne ent.
franc., I, p. 150. — Pandellé, 1867, Mat. Fne franç., Il, p. 147. —
— Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. 155. — Barthe, Car. gallo-
(1) On groupe à tort sous le nom de Pertyi toute une série de Trechus
des Alpes orientales et centrales, qui n'ont en réalité de commun que de
vagues apparences (K. Daniez, 1898, Col. St., IL, p. 2). En réalité seul le
T. laevipennis Heer doit être rattaché à l'espèce Perlyi Heer. Les autres
formes décrites par H£er ou par K. DanIeL doivent être groupées dans quel-
ques espèces bien caractérisées par l’armature du sac interne. De plus les
espèces suivantes font encore partie du groupe du 7. Pertyi Hecr : T. gla-
cialis Heer, 7. Hampei Ganglb., T. tlenuilimbalus Dan., T. sinuatus
Schaum, T. Pinkeri Ganglb., T. consobrinus Dan. (spec. dist.), T. bosnicus
Ganglb., T. Mancinii Jeann., T. Wagneri Ganglb. Chez toutes ces espèces le
sac interne est armé d’une pièce quadrilatère dont le bord dorsal épaissi se
prolonge par une pointe apicale droite, recourbée ou tordue suivant les espèces.
(2) Au groupe du T. pyrenaeus Dej., appartiennent les deux espèces sui-
vantes et les T. Varendorffi Dev., de Corse et T. Hümmeleri Breit, des
Abruzzes.
Les Trechinae de France. 1385
rhén., p. 368. — Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
XLIX, p. 174.
Pyrénées-Orientales. — Montlouis, vers 1.500 m. (Jeannél!); mont
Canigou, au-dessus du Vernet (Delarouzée!, A. Grouvelle!).
Espèce alpine, paraissant localisée dans la haute vallée de la Têt,
entre 1.200 et 2.400 m.
12. Trechus latebricola Kiesenwetter, 1850, Stett. ent. Ztg., p. 248;
type : Prats-de-Mollo. — 1851, Ann. Soc. ent. Fr., p. 387. —
Fairmaire et Laboulbène, 4854, Fne ent. franc., [, p. 449. — Pan-
dellé, 4867, Mat. Fne franc., Il, p. 150. — Putzeys, 1870, Stett. ent.
Ztg., p. 155. — Fauvel, 1888, Rev. d'Entom., VII p. 221. —
Barthe, Car. gallo-rhén., p. 372. — Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist.
nat. Toulouse, XLIX, p. 174.
b. Subsp. pinguis Kiesenwetter, 1850, Stett. ent. Ztg., p. 218; type :
env. du lac de Seculejo, au-dessus du lac d’O0. — Fairm. et
Lab.. 1. c., p. 150. — Pandellé, EL. c., p. 445. — Putzeys, L. c.,
p. 43. — Jeannel, {. c., p. 172.
c. Subsp. aranensis Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
XLIX, p. 169; type : Lez (coll. Jeannel).
a. Forma typica. — Pyrénées-Orientales : La Preste, sur le
versant méridional du Canigou (Hustache!). — Ariège : col de Puy-
maurens, au-dessus de l’Hospitalet, 1.931 m. (A. Grouvelle!); envi-
rons d’Ax-les-Thermes (A. Grouvelle!).
b. Subsp. pinguis Kiesw. — Haute-Garonne : environs de Bagnères-
de-Luchon (A. Grouvelle!); lac de Seculejo, au-dessus du lac d’0o
(Kiesenwetter),
©, Subsp. aranensis Jeann. — Espagne, val d’'Aran : environs de
Lez (frère Hilaire!), un seul exemplaire trouvé dans des détritus d’i-
nondation.
La race aranensis n’est encore connue que de la partie espagnole du
val d’Aran; elle se retrouvera certainement en France.
T. latebricola est surtout sub-alpin, mais il se trouve parfois aussi
dans les régions alpines (1).
43. Trechus Abeillei Pandellé, 4872, ap. Abeille, Ét. Col. cavern.,
p. 13; type : pic de Bentaillou. — Ann. Soc. ent. Fr., 1872, Bull.,
(1) Les exemplaires cités de Cauterets par BarTuE (p. 373) sont des T, dis-
ligma Kiesw.
186 | Dr René JEANNEL.
p. 48. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 367. — Jeannel, 1921, Bull.
Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 175.
Ariège : pic de Bentaillou, 1.590 m., au-dessus de Castillon (Abeille,
Bonvouloir), à la limite des neiges, en. juin; lac du Garbet, env.
1.600 m., au-dessus d’Aulus (coll. Grenier !, coll. Sauley !).
14. Trechus angusticollis-Kiesenwetter, 1850, Stett. ent. Ztq.,
p. 218; type : pic Quairat. — 1851, Ann. Soc..ent. Fr., p.387. —
Fairmaire et Laboulbène, 1854, Fne ent. franç., I, p. 149. — Fair-
maire, 1860, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. XLV. — Pandellé, 1867,
Mat. Fne franc., Il, p. 141. — Putzeys, 1870, Stett. ent. Ziq., p. 34.
— Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 175. —
Barthe, Car. gallo-rhén., p. 366 (pars).
b. Subsp. distinctus Fairmaire et Laboulbène, 1854, Fne ent. franc.,
I, p. 149; type : Hautes-Pyrénées. — Pandellé, 1867, Mat. Fne
franç., II, p. 141. — Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. 35. —
Barthe, Car. gallo-rhén., p. 367.
a. Forma typica. — Haute-Garonne : port d’Oo, pic Quairat, au-
dessus du lac d’Oo (Kiesenwetter), autour des plaques de neige.
Aussi en Aragon : massif de la Maladetta (Pandellé); plateau du
Collarada, au-dessus de Canfranc, sur les bords de dolines pleines de
neige, en septembre (Jeannel).
b. Subsp. distinctus Fairm. — Hautes-Pyrénées : lac Bleu et lac
de Peyralade, dans le massif du pic du Midi de Bigorre (A. Grouvelle!);
lac Noir sur le versant N. du pic de Nets, près Cauterets (coll. Gre-
nier!); lac de Gaube (coll. Grenier!) ; pic d’Araillé, dans le Vignemale
(A. Grouvelle!).
Espèce alpine, vivant à la limite des neiges entre 2.000 et 2.500 m.,
surtout en juin et en juillet.
Elle présente le même type de sac interne que les deux espèces
suivantes, mais elle se sépare d'elles par la structure de la base de
l’élytre et ses caractères chétotaxiques.
15. Trechus Kiesenwetteri Pandellé, 1867, Mat. Fne franc., IL
p. 140; type : Marboré (coll. Jeannel). — Putzeys, 1870, Steit. ent.
Ztg., p. 3%. — Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX,
p. 173. — mutatus Bedel, 1876, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 124.
Barthe, Car. gallo-rhén., p. 365.
Basses-Pyrénées : mont Perdu, massif du Marboré, au-dessus de
Gavarnie, à la limite des neiges (Pandellé!).
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* Les Trechinae de France. 187
16. Trechus bigerricus Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Tou-
louse, XLIX, p. 173; type : pic du Midi de Bigorre (coll. Jeannel).
Hautes-Pyrénées : pic du Midi de Bigorre, vers 2.500 m. (Hustache!),
un mâle, juillet 1941.
17. Trechus Grenieri Pandellé, 1867, Mat. Fne frane., IL, p. 147;
type : Gazost (coll. feannel). — Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztg.,
p. 145. — Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 177.
Hautes-Pyrénées : env. de Gazost (Pandellé!) vers 1.200 m. d’alt.
très rare (!).
18. Trechus Bepmalei Jeanne], 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
XLIX, p. 176 ; type : val d’Espingo (coll. Jeannel).
Haute-Garonne : val d’Espingo, au-dessus du lac d’Oo, 1.800 m., un
seul mâle (J. Bepmale!). à
19. Trechus Brücki Fairmaire 1862, Ann. Soc. ent. Fr., p. 548;
type : Eaux-Bonnes. — Pandellé, 1867, Mat. Fne franc., II, p. 169.
— Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztq., p.28. — Jeannel, 1921, Bull. Soc.
Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 177. — politus Fairmaire, 1864,
Ann. Soc. ent. Fr., p. 578; type : Eaux-Bonnes (nec politus Brullé,
1842). — planiusculus Fairmaire, 1861, Ann. Soc. ent. Fr., p. 578;
type : Eaux-Bonnes (nec planiusculus Costa, 1858). — oblongus
Schaum, 1862, Catal. Col. Europ., éd. IT, Suppl., p. 119; type :
Pyr. occ. | | |
Basses-Pyrénées : Eaux-Bonnes (Bruck); pic Montagnoü, dans la
vallée d’Ossau (Mascaraux !). — Hautes-Pyrénées (Pandellé!).
Alpin, entre 2.000 et 2.400 m., autour des plaques de neige, juin
et juillet.
20. Trechus Bonvouloiri Pandellé, 1867, Mat. Fne franc., IL, p. 148;
type : pic de Montaigu/(coll. Jeannel). — Putzeys, 1870, Stett. ent.
Zig., p. 192. — Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX,
p. 178. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 387.
Hautes-Pyrénées : pic de Montaigu, au’ nord-ouest du pic du Midi
de Bigorre (Pandellé!) ; val de Gazost, flane nord du pic de Montaigu
(Pandellé !).
Entre 1.500 et 2.000 m. sous les pierres, près. des ruisseaux, de
juin à octobre (d’après Pandellé).
(1) Un Trechus de ce groupe a été recueilli par R. Despax dans les envi-
rons de Saint-Béat (Haute-Garonne). Voir à ce sujet l’Appendice, à la suite
de la deuxième partie de ce travail.
188 D' René JEANNEL.
On ne connait guère de cette espèce que les exemplaires autrefois |
répandus dans les collections par Pandellé.
21. Trechus Bordei, 1909, Bull. Soc. ent. Fr., p. 206; type : grotte É
d’Astuté. — Barthe, Col. gallo-rhén., p. 383. — Jeannel, 192, .
Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 178.
Basses-Pyrénées : grotte d'Astuté, au-dessus de Saint-Jean-Pied-de- “
Port (Biospeol., n° 645) (R. de Borde, Ch. Fagniez et Jeannel).
L'espèce n’est connue que de cette grotte où elle vit avec T. dis-
tigma Kiesw. sous les pierres reposant dans de grandes accumulations
de fumier de vaches détrempé.
22. Trechus navaricus Vuillefroy, 4869, Ann. Soc. ent. Fr., p. 49:
type : grotte de Sare. — Barthe, Col. gallo-rhén., p. 391. — Jean-
nel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 179.
Basses-Pyrénées : grotte de Sare, au pied du pic Atchurria (Vuille-
froy, Fauvel!, F. de Sauley!, L. Bleuse!).
Cavernicole autrefois assez abondant à 150 m. de l'entrée, sous les
pierres, en général par couples. L'aménagement de la grotte pour les tou-
ristes semble avoir détruit cette station. (Biospeologica XXXIIL, p. 494).
23. Trechus Aubei Pandellé, 1867, Mat. Fne franc., II, p. 149; type :
mont Viso. — Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztq., p. 150. — Gangl-
bauer, 1892, Kaf. Mitteleur., I, p. 195. — Barthe, Car. gallo-rhén.,
P. 374.
B.-Alpes : Maurin, Saint-Paul (Hustache!), nombreux exemplaires.
Aussi dans les Alpes du Piémont : mont Viso (Ganglbauer!).
24. Trechus distigma Kiesenwetter, 1851, Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 388: type : lac de Gaube. — Fairmaire et Laboulbène, 1854, Fne
ent. franç., I, p. 150. — Pandellé, 4867, Mat. Fne franc., II, p. 150.
— Putzeys, 1870, Slett. ent. Ztg., p. 43. — Barthe, Car. gallo-
rhén., p. 371. — Jeannel, 1908, Biospeol. V, p. 271; 1909, Biospeol ,
X, p. 473; 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLIX, p. 174.
Larva : Jeannel, 1920, Biospeol. XLII, p. 519 et 525, fig. 26-30.
Hautes-Pyrénées : Cauterets (A. Grouvelle!, C. Bolivar!); lac de
Gaube (A. Grouvelle!); Eaux-Bonnes (Hustache!); Gavarnie (Cler-
mont!, Galibert!). — Basses-Pyrénées : feuilles mortes à l’entrée des
grottes : grotte de Malarode, à Arudy!; grotte d’Istaurdy !, grotte de
Lecenoby!, grotte Compagnaga lecia!, grotte Aichkiuneco lecia !, dans
les Arbailles; grotte d’Astute!, au-dessus de Saint-Jean-Pied-de-Port.
Les-Trechinae de France. 189
Espèce subalpine dont l’aire de distribution s’étend en Espagne,
dans la chaîne Cantabrique : peña Aratz, en Guipuzcoa (C. Bolivar!)
et Reinosa (coll. Sharp !, Brit. Mus.). |
Une race distincte, encore inédite, de cette espèce habite la sierra
Nevada, dans le sud de l'Espagne.
25. Trechus latus Putzeys 1847, Stett. ent. Ztg., p. 310; type :
« Austria ». — Pandellé, 1867, Mat. Fne franç., II, p. 148. — Put-
zeys, 1870, Stett. ent. Ztg., p. 48. — Ganglbauer, 1892, Kaf. Mit-
teleur., I, p. 194; 1903, Wiener ent. Ztg., p. 115.
Subsp. Grouvellei Jeannel, 1913, Bull. Soc. ent. Fr., p. 470; type :
sources du Borrëéon. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 373.
Subsp. Grouvellei Jeann. — Alpes-Maritimes : lac de Tres Colpas,
aux sources du Borréon, au-dessus de Saint-Martin-Vésubie, 2.200 m.
(Buchet !).
Le T. Grouvellei ne diffère du T. latus que par de légères diffé-
rences de forme des angles postérieurs du pronotum et des stries des
élytres ; de plus l’oedeagus est absolument identique chez ces deux
Trechus et est d’ailleurs d’un type très particulier : le sac interne porte
une longue pièce en forme d'S et une large pièce quadrilatère placée
de champ, avec en outre une rangée de dents et un organe vésicu-
leux hémisphérique dans le cul-de-sac. La seule espèce connue possé-
dant un sac interne d’un type analogue est le T. grandis Ganglb. des
Alpes de Styrie.
Comme on le voit, la distribution du T. latus présente une discon-
tinuité remarquable, puisque la forme typique abonde dans les forêts
des Carpathes et des monts de Bihar, alors que la race Grouvellei
n’est connue que de l’extrémité occidentale des Alpes. Il est clair que
l'espèce T. latus a peuplé autrefois, au Miocène, toute l'étendue de la
chaine primitive, Alpes et Carpathes, avant son effondrement dans le
bassin pannonique. Après la séparation en deux tronçons de son aire
primitive, l'espèce a donc survécu florissante dans les massifs carpa-
thiques, mais elle a été détruite dans presque toute la chaine des
Alpes, probablement par les extensions glaciaires; le T. Grouvellei et
probablement aussi le T. grandis, en sont les seuls survivants, étroi-
tement localisés dans des massifs de refuge. |
- 26. Trechus amplicollis Fairmaire, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., Bull.,
p. 149; type : Puy-de-Dôme. — Pandellé, 1867, Mat. Fne franc.,
190 D' René JEANNEL.
II, p. 151. — Putzeys, 1870, Stett. ent. Ztq., p. 163. — Gangi-
bauer, 1892, Käf. Mitteleur., [,.p. 193. — Barthe, Car. gallo-rhén.,
p. 369. — sculptus Schaum, 1860, Nat. Ins. Deutschl., p. 637; type :
Riesengebirge.
‘
Haute-Vienne : Saint-Sulpice-Laurière (Bedel !); Limoges, bords des
eaux (L. Bleuse!). — Creuse : Guéret, étang de la Courtille (Alluaud!).
— Puy-de-Dôme : Mont-Dore, pierres enfoncées autour des flaques de
neige (Vuillefroy); cascade de Queureilh, au Mont-Dore (Fauvel); La
Bourboule. — Cantal : Le Lioran, Plomb du Cantal, sous les pierres,
près de la neige {(Bruyant). — Allier : Néris (Rey, teste Fauvel).
Espèce à caractères archaïques et dont la distribution actuelle indique
une grande ancienneté; on la trouve en effet à l’état de relicte sur les
restes des anciens massifs varisques exondés depuis le Secondaire (!).
27. Trechus rubens Fabricius, 1801, Syst. Eleuth., I, p. 187. —
Brullé, 4834, Hist. nat. Ins., V, p. 476, pl. VIL, fig. 5. — Schaum,
1866, Nat. Ins. Deutschl., I, p. 638. — Schiodte, 1841, Gen. Sp.
Danm. Eleuth., I, p. 327. — Pandellé, 1867, Mat. Fne franc.,
II, p. 152. — Putzeys, 1870, Steit. ent. Ztqg., p. 16. — Seïdlitz,
1891, Fna balt., 2 éd., p. 61. — Ganglbauer, 1892, Käf. Mitte-
leur., I, p. 192. — paludosus Gyllenhall, 1870, Ins. Suec., II,
p. 34; type : Suède. — Sturm, 1825. Deutschl. Ins., VI, p. 89,
pl. 151, fig. d D. — Dejean, 1831, Spec. V, p. 8; Icon. IV, pl. 203,
fig. 4. — Fairmaire et Laboulbène, 1854, Fne ent. franç., I, p. 448.
— Thomson, 4859, Skand. Col., I, p. 210. — palpalis Duftschmidt,
1812, Fauna Austr., II, p. 183; type : Linz. — pallidus Sturm,
1825, Deutschl. Ins., VI, p. 98, pl. 153, fig. a A ; type : Alsace. —
tristis var. B., Schônherr, 1806, Synon. Ins., I, p. 320. — margi-
nalise Dalla Torre, 1889, Deutsche ent. Zs., p. 204.
Aisne (frère Apoll.-Marie). — Marne : Reims (teste Barthe). — Saône-
(1) Une forme voisine de T. amplicollis est connue à l’état fossile du Plio-
cène supérieur du comté de Durham (nord de l'Angleterre) : 7. amplicollis
praeglacialis Lesne (Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 1920, p. 388, fig.). Cela
semblerait indiquer qu’au Pliocène T. amplicollis avait été plus largement
répandu vers le Nord qu’à l'époque actuelle. Mais les différences dans la forme
des stries qui existent entre le 7. praeglacialis et les T. amplicollis actuels
me font penser plutôt que tous deux sont de vieilles espèces isolées depuis
le Secondaire, la première sur les anciens massifs calédoniens, la seconde sur
les massifs hercyniens ou varisques. T. praeglacialis s'est éteint pendant le
Glaciaire et 7. amplicollis subsiste encore de nos jours dans certains asiles.
NS RC MCE
Les Trechinae de France. 191
et-Loire : Tournus (Lafay), Mâcon (Guérin). — Meurthe-et-Moselle :
Longuyon (frère Apoll.-Marie). — Vosges : Remiremont (Bourgeois) ;
Gérardmer (Cuny, Jacquel); Épinal (Host). — Bas-Rhin : Strasbourg
(Scherdlin, Bortout in coll. Grenier!). — Moselle : Bitche (Kieffer).
Cette espèce se trouve dans l’Europe septentrionale et centrale (1)
et s'étend en Sibérie occidentale, où elle est citée des forêts de Tobolsk
(Bergroth) et des environs de Jenisseik (J. Sahlberg).
Mais c’est par suite d’une confusion que le T. rubens F. est tou-
jours cité comme se trouvant aussi dans l'Amérique du Nord (PuTzEYs,
1. c., p. 16; GANGLBAUER, I. C., p. 193; BARTKE, L. c., p. 378). En réa-
lité le T. rubens Fabr. n'existe que dans la région paléarctique; quant
au T. rubens G. H. Horn (1875, Trans. Amer. ent. Soc., Philadelphia, V,
p. 431) américain, il est synonyme de T. micans Leconte, espèce répan-
due dans toute la partie septentrionale de l'Amérique du Nord, mais
n'ayant absolument aucune affinité avec le T. rubens F. d'Europe.
28. Trechus fulvus (?) Dejean 1831, Spec. V, p. 10; type : Es-
pagne. — Fairmairé et Laboulbène, 1854, Fne ent. franç., I, p. 150.
_— Pandellé, 1867, Mat. Fne franc., Il, p. 153. — Putzeys, 1870,
Stett. ent. Ztg., p. 17. — Jeannel, 1920, Trab. Mus. nac. Cienc.
nat. Madrid, Zool. ki, p. 1. — 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
XLIX, p. 181. — cephalotes Putzeys, 1870, Séett. ent. Ztq., p. 19;
type : Pyrénées-Orientales. — Perezi Crotch, 1869, Pet. Nouv.
entom., p. 44; type : Alsasua. — lapidosus Dawson, 1849, Ann.
Mag. nat. Hist., il, p. 214; type : île de Wight. — 1854, Geo-
depb. Brit., p. 168. — Rathkei Helliesen, 1892, Stav. Mus. Aarsb.,
p. 31; type : Naerstrand, Norvège.
Finistère : bords de la rivière de Morlaix, dans sa partie maritime
(Hervé!). — Seine-Inférieure : falaises de Dieppe (teste Bedel). —
Somme : falaises d’Ault (teste Bedel). — Basses-Pyrénées : grotte de
Sare, au pied du pic Atchurria (L. Bleuse!, Fauvel!). — Pyrénées-
Orientales : cap Cerbère (Jeannel).
(1) Iles Britanniques : monts Grampians (F. W. Hope); Zetland (3. Fle-
ming); Swansea (D. Leach). — Scandinavie (Thomson). — Finlande (Sahl-
berg!). — Belgique : commun à la Baraque Michel (Putzeys!). — Allemagne.
— Moravie : Paskau (Reitter). — Roumanie : toute la chaîne des Carpathes
(teste Csiki); Sinaïa (A. Montandon !). — Monts Sudètes (teste Gerhard).
(2) Les espèces appartenant au groupe du 7. fulvus sont les T. fulvus Dej.,
T. Peyerimhoffi Jeann., T. oligops Bed., T. Bedeli Jeann., T. incola Peyer.
(d'Algérie), T. Delhermi Sauley (France) et le T.Hajeki Reitt. (de Macédoine).
192 Dr René JEANNEL. — Les Trechinae de France.
Pour plus de détails sur cette espèce, voir R. JeANNeLz, Étude sur
le Trechus fulvus Dei. (Trab. Mus. nac. Cienc. nat. Madrid, Zool. 44,
p. 1-24, 28 fig.). La forme typique seule se trouve en France.
29. Trechus Delhermi Saulcy, 1880, Bull. Soc. Et. Sc. Gironde,
p. 60; type : grotte du Robinet. — Peyerimhoff, 1909, Bull. Soc.
ent. Fr., p. 208. — Jeannel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse,
XLIX, p. 179. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 389. — aveyronensis
Fauvel, 1882, Rev. d’Entom., I, p. 70; type : Rodez.
b. Subsp. Dayremi Saulcy, 1906, Bull. Soc. ent. Fr., p. 188; type :
-Lectoure, inondations du Gers. — Sainte-Claire-Deville, L’4-
beille, XXX, p. 261. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 390. — Jean-
nel, 1921, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XEIX, p. 181.
a. Forma typica. — Lot : grotte du Robinet, à Marcillac-du-Lot
(Peyerimhoff, Jeannel). — Aveyron : Rodez (!), un mâle, sous une
pierre enfoncée (de Mathan, in coll. Fauvel).
c. Subsp. Dayremi Saulcy. — Inondations du Gers, à Lectoure
(Dayrem !); inondations de la Garonne, à Bordeaux (Giraud !).
Les exemplaires pris par M. GiRauD dans les inondations de la
Garonne à Bordeaux sont absolument identiques à ceux me par
M. Dayrem à Lectoure.
T. Delhermi, s. lato, paraît jalonner les anciens rivages du golfe
miocène, qui pénétrait assez avant dans le bassin de la Garonne. Il
descend vraisemblablement d'une souche contemporaine du T. fulous
Dej. (JEANNEL, 1920, Trab. Mus. nac. Cienc. nat. Madrid, Zool. 41,
p. 1), souche qui à colonisé le domaine souterrain, comme ce dernier ;
mais la souche du T. Delhermi a complètement disparu de la faune
lucicole actuelle et nous ne connaissons la lignée que par quelques
colonies endogées et troglobies inégalement évoluées.
(1) Rodez et la grotte du Robinet, à Marcillac-du-Lot, ne sont guère dis-
tants que d’une soixantaine de kilomètres, à vol d'oiseau.
dos die Ét
Annales de la Société entomologique de France [1921].
P. de P. del,
Études sur les 1
Pl:
CoRYLOPHIDAE, — Fig, 1-7, Sericoderus lateralis Gy}
à
des Coléoptères.
EL.
= Fig. 8-11. Arthrolips sanclae-balmae Ab.
b
Annales de la Société entomologique de France [1921].
P. de P. del.
Études sur les ?
PI
SPHINDIDAE. — Fig. 15-24. Sphindus dubius
La Société entomologique de France tient ses séances les 2° el 4° mer-
credis de chaque mois (excepté août et septembre), à 8 h. 1/2 du soù, au
siège social, Hôtel des Sociétés savantes, 28, rue Serpente.
Elle publie :
1° Les Annales de la Société entomologique de France (4 fascicules
par an avec planches et figures) ;
> Le Bulletin de la Société entomologique de France (21 numéros par
an avec figures). ,
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nies françaises, paient une cotisation annuelle de, . . . . : : 27 fr.
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qui paient une cotisation annuelle de DEP R NRRO AET OC 10 fr.
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Ce versement de 300 francs peut s'effectuer par fractions annuelles et con-
sécutives d'au moins 100 francs,
. La Bibliothèque (28, rue Serpente) est ouverte aux Sociélaires les mardis,
jeudis et samedis, de 3 heures à 6 heures 1/2; le mercredi, de 8 à
10 heures du soir. e
COLLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ
Collection H. Sénac (Tenebrionidae paléarctiques),
Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoptères paléarctiques),
Collection Vauloger (Anthicidae, Malachiidae, Erodiidae),
Collection H. de Peyerimhoff (Microlépidoptères),
Collection H. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe),
_ Collection Aubé (Coléoptères paléarctiques),
Collection Capiomont (Hyperidae, Lixus, Larinus),
Collection Vauloger (Helopidae),
Collection complète des Orthoptères de France, don Finot,
Collection d'Hémiptères de France, don Fairmaire, é
Collection Pandellé (Diptères de France),
Collection de Diptères de France, don de M. le D‘ Gobert,
Collection A. Cheux (Lépidoptères de France), ;
Collection Ch. Ferton (Hyménopières), |
Collection entomologique française de tous les ordres.
au Siège social, 28, rue Serpente,
Fi
…“ 1 a s À Er
V de JU " ie
Cros (D'. A:). — Notes sur les. larves s primaires des Meloidae
(2° SE) TN RS LE VRUAUE SPORE D à a RS ENT RS 133-155 À.
HUSTACHE (A. " — Nouveaux Centhorrhmelini de l'Amérique 4
du Sud RTE er es NÉS RER HE LARMES ARR Ne 1242 2
JEANNEL (])' René). — Les Tr echinae de France (Are partie). | EUEUR Fe
LIENHART (R.). — ‘Le mécanisme de la HR: chez
Cyrtaspis scutata Charp.…... ARR En LAS 186-160 h :
Peyerimnorr (P: DE). — Études sur les larves des Coléoptères |
© (HD), avec deux planches doubles. AGE EL ERA € Her ODA
125 Ris y
Avis aux Libraires et aux personnes étrangères
à la Societe
Les ouvrages mis en vente par “7 bee entomologique de he ance
sont livrés contre paiement, au siège social, Hôtel des Sociétés savantes +
(rue Serpente,?8), à la AIRE tous les) Jones de 4 heures 1 1È :
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On y prend des abonnements pour les Annales ou de Bulletin
de la Société entomologique de France et pour L’Abeille, Journal
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Pour la correspondance scientifique et les annonces, s'adresser
» Secrétaire de la Société entomologique de France
28, rue Serpente, Paris, 6°.
Typographie Firmin-Didot et C“, — Paris.
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DE LA
| SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878
Natura maxime miranda
in Mminimis
VOLUME XC. — ANNÉE 1921
ge ET 4° TRIMESTRES
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PARIS
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1922
Le Secrétaire-gérant : L. Cnoparo.
Librairie de la Société entomologique de France
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l'Afrique, par L. Bee, 4°" jasc., pp. 14-208, in-8e,
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9,86ri6S ts M ER RE, UE EP RUE 20 :r.
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Études sur les larves des Coléoptères par P. DE
PÉYERIMHOFR NZ ICE A AAA Etre AU ES MIE ON à D
Catalogue critique des Coléoptères de la Corse, par
Ste-CLAIRE DEvILLE (2 supplément)... : . . ARNBE tale
REVISION DU GROUPE
DES OIDITES AFRICAINS
[COL. CHRYSOMELIDAE]
par V. LABOISSIÈRE.
Famille CHRYSOMELIDAE.
Sous-Famille GALERUCINAE.
Groupe OIDITES Laboissière.
Laboissière, 1921, Revue 3001. afr. IX, p. 33.
Adoriites Chapuis, 1875, Genera, p. 155.
En créant le groupe des Adoriites, CHapuis (1. c.) prit pour type le
genre Adorium Fabr.; ce nom de genre étant primé par celui de Oides
Web. nous avons estimé qu’il y avait également lieu de modifier le
nom de groupe, le premier ayant été établi sur une erreur. CHapuis
n'ignorait d’ailleurs pas lantériorité du nom de genre Oides, maïs il
conserva néanmoins celui de Adorium « consacré, disait-il, par l'usage ».
En dehors des matériaux de notre collection nous avons pu étudier
ceux du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, mis obligeamment à
notre disposition par M. le professeur Bouvier et M. Lesne à qui
nous adressons ici nos bien sincères remerciements; cela nous à per-
mis la mise au point de quelques espèces douteuses ainsi que la des-
cription de plusieurs espèces nouvelles, Nous avons également pu
donner un plus grand nombre de renseignements sur la répartition
géographiques avec des indications de localités précises, pour la
majeure partie des Oidites africains connus.
Le groupe des Oidites renferme des Galerucini d'assez grande taille,
de forme ovalaire, glabres en dessus, fortement convexes: les élytres
sont pourvus d’épipleures larges {plus ou moins prolongés en arrière
et concaves; les cavités cotyloides prosternales sont fermées. Jusqu'à
ce jour les différents auteurs avaient indiqué que ces cavités étaient
toujours ouvertes; nous reviendrons sur ce caractère à l'étude de
Ann. Soc, ent. Fr., XC [1921]. 15
194 V. LABOISSIÈRE.
chaque genre; les pattes sont robustes, lestibias mutiques et les ongles
des tarses profondément bifides.
Trois genres habitent l’Afrique :
1. Métasternum non prolongé en pointe obtuse en avant... à
— Métasternum prolongé en avant par une saillie épaisse dont
le sommet s'arrête près des hanches antérieures. .......
Cerochroa Gerst,.
do + vie ere 06e celle se ee els ete ee Vale Se ee ns fn
2. Épipleures courts ordinairement très éloignés du bord
externe des élytres qui est coupant et disparaissant avant
le milieu de leur Longueur EAN MAR En Oides Weber
— Épipleures au même niveau que le bord latéral des élytres
et'atteignant Pangle latéral. 2e eur Botanoctona Frm.
Genre @ides Weber.
Oides Weber, 1804, Obs. EnL., I, p. 53; — Baly, 1881, Trans. ent.
Soc. Lond., p. 5L; — Jacoby, 1879, Proc. Zool. Soc., p. 68; — Weise,
1902, Archio f. Naturg., p. 137; — Gahan, Duvivier, etc.
Adorium Fabricius, 1801, Syst. Eleut., I, p. 409; — Olivier, 1807,
Hist. Nat. Ins., t. V, p. 609; — Latreille, Règne animal, V, p. 4152; —
Blanchard, Voy. au Pôle Sud, t. IV, p. 334; — Baly, Trans. ent. Soc,
Lond., 3° Si, t. Il, p. 430; — Boheman, Fairmaire, etc.
Galeruca Fabr., Ent. Syst., Il, p. 16.
Chrysomela Linné, Syst. Nat., Gmel., [, IV, p. 1668; — Fabr., Ent.
Syst., I, p: 430.
… Rhombopalpa H. Clark, 1865, Ann. Mag. Nat. Hist., 3° série, t. XV,
p. 143.
Forme ovale plus ou moins allongée. Tête engagée dans le prono-
tum jusqu’au bord postérieur des yeux, labre plus ou moins échancré,
transversal, front convexe souvent impressionné ou sillonné, palpes
maxillaires claviformes, le troisième article cupuliforme, le dernier
petit, tronqué au sommet; antennes dépassant rarement la moitié de
la longueur du corps, filiformes, les troisième et quatrième articles
subégaux, les suivants généralement plus courts et parfois pas plus
longs que larges. Pronotum transversal deux à trois lois plus large
que long, bord antérieur échancré, les latéraux généralement arrondis
ainsi que la base, angles antérieurs rarement proéminents*les posté-
rieurs obtus ou arrondis, surface convexe sans impressions profondes.
Écusson triangulaire le plus souvent à sommet arrondi. Élytres amples
ovalaires ou légèrement allongés, surface convexe plus ou moins
Revision du groupe des Oidites africains. 195
ponctuée ou rugueuse, parfois un peu déprimée et avec des côtes éle-
vées, suture bordée à partir du tiers antérieur jusqu'au sommet, angle
apical obtus ou prolongé en forme de bec, épipleures internes, éloi-
gnés du bord des élytres, très concaves, disparaissant avant le milieu,
mais souvent continués par un léger bourrelet jusqu’à la suture. Pro-
sternum filiforme entre les hanches, cavités cotyloides fermées. Pattes
assez fortes mais courtes, tibias inermes, s’élargissant vers le sommet,
canaliculés en dehors, tarses courts; chez certaines espèces le pre-
mier article est aussi long que les deux suivants réunis, mais d’une
facon générale il est plus court ; ongles bifides.
co, dernier segment abdominal trilobé, le lobe médian ordinaire-
ment transversal et se rabattant sur la cavité anale.
Depuis plus d’un siècle que ce genre est connu, et bien qu’il ren-
ferme des insectes de grande taille et d’un examen facile, les différents
auteurs qui l’ont décrit ont commis la même erreur à son sujet, en
indiquant les cavités cotyloides antérieures comme étant ouvertes
alors qu’elles sont complètement fermées. Le prosternum des Oides
est fortement contracté et s'appuie sur le mésosternum; les épimères
sont relativement courts et leurs sommets s'arrêtent à peu de distance
du bord externe des hanches, de sorte que, l’insecte vu de profil, les
cavités semblent ouvertes, mais si l’on détache le pronotum.on s’aper-
çoit qu’à l'arrière des hanches, entre lesquelles il est filiforme, et très
élevé, le prosternum s'étend à droite et à gauche en un bourrelet
épais dont les extrémités sont étroitement soudées à celles des épi-
mères, les hanches sont donc entièrement entourées et par conséquent
les cavités cotyloïdes fermées ; nous n’avons encore observé sur aucun
autre genre la présence d’un bourrelet aussi grand; généralement
lorsque les cavités sont fermées par la réunion des sommets des épi-
mères au prolongement du prosternum, celui-ci est de forme trian-
gulaire et s'arrête à peu de distance du bord interne des hanches.
Le genre Oides renferme un assez grand nombre d'espèces habitant
plus particulièrement les régions tropicales de l’ancien continent :
Afrique, Asie et Australie ; quelques espèces cependant se rencontrent
au Thibet et dans le Yunnan.
Les espèces africaines sont de nuances moins brillantes que celles
des autres régions du globe, elles varient du testacé au noir en passant
par le ferrugineux, le roux et le brun, une seule est légèrement métal-
lique.
L'espèce typique du genre est Oides bipunctata Fabr., que l’auteur
cite comme habitant le Cap de Bonne-Espérance alors qu’elle n’est
connue que de l'Asie.
196 V. LABOISSIÈRE.
TABLEAU DES ESPÈCES.
4. Élytres noirs, bleus ou métalliques (1).................. 2:
— Élytres jaunes, roux ou brun clair.>.......:........... 9.
2. Elytres noirs en entier ou hordés de testacé............ 3.
— Élytres métalliques ou bleu sombre; pronotum noir por-
tant de chaque côté en avant du milieu une tache jaunâtre
clair ; élytres très finement réticulés, densément ponctués,
avec chacun trois côtes élevées. Long.13-14,5 mm, Kolbei Weise.
3. Élytres allongés, peu convexes, le plus souvent avec des
côtes longitudinales caréniformes, apex fortement prolongé
enarrière en orme" dé DeL RL SEL ER RETRAITE 4,
— Élytres en ovale court, convexes, sans côtes; angle apical
parfois aigu, mais non prolongé en arrière.............. 0.
4. Tête non complètement noire; pronotum sans tache; élv-
tres avec des côtes élevées, au moins chez les Q........ D.
— Tête entièrement noire ; disque du pronotum marqué d’une
grande tache noire envahissant parfois presque toute sa
surface ; élytres noirs assez brillants, fortement et rugueuse-
ment ponctués, dessous (sauf anus qui est jaune) et pattes
noirs. Long. 8-15 mm.. collaris Baly var. meruensis Weise.
>. Noir, partie antérieure de la tête, pronotum, côtés de la
poitrine, bords latéraux et dernier segment de l'abdomen
(1) Iei se placerait Oides tarsalis Gahan, 1891 (Ann. Maa. Nat. Hist.)
décrit sur un seul individu de provenance douteuse; l'étiquette de prove-
nance de cet insecte porte « Momeba », l'auteur suppose qu'il s’agit de
« Mombas », mais dans le doute, et sans autres renseignements sur cette
espèce, nous n'avons pas cru pouvoir la faire figurer dans nos tableaux ana-
lytiques des espèces africaines.
O. tarsalis se distingue par les caractères suivants : Tête et pronotum
bleu noir brillant, antennes et écusson noirs, élytres vert sombre opaque,
avec la marge externe étroitement violette, dessous et pattes noirs. Tête sil-
lonnée dans son milieu ; obsolètement ponctuée, antennes un peu plus lon-
gues que la moitié du corps, articles 3-10 subégaux. Pronotum un peu moins
de deux fois plus large que long, bords latéraux s’élargissant de la base au
tiers antérieur pour converger ensuite, angles antérieurs saillants presque
obtus, surface obsolètement ponctuée. Élytres densément mais non fortement
ponctués, épipleures courts très rapprochés du bord externe tranchant des.
élytres. Dessous et pattes noirs, premier article de tous les tarses aussi long
que les deux suivants réunis. Long. 12 mm.
. ITR i La, “
* Revision du groupe des Oidites africains. 197
fauves, parfois les cuisses en partie rougeitres; élytres
finement rugueux avec chacun 7-9 côtes élevées. Long.
AU RARE = de ee eee ce + 0 funebris Jac.
|
î
Noir, tête entièrement jaune rougeätre ainsi que le prono-
tura, le sommet de l'abdomen el les bords latéraux de la
poitrine, élytres densément et rugueusement ponctués
avec chacun 3-6 côtes peu élevées. Long. 14-16 mm....
er LEE CR RER EE * acumirata Laboiss. var. Revoili Fairm.
6. Pronotum testacé rougeàtre avec OU Sans tache.
__ Pronotum ainsi que tout le reste du corps brun noir foncé
à peine brillant, les deux premiers articles des antennes
un peu rougeàtres, élytres à ponctuation fine; forme glo-
buleuse. Long. 11-12mm. ferruginea Fabr. var. badia Laboïss.
7. Pronotum entièrement testacé rougeatre..........--..: 8.
L, Pronotum marqué de deux rangées transversales de
taches noires (4 et 3) souvent les taches 2 et 3 du premier
rang confluentes et rejoignant obliquement les taches du
deuxième rang; les taches latérales du premier rang et la
médiane du second, libres; élytres densément el finement
ponctués, noir mat, bordés de roux à la suture et au bord
latéral. Long. 41-44 mm............. typographica Ritsema.
— Élytres entièrement noirs..:-...:...:.. Var. laeviscuta Fairm.
. Tête noire (parfois brune chez les exemplaires frais), an-
tennes, dessous du corps (sauf l'anus qui est jaune) et
pattes noirs; élytres allongés fortement et rugueusement
ponctués, avec une bande lisse le long du bord latéral,
angle apical aigu coupant. Long. SR MN. 2 collaris Baly.
__ Partie antérieure de la tête rouge, les deux premiers arti-
cles des antennes plus ou moins rougeätres, dessous, saul
le prosternum, noir, hanches et face inférieure des cuisses
rougeitres, élytres en ovale court finement ponctués, les
intervalles des points trois fois plus grands que leur dia-
mètre, angle apical obtus. Long. 13-I5mm. Fleutiauxi Laboiss.
9. Pronotum entièrement noir...........-........+--.-::: 10.
__ Pronotum jaune ou rougeätre avec OU Sans taches noires.. 44.
10. Élytres jaune clair, étroitement bordés de noir, densément
et finement ponctués, avec chacun trois côtes élevées chez
les Q ; angle apical prolongé en arrière ; dessous et pattes
198 V. LABOISSIÈRE.
noirs. Long. 14,5-44,5 mm... .. . flavipennis Weise,
— Élytres entièrement flaves, sans côtes; angle apical ar-
rondi ; antennes et pattes noires ; dessous flave. Long. 8-
10 mm., larg. 3,75-4,75 mm........... pallidipennis Gahan. |
11. Pronotum taché de noir....................... NU HyRL 12. |
—‘Pronoturm sans tache. 2 Mere RC ER RES 19
12. Taches du pronotum placées sur deux rangées transver-
sales, souvent confluentes et se réduisant à deux larges
taches anguleuses et trois ponctiformes. Écusson de la
Couleur des ÉVITE ELLE PARLE RP SEE TE OR 43.
— Pronotum avec une large bande transversale irrégulière
s’avançant en arrière à $es deux extrémités et dans son
milieu où elle est parfois interrompue; tête et antennes
noires; écusson brun foncé ou noir, finement ponctué;
pronotum transversal, jaune de poix assez brillant, fine- .
ment et éparsément ponctué; bords latéraux arrondis,
fortement rétrécis en avant, limités par un sillon profond
surtout en arrière ; élytres, larges, d’un jaune testacé sale,
souvent rembrunis vers la base; surface densément et
fortement ponctuée ; dessous, sauf Panus qui est jaunâtre,
et pattes noirs. Long. 12-15 mm,, larg. 8-9 mm........
* Babaulti Laboiss.
13. Pronotum testacé, élytres testacés ou bruns, fortement
PONELUOSS LS AOL. SALE CHAR ROME EAN, 14.
— Pronotum jaune clair, tête rougeàtre dans sa partie anté-
rieure, bouche, vertex, antennes, moins les deux premiers
articles, noirs ; élytres brun roux, très finement et épar-
sement ponctués, les intervalles des points trois à quatre
fois plus grands que leur diamètre; dessous et pattes
nos LON.) 42-07 EE LEE LEE Conradti Weise.
1:. Pronotum testacé jaunâtre, creusé d’une petite fossette
antéseutellaire au fond de laquelle est un point noir,
élytres jaune sale ou testacés, bord externe et suture
ordinairement plus clairs, surface densément et presque
rugueusement ponctuée, dessous entièrement noir. Long.
1 EE D A NE typographica Rits. var. laetifica Weise.
— Pronotum testacé brunâtre, élytres de la même couleur,
uniformément, surface densément et rugueusement ponc-
tuée. Long. 9-15 mm. fypographica Rits. var. Jobiti Laboïiss.
Revision du groupe des Oidites africains. 199
15, Élytres généralement marqués de plusieurs côtes ou lignes
élevées ; angle apical prolongé en arrière en forme de bec. 16.
— Élytres avec, au plus, une côte, apex non prolongé en
arrière . «2... AE EU, us CR ,… DPARTR se CT.
16. Forme allongée, convexe, rougeatre clair, ou brun roux,
ou lie de vin, antennes, bouche, métathorax, abdomen
(sauf l'anus) et pattes noirs; élytres rugueusement ponc-
tués avec chacun 3-6 côtes élevées, écusson en triangle
rectiligne. Long. 15-17 mm.............. ..... costata Baly.
— Forme allongée peuconvexeentièrementrougeâtre, saufles
pattes et les amtennes qui sont noires, élytres avec chacun
7-8côtesélevées, particulièrement lescinquièmeetsixième,
écusson arrondi. Long. 14-16 mm....... acuminata Laboiss.
17. Dessous du corps sauf les pattes entièrement jaune ou
POTTER SU eee ds NS eee del dd Pme ne 2 la 18.
— Dessous du corps en majeure partie noir............... 20.
18. Pronotum environ deux fois aussi large que long....... 1#
— Pronotum trois fois plus large que long, bords latéraux
faiblement arrondis, quatre premiers articles des antennes
roux, le reste noir; en ovale court, jaune sale assez bril-
lant ; élytres à ponctuation très fine, mais dense et pro-
fonde, sommet des tibias et tarses noirs, Long. 7 mm....
straminea Weise.
. 49. Entièrement jaune pâle; antennes moins les quatre pre-
miers articles, tibias et tarses noirs; pronotum très fine-
ment et éparsement ponctué; surface faiblement déprimée
à la base, rétrécie en avant, bords latéraux faiblement
arrondis; élytres très densément et finement ponctués,
Lea EC Dee D 1 ER re Aie RE minor Weise,
— Jaune brunâtre clair ou roussâtre, bouche, palpes et
antennes entièrement noirs; pronotum assez densément
et fortement ponctué; creusé d’une dépression transver-
sale peu profonde au-dessus de la base; élytres fortement
et rugueusement ponctués; avee chacun une côte élevée
en dedans du calus huméral chez la © ; moins visible chez
le c'; dessous jaune brunâtre clair; pattes noires, les
cuisses irrégulièrement tachées de roux. Long. 9-12 mm.
RL RO MUR ÈRS dE es Te NT Et IL HS LAbOISs.
200
20.
V. LABOISSIÈRE.
Calus huméraux peu saillants. ,......... RS ERPARRLETS SE
— Calus buméraux saillants, forme allongée; ferrugineux ou
21.
ho
19
24.
jaune roux brillant, antennes, palpes et sommet des man-
dibules noirs, dessous noir à l’exception du prosternum,
des bords latéraux et du dernier segment de l'abdomen
roux ou jaunes; tête et pronotum à ponctuation très
éparse et fine, écusson lisse, élytres densément ponctués.
Long24018 16 m0... 'eTE humeralis
Tête de la même couleur que le pronotum
e tie ee le s.s le) e
Tête noire, antennes entièrement noires, pronotum et
élytres jaunâtres ou brunâtres, les derniers fortement et
rugueusement ponctués; dessous, sauf l'anus qui est
jaune, et pattes noires, parfois les côtés de la poitrine et
de l’abdomen brunäâtres. Long. 8-14 mm...............
PR 2 2 ES ARE TL OU collaris Baly var. pallescens
. Deux premiers articles des antennes, au moins, rou-
geàtres, labre dela couleur de la tête, non noir
Élytres fortement et rugueusement ponctués ; tête fauve,
lisse, palpes, labre et antennes noirs; pronotum fauve
foncé, environ deux fois et demie aussi large que long;
surface finement et éparsement ponctuée, avec dans les
intervalles d’autres points excessivement fins; élytres
fauve foncé; poitrine, abdomen, sauf les côtés et le
sommet du dernier segment et pattes noirs. Long. 43 mm.
RE A SLT TN SU RES 1 RUES Age EE FAT CÉPR NIS LS LEE AE Sheppardi Jacoby.
En ovale un peu allongé, bourrelet limitant le bord latéral
des élytres”s'arrétant au calus. 5 "TOR at nn
Forme courte globuleuse, bourrelet limitant le bord latéral
des élytres contournant le calus et S’arrêtant sur le milieu
de la base; entièrement roux ferrugineux ou brunâtre,
pronotum alutacé très finement ponctué, élytres à pone-
tuation fine et serrée, antennes noires les deux à quatre
premiers articles rougeâtres, dessous généralement noir.
LoneiS-42/02Hin ROSE EN At ferruginea Fabr.
Troisième et quatrième articles des antennes subégaux.…..
Quatrième article des antennes nettement plus grand que
le troisième, dessus châtain clair brillant, antennes noires
les deux premiers articles en partie roux, élyires et pro-
Gahan.
22.
Weise.
23 :
24.
29 .
|
dti.
Revision du groupe des Oidites africains. 201
notum à ponctuation très fine et peu dense, dessous noir
brillant, côtés de la poitrine, bords latéraux de l'abdomen
et anus rougeûtres. Long. 41-14 mm....... castanea Laboiss.
25. Ponctuation des élytres très fine; intervalles des points
trois à quatre fois plus grands que leur diamètre, testacé
roussâtre brillant, antennes noires les deux premiers
articles jaune roux, dessous et pattes noirs sauf les bords
latéraux de la poitrine et des segments abdominaux qui
sont rougeâtres. Long. 10-45 mm.... sublaevipennis Jacoby.
— Ferrugineux, à peine brillant, dessous complètement noir,
ponctuation des élytres assez forte, les intervalles finement
réticulés et rugueux. Long. 11-14 mm... intermedia Laboiss.
Oides humeralis Gahan.
O. humeralis Gahan, 1891, Ann. Mag. Nat. Hist., p. 456. — Weise,
1902, Archiv [. Naturg., p. 138.
Roux ferrugineux, brillant, palpes, sommet des mandibules et pattes
noirs, dessus noir moins les épisternes métasternales, les bords laté-
raux de l'abdomen et le dernier segment en entier, rougeûtres.
Ovale allongé, tête fortement impressionnée sur le front, vertex
sillonné longitudinalement dans son milieu, lisse, antennes de la
moitié de la longueur du corps, articles assez allongés, les troisième
et quatrième subégaux, chacun du double de longueur du second,
environ deux fois aussi longs que larges, les suivants un peu plus
courts.
Pronotum transversal plus de deux fois plus large que long, bord
antérieur finement sinué dans son milieu, bords latéraux fortement
arrondis, angles antérieurs saillants, aigus; surface à ponctuation
très espacée et microscopique, gouttière latérale profonde. Écusson
lisse brillant, arrondi au sommet.
Élytres allongés, convexes, fortement et densément ponctués à part
une ligne lisse le long du bord latéral, fortement impressionnés sur
le tiers latéral antérieur et creusés d’un fort sillon oblique en dedans
des calus huméraux qui sont saillants, angle apical droit.
Dessous noir sauf le prosternum, les bords latéraux de l'abdomen
et le dernier segment entièrement jaune testacé. Long. 10,5-16 mm.,
larg. 7-9 mm.
Afrique occidentale. — Cameroun — Congo belge : Beni, Elisa-
bethville.
202 V. LABOISSIÈRE.
Oides sublaevipennis Jac.
O. sublaevipennis Jacoby, 1903, Stett. ent. Zeit., p. 310.
Ovale assez allongé, noir, dessus testacé ferrugineux parfois un peu
obscur ou rougeûtre brillant, sommet des mandibules et antennes à
partir du troisième article noirs; dessous et pattes noirs, souvent les
côtés de la poitrine, les bords latéraux des segments abdominaux et
le sommet du dernier testacés, roux ou bruns.
Tête lisse, antennes courtes, articles à partir du troisième environ
de la même longueur et deux fois plus longs que larges.
Pronotum près de trois fois aussi large que long, bords latéraux
arrondis, convergents en avant, limités en dedans par une gouttière
profonde, déprimés avant les angles antérieurs, ceux-ci obtus arrondis
non saillants, les postérieurs largement arrondis; surface peu côn-
vexe, à ponctuation très fine et peu dense, marquée en outre d’une
fovéole placée un peu au-dessus du milieu de la base. Écusson trian-
gulaire à sommet arrondi, lisse ou à ponctuation extrêmement fine.
Élytres fortement impressionnés latéralement sur le premier tiers,
s’élargissant en arrière jusque vers le milieu de leur longueur et se
rétrécissant ensuite jusqu’au sommet où ils sont séparément arrondis.
surface convexe à ponctuation fine et assez dense, les intervalles des
points trois à quatre fois plus grands que leur diamètre, bourrelet
latéral s’arrêtant sur le calus huméral qui est assez saillant et limité
en dedans par une impression peu profonde.
Dessous et pattes noirs à l'exception du prosternum, des côtés de
la poitrine des bords latéraux des segments abdominaux et le sommet
du dernier testacés, rougeûtres ou bruns. Long. 10-15 mm., larg.
7-8,5 mm.
g', dernier segment abdominal trilobé, le lobe médian transversal
et replié sur la cavité anale.
Afrique occidentale. — Congo; — Guinée française (D' MacLauD.
1899), Muséum de Paris.
Var. : (immature); antennes et dessous presque entièrement rou-
geàtres.
Oides intermedia Laboiss.
O. intermedia Laboissière, 1920, Bull. Mus. Hist. nat., p. 306.
Forme de O. sublaevipennis, fauve un peu rougeûtre, antennes à
partir du troisième article, sommet jdes mandibules, palpes, pattes et
dessous noir brillant.
Poe TPM EN que AUD 4
PRE RS cd ce CO ;
AE ‘ 4 re
Je |
\ L
Revision du groupe des Oidites africains. 203
Tête sublisse avec quelques points épars sur le front, vertex fine-
ment sillonné dans toute sa longueur, antennes courtes atteignant le
premier tiers des élytres, deux premiers articles et dessous du troi-
sième rougeûtres, les troisième et quatrième subégaux.
Pronotum trois fois plus large que long, bords latéraux arrondis
convergents en avant, angles antérieurs obtus non saillants, les posté-
rieurs arrondis, base faiblement trisinuée, surface peu convexe fine-
ment et éparsement ponctuée creusée de dhaque côté d’une impression
oblique partant du tiers antérieur du bord latéral pour aboutir sur
la base vers l’angle postérieur. marquée également d’une faible im-
pression au-dessus du milieu de la base et d’une légère trace de sillon
longitudinal sur le milieu du disque. À
Écusson triangulaire arrondi au sommet, surface couverte de points
assez fins mais serrés, particulièrement sur la base, les intervalles
réticulés.
Élytres élargis vers leur milieu, séparément arrondis au sommet,
marqués d’une forte impression sur le tiers latéral antérieur, surface
convexe à ponctuation dense et assez forte, les intervalles des points
environ deux fois plus grands que leur diamètre, parfois un peu rele-
vés et légèrement rugueux, l'impression qui se remarque ordinaire-
ment et limite les calus huméraux en dedans à peu près nulle, calus
arrondis peu saillants.
Dessous et pattes noirs, brillants, parfois les cuisses en partie et les
genoux légèrement rougeâtres. Long. 11-1% mm., larg. 8-8 mm.
og, dernier segment abdominal trilobé, penis long et épais, base
avec une large fossette, sommet de forme ogivale se redressant obli-
quement, la pointe recourbée en dessous.
Afrique occidentale. — Côte d'Ivoire, Haut-Sassandra, dans le pays
Toura, entre Sanron et Koualé (F. FLeurY, A. CHEVALIER, avril-mai
1910), Muséum de Paris; — environs de Porto-Novo, Dahomey.
{WaATERLOT, 1911).
Var. : Dessus brun roux brillant,
Aîrique occidentale. — Hinterland libérien, dans la région sud de
Kissidigondou et de Beyla (D' Pauzy, 1901).
Oides castanea Laboiïss.
O. castanea Laboissière, 1920, Bull. Mus. Hist. nat., p. 306.
En ovale allongé, noir, dessus châtain clair en entier ou un peu plus
foncé sur la tête et le pronotum.
Tête avec quelques points épars sur le front, vertex finement sil-
204 V. LABOISSIÈRE.
lonné longitudinalement dans son milieu, antennes assez allongées et
atteignant presque le milieu des élytres, les deux premiers articles
brun roux foncé, le quatrième nèttement plus grand que le troisième.
Pronotum transversal trois fois plus large que long, bords latéraux
à peine arrondis angles antérieurs obtus, les postérieurs arrondis;
surface peu convexe à ponctuation très fine et peu dense, marquée
d’une impression oblique vers les bords latéraux et d’une petite fai-
blement transversale et profonde au-dessus de l’écusson. Écusson à
sommet arrondi, finement réticulé avec quelques points épars.
Élytres élargis vers le milieu, séparément arrondis au sommet,
surface convexe à ponctuation très fine et écartée, marquée d’une
forte impression latérale vers le tiers antérieur et d’une autre en
dedans des calus huméraux.
Dessous et pattes noirs, brillant, les côtés de la poitrine et de l’ab-
domen, bruns. Long. 11-14 mm., larg. 8-8,5 mm.
', dernier segment abdominal trilobé, le lobe médian transversal,
largement arrondi sur le bord apical.
Afrique occidentale. — Dahomey, environs de Porto-Novo (Wa-
TERLOT, 1911), Muséum de Paris, un seul individu. Nous en avons un
autre dans notre collection provenant de la même région et récolté par
Mme LogwenGurx en mai 1908; un troisième exemplaire également de
Porto-Novo (Coll. AcHARD).
0. castanea Laboïss. est excessivement voisin de O. laevipennis,
principale différence se trouvé dans la longueur des articles des
antennes, le quatrième article est plus grand que le troisième chez
la première espèce tandis qu'il est à peu près égal chez la deuxième,
en outre 0. castanea est encore plus finement ponctué.
Oides ferruginea Fabr.
(PL 5, fig. L, et fig. 1 dans le texte).
O. ferruginea Fabricius, 1781, Sp. Ins. I, p. 117; — Olivier, Ent. V,
p. 610, pl. 4, fig. 12 (Galeruca); — Weise, 1902, Archiv f. Na-
turg., p. 138.
Dessus brun rougeâtre parfois ferrugineux chez ies exemplaires
frais, antennes, moins les 2, 3° et 4e articles roux, sommet des
mandibules, dessous et pattes noirs.
En ovale court, globuleux ; tête alutacée, front et vertex sillonnés
dans leur milieu, éparsement et finement ponctués, antennes noires, les
deux à quatre premiers articles roux vif, peu allongées, articles trois
% Fri :
Revision du groupe des Oidites africains. 205
et quatre subégaux, environ une fois et demie plus longs que larges.
Pronotum environ trois fois plus large que long, bords latéraux
fortement arrondis, leur courbe
se continuant aux angles posté-
rieurs; angles antérieurs aigus
arrondis, non saillants, surface
alutacée à ponctuation très fine
et éparse, marquée d’une fovéole
antéscutellaire; marge latérale
plane. Écusson marqué de quel-
ques points épars, sommet ar-
rondi. Fig. .— Oides ferruginea F., pros-
Elytres fortement convexes et ternum.
arrondis sur les bords, marqués
d’une forte impression latérale sur le premier tiers et d’une très faible
en dedans du calus huméral, sommet non prolongé en forme de bec,
surface assez finement et densément ponctuée.
Dessous et pattes généralement, entièrement noir brillant, parfois
les articulations des pattes et le sommet de l'abdomen rougeütres,
Long. 9-12,5 mm., larg. 7-8,5 mm.
&, dernier segment abdominal échancré de chaque côté, formant
dans son milieu un lobe qui se rabat sur la cavité anale, pénis grêle
comparativement à celui de certaines autres espèees, à mm. de long.
sur 0,75 mm. de largeur, arqué, cavité basale large, sommet ogival
faiblement recourbé à son extrémité.
Afrique occidentale. Côte de Guinée; — Gabon; — Congo; —
Assinie (ALLUAUD, 1886); — Cameroun; — Bas Ogooué entre Lam-
. barené et la mer (HauG, 1901); — Côte d'Ivoire (Bonnoure, 1909); —
Bassin du Haut Cavally, Danané 7° 15° lat. N., 10°31, 54” long. W. de
Paris (Ismaël BONNAURE, 1909); — haute Côte d'Ivoire, bassin de la
Haute-Nuon et du Haut-Cavally (A. CHEVALIER, 1910) ; — Sierra Leone.
Oides ferruginea Var. badia Laboissière, 1920, Bull. Mus. Hist.
nat., p. 307.
Entièrement brun noir foncé et à peine brillant, les deux premiers
articles des antennes brun rougeûtre. Long. 11-12 mm.
Afrique occidentale. — Assinie.
Oides straminea Weise.
O. straminea Weise, 1904, Archiv f. Naturg., p. 167.
En ovale court, entièrement jaune paille sale, brillant, antennes à
partir du cinquième article, sommet des tibias èt tarses noirs.
206 V. LABOISSIÈRE.
Pronotum court, trois fois plus large que long, bords latéraux à
peine arrondis, rétrécis en avant, surface peu conxexe à ponctuation
fine et peu profonde. Écusson triangulaire, lisse.
Élytres larges, arrondis, convexes, surface densément couverte de
points fins et profonds, bord latéral fortement impressionné sur le
tiers antérieur, calus huméraux saillants limités en dedans par un
sillon. Long. 7 mm.
Afrique occidentale. — Cameroun : Victoria (sp. invis.).
Oides Conradti Weise.
O0. Conradti Weiïise, 1902, Archiv f. Naturg., p. 138.
Tête jaune testacé dans sa partie inférieure, bouche et antennes.
noires, à partir du troisième article. Pronotum jaune clair avec
deux rangs de taches, celles du milieu du rang supérieur réunies
aux taches latérales du second rang et formant deux grandes taches
en équerre; il reste trois petites taches libres, une de chaque côté
à hauteur du milieu près du bord latéral et l’autre au-dessus de la
base devant l’écusson; écusson brun ou roux, élytres brun roux bril-
lant ou ferrugineux, dessous et pattes noirs.
En ovale court. Tête finement alutacée avec trois ou quatre gros
points de chaque côté près des yeux, noire à partir des calus suran-
tennaires dans toute sa partie supérieure, sillonnée longitudinale-
ment sur le front et le vertex, antennes courtes, deux premiers ar-
ticles et parlois le troisième en dessous testacé rougeûtre, les articles à
partir du troisième subégaux et environ deux fois plus longs que larges.
Pronotum transversal, près de trois fois aussi large que long,
bords latéraux arrondis à peine impressionnés en dedans, angles an-
térieurs aigus, émoussés, les postérieurs obtus arrondis, surface con-
vexe à ponctuation fine et peu dense, plus forte sur les taches noires
du disque. Écusson lisse à sommet arrondi.
Élytres larges fortement convexes, peu fortement impressionnés
latéralement, calus peu saillants à sillon intérieur à peine indiqué,
surface régulièrement et finement ponctuée, les intervalles des points
environ trois fois plus grands que leur diamètre, angle apical obtus.
Dessous et pattes noirs, hanches rougeâtres fmement pubescentes.
Long. 12,5-17 mm., larg. 8,5-11 min.
Afriqüe occidentale. — Cameroun; — Congo français : Benito.
Nous possédons un individu © du Cameroun chez lequel la ponc-
tuation du pronotum est bien plus visible et régulière sur toute la
surface, celle des élytres plus forte et plus serrée.
Revision du groupe des Oïdites africains. 207
Oides Sheppardi Jacoby.
O. Sheppardi Jacoby, 1906, Trans. ent. Soc. Lond., p. 26,
Fauve plus ou moins foncé ou jaune rougetre, labre, palpes, an-
tennes noirs; métasternum et abdomen, moins les bords latéraux des
segments et le sommet fauves, également noirs.
Ovale court, tête faiblement impressionnée sur le front, vertex sillonné
dans son milieu et finement ponctué, quelques points plus gros autour
des yeux, antennes courtes, robustes, troisième article un peu plus
courtque le quatrième, les suivants subégaux, le dernier un peu allongé.
Pronotum deux fois’ et demie plus large que long, bords latéraux
arrondis très faiblement impressionnés en dedans, angles antérieurs
émoussés, les postérieurs obtus, surface densément et assez finement
ponctuée, les intervalles très finement pointillés. Écusson triangulaire
arrondi, au sommet finement ponctué ; [Jacogx (1. c.) dit que l’écusson
est lisse, ce n’est pas le cas chez les exemplaires que nous avons exa-
minés|.
Élytres convexes à bords latéraux arrondis, fortement impressionnés
latéralement en avant, surface fortement et densément ponctuée, les
intervalles faiblement rugueux, le sillon en dedans du calus peu pro-
fond ; on distingue en outre trois lignes longitudinales faiblement
élevées, la première part du milieu de la base, la seconde avant le
calus et la troisième immédiatement après, angle apical formant un
petit bec aigu. ;
Dessous noir ainsi que les pattes, prosternum, épisternes méta-
sternales, bords latéraux des segments abdominaux et sommet du
dernier testacés. Long. 12-13 mm., larg. 7 mm.
Afrique orientale. — Amatongas ; — Lindi.
Oides collaris Baly.
O. collaris Baly, 1861, Journ. Ent. Lond., p. 295; — Weise, 1902,
Archiv [. Naturg., p. 238.
Adorium palliatum Gerst., 1873, Decken’s Reise, vol. III, p. 279; —
Fairmaire, 4887, Ann. Soc. ent. Fr., p. 362.
Noir, pronotum et sommet du dernier segment abdominal jaune
orangé.
Ovale faiblement allongé chez les grands individus, plus court
chez les petits, tête lisse, fortement impressionnée sur le milieu du
iront et du vertex, antennes courtes, robustes, troisième et quatrième
208 V. LABOISSIÈRE.
articles subégaux, les suivants, plus courts, à peine aussi longs que
larges.
Prônotum transversal, un peu plus de deux fois plus large que long,
bords latéraux presque droits, fortement rétrécis en avant, sommet
fortement échancré, angles antérieurs saillants, aigus, émoussés, les
postérieurs obtus arrondis, surface brillante à ponctuation à peine
visible, marquée parfois de fossettes près des bords latéraux et sur
le milieu de la base. Écusson brillant avec quelques points fins.
Élytres convexes, très faiblement impressionnés en avant sur les
bords latéraux, surface sauf une ligne lisse longeant le bord latéral,
densément et fortement ponctuée, rugueuse, les intervalles des points
moins grands que leur diamètre, angle apical droit, coupant, formant
parfois un petit angle aigu.
Dessous et pattes noirs, prosternum et anus, jaune orangé, bords
du métasternum parfois brunroux. Long. 8-16 mm., larg. 5,5-10 mm.
. ordinairement plus petit, dernier segment abdominal échancré
de chaque côté, formant au milieu un lobe en rectangle transversal
qui s’abaisse sur la cavité anale. Pénis long et robuste de 6,5 à 7 mm.
de long sur un d'épaisseur, légèrement arqué, sommet ogival fine-
ment globuleux à son extrémité, base avec une large cavité, face iu-
férieure creusée d’une longue fossette avant le sommet.
Afrique orientale. — Zanzibar ; — Tanga; Kondoa, Uruguru (BLoyer,
1885); — Ousagara (Lepoux (1885); — Bagamoyo (Oscar, 1875); —
Mrogors (LEROY, 1889). >
Oïides collaris Var. pallescens Weise, 1902, Archiv f. Naturgq.,
p. 138.
Pronotum et élytres jaune testacé ou brunâtres, mats, parfois
élytres faiblement roussâtres, dessous généralement noir, parfois brun
ou testacé, ponctuation du pronotum nettement visible, assez fine et
dense, élytres rugueusement ponctués, sommet obtus, parfois avec un
léger avancement aigu, ©. Long, 8-15 mm.
Afrique orientale : Voi; Bura (ALLUAUD et JEANNEL).
Oides collaris Var. meruensis Weise, 1909, in Sjôstedt’s Kilim.
Meru Exp.. 7, p. 193.
Forme plus allongée, pronotum brun roux, le milieu avec une large
tache noire envahissant parfois presque toute la surface, élytres à
ponctuation plus forte et plus rugueuse, angle apical généralement
prolongé en forme de bec court. Long. 8-15 mm., larg. 5,5-8 mm.
Afrique orientale. — Kilimandjaro.
Ogs. — Bien que ces deux variétés semblent à priori bien différentes,
Revision du groupe des Oidites africains. 209
la première par sa nuance, la seconde par sa forme, de l’espèce typique ,
leurs caractères généraux les y rattachent certainement, la forme du
pénis est identique chez les c', quoique de nuance plus sombre chez
la var. meruensis, les antennes sont également semblables.
Oides Fleutiauxi Laboiss.
1
0. Fleutiauxi Laboissière, 1919, Bull. Soc. ent. Fr., p. 141.
En ovale court; noir, partie antérieure de la tête, deux premiers
articles des antennes, au moins à la base, et pronotum, jaune testacé
ou rougeàtre.
Tête alutacée, paipes jaune roux au sommet, labre fortement échan-
cré, noir bordé de roux, marqué de quelques gros points piligères ;
épistome, calus surantennaires, au moins en partie, jaune testacé ou
rougetres, yeux brillants, antennes de la moitié de la longueur du
corps, les deux premiers articles rougeâtres au moins à la base, le
2e globuleux, le 3° trois lois plus grand; front creusé d’une profonde
impression continuée par un sillon qui coupe le vertex, quelques gros
points près des yeux et d’autres plus petits épars sur le front, vertex
alutacé peu brillant.
Pronotum jaune testacé ou rougeûtre sans tache, transversal, deux
fois plus large que long; bords latéraux légèrement obliques sur leur
moitié basale, arrondis et plus fortement rétrécis en avant, angles
antérieurs assez saillants, les postérieurs arrondis, base faiblement
trisinuée, surface convexe, alutacée, très finement et éparsement
ponctuée, marquée d’une fovéole antéscutellaire, marge latérale plane.
Écusson en triangle curviligne, noir, alutacé, avec quelques points
fins épars.
Élytres ovales, amples, noirs. peu brillants, convexes : surface, sauf
une ligne lisse le long du bord latéral, finement ponctuée, le dia-
mètre des points environ trois fois moins grand que les intervalles ;
calus huméraux saillants, faiblemant limités en dedans par une im-
pression, fortement impressionnés en dehors, l'impression s'étend sur
le premier tiers des élytres qui sont parallèles à cet endroit; suture
finement rebordée, faiblement saillante sur la moitié postérieure et en
arrière de l’écusson chez les c'; angle apical rentrant obtus.
Dessous du corps, sauî le prosternum jaune testacé, d’un noir bril-
lant, les hanghes et le bord inférieur des cuisses rougeâtres ; tibias fine-
ment pubescents, fortement canaliculés en dehors; abdomen garni sur
les côtés et au sommet d’une fine pubescence couchée brune,
Long. 13-15 mm., larg. 9-10 mm.
Ann. Soc. ent. Fr., XC [1921]. TA
210 V. LABOISSIÈRE.
g, suture relevée en arrière de lécusson, dernier segment abdo-
minal trilobé, le lobe médian obturant l'ouverture anale, transversal,
arrondi aux angles à bords relevés, concave, brillant, garni au fond
de plusieurs rangées de petits tubercules pilifères.
Afrique occidentale. — Cameroun dans la vallée de la N’Goko (Jogrr.
janvier 1900); nord-est du Congo belge : Ingende.
Oides typographica Ritsema.
O. typographica Ritsema, 1875, Tijdschr. Ent., p.21; — Weiïse, 1902.
Archio [. Naturg., p. 158.
O. cribellata Jacoby, 1894, Novit. Zool., p. 526.
En ovale court, jaune testacé, palpes. antennes à partir du troisième
ou quatrième article, taches, généralement réunies en forme dM sur
le pronotum, noirs, élytres noirs complètement entourés de testacé.
dessous et pattes noirs.
Palpes noirs à sommet blanc jaunâtre, labre parfois brunâtre, large-
ment échancré ; vertex déprimé, noir peu brillant, alutacé avec quelques
points épars assez forts et un sillon fin qui le coupe longitudinalement ;
antennes faiblement fusiformes, les deux premiers articles jaune roux
ou testacés, parfois tachés de brun en dessus, troisième et quatrième
articles subégaux, deux fois aussi longs que larges, les suivants plus
courts, sauf le dernier.
Pronotum transversal deux fois aussi large que long, bords latéraux
arrondis largement explanés, angles antérieurs obtus limités par un
bourrelet, les postérieurs en arrondi continuant la courbe latérale,
surface finement alutacée, peu densément mais régulièrement couverte
de points fins, marquée de deux rangées de taches 6/3 souvent con-
fluentes et formant le dessin d’un M. Écusson testacé assez densément
ponctué sur la base, sommet arrondi.
Élytres convexes, noirs bordés de testacé, très finement sur la base,
à1s8ez largement sur la suture et plus fortement sur les bords latéraux,
surface régulièrement couverte de points assez fins, les intervalles au
moins deux fois plus grands que leur diamètre et finement alutacés ;-
une ligne lisse suit le bord latéral qui est fortement impressionné au
tiers antérieur, calus huméraux peu saillants, limités en dedans par
un sillon peu profond, la bande suturale jaune est lisse sur la moitié
de’ sa largeur du côté dela suture qui est relevée en forme de bour-
relet arrondi, principalement en arrière ; angle apical obtus.
Dessous, sauf le prosternum, et pattes noirs. Long. 11-14 mm..
larg. 8-9 mm.
“
1e Sy RON
ACER EE A : à
RE | K ñ (
\
l
Revision du groupe des Oidites africains. 211
c', dernier segment abdominal trilobé, le lobe médian fortement
transversal se repliant sur la cavité anale, légèrement concave, lisse
brillant avec quelques rangées de petits tubercules ; pénis robuste sem-
blable à celui de O. collaris, mais le sommet légèrement recourbé et la
face inférieure sans fossette.
Afrique occidentale. — Congo : Landana (CAMpaxA, 1887); — Came-
roun; — Angola; — Gabon.
Oides typographica Var. laeviscuta Fairmaire, 189% {(Adorium). Ann.
Soc. ent. Belg., p. 678; — var. congoensis Laboissière, 1914, Bull.
Soc. ent. Fr., p. 362.
Diffère par ses élytres complètement noirs, les deux premiers articles
des antennes et le dessous du troisième rougeàtres, labre brun ou
testacé, palpes complètement noirs ou à sommet testacé, pronotum
marqué de deux grandes taches en équerre, une de chaque côté, d’un
point près du bord latéral et d’un autre au-dessus de la base, la ponc-
tuation est plus fine sauf sur les taches noires. Écusson noir 6u
rtestacé. Élytres complètement noirs, bord interne des épipleures liséré
de testacé. Long. 11-16 mm.
Afrique occidentale. — Gabon; — Congofrançais : Coudou; — région
du Haut-Ivindo (affluent Ogooué) (D' J. Gravor, 4906, Capitaine Cor-
res); région d’Ouesso : Bassin de la N’Goko-Sanga (D' J. GRAvor,
1906); — frontière Congo-Cameroun, région de N’Ten (Capitaine Cer-
TES, 1907).
Bien que la description donnée par FAIRMAIRE (/, c.) ne corres-
ponde pas entièrement avec notre var. congoensis, nous croyons qu'il
s’agit bien du même insecte et maintenons le nom attribué par cet
auteur.
Oides typographica Var. laetifica Weise, 1902. Archiv f. Naturg.,
p. 438.
Entièrement jaune testacé ou jaune brun, la marge latérale et Ja
suture des élytres plus pâles, partie supérieure de la tête plus ou
moins noire, antennes avec articles 2, 3, 4, roux ou testacés; pronotum
taché de noir, ainsi que dans l’espèce précédente, deux grandes taches
en équerre et trois points placés un de chaque côté et le troisième
sur le milieu de la base, généralement dans une petite fossette, sur-
face éparsement et finement ponctuée. Écusson testacé parfois liséré
de noir, lisse. Élytres densément et fortement ponetués, angle apical
obtus arrondi (c'), souvent droit coupant ou prolongé en bec aigu
{(@). Dessus noir. Long. 11-14# mm.
12 V. LABOISSIÈRE.
Afrique occidentale et orientale. — Cameroun ; — Angola; — Congo
Belge : Itouri (BURGEON, 1918) ; — Uganda, région du Victoria-Nyanza
(Pescurer, 1912) ; — Abyssinie (Mission pe BoxcHamprs, 1899).
O8s. — Les individus de l’Uganda et de l’Abyssinie ont l’angle apical
prolongé en forme de bec de manière très accentuée, mais aucun autre
caractère ne les différencie de la variété typique.
Nous avons maintes fois examiné dans des collections ou recu en
échange cette variété sous le nom de 0. nigripes O1.; ni la description
d'Ozivier (1807, t. V, p. 610, pl. 4, fig. 2), ni la figure ne se rap-
portent à cette espèce et, d’après Harozp (Entomol. Zeitung, Stettin,
1880, p.148), O.nigripes OI. serait identique à Pachytomagigantea Nlig.
Oides typographica Var. Jobiti Laboissière, 1919, Bull. Soc. ent.
Fr., p. 141.
Dessus uniformément testacé ou brunûtre, les bords latéraux et la
suture des élytres de la même nuance, tête noire dans sa partie supé-
rieure parfois le labre brun ou noir, antennes à deux ou trois pre-
miers articles roux ou bruns. Pronotum à taches distinctes sur le
rang supérieur, la deuxième de chaque côté rejoint la tache du rang
inférieur et forme avec elle une large ligne noire; surface régulière-
ment et densément ponctuée, les bords latéraux plus fortement, im-
pressionnés obliquement du tiers antérieur à la base. Écusson lisse.
Élytres densément et fortement ponctués.
Cette variété est en outre beaucoup plus petite. Long. 9-12 mm.
Afrique occidentale Cameroun, vallée de la N’Goko (JoBir, jan-
vier 4900); — Congo : rivière San Benito (GuirAL, 1885).
Oides Babaulti Laboiss.
O0. Babaulti Laboissière, 1914, Bull. Soc. ent. Fr., p. 360.
Forme ovale courte, convexe; noir avec le pronotum et les élytres
testacé brunâtre, le premier maculé de brun foncé.
Tête noir brillant, calus surantennaires marqués de quelques gros
points, front fortement sillonné dans son milieu, éparsement et fine-
ment ponctué; antennes courtes, entièrement noires, lisses à la base,
pubescentes à partir du 3° article.
Pronotum testacé brunâtre assez brillant, marqué de deux taches
brun de poix, irrégulières, anguleuses, placées une de chaque côté en
avant du milieu, se prolongeant en forme de bande vers la base et
transversalement à la rencontre l’une de l’autre, souvent confluentes
au milieu; on remarque en outre trois points peu apparents placés un
de chaque côté sur le bord latéral, le 3° antéscutellaire; transversal
DRE
!
Revision du groupe des Oidiles africains. 213
deux fois plus large que long, anguleusement arrondi sur les bords
latéroux, la plus grande largeur étant avant le milieu, plus fortement
rétréci en avant qu’en arrière, les angles antérieurs peu proéminents,
les postérieurs arrondis, base faiblement sinuée de chaque côté; sur-
face très finement et éparsement ponctuée; creusée de chaque côté
d’un sillon limitant les bords latéraux en avant et se dirigeant ensuite
obliquement vers la base; marquée dans son milieu d’une carène lisse
très faible et courte, parfois également creusé de trois fovéoles placées
une de chaque côté, la 3° antéscutellaire. Écusson en triangle obtus
au sommet, noir brunâtre peu brillant, finement et densément ponctué.
Élytres testacé jaunâtre ou brunâtre, plus foncés à la base, peu plus
larges que le pronotum à la base, élargis en arrière jusqu’au milieu de
leur longueur et diminuant ensuite jusqu’au sommet où ils sont sépa-
rément arrondis; angle apical subdroiïit, non proéminent; marqués
d’une impression le long du bord latéral presque immédiatement après
le calus huméral; surface densément et assez fortement ponctuée, avec
une petite bande lisse le long du bord latéral.
Dessous et pattes noir brillant, sauf les côtés du prosternum et
Panus qui sont testacés ; abdomen très finement ridé et ponctué, cou-
vert d’une courte pubescence brun jaunâtre. Long. 12-15 mm., larg.
8-10 mm.
c', dernier segment abdominal trilobé.
Afrique Orientale anglaise. — Nairobi et Kedong Valley (Maurice
DE RorascxiLp, août 1906; Guy BaBauLr, mars 1913).
Oides minor Weise.
0. minor Weise, 1902, Archio f. Naturg., p. 138; — Jacoby, 1903,
Stett. ent. Zeit., p. 311.
Ovale allongé, fauve pâle ou faiblement rougeàtre ou brunätre bril-
lant; antennes, à partir des quatrième ou cinquième articles, tibias et
tarses noirs.
Tête lisse, vertex finement sillonné dans son milieu, antennes attei-
gnant la moitié de la longueur du corps, les trois et quatre premiers
articles testacés, le quatrième nettement plus long que le troisième.
Pronotum deux fois plus large que long, bords latéraux faiblement
arrondis, plus fortement rétrécis en avant, angles antérieurs obtus,
non saillants, les postérieurs arrondis, base droite dans son milieu,
surface peu convexe à ponctuation très fine et peu dense, marquée de
trois fossettes très nettes, une sur le milieu au-dessus de la base, les
214 V. LABOISSIÈRE.
deux autres de chaque côté du milieu du disque ({!), une gouttière,
s’élargissant en arrière longe les bords latéraux. Écusson en triangle
rectiligne à sommet aigu.
Élytres s’élargissant vers le milieu, finement et densément ponctués,
les intervalles faiblement rugueux, bourrelet du bord latéral con-
tournant les calus et s’arrêtant vers la dépression assez profonde qui
les limite en dedans.
Dessous et cuisses jaune fauve, tibias et tarses noirs, parfois la base
des tibias brun roux, premier article de tous les tarses aussi grand
que les deux suivants réunis. Long. 8-11 mm., larg. 5-6 mu.
y, dernier segment abdominal trilobé, le lobe médian fortement
transversal.
Afrique centrale. —Congo belge central : Kindu dans la provincede
Maniéma {(L. BurGeon, 1917), Muséum de Paris; — Kabambare; —
Ashante ; — région du lat Tanganyika.
Oides Alluaudi Laboiss.
0. Alluaudi Laboissière, 1944, Bull. Soc. ent. Fr., p. 350.
En ovale court, entièrement jaune testacé plus ou moins rougeàtre
ou brunâtre, antennes, palpes, labre et pattes noirs.
Tête un peu peu rougeätre, assez brillante, éparsement ponctuée,
front très faiblement sillonné longitudinalement, antennes courtes,
noires, le 2° article globuleux, moitié moins grand que le 3° qui est
moins long et large que le 4°, les suivants courts, à peine plus longs
que larges.
Pronotum faiblement brunâtre, assez brillant, deux fois aussi large
que long, rétréci en avant; bords latéraux arrondis et nettement limi-
tés en dedans par une gouttière plus profonde en arrière; bord anté-
rieur échancré avec les angles obtus non saillants ; base faiblement tri-
sinuée, les angles postérieurs arrondis; surface assez densément
couverte de points forts, marquée au-dessus de la base vers le 1/3 pos-
térieur d’une dépression transversale peu profonde. Écusson en trian-
gle arrondi au sommet, densément ponctué.
Élytres peu plus larges à la base que le pronotum, mais s’élargis-
sant fortement en arrière jusqu’au delà de leur milieu, pour diminuer
progressivement jusqu’au sommet où ils sont séparément arrondis,
angle apical subdroit non prolongé en arrière; surface convexe forte-
(1) Weise et JacoBy (L. c.) ne mentionnent pas la présence de ces fossettes.
qui semblent cependant constantes.
Revision du groupe des Oidites africains. CES
ment et rugueusement ponctuée ; chaque élytre porte en outre chez la
©, en dedans du calus huméral qui est saillant, une côte élevée,
arrondie ‘en dessus, partant du milieu de la base et s'étendant jusque
sur le milieu de sa longueur, se continuant ensuite par une petite ner-
vure peu apparente qui atteint le sommet ; entre cette côte et la suture
se remarque le vestige d’une deuxième côte, peu apparente, également
prolongée en arrière par une petite ligne lisse.
Dessous testacé un peu roussàtre ; pattes noires avec quelques taches
rougeâtres irrégulières sur les cuisses. Long. 9-14 mm.; larg.
5,5-7 mm. |
c', dernier segment abdominal trilobé, le lobe médian en rectangle
transversal. Élytres avec des vestiges de côtes, taille plus petite.
Afrique Orientale anglaise. — Voi (AzLuAUD, 190%, — M. pe RoTus-
CHILD, 1906); — district de l’Elgon, rivière Tsavo (Musée du Congo
belge).
O8s. — Les individus provenant de l’Elgon ont les premiers articles
des antennes en partie rougeûtres.
<
Oides pallidipennis Gahan.
0. pallidipennis Gahan, 1909, Zool. res. of. the Ruwenz. Exp., Trans.
Zool. Soc., Lond., part. 2, p. 218, pl. VII, fig. 2,
0. ruwensorica Weise, 1912, Deutsch. Exp. Central Africa, p. 140.
Tête, pronotum, corps en dessous; pattes et antennes noirs, élytres
entièrement jaunes ou blanchâtres.
En ovale court, pronotum deux fois aussi large que long, éparse-
ment et très finement ponctué, brillant, angles postérieurs plus ou
moins distincts, obtus, les antérieurs aigus. Écusson en triangle
presque équilatéral à sommet aigu.
Élytres ovales, brillants très finement et éparsement ponctués,
calus huméraux saillants, angle apical obtus. Long. 7-10 mm., larg.
3,9-4,75 mm.
Afrique orientale. — Monts Ruwenzori, vors 2.000-2.500 mètres d’al-
titude; — Région du Tanganyika et des lacs situés à l’est du Congo
belge.
Oides Kolbei Weise.
O. Kolbei Weise, 1902, Archiv f. Naturg., p. 137.
Noir, pronotum avec de chaque côté avant le milieu une tache jaune
brun clair. .
216 V. LABOISSIÈRE.
Élytres métalliques ou bleu très sombre, peu brillants, très fine-
ment et densément ponctués plus fortement sur les bords latéraux,
chacun avec trois côtes avant le milieu, une en prolongement du
calus huméral, les deux autres en dedans, angle sutural prolongé en
forme de bec. Long. 13-14 mm.
Afrique orientale : Nord du lac Nyassa.
Nous ne connaissons pas cette espèce qui se distingue de toutes les
espèces africaines par sa coloration.
Oides acuminata Laboiss.
O. acuminata Laboïssière, 1920, Bull. Mus. Hist. nat., p. 307.
Oides costata Fairm. (nec Baly), 1887, Ann. Soc. ent. Fr., p. 462
(Adorium).
Q. Ovale allongé, moins convexe que les autres espèces du groupe,
jaune rougetre peu brillant sur les élytres, bord supérieur du labre,
palpes, antennes et pattes (sauf quelques taches rougeûtres sur les
cuisses) noirs.
Tête moins large que le pronotum, labre transversal rougeûtre à la
base, bordé de noir et jaune blanchâtre sur le bord antérieur qui
est échancré, parsemé de gros points desquels partent des poils clairs,
mandibules fortes à sommet noir, carène faciale large, vertex con-
vexe sillonné dans son milieu et impressionné, marqué de quelques
points épars assez forts, antennes courtes dépassant, à à peine le tiers
de la longueur du corps, troisième et quatrième articles subégaux
environ deux fois plus longs que larges, les suivants plus courts et
faiblement élargis.
Pronotum transversal environ deux fois plus large que long, plus
fortement rétréci en avant, bords latéraux faiblement arrondis, angles
antérieurs obtus, bien marqués et légèrement saillants, les posté-
rieurs arrondis; base arrondie finement sinuée dans son milieu,
surface convexe explanée vers les bords latéraux et plus fortement
en arrière, marquée d’une impression antéscutellaire et de deux autres
vers le milieü distantes l’une de Pautre, finement et éparsement ponc-
tuée en avant, plus fortement sur la base et autour des impressions.
Écusson en triangle obtus au sommet, surface impressionnée et
éparsement ponctuée.
Élytres amples s’élargissant progressivement jusqu’après le milieu,
s’arrondissant ensuite en arrière, obtusément tronqués au sommet,
l'angle apical prolongé en forme de bec aigu, gouttière latérale con-
|
4
.
l
nm un te
Revision du groupe des Oidites africains. 217
tournant l’épaule et s’arrêtant sur le milieu de la base, le bourrelet
qui la limite formant à cet endroit une petite carène s’obliquant en
arrière ; surface peu fortement convexe avec six côtes élevées n’at-
teignant pas le sommet; trois presque droites partent de la base, la
première éloignée de la suture est un peu plus courte que la deuxième
et ne dépasse que de peu le milieu de lélytre, la troisième un peu
plus longue, la quatrième part du calus et s’efface rapidement en
arrière, les cinquième et sixième sont soudées à leur base en des-
sous et en arrière du calus, la sixième qui est la plus forte de toutes est
parallèle au bord latéral et atteint presque l’angle latéral ; entre cette
côte et la marge s'étend une ligne lisse qui diminue de largeur en
arrière et n’atteint pas l'angle apical, les intervalles couverts de gros
points irréguliers formant particulièrement entre les côtes une sorte
de réseau rappelant la ponctuation des Galeruca, ponctuation moins
forte vers le sommet, une impression bien nette limite en dedans le
calus huméral.
Dessous jaune rougeûtre, pattes noires, les cuisses légèrement
brun rougeätre sur leur face inférieure. Long. 14-16 mm., larg.
8-9 mm.
Afrique orientale. — Zanguebar : Tabora; — Mpouapoua (REVOU,
1885), Muséum de Paris.
La description de 0. acuminata Laboiïss. correspond à celle donnée
par L. FAIRMAIRE (/. c.), pour des insectes qu’il rapportait à 0. costata
Baly provenant des chasses de M. Revoir dans la même région;
ainsi que L. FAIRMAIRE le constate, les individus qu’il a vus ne sont
pas noirs en dessous et n’ont pas l’éeusson triangulaire, caractères
donnés par BALY pour 0. costata.
Oides acuminata Laboiss. var. Revoïili Fairm. — 0. Revoili Fair-
maire, 1887, Ann. Soc. ent. Fr., p. 362 (Adorium). — 0. costata Bal\
var. diabolica Weise, 1902, Archiv f[. Naturg., p. 137.
Diffère de l'espèce typique par ses élytres noirs, la poitrine en
partie et l’abdomen, moins le dernier segment, noirs ou bruns.
L. FAIRMAIRE (/. €.) indique les côtes comme étant peu élevées, chez
l'individu que nous avons examiné les côtes sont également très fai-
bles et les quatrième et cinquième à peine amorcées à leur base.
Il est probable que le nombre des côtes ainsi que leur élévation
doit varier avec les individus et les sexes ainsi que cela se produit
chez les autres espèces présentant une structure analogue.
Afrique orientale. — Zanguebar : Tabora (RevoiL), 1886), Mus. Paris.
218 A V. LABOISSIÈRE.
Oides funebris Jacoby.
O. funebris Jacoby, 1907, Ann. Soc. ent. ,Fr., p. 520.
Forme de 0. acuminata et aspect général de la variété Revoili.
Bouche et vertex noirs, ce dernier sillonné longitudinalement dans
son milieu mais non fovéolé, antennes noires, courtes, troisième et
quatrième articles égaux deux fois plus longs que larges, les suivants
plus courts et faiblement élargis; épistome et calus surantennaires
fauves,
Pronotum fauve deux fois plus large que long, rétréci en avant,
bords latéraux s’arrondissant en arrière, angles antérieurs saillants,
les postérieurs obtus arrondis, surface éparsement et finement ponc-
tuée, graduellement aplatie d'avant en arrière vers les bords latéraux.
Écusson noir finement ponctué, obtus arrondi à son sommet.
Élytres noirs, peu brillants, s’élargissant jusque vers leur milieu,
s’arrondissant ensuite, obtusément tronqués au sommet, angle apical
prolongé en forme de bec, surface peu convexe avec sept à neuf côtes.
peu élevées, la côte latérale plus saillante que les autres, les inter-
valles fortement ponctués rugueux, une ligne lisse le long du bord
latéral.
Dessous et pattes, noir brillant, sauf le prosternum, les bords laté-
raux de la poitrine et l’anus fauves. Long. 10-14 mm.
c', dernier segment abdominal incisé de chaque côté, le lobe médian
large transversal.
Afrique orientale. — Rendilé : Lesammise (Maurice ne RorascxiLo).
Muséum de Paris; — Abyssinie : Affalata et Daoua (E. LATHAM,
juin 41907).
Var. : Trois premiers articles des antennes et écusson rougeûtres ;
hanches, majeure partie des cuisses et base des tibias également rou-
geûtres, élytres avec chacun six côtes bien visibles, ©, et cinq lignes
à peine élevées, G'; chez les c' l’apex est également moins saillant et
moins aigu. Long. 11-14 mm., larg. 7-8 mm.
Abyssinie : Harrar ; coll. Laboissière.
Oides costata Baly.
(PL. 5, fig. 9.)
0. costata Baly, 1881, Trans. ent. Soc. Lond., p. 51; — Weise, 1902,
Archiv f. Naturg., p. 437.
O. Stormsi Duvivier, 1891, Ann. Soc. ent. Belg., C. R., p. 421; —
Weise, L. c., p. 137.
Revision du groupe des Oidiles africains. 219
Ovale allongé, convexe, jaune rougeâtre ou brun-roux, parfois cou-
leur lie de vin; antennes, palpes, labre, pattes, milieu de la poitrine
et de l’abdomen noirs.
Tête lisse, avec quelques gros points autour des yeux, vertex
sillonné longitudinalement dans son milieu, antennes courtes, entiè-
rement noires, parfois les deux premiers articles rougeûtres en
dessous ou au sommet, le quatrième un peu plus grand que le troi-
sième, labre entèrement noir ou bordé de jaune à son sommet.
Pronotum deux fois plus large que long, bords latéraux fortement
convergents et faiblement arrondis en avant, angles antérieurs peu
saillants, les postérieurs arrondis; surface éparsement et finement
ponctuée sur le disque, plus fortement vers la base, marquée d’une
faible impression au-dessus du milieu de la base. Écusson en triangle
aigu, les côtés rectilignes, surface lisse. \
Élytres élargis jusque vers le milieu, arrondis ensuite, sommet
obtus, angle apical prolongé en bec aigu, surface convexe fortement
et rugueusement ponctuée et sillonnée de six à huit côtes élevées
lisses faiblement onduleuses, celles partant du calus et en dessous les
plus fortes, presque toutes s’arrêtant à peu de distance du sommet où
elles se rejoignent presque, une faible partie lisse longe le bord latéral.
Dessous en majeure partie noir, prosternum, côtés de la poitrine,
bords latéraux des segments abdominaux et sommet du dernier,
jaunes ou rougâtres. Long. 15-47 mm., larg. 8-9 mm.
Afrique orientale. — Bassin du Chiré (E. Foa, 1895), Muséum de
Paris; — Tanganyika; — Mikindani; — Rhodesia du Nord.
O. costata Baly, se distingue très néttement de 0. acuminata
Laboiss., par sa forme plus convexe et surtout par l’écusson qui est
triangulaire et non arrondi.
Genre Botanoctona Fairm.
Fairmaire 1878, Journ. Mus. Godef. IT, p. 34. — Weise, 1902, Archiv
[. Naturg., p. 136; — Gahan, 1891, Ann. Mag. Nat. Hist., p. 455.
Oides Duvivier, Compl. Catal. Munich (Mém. Soc, Roy. Liege, 2° série,
T. XI), p. 44.
Pachytoma Jacoby, 1883, Proc. Zool. Soc., Lond., p. 403.
Forme ovale allongée, très convexe. Antennes filiformes, grêèles,
le troisième article deux fois plus long que lé deuxième mais bien
plus court que le quatrième, palpes à troisième article cupuliforme,
le quatrième conique tronqué au sommet.
220 V. LABOISSIÈRE.
Pronotum transversal deux fois plus large que long, bords latéraux
faiblement arrondis, convergents en avant, angles arrondis non
saillants. Écusson à sommet tronqué arrondi.
Élytres subparallèles dans leur premier tiers, à peine élargis en
arrière, les bords latéraux infléchis en dessous et non visibles de
dessus, sommet marqué d’une forte impression qui part un peu avant
l'angle latéral et donne à cet endroit l'aspect d’un bec déprimé,
surface convexe finement et densément ponctuée, la suture dépourvue
de bourrelet longitudinal, épipleures concaves, non distants du bord
latéral et s'étendant jusqu’à l'angle latéral.
Prosternum filiforme, mais visible entre les hanches et élevé, pro-
longé en arrière de chaque côté en forme de bourrelet épais dont les
sommets se soudent aux épimères, les cavités sont donc fermées.
Pattes courtes et robustes, tibias fortement canaliculés en dehors et
mutiques, tarses à articles courts et larges, le premier moins long
que les deux suivants réunis, ongles bifides.
La différence appréciable qui sépare le genre Botanoctona du genre
Oides réside dans la longueur des épipleures qui sont beaucoup plus
courts chez les Oides et beaucoup plus éloignés du bord latéral.
Dans le genre Botanoctona les antennes sont plus grêles et la suture
des élytres non bordée dans sa longueur.
On ne connait qu’une seule espèce africaine.
L'espèce typique du genre B. limbata Blanch. (— pallidocineta
Fairm.) appartient à la faune de la Nouvelle-Bretagene.
Botanoctona gibbosa Jac.
(PL. 5, fig. 4, et fig. 2 dans le texte.)
B. gibbosa Jacoby, 1883, Proc. Zool. Soc., Lond., p. 403, pl. XL,
fig. 6 (Pachytoma).
B. assimilis Gahan, 1891, Ann. Mag. Nat. Hist., p. 45; — Weise,
1902, Archiv [. Naturg., p. 136.
Entièrement ferrugineux, rougeâtre ou brun roux en dessus, deux
premiers articles des antennes et partie du troisième jaune testacé,
le reste noir, dessous et pattes noirs.
Tête éparsément ponctuée, peu brillante, fortement impressionnée
au-dessus des calus surantennaires.
Pronotum plus clair que les élytres, mat, finement et densément
ponctué, marqué de deux grandes taches anguleuses brunes pe u
pettes, parfois absentes. Écusson obtus au sommet, alutacé.
PP NE
élargis à partir du cinquième.
Revision du groupe des Oidites africains. 221
Élytres mats, à ponctuation fine et dense, les intervalles finentent
pointillés, deux à trois lignes lisses très étroites et peu marquées
partent de la base et s'arrêtent avant le sommet. Long. 11-17 mm.,
larg. 7-10 mm.
Afrique occidentale. — Gabon; — Cameroun; — frontière Congo
Cameroun, région du N'Ten (Capitaine Cortes, 1907), Congo francais,
région du Haut-Ivindo, affluent de l’Ogooué (D° J. GraAvor, capitaine
Corres, 1906); — rivière San Benito (GuirAL, 1885) ; — Congo Belge,
Jtouri (L. BURGEON, 1918).
Genre Cerochroa Gerst.
Gerstaecker 1855, Peters Reis. Mozamb., p. 637 (Bericht. Verhandl.
der Akademia Berlin, 1.20, 1855) ; — Chapuis, 1875, Genera, t. XI,
p. 157.
Forme ovoiïde, tête enfoncée dans le pronotum jusqu’au bord pos-
térieur des yeux, front assez convexe, les calus surantennaires à peine
indiqués-ainsi que la carène faciale, palpes maxillaires assez grêles, le
troisième article obconique, le quatrième allongé en cône aigu, antenues
plus ou moins allongées-cour-
tes chez les espèces de l'Aîri-
que orientale avec les articles
ceux du sommet plus larges
que longs ; plus longues chez
les espèces de l'Afrique occi-
dentale, les articles toujours
plus longs que larges.
Pronotum transversal plus
lortement rétréci en avant, les
bords latéraux généralement
presque droits, les angles bien
marqués, surface convexe.
Écusson à sommet arrondi.
Élytres amples, s'élargis-
sant en arrière, convexes el
à ponctuation variable, les
épipleures larges el concaves
en avant, disparaissant bien
avant le milieu. Fig. 2. — Bolanoctana gibbosaïJac.,
Prosternum s’avançant en A choc zanzibarica La-
pointe en avant des hanches ; boiss., antenne, X.12.
222 V. LABOISSIÈRE.
- maïs disparaissant rapidement et invisible entre elles, il se prolonge de
chaque côté en arrière, en lame déprimée qui passe sous les hanches
et vient se souder aux épimères en dessous de leurs sommets. Bien que
ce bourrelet soit situé plus bas que celui dont nous avons signalé Ja
présence chez les Oides, les hanches n’en sont pas moins complète-
ment entourées et les cavités cotyloïdes fermées en arrière. Le méso-
sternum est presque perpendiculaire et peu visible, le métasternum est
prolongé en avant en saillie conique qui s’avance jusque sur le milieu
des hanches antérieures. Pattes robustes, tibias canaliculés en dehors,
mutiques au sommet, tarses courts et larges, le premier article moins
long que les deux suivants réunis, ongles profondément bifides.
A défaut d’autres caractères, le genre Cerochroa se différencie très
nettement du genre Oides par le processus métasternal; ce caractère
ne se retrouve dans la tribu des Galerucini que chez les espèces du
groupe des Hylaspites, mais les genres qui le composent renferment
des insectes à épipleures plans et à ongles appendiculés.
Le genre Cerochroa est exclusivement africain.
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Antennes fusiformes, articles élargis à partir du cinquième
et plus larges que longs (espèces de l’Afrique orientale)., 2.
— Antennes filiformes plus ou moins épaissies, les articles au
noirs aûssi ones Me VAE, ART IR Tr ee ANT de ».
2, Dessous du corps entièrement noir, les segments abdo-
minaux rarement bordés deroux 1120540 Ne 3.
— Dessous du corps en majeure partie testacé ou rougeûtre,
segments abdominaux bordés de noir, cuisses en majeure
partie rougeâtres, tête rougeàtre, tachée de noir sur le
vertex, écusson noir, pronotum et élytres testacé clair ou
JAUHALTES ES CNE RER ECC .. ruficeps Var. brachialis Stäl.
3. Tête rougeàtre, pronotum et élytres jaunâtres, blanc ver-
dâtre, café-au lait-ou rougeâtres. .....,..:............ L.
— Dessus du corps uniformément brun, une tache sur le
vertex et éCUSSONn noirs.......... rufceps Var. picea Laboiss.
4. Dessus de couleur uniforme, blanchâtre jaunâtre ou blanc
verdâtre, tête rougetre, une tache sur le vertex et écus-
son noirs, ponctuation des élytres fine et profonde, les in-
tervalles des poinis lisses, et deux à trois fois plus grands
w He | LE 1 2
Revision du groupe des Oidites africains. 223
que leur diamètre, écusson lisse.............. ruficeps Gersi.
Tôte rougeâtre avec une tache noire sur le vertex, prono-
tum jaune testacé, élytres jaune ferrugineux, plas roux
sur le disque et plus pâles vers les bords, ponctuation
forte et dense, peu profonde, les intervalles des points fine-
ment réticulés et à peine plus grands que leur diamètre,
écusson très finement ponctué sur la base. zanzibarica Laboiss.
AE PAVLEES FONLE OU PESTACÉS, À LA: AUTRE, Le 7:
— Elytres uniformément noirs. ou noir verdätre bordés de
VOD CR MAROC A EP PRE ET AE de 6.
6. Pronotum testacé rougeâtre marqué de cinq taches noires,
srossement ponctué; élytres noir verdâtre peu brillants,
complètement bordés de rougeûtre, fortement ponctués..
L PAPA ROSE LT PPS TER PC LP RP 28 cincta Laboiïss.
— Vertex noir, pronotum rougeâtre marqué de cinq taches
noires, élytres entièrement brun noir foncé ou noirs,
brillants, fortement et densément ponctués. nigripennis Laboïiss.
7. Pronotum testacé ou rougeâtre avec ou sans tache. ..... 8.
— Tête, pronotum, antennes, écusson, dessous du corps et
pattes, noir brillant, élytres châtain clair densément et
fortement ponctués. tête finement ponctuée, pronotum à
ponctuation forte et assez dense.......... nigricollis Laboiss.
, . L
8. Vertex taché de noir...... AAA LORD EPS NEVER ER RROR AE 9.
PE LR titi 5 du LE PÉORNR OMENRC En PENIR EURE SENS REREE EST ARR E 10.
9. Une seule tache sur le vertex, cinq sur le pronotum, tête
et pronotum testacé sale, antennes noires; premier article
testacé sale, bords latéraux du pronotum non arrondis.
dernier segment abdominal, c, triangulairement échancré
asommelh = PR RER LUE Na maculicallis Baly,
Vertex marqué de deux taches partant du milieu et se
dirigeant derrière les yeux. milieu du front avec une ligne
brune, pronotum arrondi sur les côtés, orné en dessus de
trois à cinq taches, base de l’écusson noire, antennes
noires, premier articie rougeûtre ; dessus fauvetestacéclair,
dessous noir, brun aux articulations, genoux roux, der-
nier segment abdominal fauve au sommet et chez les œ
échancré en demi-cerele...... PAUL S EU 2: .. Julva Laboiss.
19
2% V. LABOISSIÈRE.
10. Dessus entièrement ferrugineux ou rougeûtre clair, bril-
lant, un ou deux premiers articles des antennes rougeûtres,
pronotum généralement non taché de noir, dessous noir,
abdomen plus où moins taché de jaune ou rougeûtre..., 41.
— Dessus chàtain clair ou testacé, antennes complètement
noires, pronotum généralement marqué de cinq taches
noires, plus rarement immaculé ou rembruni sur le disque:
élytres densément et fortement ponctués ; dessous et pat-
tes noirs, le sommet de l’abdomen parfois testacé...,..
SR PE 7 AIR ASE APN MERRS FEAR FN En CONSDICUAT AC
11. Deux premiers articles des antennes roux, ponctuation des
élytres très fine et peu serrée, les intervalles trois à quatre
fois plus grands que le diamètre des points et finement
PÉHOUTES RE RSA AR ARE TER QE Re Pr ferruginea Laboiss.
—: Premier article des antennes seul, rougeûtre à la base,
labre noir, ponctuation des élvtres grosse et serrée, les in-
tervalles des points lisses, une fois à une fois et demie
plus larges que leur diamètre... .......... nigrilabris, n. Sp.
Cerochroa ruficeps Gerst.
C. ruficeps Gerstaecker, 1855, Bericht. Verh. Akad. Berl., p. 637; —
1862, Peter’s Reise, p. 341.
Ovoïde, jaune pâle, blanc jaunâtre ou verdâtre, café au lait clair,
rarement testacé, peu brillant, sommet des mandibules, une petite
tache sur le vertex ; antennes, écusson, dessous et pattes noires, tête
rougeâtre, labre parois noir.
Tête à peine convexe, couverte de gros points peu profonds;
carène faciale nulle déprimée, ainsi que les calus surantennaires qui
sont à peine indiqués; front avec quelques rides longitudinales;
antennes courtes, fusiformes, atteignant à peine les calus huméraux,
premier article long, grêle, atteignant le bord externe de l'œil,
deuxième court, troisième deux fois plus long, quatrième court et
plus large; les autres articles s’élargissent progressivement et attei-
gnent leur plus grande largeur au huitième qui est près de deux
fois plus large que long, dernier article terminé en cône court à
sommet rougeätre; les quatre premiers articles sont brillants, le
sommet des premier et deuxième parfois rougeàtres.
Pronotum transversal deux fois plus large que long, bords latéraux
très faiblement arrondis, angles antérieurs faiblement saillants, les
ira
ht ie
Revision du groupe des Oidiles africains. 225
postérieurs obtus, tous quatre pourvus d’un pore sétigère, base
coupée obliquement vers les angles, très faiblement sinuée dans son
milieu, surface convexe à ponctuation très fine et peu dense, les
intervalles finement pointillés.
Écusson arrondi, noir lisse, brillant.
Éivtres ovales plus larges que le pronotum à la base, épaules
arrondies, calus à peine indiqués, bords latéraux s’'arrondissant de Ja
base au sommet, surface convexe à ponctuation fine profonde, les
intervalles des points deux à trois fois plus grands que leur diamètre.
_ Dessous et pattes noir brillant, parlois les cuisses dans leur milieu,
et le bord des segments abdominaux finement rougeätres. Long.
10-12 mm., larg. 6-7,5 mm.
<, dernier segment abdominal creusé d’une fovéole triangulaire
profonde, sommet échancré en arc de cercle.
Afrique orientale. — Décrit du Mozambique; — forêt de Nairobi;
Bura; zone du Kilimandjaro, Neu-Moschi (AzLuAuUD et nn —
Bagamoyo (Oscar, 1876).
Cerochroa ruficeps Var. brachialis Stal. 1858, Ofvers. Kongl.
vet. Akad. Fôrhand., p. 250.
Se différencie de l'espèce typique par le dessous du corps en
majeure partie testacé rougeâtre, les segments abdominaux bordés
de noir; l’auteur indique également le labre comme étant noir, carac-
tère que nous n'avons pas retrouvé sur les individus que nous avons
examinés; majeure partie des cuisses testacée ou rougeàtre.
Afrique orientale. — Décrit de Cafrerie ; — Zanguebar : Mpouapoua
(Revoiz, 1886).
Cerochooa ruficeps Var. picea Laboissière, 1920, Bull. Soc. ent.
TRE FOX
Tête, pronotum et élytres bruns, sommet des mandibules, antennes,
écusson, dessous du corps et pattes noirs. Les points sur le pronotum
et les élytres sont un peu plus grands et moins profonds que chez
l'espèce typique. Long. 12-13 mm.
Afrique orientale. — Nairobi (AzLuAUD, 1904).
Cerochroa zanzibarica Laboiss.
(PI. 5, fig. 2, et fig. 3 dans le texte.)
C. zsanzibarica Laboissière, 1920, Bull. Mus. Hist. nat., p. 308.
Forme de C. ruficeps. Tête rougeàtre avec une tache en triangle
allongé sur le vertex, sommet des mandibules, palpes et antennes
Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921]. 15
296 V. LABOISSIÈRE.
si di
noirs; carène faciale el calus surantennaires non saillants, grosse-
ment ponctués ainsi que le vertex, antennes fusiformes, courtes.
Pronotum jaune testacé, deux fois plus large que long, bords
latéraux légèrement convergents en avant et faiblement arrondis,
angles antérieurs non saillants, les postérieurs oblus, surlace convexe
peu densément ponctuée, les intervalles finement réticulés.
Écusson noir brillant, largement arrondi, finement et densément
ponctué sur sa moitié basale avec quelques points plus forts.
Élytres jaune roux ferrugineux, plus foncés sur le disque, plus
clairs vers lies bords latéraux Qui sont arrondis, surface convexe
densément el assez grossement ponctuée, les intervalles finement
réliculés une à une fois et demie plus larges que le diamètre des
points.
Dessous noir brillant, dessous des cuisses rougeûtre, segments
abdominaux finement lisérés de rougeûtre à leur sommet et avec une
tache de même nuance près de leur bord latéral, plus visible sur le
dernier segment, où elle se trouve placée au fond d’une fossette peu
profonde. Long. 12-13 mm. s
, dernier segment abdominal creusé d’une fossette triangulaire
très profonde.
Afrique orientale. — Zanzibar (Mie pe Beaurort, 1882), Muséum
de Paris. ù
Diffère de €. ruficeps par la nuance des élytres plus rougeûtre et
inoins uniforme et la ponctuation plus grosse.
Cerochroa ferruginea Laboiss.
C. ferruginea Laboissière, 1920, Bull. Mus. Hist. nat., p. 308.
Ovale faiblement allongé, testacé rougeätre ou chètain clair en
dessus, sommets des mandibules, antennes à partir du troisième
article, dessous et pattes noirs, à l'exception du sommet de l'abdomen
plus ou moins rougeàtre.
Labre transversal arrondi au sommet, marqué de chaque côté d’une
dizaine de gros points de chacun desquels part un long poil jaune
doré, des poils de même nuance se remarquent sur l’épistome, les
mandibules, les palpes et les antennes, épistome creusé de quelques
gros points, surmonté d’une carène faiblement saïillante s’avançant en
pointe entre les calus surantennaires qui sont arqués et sillonnés en
dessus ; front et vertex finement et densément ponctués sans tache;
antennes filiformes atteignant le tiers antérieur des élytres, deux
premiers articles roux, le reste noir, deuxième article globuieux,
Revision du groupe des Oidites africains. 227
troisième plus de deux lois plus grand et moins long que le quatrième,
les suivants plus courts, 6-10 légèrement plus longs que larges, le
dernier terminé en pointe conique légèrement rougeâtre.
Pronotum transversal deux fois plus large que long,’ à bords laté-
raux parallèles à peine arrondis dans leur moitié antérieure, bordés;
angles antérieurs aigus arrondis au sommet, saillants, les postérieurs
légèrement obtus, tous quatre munis d’un pore sétigère, bord anté-
rieur bordé, droit dans son milieu, base finement bordée, légèrement
sinuée devant l’écusson, remontant obliquement vers les angles pos-
térieurs; surface convexe régulièrement couverte de gros points peu
denses, sauf sur le milieu du disque qui est lisse.
Écusson triangulaire, arrondi au sommet, surface marquée de
quelques points fins.
Élytres s'élargissant faiblement en arrière jusqu’après leur milieu,
arrondis ensemble au sommet, surface convexe couverte de points
fins, les intervalles plans trois à quatre fois plus larges que le dia-
mètre des points.
Dessous noir brillant ainsi que les pattes, parlois les segments
abdominaux finement bordés de rougeâtre, dernier segment en partie
jauné rougeàtre, rarement le dessous et la majeure partie de l’abdo-
men rougeâtre. Long. 41-13 mm., larg. 6-8 mm.
cg, dernier segment abdominal largement échancré.
Var. : cinq taches sombres sur le pronotum, peu apparentes,
quatre placées sur la même ligne en arrière du bord antérieur, la
cinquième antéscutellaire.
Aîrique occidentale. — Assinie (CHAPER, 1885; ALLuAUD, 4886).
Cerochroa nigrilabris, n. sp.
Tête, pronotum et écusson testacé ferrugineux, labre et antennes.
moins le premier article à la base, noirs, élytres roux ferrugineux
vif, brillant, poitrine et pattes noires, abdomen testacé brunätre, les
côtés et le sommet des segments plus pâles.
œ. C. nigrilabris Laboïss. se confond à première vue avec C. ferru-
ginea Laboïss. dont il à la couleur et la forme; cependant la tête, le
pronotum et l’écusson sont de nuance plus claire que les élvtres, le
labre est noî et les antennes noires à partir du sommet du premier
article, le quatrième article des antennes est plus allongé et moins
épais, mais la grosse différence réside dans la ponctuation des élytres
beaucoup plus forte et plus serrée, les intervalles qui sont lisses sont
228 V. LABOISSIÈRE.
au plus une fois et demie plus grands que le diamètre des points,
la taille est également plus petite. Long. 8,5 mm., larg. 5.5 mm.
Dernier segment abdominal largement échancré et creusé d’une
profonde fossette au sommet. ‘
Afrique occidentale. — Congo français : Ouesso, un (coll. LaBors-
SIÈRE).
Cerochroa inconspicua Jacoby.
C. inconspicua Jacoby, 1894, Novit. Zool., t. I, p. 529.
Ovale allongé. Noir en dessous, testacé obscur en dessus, antennes
noires, pronotum marqué de cinq points noirs.
Tête finement et éparsement ponctuée sur le vertex, carène faciale
faiblement saillante et étroite, calus surantennaires limités en dessus
par un sillon peu profond, antennes atteignant le premier tiers des
élytres, premier article allongé, s’épaississant de la base au sommet,
deuxième court, subglobuleux, troisième environ une fois et demie
plus grand, tous trois lisses et brillants, quatrième presque aussi long
que les deux précédents réunis, pubescent et mat ainsi que les
suivants, qui sont beaucoup plus courts et environ une fois et demie
plus longs que larges.
Pronotum transversal, deux fois plus large que long, bords laté-
raux faiblement arrondis et légèrement convergents en avant, nette-
ment bordés et limités en dedans par une gouttière bien marquée,
bord antérieur bordé, largement échancré, angles antérieurs saillants,
les postérieurs obtus tous quatre munis d’un pore sétigère, base
finement bordée, faiblemement sinuée devant l’écusson et oblique
vers les angles, surlace convexe à ponctuation grosse et peu dense
cénéralement absente à l’emplacement des taches noires, les inter-
valles couverts d’une ponctuation dense et fine, marquée de cinq
taches noires, une au-dessus de la base sur le milieu, deux placées au-
dessous du bord antérieur non loin du milieu et une de chaque côté
près des bords latéraux. JacoBy ({. c.) dit que ces taches sont parfois
absentes.
Écusson triangulaire, obtus au sommet, surface éparsement ponctuée.
Élytres oblongs, faiblement élargis en arrière et arrondis presque
ensemble au sommet, surface convexe couverte d’une ponctuation
forte et serrée, les intervalles sur le disque, relevés et à peine plus
larges que le diamètre des points.
Dessous noir, parfois le dernier segment abdominal en partie
testacé. Long. 9,5-12 mw., larg. 6-7 mm.
SLR PEL € SONT us $
A ANR : if
js Revision du groupe des Oidites africains. 229
d. Dernier segment abdominal creusé d’une profonde fossette
triangulaire. |
‘Afrique occidentale. — Congo français : Mavoumba et Kouilou; —
décrit de Loanda.
Var. : pronotum et écusson fortement rembrunis.
Cerochroa maculicollis Baly.
(Fig. 4 dans le texte.)
C. maculicollis Baly, 1864, Trans. ent. Soc. Lond., 3° série, Il, p. 232.
Forme du précédent, mais de taille plus grande ordinairement noir
en dessous, tête, pronotum et écusson gris jaunâtre sale, une {tache
sur le vertex et cinq sur le pronotum noires, labre noir, brun ou
testacé, antennes noires, les deux premiers articles jaunâtres ou rou-
geàtres ou presque complètement noirs, élytres châtains, le pronotum
souvent de la même couleur.
Fig. M. — Cerochroa maculicollis Baly, prosternum.
Fig. 5. — Cerochroa nigricollis Laboiss., antenne, >< 12.
Tête finement et éparsement ponctuée, carène faciale assez saillante,
calus surantennaires nettement limités en dessus par un sillon,
antennes courtes, atteignant le premier tiers des élytres, trois pre-
miers articles lisses, brillants, les suivants mats et pubescents, le
230 V. LABOISSIÈRE.
troisième deux fois plus long que le deuxième et moins grand que
le quatrième. ;.
Pronotum transversal deux fois plus large que long, bords latéraux
à peine arrondis, faiblement convergents en avant, angles antérieurs
saillants, les postérieurs obtus, surface convexe couverte de points
assez forts et denses, marquée de cinq taches noires disposées ainsi
que chez €. inconspicua.
Écusson triangulaire à sommet obtus, surface densément ponctuée.
Élytres allongés, peu élargis en arrière, surface convexe densément
ponctuée, les intervalles faiblement relevés et ordinairement peu plus
larges que le diamètre des points, marquée d’une légère impression
en dedans des calus huméraux.
Dessous noir ainsi que les pattes, le sommet du dernier segment
testacé, rarement les autres segments bordés de roux ou testacé.
Long. 11,5-15 mm., larg. 6-9 mm.
g, dernier segment abdominal creusé à son sommet d’une pro-
fonde fossette triangulaire.
Afrique occidentale. — Congo français, région d’Ouesso, dans le
bassin de la N'Goko-Sanga; — région du Haut-Ivindo, aîfluent de
l'Ogoué (D' J. GrAvorT, 1906); — Franceville (pe BRAzzA, 1886); —
Congo Belge central, Kindu dans la province de Maniema (L. BuRr-
GEON, 1917); — Oubangui, Bangui, mission Chari-Tchad (D' J. DECORSE
1904); — frontière Congo-Cameroun, région du N'Ten (capitaine
Cortes, 1907); — Cameroun, bassin de la N’Goko (Jogrr, janvier 1900).
O8s. — Les individus provenant de l’Oubangui sont d’une nuance
uniforme en dessus, les antennes entièrement noires, les segments
abdominaux bordés de pàle; eu outre la ponctuation des élytres est
beaucoup plus fine.
Cerochroa nigricollis Laboiss.
(Fig. 5 dans le texte.)
C. nigricollis Laboissière, 1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 179.
Tête pronotum, écusson, pattes et dessous noir brillgnts, élytres
châtain clair, brillants.
Tête finement et densément ponctuée, sauf sur le milieu du vertex
qui est lisse et traversé par un sillon très fin, carène faciale étroite
légèrement saillante, calus limités en dessus par un sillon, antennes
noires, filiformes, courtes, atteignant le premier tiers des élytres, trois
premiers articles lisses et brillants, les suivants pubescents et mats,
h2” j { S ss | Î
7 rt
!
Revision du groupe des Oidites africarns. 231
troisième article deux fois plus grand que le deuxième et beaucoup
plus court que le quatrième.
Pronotum deux fois plus large que long bordé tout autour, bords
latéraux faiblement arrondis et convergents vers les angles antérieurs
qui sont saillants, les postérieurs obtus, surface convexe couverte
de points gros assez serrés.
Écusson triangulaire à sommet obtus, surface marquée de quelques
points sur la base.
Elytres s’élargissant de la base jusqu’après le milieu, arrondis
ensemble au sommet, surface très convexe densément et finement
ponctuée, les intervalles faiblement élevés en arrière où la ponctua-
tion est plus serrée, marquée également d'une faible impression en
dedans des calus huméraux.
Dessous noir brillant ainsi que les pattes, les segments abdominaux
avec une rangée de points le lüng de leur bord apical et creusés
d’une fossette près de leur bord latéral. Long. 13 mm., larg. 9 mm.
.. d. Dernier segment abdominal échaneré et creusé d’une fossette
triangulaire, les fossettes latérales de ce segment tachées de rou-
geàtre.
Afrique occidentale. — Ouesso dans le Congo francais.
Cerochroa cincta Laboiss.
(PL. 5, fig. +3.)
C. cincta Laboissière, 1920, Bull. Soc. ent. r., p. 50.
Ovale allongé, noir, tête et pronotum testacé roussatre, élytres noir
verdâtre entièrement bordés de roux ; antennes, une tache sur le vertex
et&cinq Sur le pronotum noires, dessous et pattes noirs.
Tète finement et éparsement ponctuée sur le vertex, antennes fili-
formes atteignant le premier tiers des élytres, noires, premier article
faiblement rougeûtre à la base ; deuxième globuleux, troisième plus de
deux fois plus grand et un peu moins long que le quatrième, les sui-
vants plus pelits mais tous plus longs que larges.
Pronotum transversal, bords latéraux presque droits faiblement
convergents en avant, angles antérieurs aigus à sommet arrondi, sail-
lants, les postérieurs presque droits, émoussés, surface convexe à
ponctuation lorte et peu serrée, irrégulière, nulle sur les taches noires
au nombr@ de cinq et disposées ainsi que chez les précédentes es-
pèces, gouttière latérale marquée de points plus gros.
Écusson triangulaire, brun roux, plus clair au sommet qui estarrondi,
surface marquée de quelques points.
292 V. LABOISSIÈRE.
Élytres amples, fsiblement élargis en arrière et arrondis ensemble
au sommet, noir verdàtre assez brillant avec une bordure testacé
rougeätre, étroite sur la base et qui va s’élargissant .sur le bord laté-
ral du calus au sommet et remonte régulièrement le long de la suture,
surface densément et assez fortementponctuée, les intervalles légère-
ment élevés en arrière.
Dessous noir, dernier segment abdominal testacé au sommet, païtés
noires. Long. 15 mm., larg. 9 mm.
. . 4 -
Afrique occidentale. — Mayoumba dans le Congo francais.
Cerochroa nigripennis Laboiss.
C. nigripennis Laboissière, 1920, Bull. Mus. Hist. nat., p. 307.
Labre, vertex presque en entier et antennes noirs, partie antérieure
de la tête et pronotum testacé rougeûtre, le dernier marqué de cinq
taches noires, écusson brun, élytres noirs ou bruns, dessous et
pattes noirs.
Forme allongée rappelant l'espèce précédente mais de nuance bien
différente; les antennes ont la même conformation, la ponctuation du
pronotum un peu moins grosse et les angles postérieurs nettement
obtus, les élvtres plus fortement élargis en arrière, leurs bords la-
téraux en courbe allongée et le sommet obtus, surface densément
et fortement ponctuée, presque rugueuse au sommet.
Dessous noir, dernier segment abdominal testacé au sommet, pro-
cessus métasternal plus grêle que chez C. cincta; pattes noires.
Long. 13 mm., larg. 7 mm.
Afrique occidentale. — Congo français dans la région du Haut-
Ivindo affluent de l’Ogoué (D° J, Gravor, 1906) Muséum de Paris.
Cerochroa fulva Laboiss.
C. fulva Laboissière, 1921, Revue Zool. Afr. IX, p. 43, fig. 4.
Dessus du corps fauve päle, sommets des mandibules antennes à
partir du deuxième article noirs; une ligne médiane, deux taches
près du sommet sur le vertex, trois à cinq petites taches sur le pro-
notum et base de l’écusson, brun-noir. Dessous .en majeure partie
noir, milieu de la poitrine et hanches brun de poix, genoux roux,
sommet de l'abdomen bordé de jaune.
En ovale allongé, tête moins large que le pronotum, labre garni au
sommet de nombreuses soies allongées, carène faciale courte peu con-
vexe, calus surantennaires arqués, limités en dessus par un sillon en
SR RS RE ft DONC SORT A PARENTS PSE ME ARR"
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Fa CAT Ten 2 2) L'AUAS EETS ;
à : u b
Revision du groupe des Oidites africains. 233
accolade, front plan avec quelques gros points, marqué sur son milieu
d'une petite ligne brune, vertex convexe creusé de quelques rides,
deux taches brunes obliques partent de son milieu et se dirigent
vers l'arrière des yeux qui sont peu convexes et légèrement échan-
crés sur leur bord interne; antennes courtes atteignant le premier
tiers des élytres, premier article brun clair légèrement épaissi, som
sommet atteignant le bord externe de l’œil, deuxième, petit, globu-
leux, noir à sommet brun, troisième deux fois plus grand, tous les
trois lisses, brillants, les suivants sont plus fortement pubescents et
mats, quatrième plus large et de la longueur des deux et trois réunis,
cinquième égal au troisième, les suivants plus courts à peine plus
longs que larges, sauf le dernier qui est allongé et acuminé au
sommet.
Pronotum transversal, près de deux fois aussi large que long,
bords latéraux arrondis convergents en avant, angles antérieurs proé-
minents, aigus, émoussés, les postérieurs obtus, base presque droite
dans son milieu, à peine sinuée devant l’écusson, surface convexe,
creusée de gros points peu denses, marquée de cinq taches brunes,
placées deux en avant de chaque côté du milieu, trois au-dessus de la
base, une devant lécusson, les deux autres à égale distance du milieu
et du bord latéral, ces deux dernières sont parfois absentes.
Écusson court, obtus au sommet, marqué de quelques points fins,
base brune.
Élytres ovales, amples, un peu plus larges à leur base que le pro-
notum, s’élargissant progressivement en arrière, tronqués au sommet,
les bords latéraux formant une courbe allongée, ciliés sur toute leur
longueur, plus fortement en arrière, surface très convexe, densé-
ment et fortement ponctuée, les diamètres des points «à peu près
égaux aux intervalles qui les séparent, calus huméraux bien mar-
qués, limités en dedans par une impression oblique; suture garnie
de cils courts espacés.
Gessous brun ou noir, processus métasternal oblique s’avançant
jusqu'au milieu des hanches antérieures; le premier segment abdo-
minal est lui-même prolongé en pointe courte entre les hanches pos-
térieures, les segments sont ridés et éparsement pubescents, noir
brillant, légèrement bruns au-sommet, le dernier largement bordé de
jaune sur les côtés et au sommet. Pattes robustes, noir brillant,
cuisses renflées bordées de brun en dessous, genoux roux, tibias
fortement canaliculés en dessus avec une fine carène médiane brune ;
cette partie est brillante, le reste densément pubescent, leurs som-
mets mutiques, tarses courts, le premier article des postérieurs
s
| | ;
234 V. LABOISSIÈRE. — Revision du groupe des Oidites africains.
moins long que les deux suivants réunis, ongles roux, bifides. Long.
13 mm. larg. 6 mm. | 1
c. Dernier segment abdominal largement échancré au sommet en
demi-cercle.
C. fulva Laboiss. diffère de toutes les autres espèces du genre par
les bords latéraux du pronotum arrondis, chez les espèces voisines
C. maculicollis Baly et inconspicua Jac. chez lesquelles le pronotum est
également taché de cinq points, les bords latéraux sont obliques
et droits.
Congo belge. — District de Sankuru (ancien Kasai) : Kondué
(E. LuA), deux exemplaires.
LÉGENDE DE LA PLANCHE D.
Fig. {. — Oides ferruginea K., X 2,5.
Fig. 2. — Cerochroa zanzibarica Laboiss., x 3.
Fig. 3. — Cerochroa cincla Laboiss., X 2,5. à
Fig. 4. — Botanoctona gibbosa Jac., X 2,5.
Fig. 5. — Oides costata Baly, > CADNDE
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BUPRESTIDAE NOUVEAUX
DE L'INDO-CHINE FRANÇAISE
par Jan OBENBERGER.
La faune des Buprestidae Au Tonkin, du Laos et des contrées voi-
sines de l’Indo-Chine francaise est encore très peu connue et la piu-
part des espèces décrites par SAUNDERS, FAIRMAIRE et KERREMANS SOnt
encore rares dans les collections. Il m'a donc été particulièrement
agréable de recevoir de M. Louis BEepez une petite collection de Bu-
prestidae de ces régions appartenant aux genres -Lampra, Trachys et
Pachyschelus et comprenant neuf espèces dont huit sont nouvelles.
Les Lampra sont assez répandues dans l’Indo-Chine et la Chine mé-
ridionale et une revision des espèces actuellement connues devient
nécessaire. L'espèce que m'a envoyée M. BEDEL, et que je décris ci-
dessous, est très voisine de L. Beauchenei Fairm. avec laquelle j'avais
primitivement cru pouvoir l'identifier, mais elle en diffère cependant
par quelques caractères importants.
Les Trachys sont représentés dans l'envoi de M. BEDEL par neul
formes dont une seule, T. suspectatrir Obenb., était jusqu’à présent
connue et décrite de Tenasserim (!). Ces formes nouvelles, à lexcep-
tion du T. Bedeli, n. sp., se rapprochent plutôt les formes de Chine que
de celles de l'Inde.
Le genre Pachyschelus à une répartition géographique tout à fait
spéciale. Une unique espèce est connue de Madagascar; une autre,
P. africanus Kerr., se trouve en Afrique tropicale; la faune orientale
compte seulement six espèces, la faune néarctique en compte cinq,
(1) Archiv für Nalurgeschichle, 1916, Revision der palaearktischen Tra-
chydinen, p. 43. — Je dois à ce propos faire remarquer que les espèces
que j'ai décrites dans ce travail comme provenant des « Indes orientales »
proviennent en réalité du Tenasserim. Elles faisaient partie des chasses de
Herrer actuellement conservées au Musée National de Bohème à Prague.
Il y à quelques années, une partie des Buprestidae de cette collection furent
envoyés à MOTscuuLsky, à Moscou et disparurent. Parmi les matériaux restés
au Musée j'ai cependant pu découvrir quelques espèces nouvelles, entre
autres le T. suspectatrix dont il est ici question et qu'il est intéressant de
retrouver dans une localité si éloignée de la première.
230 Jan OBENBERGER.
tandis que la faune néotropicale en compte plus d’une centaine. Enfin
j'ai récemment reçu de M. Baker, de Puniversité de Los Baños
(Philippines) deux espèces nouvelles provenant de Singapour. Les
espèces orientales ont une forme lourde, arrondie, ovalaire et une
sculpture élytrale autre que celle des espèces néarctiques. L'espèce
que m'a communiquée M. BEenez ressemble beaucoup, au contraire, à
quelques espèces du Brésil et de l'Amérique centrale.
Lampra Bedeli, n. sp. — Vert émeraude clair en dessous,
plus doré sur le disque des élytres qui sont ornés de neuf macules
arrondies et d’un bleu foncé.
La tête est de grandeur moyenne; les yeux ne dépassent pas, laté-
ralement, la marge antérieure du prothorax ; le vertex est, près de la
marge antérieure du prothorax, seulement une fois et demie plus
large qu’un œil, vu dedessus. Le front est un peu plus long que large,
carré, à marges latérales en ligne droite et parallèles, couvert de
mailles ombiliquées peu serrées, disposées assez irrégulièrement,
avec une vague et assez forte dépression transversale au milieu. Le
vertex est plan, avec une très fine ligne longitudinale au milieu. Les
yeux sont relativement petits et un peu proéminents ; vu de profil, un
œil est presque deux fois plus haut que large. L’épistome est large-
ment échancré en arc. Le prothorax est environ une fois et demie
plus large que long, à côtés parallèles jusqu’avant le milieu, d’où ils
se rétrécissent en avant en ligne droite el assez fortement. La marge
antérieure du prothorax est largement échancrée en arc; le disque est
assez aplani, avec une impression oblique en V avant l’écusson; un
relief longitudinal au milieu de la partie antérieure et deux reliefs plus
arrondis et plus petits au milieu sont lisses, sans ponctuation et d’un
bleu sombre; le reste de la surface est couvert par une ponctuation
assez forte, serrée et irrégulière, qui devient plus grossière vers les
côtés.
Le prosternum est large, plan, entièrement marginé latéralement,
sans impression longitudinale au milieu, à côtés presque parallèles,
un peu convergents vers l’apex, glabre, avec une ponctuation forte et
espacée; la marge antérieure est coupée en ligne droite.
L’écusson est petit, transversal, plus de deux fois plus large que
long.
Les élytres sont plus larges que le prothorax, brillants comme toute
la surface, assez aplanis, environ deux fois et demie plus longs que
Buprestidae de l'Indo-Chine française. 237
larges ; chaque élytre porte dix fines stries régulières et une striole
scutellaire raccourcie. Les interstries sont, sur le disque, très finement
granuleuses; cette sculpture devient plus grossière vers les côtés.
La première macule, commune aux deux élytres est placée devant
l’écusson; la deuxième est située dans le tiers distal, au milieu; la
troisième est au milieu de la longueur, et située latéralement ; la qua-
trième est un peu en arrière et présuturale, la cinquième, située dans
le quart apical, est latérale. Les macules latérales (3° et 5°) ne touchent
pas la marge des élytres, qui est de la couleur foncière, verte. Les
élytres sont un peu élargis après le milieu de la longueur, puis atté-
nués en ligne arrondie vers l’apex, qui est très faiblement biépineux,
et très finement dentés en scie.
L’abdomen est presque glabre, assez finement ponctué ; le segment
anal est finement échancré en arc (G').
Les pattes sont d’un vert émeraude ; les antennes sont assez courtes,
noires.
Longueur 43 mm.
Tonkin : environs de Lam (L. BLAISE).
Un unique exemplaire de cette jolie espèce, qui ressemble jusqu’à
un certain degré aux L. Beauchenei Frm., vérgata Mot. ou bella Cast.
m'a été donné par M. L. Bepe.
De L. Beauchenei, Fairm., décrit également du Tonkin, L. Bedeli
diffère par la couleur des antennes, par les dispositions des reliefs du
prothorax et des macules élytrales, par la forme du corselet et du
prosternum, etc. De L. vérgata Motsch., dont la forme élytrale est
assez sembiable, elle diffère surtout par le prosternum, qui est sans
marge latérale et très densément, presque granuleusement ponctué
chez L. virgata; le dessin élytral, composé chez L. Bedeli de macules
régulières, assez grandes et arrondies est également différent. L. bella,
des Balkans, a une forme semblable du prosternum, mais elle diffère
très considérablemeut par la sculpture, par la disposition des macules
élytrales, elc., etc.
Pachyschelus Bedeli. n.sp.{(Pl. 6, fig. 3.) — La tête est bronzée,
luisante; le prothorax est d’un noir bronzé, très luisant, l’écusson et
les élvtres sont d’un beau bleu assez sombre et luisant, le dessous et
les pattes sont noirs.
La tête est glabre, sans impression longitudinale, avec quelques
points assez forts et épars. Le corselet est presque quatre fois plus
large que long (dans le milieu), avec les angles postérieurs aigus; la
marge antérieure est échancrée en arc; les côtés sont fortement rétré-
238 Jan OBENPERGER.
.
cis en avant en ligne arquée régulière. La surfacé est presque imponc- |
tuée au milieu, avec quelques points fins, épars et ombiliqués vers les
côtés, où le fond est nettement chagriné.
L'écusson est grand, bleu luisant, imponctué, en triangle large, une
fois et demie plus large que long. Ë
Les élytres sont en forme de triangle cunéiforme subarrondi, environ
uye fois et un tiers plus longs que larges, ayant la plus grande hau-
teur derrière l’écusson où ils ont (derrière les épaules) aussi leur plus
grande largeur; de là, ils se rétrécissent (d’abord en ligne arquée
puis en ligne droite) vers l’apex, qui est un peu proéminent et où ils
sont arrondis conjointement. Les épaules sont bien marquées, élevées
et suivies d’une impression latérale bien prononcée.
La sculpture élytrale est composée de points fins, enfoncés, disposés
assez régulièrement, mais ne formant pas de lignes; avec une loupe
forte on peut observer une microsculpture, consistant en lignes fines
criniformes, qui entourent chaque point. Cette microsculpture, bien
caractéristique pour quelques espèces du groupe des Trachydini est
semblable à la sculpture d’un Trachys, que j'ai dessiné dans ma
« Revision der palaearktischen Trachydini », p. 15. Les petits points
microscopiques, entremèlés, que j'y ai désignés sous le nom de «points à
intermédiaires » manquent chez mon Pachyschelus.
Les pattes et les antennes sont d’un noir bronzé.
Longueur : 3 mm:
Annam : Tanh-Hoa (VAULOGER).
Un exemplaire unique de cette magnifique petite espèce, qui res-
semble beaucoup à quelques espèces néarctiques du même genre
(communis Nat., grassator Kerr., terminans F. etc.) et qui s'éloigne
très considérablement par ce que je connais de ce genre de la région
orientale, se trouve dans la collection de M. L. BEDEL.
Trachys (s. str.) subbicornoides, n. sp. (PI. 6, fig. 4.) — Forme
cénérale et coloration du Trachys subbicornis Mot. du Japon, de la
Chine boréale et de Sibérie.
La tête est très large, plus large que chez T. subbicornis, les yeux
(vus de dessus) sont subarrondis latéralement (tandis que chez T.
subbicornis, leurs marges intérieures sont un peu proéminentes et en
forme de fine carène). Le front à une impression longitudinale plus
faible et moins profonde que chez l'espèce citée; Les tempes sont plus
longues ; le front est plus densément velu de poils dorés. Le corselet
est un peu plus large que chez T. subbicornis, moins fortement atténué
en avant; le fond (comme tout l’insecte) est d’un bronzé violacé lui-
Buprestidae de l'Indo-Chine française. 23%
sant, couvert de poils longs et couchés, dorés avec quelques poils
entremêlés d’un blanc lacté. L’écusson estrudimentaire.
Les élytres sont un peu plus courts et moins parallèles que chez T.
subbicornis, ayant leur plus grande largeur derrière les épaules, puis
lentement subarrondis vers le bout, où ils sont arrondis conjointement ;
ils sont environ une foiset un tiers plus longs que larges ; ils sont cou-
verts d’une pubescence, doré-rousse couchée et fine, avec un dessin
vague de 3 ou 4 fines lignes très onduleuses, composées de poils blancs.
Ce dessin est moins net que chez subbicornis, la pubescence est plus
dense et plus grossière, beaucoup moins fine. Les crochets des tarses
sont dentés.
Longueur : 3,8 mm.
Tonkin : Environs de Lam (L. BLAISE).
L'espèce présente, représentée par un seul exemplaire dans lPenvoi
de M. L. Benz, est très semblable à l'espèce de MorscnouLsky. En gé-
néral, la plupart des Trachys de ce groupe, caractérisé par la pubes-
cence bicolore des élytres, peuvent être séparées seulement d’après les
caractères anatomiques et d’après des mesures précises. Pour la systé-
matique spéciale de ce groupe, la forme de la tête et la relation de la
largeur et de la longueur des yeux avec la forme du front, ainsi que
les autres mesures proportionnelles sont de la plus grande importance,
parce que ces caractères ne varient pas selon le sexe.
Trachys (s. str.) tonkinea, n. sp. (PI. 6, fig. 2.) — D'un bronzé
luisant. La tête est assez petite et étroite, assez fortement échancrée au
milieu; vue de dessus la ligne de la tête est très échancrée, les yeux
sont plats, leurs marges intérieures (frontales) sont proéminentes et en
forme de carène aiguë. La pubescence du front est fine, dorée, très
courte, peu dense, avec quelques poils blancs.
Les marges intérieures des yeux (vues du devant) con vergent forte-
ment en ligne droite vers l’épistome, qui est finement chagriné et
échancré en arc. Le corselet est environ trois fois plus large que long.
les côtés convergent assez faiblement en arc, vers la marge antérieure ;
le disque est assez convexe, avec une faible impression latérale oblique,
brillant au fond, qui est couvert d’une pubescence, assez dense et
couchée, brune, latéralement entremêlée de quelques poils blancs.
L’écusson est très petit, punctiforme.
Les élytreSsontenviron une fois et un tiers plus longsque larges, sub-
cunéiformes, ayant leur plus grande largeur derrière les épaules :
puis finement et lentement atténués en ligne incurvée vers l’apex, où
ils sont arrondis conjointement. La pubeseence couvre entièrement la
210 Jan OBENPBERGER.
ponctuation du fond: elle est composée des poils sombres, presque
noirs, qui couvrent presque toute la surface; le dessin est formé par
une bande suturale de pubescence dorée, allant de la base jusqu'au
delà du milieu, où elle se joint avec une bande dorée transversale et
ondulée; latéralement se trouvent deux lignes très ondulées de poils
blancs ; quelques macules formées de poils blanes s’observent en outre
dans la région humérale, et y forment une bande transversale peu
nette et incomplète.
Longueur : 2,5-3 mm.
Tonkin : région de Luc-Nam, Sept-Pagodes (L. BLAISE).
Les crochets des tarses sont très finement dentés. Les antennes,
les pattes et le dessous sont noirs.
Cette espèce se distingue facilement de ses congénères par son dessin
élytral tricolore, par la forme de la tête, des yeux, elc.
Long. : 2,5-3 mm.
Trachys (s.sir.) Blaisei, n. sp. (PI. 6, fig. 5.) — Espèce très voi-
sine de la précédente ; elle en diffère par la forme de la tête, qui est
beaucoup plus large que chez T. tonkinea: les marges intérieures des
yeux, observées du dessus, sont plus arrondies, et non un peu proémi-
nentes en carène. La couleur générale est d’un bronzé obscur, plus
sombre que chez T. tonkinea; le corselet est couvert par une pu-
bescence dorée; les côtés sont un peu plus fortement convergents en
avant que chez T. tonkinea, et la courbe des côtés du prothorax est
moins accentuée.
Le dessin élytral est aussi différent : la ligne suturale dorée, carac-
iéristique de T. tonkinea, manque ou est peu apparente, tandis que la
bande onduleuse préapicale est plus large, composée presque entière-
ment des poils bruns et bordée seulement vers l'apex par une étroite
bordure de poils blancs.
Quoique que les deux espèces soient très semblables, la forme de
la tête et du front perméttent de les distinguer aussitôt.
Longueur : 2,6-3 mm.
Tonkin : Hanoï (L. BLaise), région de Luc-Nam, Sepi-Pagodes.
Trachys Blaisei Var. hanoiensis. n. Var. — Sous Ce nom, je sépare
de T. Blaisei une forme plus petite, plus sombre, à ponctuation plus
forte et à pubescence des élytres plus éparse ; le dessin élytral est plus
indistinet et vague.
Tonkin : Hanoï (V AULOGER).
Trachys (s. sir.) suspectatrix Obenberger. — Dans les maté-
riaux de M. L. BepeL se trouvait un individu de cette espèce, décrit
te
D LUS TA LITRAS, » | 'UR Ce
A ANNE NN RE Par Pi
; ve, de pl ?
Buprestidue de l’'Indo-Chine franraise., 241
par moi dans ma Revision (Arch. f. Naturg., p. 43.). Cette espèce,
comme toutes les espèces exotiques contenues dans le travail cité, est
décrite du Tennasserim; elle est bien caractérisée par sa pubescence
blanche, fine, courte et peu onduleuse, qui est agglomérée par places
et couvre ainsi assez irrégulièrement, toute la surface.
Il est très intéressant de retrouver cette espèce au Tonkin.
L’exemplaire de la collection Bebez est un peu plus vivement coloré
que le type (qui est d’un bleu noir); la tête est plus brillante, plus
dorée, les élytres sont plus violacés ; mais tous les caractères anatomi-
ques sont identiques à ceux du type.
Tonkin : Hanoï (VAULOGER).
Trachys {s. sir.) Bedeli, n. sp. (PI. 6, fig. 1). — D'un bronzé clair,
un peu verdätre, luisant. La tête est large, brillante, avec une large
impression longitudinale au milieu, couverte, comme toute la surface,
d’une pubescence composée de poils assez longs et couchés d’un jaune
clair. Les yeux sont (vus de dessus) subarrondis latéralement et en
avant, non proéminents; les tempes sont très courtes.
Le corselet est environ trois fois plus large que long, assez convexe,
régulièrement échancré en are à son bord antérieur ; la base est tri-
lobée, le lobe médian est très grand et très avancé vers l’écusson, qui
est très petit: les bords latéraux sont assez fortement rétrécis en ligne
presque droite vers l'avant. Toute la surface est couverte par une
pubescence d’un jaune blanchâtre, identique à celle de la tête et des
élytres, qui masque complètement le fond. Les élytres sont assez ro-
bustes, subcunéiformes, environ une fois et 2/5 plus longs que
larges ; les bords latéraux sont presque parallèles jusqu'au delà du
milieu, puis atténués en ligne légèrement incurvée et conjointe-
ment arrondis au sommet. La sculpture du fond est, autant qu’on peut
l’observer, assez forte et grossière, surtout au milieu; elle devient
plus fine vers le sommet et vers les côtés, et est formée de points
simples; elle est très indistincte à cause de la pubescence élytrale
dense et couchée qui couvre toute la surface; cependant les poils
sont un peu moins serrés derrière l’'écusson de sorte que l’on y peut
mieux observer le foud; la pubescence est agglomérée dans la moitié
apicale en deux bandes transversales étroites et distinctes; la bande
apicale est peu courbée, presque droite, la bande préapicale est biar-
quée (elle forme un arc convexe vers l'apex sur chaque élytre et ces
deux ares Se réunissent sur la suture en un angle tourné vers
l’écusson). Le dessous est bronzé-verdätre, ainsi que les pattes, les
antennes, dont les cinq derniers articles, un peu élargis, sont noirs.
Longueur : 2,9-3,2 min.
Ann. Soc ent. Er., xC [1921]. 16
249 Jan OBENBERGER.
Tonkin : environs de Lam, Hanoï (L. BLAISE). — Annam : Ton-Hoa
(VAULOGER).
Trachys (s. str.) madurensis, n. sp. — Ressemble tellement à
l'espèce précédente, qu’il me semble suflisant d'indiquer seulement les
caractères distinctiis.
La couleur et la disposition de la pubescence sont les mêmes; la
taille est généralement plus grande; Ja tête est encore un peu plus
large, un peu moins fortement excavée au milieu; la forme est plus
robuste, plus parallèle; le corselet est en avant moins fortement échan-
cré, latéralement moins fortement atténué vers l'avant; les élytres sont
moins convexes, parallèles jusqu'aux 3/5 de la longueur (tandis qu’ils
sont parallèles seulement jusqu’au milieu chez espèce précédente), la
pubescence élytrale est encore un peu plus dense, plus grossière; les
dessins des éiytres sont les mêmes que chez T. Bedeli, mais les bandes
préapicales sont blanchâtres (chez T. Bedeli elles sont de même couleur
que ia pubescence). Les pattes sont plus longues et les marges inté-
rieures des yeux convergent moins fortement vers l’épistome que chez
T. Bedeli. |
Longueur : 3,5 mm.
Inde, Madura : Chambaganor.
Trachys (s. str.) aequalipennis, n. sp. — D'un bronzé verdâtre
obseur, luisant. ÿ
La tête est large. le front est fortement excavé au milieu, les yeux
sont peu convexes, leur marge intérieure, étant subarrondie, ne fait
pas (observée du dessus) un angle aigu avec la ligne du front; les
marges intérieures des yeux (observées de devant) convergent assez
fortement en ligne arquée vers l'épistome, qui est finement chagriné.
Les antennes sont obscures, leurs cinq derniers articles sont élargis
La marge antérieure du corselet est faiblement échancrée en are; le
corselet est presque trois fois plus large que long, latéralement peu
fortement atténué vers l'avant en ligne un peu arquée; la surface est
assez convexe, avec une très faible dépression aux angles antérieurs.
La surface est couverte par une extrêmement fine ponctuation ombili-
quée. La pubescence est (comme celle de la tête) dorée, éparse et régu-
lière, formée de poils assez longs et couchés.
L'écusson est petit, triangulaire, mais relativement plus grand que
chez les espèces précédentes.
Les élytres sont régulièrement convexes, une fois et demie plus longs
que larges, à côtés parallèles, jusqu’au milieu, un peu sinueux devant les
épaules, qui sont faiblement élevées, puis atténuées en ligne courbée
à SAN PERC ÉTÉ TS Re 7 Ke +
Buprestidae de l'Indo-Chine française. 243
peu arquée, mais régulière, vers l’extrémité, où ils sont arrondis con-
jointement. La sculpture est composée de points très fins, situés irré-
gulièrement et de points deux fois plus petits, entremêlés aux pre-
miers. La puhescence est dorée, éparse, mais très régulière, formée de
poils dorés, et de quelques poils blancs, entremélés et disposés en
vagues lignes transversales, situées aux premier et deuxième tiers et
vers l’apex.
Cette espèce est remarquable par la petite taille, par la forme de la
tête et par la pubescence fine, régulière et éparse.
Longueur : 2,5 mm.
Tonkin : région de Luc-Nam, environs de Lam (L. BLAISE).
Trachys (Habroloma) gracilis, n. sp. — D'un bronzé violet
sombre, luisant. La tête est relativement petite, assez faiblement
excavée au milieu; les yeux sont petits, non proéminents et con-
vergent assez faiblement, en ligne droite, vers l’épistome, qui est cha-
griné, un peu plus long que large. La marge antérieure du corselet est
profondément échancrée en are, le corselet est assez convexe, environ
trois fois plus large que long, avec une faible dépression oblique aux
angles antérieurs, qui sont un peu avancés vers l'avant: les côtés sont
très régulièrement atténués vers l'avant. La tête et le corselet sont ré-
gulièrement et assez éparsement couverts d’une pubescence fine ef
dorée assez espacée. L’écusson est très petit, en triangle allongé. Les
élytres sont cunéiformes, environ une fois et deux tiers plus longs que
larges, atiénués depuis la base jusqu’au sommet, en une ligne qui,
étant aù commencement presque droite, devient plus arquée après le
milieu ; les élytres sont conjointement arrondis au sommet. La puhes-
cence est dorée et peu remarquable ; dans le premier tiers, dans le
deuxième tiers et avant l’apex on observe des deux côtés de la suture
une macule, composée de poils blancs, en forme de bande transver-
sale et irrégulière, rudimentaire. Les épaules sont assez élevées; on
observe une très fine carène droite s'étendant des épaules jusque
vers l’apex. La sculpture élytrale est très fine au milieu, plus ru-
gueuse, vers les côtés,
Longueur : 2,1-2,5 mm.
Tonkin : Environs de Lam (L. BLaise), Hanoi (V AULOGER).
Cette petite espèce est remarquable par le dessin élytral, par la
for me de f& tête, par le corselet, etc. Elle semble être assez commune.
qi è ; LÉGENDE DE LA PLANCHE 6
VE Fig. 1. Trachys Bedeli Obenb.
MO Fis 2 TrACRYS tonkinea Obenb.
| Fig. 3. Pachyschelus Bedeli Obenb. à
Fig. 4. Trachys subbicornoides Obenb. HAL
vf _ Fig. 5. Trachys Blaïsei Obenb. LRU
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À PROPOS DE LA LARVE
DE GASTEROPHILUS PECORUM F.
par L. GEDOELST.
Dans une publication antérieure, nous avons relevé les diverses
espèces de Gastérophiles rencontrées en Afrique; la plupart d’entre
elles nous sont connues d'observation personnelle; une seule nous
a fait défaut parmi les matériaux abondants dont nous avons dis-
posé : C’est le Gasterophilus pecorum(K., 1794), qui semble cependant
largement répandu sur le continent africain. Il est signalé de la
Côte d'Or, de l'Afrique du Sud (Onderstepoort), de l'Afrique Sud-
occidentale (Luderitzbucht) et de l'Afrique Orientale anglaise (Kajiado).
Ses larves ont été rencontrées chez le cheval.
Ce n’est pas que nous n’ayons pas examiné des larves dont les
caractères accusent des affinités étroites avec le G. pecorum, mais
elles s'en différenciaient toujours par quelques détails de la spinu-
lation. Ce fait n'avait pas été sans nous frapper, d'autant plus que
la littérature signale plusieurs de ces formes aifines du G. pecorum.
Déjà Brauer en 1896 avait décrit un Gasterophilus sp. n° 1 de
Equus Bülmi dans la région du Bubu supérieur, au Nord de Irangi
(Aïîrique orientale), qu’il déclare semblable à G. pecorum, dont il
diffère en ce que le 11° anneau ne porte qu'une rangée d’épines à Ja
face ventrale et le 12 anneau est large et portant une fente stigma-
tique plus large également; les épines sont relativement plus grandes.
Plus récemment (1908), Ssôsrepr fournit la description d’un Gaste-
rophilus sp. n° À provenant du même hôte (Equus Bühmi) près de
Same dans l'Usambara, qui se différencie du G.pecorum en ce que à
la face ventrale les anneaux 3 et 11 sont munis d’une rangée unique
d’épines et les ceintures épineuses dorsales présentent sur la ligne
médiane des interruptions d’étendue différente.
Enfin, l’année dernière, RoDHAIN et BEQUAERT ont fait connaitre un
Gastérophile qu'ils ont décrit sous le nom de G. pecorum var. ze-
brae, progenant encore d’un Equus Büôhmi de la région de Nami-
rembe, sur la rive sud du Victoria Nyanza. Nos savants compatriotes
et amis n’ont pas hésité à reconnaitre l'identité de la larve de leur
nouvelle variété avec les larves des Gasterophilus sp. n° 1 de BRAUER
246 _ L. GEDOELST.
et de Siüsrepr. Elle ne diffère, disent-ils, de la larve de Gasterophilus
pecorum que par la spinulation un peu plus réduite du {le seg-
ment à la face ventrale (quelques épines minuscules, sur une rangée
largement interrompue au milieu); nous ajouterons que le 3° seg-
ment n’y est pourvu également que d'une rangée unique d’épines
assez petites.
Nous-même avons étudié des larves de Gastérophiles que M. BE-
QUAERT nous avait remises il y a quelques années et qu'il avait
recueilliés chez des mulets à Elisabethville; elles ne diffèrent pas
essentiellement de cette nouvelle variété.
. D'autre part nous avons examiné dans les collections du Muséum
national d'Histoire naturelle de Paris des larves de Gastérophiles
recueillies en Afrique orientale par M. DècLe en 1894 et que nous
avons identifiées à Gasterophilus sp. n° À de Sièsrepr, dont elles ne:
différaient que par la faible interruption de la ceinture épineuse
dorsale de l'anneau 7.
Enfin nous avons recu de notre estimable collègue d’Onderstepoort
(Afrique du Sud), M. G. A. H. Beprorp, des exemplaires d’un Gasté-
rophile récoltés chez un chevalet déterminés par lui G. pecorum. Or à
l'examen de ces larves nous avons reconnu qu'elles répondaient par
leurs caractères non à G. pecorum tel qu'il a été décrit par BRAUER,
mais à G. pecorum var. zebrae Rodhain et Bequaert, 1920.
I apparaîtra étrange que parmi ces nombreux lots de larves
d'origines si diverses, il ne s’en soit pas trouvé renfermant des
exemplaires répondant exactement à la description que BRAUER à
donnée pour 6. pecorum. BEQUAERT nous à exprimé également son
étonnement à ce sujet. « Il est curieux, nous écrivait-il, que ni vous
ni moi ne parvenons à mettre la main sur des jarves se conformant
à la description donnée par BRAUER pour G. pecorum ».
Le problème ainsi posé ne pouvait recevoir de solution que par
l'étude des exemplaires qui avaient servi à BrauEr lui-même pour
établir la description de G. pecorum. Nous nous sommes donc adressé
à la Direction du Musée d'Histoire naturelle de Vienne, qui s’est em-
pressée de nous envoyer en communication les Du en question,
Nous tenons à marquer ici notre sincère gratitude à ce sujet.
Mais avant d'exposer le résultat de notre examen, nous tenons à
reproduire iei en traduction la description originale de @. pecorum
d'après BRAUER : ARE.
« Larve au 3° stade : la largeur augmente rapidement du 2 ou 5 (1)
(1) Nous avons modifié la numération des anneaux de BRAUER pour la
faire coïncider avec celle qui est usitée actuellement.
La larve de Gasterophilus pecorum F. 947
anneau pour progresser très lentement au delà jusqu'au 40. Le 16
se rétrécit à peine en arrière, le 41° d’une manière déjà notable, de
telle sorte qu’il ne possède à son bord postérieur que la largeur du
5° anneau. Le 2° anneau est court par rapport à son diamètre trans-
versal postérieur, qui est presque plus grand que son axe longitu-
dinal. La longueur des autres anneaux croit jusqu'au 11°; le 12°
anneau est très court. — Les épines Sont très petites et la spinula-
tion particulièrement réduite. Deux rangées complètes d'épines alter-
nantes n'existent à ia face dorsale qu’au bord antérieur des anneaux
3 à 6. Sur le 7°, on voit apparaître une interruption médiane. Le 8°
montre un large espace nu au milieu, le 9° ne présente que quelques
épines sur les tiers latéraux, les anneaux suivants sont presque tou-
jours complètement ineymes. A la face ventrale la spinulation est
plus abondante, en ce sens que les anneaux 3 à 14 portent à leur
bord antérieur deux rangées d’épines. En arrière des renflements
antennaires une couronne d’épines disposées sur plusieurs rangées le
plus souvent invaginées. Le dernier anneau se rétrécit de la largeur
des champs latéraux par rapport à l'anneau précédent mesuré à
son bord postérieur, mais est presque de moitié plus étroit que lui
mesuré à son bord antérieur. La fente stigmatique est relativement
plus petite que chez d’autres espèces, elle est à peine plus large que
le tiers du diamètre transversal du dernier segment.
« Les arcades de la plaque stigmatique réservent entre elles un
espace rhombique allongé du fait que les internes sont faiblement
coudées à angle obtus, tandis que les externes sont très faiblement
incurvées.
« Longueur de la larve mâle : 43-14 mm.
« Largeur de la même au 8° anneau : 7-8 mm.
« Longueur de la larve femelle : 18-20 mm.
« Largeur de la même au 8° anneau : 8 mm. ».
Nous avons soumis les matériaux de BRAUER à un examen détaillé,
dont nous consignons les résultats dans la description suivante :
Longueur : 44,9 à 16,4 mn. ; largeur maximum : 6,1 à 8,6 mm.
Tégument de coloration jaune-cire.
Le corps est de forme cylindroïde, déprimée, à extrémité antérieure
brusquement atténuée, à extrémité postérieure arrondie. La largeur
des anneaux augmente, rapidement sur les premiers, plus lentement
sur les suiwants, jusqu’au 9° ou 10°, où le corps présente son maximum
de largeur; elle diminue sur les deux derniers anneaux. Leur lon-
eueur croit à la face ventrale lentement du 3° au 6° segment, brus.
quement sur le 7°, reste invariable sur les anneaux 7 à 44 et augmente
248 ) L. GEDOELST.
considérablement sur le 12; à la face dorsale, elle augmente réguliè-
rement, mais lentement jusqu’au 6° anneau, plus rapidement sur les
anneaux 6 à 10, reste invariable sur les 10° et 11° qui sont les plus
longs et diminue enfin considérablement sur l'anneau terminal.
Celui-ci est légèrement incliné vers la face ventrale.
Sur les faces latérales, le corps est parcouru de chaque côté par
3 sillons longitudinaux, un ventral et deux latéraux, qui délimitent
sur les anneaux 2 à 11 deux champs latéraux contigus ; les anneaux
3 à 7 sont en outre parcourus par un sillon dorsal, qui sépare des
champs dorsaux contigus aux champs médians de ces mêmes anneaux,
Ces champs latéraux augmentent de largeur d'avant en arrière jus-
qu’au 8° anneau et décroissent au delà.
L’anneau céphalique, de forme semi-circulaire, présente deux cro-
chets buccaux puissants et divergents, séparés à leur base par les
deux mächoires, et deux renflements antennaires encerclés à leur
base par un anneau chitineux et marqués à leur sommet par deux
points ocelliformes. Ces renflements antennaires sont fort espacés à
leur base et le tégument qui les sépare porte sur la ligne médiane au-
dessus de l'insertion des mâchoires un groupe de petites épines,
groupe qui affecte la forme d’un triangle à base antérieure; ces petites
épines ont leur pointe dirigée en avant. Deux auires groupes d’épines
semblables sont disposés entre la base des renflements antennaires et
les crochets buccaux.
Le second anneau a la forme tronconique; son sommet occupé par
Fig. 1. — Larve au 3° slade de Gasterophilus pecorum, d’après une pho-
tographie d'un exemplaire original de BRAUER : A, vue par la face ventrale ;
B, vue par la face dorsale.
[
1
La larve de Gasterophilus pecorum F. 249
anneau céphalique est incliné obliquement vers la face ventrale. II
porte sur son bord antérieur à demi invaginé de petites épines dis-
posées sur plusieurs rangées. Ce second anneau est plus large à sa
base que long.
Les anneaux 3 à 41 sont pourvus à leur bord antérieur de ceintures
épineuses composées comme suit : d’une rangée simple sur les
anneaux 3 et 11 et de deux rangées sur les anneaux 4 à 10 à la face
ventrale; de deux rangées sur les anneaux 3 à 8 et d’une rangée sur
l'anneau 9 à la face dorsale. Toutes les ceintures ventrales sont
entières, continues ; tout au plus peut-on signaler que sur les anneaux
9 et 40 l’épine médiane de la rangée antérieure fait défaut et la cein-
ture de l'anneau A1 est parfois interrompue au milieu. Les ceintures
dorsales sont toutes interrompues sur la ligne médiane et cette inter-
ruption diminue de largeur de la 3e à la 5° pour augmenter au delà.
Les épines présentent une base large, bien isolée, de même coloration
que le tégument et un sommet aigu, brun foncé presque noir. Sur
les ceintures doubles les épines de la seconde rangée, de taille plus
petite, alternent avec celles de la première rangée. Le développe-
ment des ceintures ventrales augmente d’avant en arrière jusqu’au
8° anneau et diminue au delà: pour les ceintures dorsales, il croît du
3° au 7° anneau et décroît au delà. Les champs latéraux sont munis
de deux rangées d’épines jusque sur le 40° anneau et cette armature
latérale se continue directement avec les ceintures ventrales, tandis
qu'elle est séparée des ceintures dorsales par un léger espace nu
situé à la limite des champs latéraux médians et dorsaux.
L'anneau terminal présente sur sa face postérieure une aire oblongue
transversale, de forme quadrilatère, formée par deux replis verticaux
latéraux du tégument recouvrant les extrémités de deux replis trans-
versaux, ou lèvres, délimitant la fente stigmatique. La lèvre ventrale
porte latéralement et de chaque côté une papille conique munie à son
sommet de deux points sensoriels et deux petites papilles submé-
dianes ; la lèvre dorsale porte quatre petites papilles faiblement proé-
minentes sur son bord libre et est armée à sa face interne de petites
épines disposées sur 3 à 4 rangées transversales. La plaque stigma-
tique, qui occupe le fond de la cavité ainsi formée, présente la con-
formation caractéristique des Gastérophiles.
Si l'on compare notre description à celle de BRAUER, on est frappé
du désaccordqui porte sur deux détails de la spinulation : les anneaux
3 et 11 à la face ventrale ne sont pourvus que d’une rangée unique
d'épines, alors que BRAuER en signale deux, et à la facè dorsale toutes
les ceintures épineuses sont interrompues sur la ligne médiane, tandis
250 L. GEDOELST.
que BRAUER ne signale l'interruption qu'à partir du 7° anneau. Ce
désaccord ne résulte pas de variations pouvant s’observer d’un exem-
plaire à l’autre dans le développement de Ja spinulation. Les carac-
tères que nous avons donnés se sont montrés constants sur Îles
17 exemplaires originaux de Brauer; seule la ceinture ventrale du
11e segment a accusé des variations : une fois elle s’est trouvée formée
par une rangée régulière complète ininterrompue, 8 fois par une
rangée légèerement interrompue sur la ligne médiane et 8 fois elle était
réduite à quelques épines (2 à 9) isolées, plus ou moins espacées et
irrégulièrement éparpillées sur toute la largeur de lanneau, mais
jamais il n’existait trace d’une seconde rangée. De même des variations
s’observent dans le développement de armature dorsale du.9° anneau :
au maximum elle comporte à épines de chaque côté, mais le plus
souvent il n’en existe que 3 à 4 et même parfois À à 2 d’un côté et
aucune de l’autre côté. Mais ces variations numériques ne modifient
en rien les caractères généraux de la spinulation tels que nous les
avons donnés ci-dessus.
Si on les accepte comme spécifiques de G@. pecorum, il n'existe plus
de difficultés pour identifier les diverses espèces de Gastérophiles dont
il a été fait mention.
Ii suffit de comparer à notre description celle que BRAUER à donnée
pour son Gastrophilus d'Equus Bühmi n° À pour identifier celui-ci à
G. pecorum. ce que nous avons pu faire directement par l'examen des
larves Qriginales de Brauer et l’on comprend difficilement comment
le savant Viennois ait pu le méconnäiire; on ne peut lexpliquer qu’en
admettant qu'il à comparé ses larves du zèbre à la description
écrite qu'il avait publiée auparavant plutôt qu'aux larves de G. peco-
rum elles-mêmes. S'il l'avait fait, il n'aurait certainement pas commis
cette erreur.
On s'explique mieux l'erreur commise par SIÜSTEDT qui n’a eu à sa
disposition que le texte inexact de BrAUER. Il suffit de retenir de la
description de son Gastrophilus d'Equus Bôhmi n° À les caractères
différentiels que le savant suédois donne lui-même, pour reconnaitre
que ceux-ci sont inexistants et que son Gastrophilus n° À n’est pas
différent de G. pecorum, ce que nous avons du reste vérifié nous-
même par l'examen d'un exemplaire que SiôsrenT a bien voulu nous
communiquer et pour lequel nous lui renouvelons ici nos meilleurs
remerciements. La large interruption signalée par auteur dans la
ceinture dorsale du 7° anneau ne constitue qu’une variation de déve-
loppement, qui ne saurait donner lieu à la création d’une espèce nou-
velle, voire même d’une variété.
Es
| Nous avons du reste étudié, il y a quelques années, des larves rap-
portées par M. Dècce de l'Afrique orientale et faisant partie des collec-
tions du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, qui répon--
. daient entièrement à la description du Gastrophilus n° 1 de Sy0STEDT,
sauf que la ceinture épineuse dorsale du 7° anneau ne présentait
qu'une interruption réduite, plus étroite que sur les anneaux 8 et 9.
Nous les avions déjà alors rapportées à cette espèce de SJOSTEDT;
aujourd’hui nous n’hésitons pas à les assimiler à @. pecoruwm.
Les Gastérophiles recucillis chez les mulets d'Élisabethville par
BequaErT répondent de même à la description que nous avons donnée
ci-dessus pour cette dernière espèce, sauf les variations que nous
avons déjà signalées pour cette même espèce. Ainsi, à la face ventrale,
la ceinture épineuse du 3° anneau formée d’une rangée unique montre
chez deux exemplaires quelques petites épines en 2° rangée sur les
parties latérales; sur le 14° anneau l’armature comporte une rangée
unique complète, interrompue ou ininterrompue ; sur 4 exemplaires
elle était disposée sur deux rangées complètes, entières sur un exem-
plaire, interrompues sur la ligne médiane sur les 3 autres. Enfin à la
face dorsale, 4 exemplaires montraient quelques épines latérales (4 à
3) sur le 10° anneau. Ce sont là des variations individuelles dans le
développement de la spinulation qui ne sauraient entrer en ligne de
compte dans la fixation des caractères spécifiques de la larve de
G. pecorum.
La description que RopmaiN et BeQuaErT donnent de leur Gastero-
philus pecorum var. zebrae ne s’écarte en rien d’essentiel de celle que
nous venons de donner de 6. pecorum type, et les figures qu'ils en
donnent peuvent servir pour illustrer celui-ci.
Quant aux larves de G. pecorum que notre collègue d'Onderstepoort,
M. Beprorp, nous avait envoyées, nous les avions déterminées comme
G. pecorum var. zebrae avant d’avoir eu l’occasion d'étudier les larves
authentiques de G. pecorum. Actuellement nous ne pouvons que les
assimiler à ces dernières, dont elles reproduisent tous les caractères
essentiels avec les variations que nous avons déjà signalées dans
d’autres lots de larves : sur deux exemplaires, nous avons observé en
outre l'absence de la ceinture épineuse ventrale du 3° anneau et sur
un autre cette ceinture formée d’une rangée unique était interrompue
sur la ligne médiane.
Il résulte de cette revue que la larve de G. pecorum, malgré des
variations assez étendues de développement de son armature épineuse,
constitue un type bien caractérisé, qu'on reconpaitra toujours dans les
cas douteux à la présence sur le segment céphalique du groupe de
La larve de Gasterophilus pecorum F. 294
252 L. GEDOELST.
petites épines sur la ligne médiane en-dessus des pièces buccales et à
la présence de rangées d’épines bien développées à la face interne de
la lèvre dorsale de la chambre stigmatique postérieure, deux parti-
cularités que nous n'avons retrouvées chez aucune autre espèce de
Gastérophiles.
C’est en nous basant sur ces différents caractères que nous nous
eroyons autorisé à établir la synonymie suivante pour l’espèce que
nous étudions ici :
Gasterophilus pecorum (Fabricius), 179%.
Gastrophilus d'Equus Bôühmi n° À Brauer, 1896.
Gastrophilus d'Equus Bühmi n° 1 Sjôstedt, 1908.
Gasterophilus pecorum var. zebrae Rodbhain et Bequaert, 1920 (1).
Cette espèce paraît largement répandue sur le continent africain.
Signalée déjà de la Côte de l’Or. de l'Afrique du Sud (Orderstepoort),
de l'Afrique Sud-Occidentale (Luderitzhucht) et de l’Afrique Orien-
tale anglaise (Kajiado), elle s’est retrouvée dans des lots provenant de
Namirembe (rive Sud du Victoria Nyanza), d'Élisabethville (Congo
Belge), de l'Afrique orientale (Mission Dècle), etc. Elle parasite les
Equidés tant domestiques que sauvages (Equus caballus, E. asinus,
E. Mulus, E. Bühmi).
Parmi les exemplaires de G. pecorum reçus de l’Aîrique du Sud se
trouvait une jeune larve au 2% stade, sous la cuticule de laquelle s’ob-
servait la spinulation du 3° stade caractéristique de G. pecorum ; nous
en donnons la description ci-après :
Longueur : 9,3 mm.; largeur maximum : 3,2 mm.
Coloration du tégument : jaune-cire.
Le corps est cylindroïde, à extrémité antérieure atténuée inclinée
ventralement et à sommet arrondi, à extrémité postérieure épaissie
et tronquée; légèrement déprimé dans sa moitié antérieure, il est
régulièrement cylindrique dans sa moitié postérieure.
La largeur des anneaux augmente rapidement du 3° au 7°, légère-
ment du 7° au 10%, notablement sur le 41° qui est le plus large et se
réduit sur le 4%, dont la largeur ne dépasse pas celle du 7° anneau.
Leur longueur augmente d'avant en arrière, jusqu’au 41° anneau, qui
(1) En inscrivant le G. pecorum var. zebrae comme synonyme de G. pe-
corum (FAgricius), nous n'entendons pas contester l'existence de cette variété
que Ropnanx et Beouarer ont établie non seulement sur la larve, mais encore
sur l'imago «ÿ et ©: nous voulons simplement affirmer qu'il n'existe pas de
caractères différentiels entre la larve de l'espèce type et celle de la variété.
Eve
La larve de Gasterophilus pecorum F. 253
est séparé du douzième par un sillon oblique de haut en bas et d’ar-
rière en avant, de sorte que le 11° est plus long à la face dorsale
qu'à la face ventrale, tandis que le 12° est au contraire plus long à
la face ventrale qu’à la face dorsale.
Sur le côté existent des champs latéraux disposés comme sur la
larve du 3° stade, mais plus faiblement accusés.
L’anneau céphalique est petit, profondément invaginé et incliné
vers la face ventrale. Les renflements antennaires largement séparés
sont dépourvus de cercle chitineux à leur base et portent à leur
sommet deux points ocelliformes. L'espace qui les sépare des pièces
buccales est armé de minuscules épines formant deux groupes laté-
raux, qui se rejoignent sur la ligne médiane.
Le deuxième anneau est volumineux, beaucoup plus large à sa base
que long, tronqué obliquement de haut en bas et d'avant en arrière,
de sorte que sa face dorsale est plus longue que sa face ventrale.
A son bord antérieur plus ou moins invaginé, il est couvert de pe-
tites épines disposées à la face ventrale sur des rangées multiples
(7 à 8), qui se réduisent insensiblement à 2 sur la ligne médiane dorsale.
Les anneaux 3 à 10 sont pourvus à leur bord antérieur de cein-
tures épineuses disposées comme suit : 3 rangées d’épines sur les
anneaux 3 à 9 et 2 rangées sur l’anneau 10 à la face ventrale;
3 rangées d'épines sur les anneaux 3 à 7, 2 rangées sur l'anneau 8 et
quelques épines isolées aux extrémités sur l’anneau 9 à la face dor-
sale. Toutes les ceintures ventrales sont entieres; les ceintures dor-
sales sont légèrement interrompues sur la ligne médiane sur les anneaux
4 à 6, un peu plus fortement sur les anneaux 2 et 7 et largement sur
l’anneau 8. Les ceintures ventrales se continuent sur les champs la-
téraux et sont séparées des ceintures dorsales par un léger espace nu
au niveau du sillon latéro-dorsal. Dans chaque ceinture les épines
alternent d’une rangée à l’autre et leur taille diminue de la premiere
rangée à la seconde et à la troisième.
La fente stigmatique postérieure est délimitée par deux lèvres
transversales épaisses, ‘dont la ventrale est pourvue de 2 papilles
coniques latérales et dont la dorsale est armée à sa face interne d’é-
pines disposées en séries linéaires.
Les documents iconographiques concernant le Gasterophilus peco-
rum étant peu nombreux, nous saisissons avec empressement l’occa-
sion qui nous est offerte de donner ici deux figures concernant l'i-
mago. M. Surcour à bien voulu en effet nous autoriser à reproduire
254 L. Gepoezsr. — La larve de Gasterophilus pecorum F.
YA
deux dessins inédits dus au talent de Mie Gurox. Nous tenons à lui.
exprimer ici nos très sincères remerciements à ce sujet.
/! à
ut;
Gasterophilus pecorum F.
L'imago.
BIBLIOGRAPHIE.
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BRAUER, F. — Beitrage zur Kenntniss aussereuropaischer Oestriden
und parasitischer Muscarien. Denkschr. d. math.-naturw. Cl. d. K.
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Gepogzst, L. — Inventaire d’une collection d’Oestrides africains.
Bull. of Entom. Research, IX, 4, 1919, p. 333.
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philus. Revue Zoologique africaine, VII, 2, 1920, p. 469.
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COLÉOPTÈRES PASSALIDES DU BRÉSIL
par Carlos MOREIRA.
Les Passalides forment une famille si naturelle, constituée par des
insectes d’un type à peu près si uniforme que dès FaBricIus (8), —
qui établit en 1792 le genre Passalus pour les insectes du groupe du
Searabaeus interruptus — 1758 (— Lucanus interruptus de Linné —
1766) jusqu’à Kauwp (8), tous les insectes de cette famille étaient réunis
dans ce seul genre.
PERCHERON (4) et BURMEISTER (7) ont conservé ce genre unique ; ils
ont groupé les espèces établissant des coupes qui ont servi à Kaup et
à Kuwerr (9) comme base de leurs systèmes de classification des
Passalides. Dans leurs systèmes Kavwp, et après lui KuwERT, sont allés
à l'extrême opposé : d'un seul genre qu'avait la famille des Passa-
lides ils ont fait des sous-lamilles et des genres d’une façon parfois
abusive, ils ont multiplié les genres et les espèces sans raison taxo-
nomique satisfaisante, rendant difficile, et très souvent impossible,
l'identification des espèces de cette famille: comme Arrow(12), p. 442,
l'a très bien dit, ils ont tenté de faire un travail complet, pour lequel
ils n'avaient pas les éléments.
GRAVELY ($0-11) à mis en ordre la classification des Passalides, il a
réduit les sous-familles et les genres de Kaupr et KUWERT à un nombre
raisonnable : 47 genres de Kaur, KUWERT, ZANG et Arrow ont été
véunis par GRAVELY au genre Passalus comme synonymes et 38 sous-
amilies ou groupes ont été réduits par cet entomologiste à 7.
Les caractères fondamentaux pour la classification des Passalides
sont ceux de la face supérieure de la tête, en général symétrique;
seulement quelques genres Indo-Australiens l'ont asymétrique.
J'ai étudié les collections de Passalides du Muséum National de Rio
de Janeiro, de l’École Supérieure d'Agriculture et du Laboratoire
d’'Entomologié Agricole ; les résultats de ces études m'ont servi à la
rédaction de la présente contribution à la connaissance des Passalides
du Brésil.
Les Passalides connus du Brésil n’ont pas l'extrémité distale des
256 Carlos Moreira.
cuisses de la première paire de pattes contiguës, l'aire intercoxale du
prosternum se voit entre les cuisses; la dent inférieure médiane des
sn ss — — |,
1 AN
Fig. 1. — Passalus interruplus. a, partie intercoxale visible entre les cuisses
antérieures écartées; b. cicatrice du mésosternum; €, aire centrale du mé-
tasternum; d, épine du tibia moyen gauche; e, aire latérale du métaster-
num; /, aire postéro-intermédiaire du métasternÜm.
mandibules de ces insectes est articulée à la mandibule, ils n’ont pas
de tubercules secondaires ou saillies angulaires au bord antérieur de
la tête entre: les tubercules externes et les angles antérieurs, l'aire
postérieure du prosternum est le plus souvent très étroile et très
souvent terminée postérieurement en pointe.
Les espèces brésiliennes de ce groupe appartiennent à trois sous-
familles :
A. — Clypéus exposé et séparé du front par une suture ‘dis-
DIACLE NS RES er MT NET COUR . Pseudacanthinae
B. — Clypéus soudé au front et exposé ou non; souvent caché.
a. — Tubercules externes presque effacés, ou man-
Coléoptères Passalides du Brésil. ù 257
quent tout à fait, clypéus souvent exposé.. Proculinae
b. — Tubercules externes distincts, clypéus rare-
CS UTC NOM EE DRM Pi 1 RICE Passalinae
Fig. 2. — Passalus inlerrup-
Lus. Mandibule gauche: à
dents terminales moyenne et
inférieureincomplètement fon-
dues avec les extrémités libres;
b, dent inféro-antérieure; €,
dentinféro-moyennearticulée
+ à la mandibule; 4, dent ter-
ÈS minale supérieure; e, dent su-
2 ia 4 périeure ; f, dent inféro-pos-
S RE térieure.
=" SC
LA PS e
"
PSEUDACANTHINAE
De cette sous-famille, une seule espèce, du genre Popilius, se ren-
contre au Brésil.
Le genre Soronus Kaup (nom praeoccupé) comme synonyme de
Heliscus Zang, d'accord avec GRAVELY, étant synonyme de Popilius, l’es-
pèce Soronus Sieberi Kuwert (9), vol. IV, p. 294 se distingue de
Popilius marginatus par les rides frontales qui, partent directement
du tubercule central et n’ont pas la branche postérieure double du
P. marginatus.
Genre Popilius Kaup, 1871.
Gravely (11), p. 26, et synonymes.
Popilius marginatus (Percheron).
(Fig. 3 et 7.)
Passalus marginatus Percheron (4), p. 89; Burmeister (7), p. 507.
Popilius marginatus Kuwert (9), vol. IV, p. 298; — Gravely (11),
p. 27 et} 29.
Ann. Soc. ent. Fr., xc [1921]. 17
258 Carlos MoreIRA.
Tête avec le tubercule central conique et la face antérieure inclinée,
les rides pariétales sont très larges avec le bord antérieur caréné: et-
vertical formant un triangle à sommet tourné en arrière et tronqué,.
Fig. 3. — Popilius marginatus. a, bord frontal; b, bord antérieur de la
région frontale; ç, tubercule interne; d, ride frontale; e, suture fronto-
verticale; f, tubercule central; g, branche postérieure des rides frontales;
h, rides pariétales; à, plaga frontale; 7, clypéus.
Fig. 4 — Passalus parvulus. a, tubercule secondaire; b, tubercule ex-
terne; c, angle antérieur de la tête, d, rides frontales; e, ride et tuber-
cule pariétal; f, aire frontale ou plaga frontale; 4, mamelon de la plaga
frontale ; À, tubercule central ; à, bord frontal.
le tubercule central est placé au milieu de la base de ce triangle, la
branche postérieure des rides frontales est constituée par deux saillies
linéaires longitudinales et parallèles, les rides frontales forment un
arc plus petit qu’un demi-cercle avec les tubercules internes placés à
leurs extrémités et écartés du bord frontal; la plaga frontale à un
petit tubercule près du centre de l’arc formé par les rides frontales.
Coléoptères Passalides du Bresil. 259
Le clypéus est bien évident, à Chaque extrémité il a un petit tubercule
placé à la hauteur de la ‘base des mandibules. Le pronotum a les
marges près des bords latéraux peu fovéolées et ponctuées, le sillon :
antérieur est dilaté et ponctué sur les côtés, au milieu il est brillant,
finement ponctué.
Fig. 5. — Diagramme de la partie antérieure de la tête d'un Pseudacanthine
selon Gravely (I), p. 2. — «, clypéus; d, tubercule ventral; c, tubercule
externe; d, tubercule interne; 2, ride frontale; f, angle antérieur de la tête:
g, plaga frontale; À, tubercule central; à, bord frontal.
Fig. 6. — Diagramme de la partie antérieure de la tête d’un Passaline selon
Gravely (11), p.2. — &, tubercule ventral; db, tubercule externe; c, tuber-
cule interne; d, ride frontale; e, tubercule central; f, plaga frontale; 9,
bord frontal; L, angle antérieur de la tête.
Un seul échantillon recueilli par M, Azrpio DE MiRANDA RIBEIRO
dans l’État de Matto Grosso (Brésil), près des chutes du fleuve Comme
moraçäo en juin 1909. Antérieurement cette espèce avait été ren-
contrée, au nord du Brésil et dans la Colombie (Burmesrer) et à
Farinas dans la Bolivie (GRAVELY).
260 Carlos MOoREïRA.
Dimensions.
Longueur de la tête... ,1.......... 2 mm.
Largeur me FO 2100 AU OMS PES D —
Longueur du pronotum............. SYRIE
Largeur = FOR REA NET TS 1 —
Longueur des élytres.........,..... 15 —
Largeur Lg da RE A A ARR 8 —
Longueur HotAle:= 2,772 PME 22 —
PROCULINAE
Cette sous-famille est représentée au Brésil par des espèces des
enres Veturius et Verres ; ces genres se distinguent principalement
par la dent antéro-inférieure de la mandibule gauche et par la ligne
du bord antérieur du pronotum.
Dent antéro-inférieure de la mandibule gauche bidentée (!),
vue d’en haut; clypéus toujours exposé et plus ou moins
horizontal, bord antérieur du pronotum biconcave, bord
antérieur du labium entier ou légèrement concave. Veturius
Dent antéro-inférieure de la mandibule gauche tridentée,
vue d’en haut; clypéus perpendiculaire, ou caché et rudi-
mentaire, bord antérieur du pronotum droit ou légère-
rement biconvexe, bord antérieur du labium fendu ou
fortement CONCAVESA2E "x HENRI PR ETES Verres.
Genre Veturius Kaup, 1871.
Les Proculinae du genre Veturius du Brésil que j'ai pu étudier :
peuvent être groupées de cette façon :
1. Le mésosternum est terne et a des ponctuations avec de
fins poils seulement à la partie antérieure, il à au centre
une aire étroite terne, les côtés et la partie postérieure
sont. brillante,.i ts irons DAS ..... Veturius sinuaticollis.
— Le mésosternum est terne et a des ponctuations à la partie
antérieure des côtés et à la partie poslérieure........... 2.
2. Les deux dents terminales inférieure et moyenne des
mandibules complètement fondues..... Veturius simillimus.
(1) Parfois avec une des pointes fendue à l'extrémité, de facon à paraitre
tridentée.
©:
Plaga frontale rugueuse, ou avec des rides convergeant irré-
Coléoptères Passalides du Bresil. 261
Les deux dents terminales inférieure et moyenne des
mandibules fondues seulement à la base, ayant les extré-
POINTES MT ME on de Es + 1 à di MO de 3.
. Plaga frontale lisse, ou avec des rides convergeant vers le
ordonna us. NE. à NM au 4.
Plaga frontale avec deux rides en arc entre les tubercules
Internes; on simplement'fidée. 2002... . 0143... >.
Rides frontales tout à fait effacées. ..... Veturius attenuatus.
Rides frontales plus ou moins évidentes jusqu'aux tuber-
cules internes, où n’atteignant pas ceux-ci............. 6.
Plaga frontale avec deux rides en arc entre les tubercules
Li LL) dé CE MR ER M EURE Veturius fluminensis, n. Sp.
gulièrement vers le bordfrontal. Veturius brasiliensis, n. Sp.
. Plaga frontale avec des rides convergeant vers le bord
POLE DS EE M: Ps EU RE RE Veturius Costalimai, n.
DRM MON IE DES RÉ CAT E, ROME LR
Tubercules internes et central non équidistants........
sp.
1
. Tubercules internes et central équidistants. Veturius sinuatus.
Bord antérieur du pronotum biconcave... Veturius assimilis.
Bord antérieur du pronotum presque droit. Vefurius pumilis
Veturius sinuaticollis Kuwert.
(Fig. 8.)
Veturius sinuaticollis Kuwert (9), vol. V, p. 171.
Tête lisse et brillante, bord frontal légèrement sinueux, tubercule.
central caréné et non libre, rides frontales accentuées près du tuber-
cule central, tubercules internes droits liés aux sutures fronto-verti-
cales par une ride courbe; bord antériéur du pronotum presque
droit, on voit néanmoins qu'il est biconcave; pronotum lisse, méso-
sternum terne; pourvu de rares poils et finement ponctué seulement
à la partie antérieure et dans une étroite aire au milieu, les côtés et
(1) Le bord frontal est le bord antérieur de la tête et correspond au bord
antérieur du clypéus quand celui-ci est exposé, ou au bord antérieur de la
plaga frontale quand le clypéus n'est pas exposé.
262 Carlos Moreira.
la partie postérieure sont lisses et brillants, l’aire centrale et la
partie antérieure ont la forme sagittée; métasternum lisse et brillant,
aussi bien l'aire centrale que les postéro-intermédiaires; à la partie
postérieure de l’aire centrale il y a une impression formée de deux
courbes semilunaires réunies, tibias intermédiaires avec une épine au
milieu (lépine du tibia droit est double dans l'échantillon que j'ai
étudié).
KuwerT donne pour l’échantilllon qui lui a servi de type : Costa Rica.
L’échantillon que j'ai étudié a été capturé à Mosqueiro, dans l’État
du Para, au Brésil.
Longueur dé la tôle te ss >, Mn.
Largeur AS RS AVS APE 7,9 —
Longueur du pronotum........... 75 —
Largeur EN DEN DRE CR EEE 10 —
Longueur des élytres............. 20 —
Largeur RE t CRAELIES CNE SE 11 —
Longueur tôtale: 11:10 33 .—
Veturius simillimus Kuwert.
(Fig. 9.)
Veturius simillinus Kuwert (9), vol, V, p.167 ; — Gravely (11), p. 36.
Veturius similior Kuwert (9), vol. V, p. 468.
Veturius Staudingeri Kuwert (9), vol. V, p. 168.
Tête lisse brillante, bord frontal légèrement convexe, tubercule
central petit, aigu, incliné en avant; rides frontales bien accentuées
partant du tubercule central en angle droit; à peu près aux deux tiers
de leur longueur elles se courbent en dedans et suivent parallèlement
jusqu'aux tubercules internes du point où elles se courbent du côté
externe; il y a une ride transversale qui lie la ride frontale avec la
suture fronto-verticale, tubercules internes écartés du bord frontal;
à la plaga frontale il y a un tubercule large et plat et devant ceci il y
a une ride courbe transversale; bord antérienr du pronotum bicon-
cave, mésosternum avec des ponctuations et des poils sur les côtés
et à l'angle antérieur, au centre il y a une aire étroite longitudinale
terne sans ponctuations et sans poils, l’aire centrale et postéro-inter-
médiaire du métasternum lisses et brillantes, aires latérales finement
ponctuées et garnies de poils.
Huit échantillons : 6 de l’État de Rio de Janeiro et 2 de Palmeira
3.
Coléoptères Passalides du Brésil. * 263
dans l’État de Minas Geraes, au Brésil. L'habitat antérieurement connu
de cette espèce était Bahia (KUWERT-GRAVELY).
Les huit échantillons sont à peu près de la même grandeur.
Longueur de’la tête: .:,: 002. 4,5 mm.
Largeur Te À a RSR API 9,
Longueur du pronotum.......... 9,5 —
Largeur Re NS A CNE 125 —
Longueur des élytres...,......... 22 —
Largeur _ ROBE : 14 —
Longueur :totale..._........1... s 6 —
Je considère Veturius similior et, V. Staudingeri comme synonymes
de V.simillimus; la ride transversale que Y. similior présente liant
les tubercules externes existe indiquée chez V. sümillümus.
Veturius attenuatus Kuwert.
(Fig. 10.)
Veturius attenuatus Kuwert (9), vol. V, p. 168.
Tête lisse brillante, bord frontal arqué sans échancrure au milieu,
tubercule central petit, conique, incliné en avant, peu saillant; il n’y a
pas de rides frontales ; tubercules internes bien évidents, peu écartés
du bord frontal ; à la plaga frontale il y a une ride obtuse transver-
sale à Ja hauteur des tubercules internes, le tubercule central forme
avec ceux-ei un triangle presque équilatéral; pronotum lisse, son
bord antérieur biconcave, le mésosternum présente une aire cen-
trale lisse et brillante, les côtés et l’angle antérieur sont ternes, très
ponctués et avec des poils épars; l’aire centrale du métasternum est
lisse et brillante, l'aire postéro-intermédiaire est indistincte de l'aire
centrale, celle-ci est aussi lisse et brillante; l’aire centrale est pour-
vue près du bord postérieur et au milieu d'une dépression linéaire
courte et transversale, les aires latérales sont finement et densément
ponctuées et garnies de poils; les poils roux qui garnissent le thorax
et les angles latéro-antérieurs des élytres sont peu denses.
Un échantillon de l'État de Rio de Janeiro; Kuwerr a eu 4 échan
tillon de la région amazonique.
Longueur de lastête.. 1:10 440% 4 mm.
Lane MN) ER Cet 9,5 —
Longueur du pronotum.......... q —
264 Le Carlos MoREIRA.
Largeur du pronotum........... 11,5 mm.
Longueur des élytres............ 20 —
Largeur LR ST A 13 —
Longüuburtotale.. SRE AT 33 —
Veturius fluminensis, n. Sp.
(Fig. 11.)
Tête avec le bord frontal échancré au milieu, dent inféro-antérieure
de la mandibule gauche sous-tridentée parce que la dent antérieure
est légèrement fendue, tubercules ventraux comme ceux du V. bra-
siliensis, tubercule central peu saillant, relevé, conico-pyramidal,
rides frontales évidentes à la face antérieure du tubercule central de-
venant après à peine indiquées dans la direction des tubercules in-
ternes, ceux-ci sont peu saillants; à la partie antérieure de la plaga
frontale il y a une saillie courbe avec la convexité dirigée en avant
et se prolongeant sur les côtés jusqu’à se réunir aux sutures fronto-
verticales; tubercules internes placés dans cette ride; entre cette
ride et le tubercule central il y a deux rides courbes parallèles, mais
ne se prolongeant pas hors de la plaga frontale; bord antérieur du
pronotum biconcave, scutellum comme celui de V.Costalimaiet V.bra-
siliensis, le mésosternum et le métasternum comme ceux de ces es-
pèces, tibias des pattes moyennes avec une épine.
Un seul échantillon de Pinheiro, dans l'État de Rio de ‘Janeiro
Brésil.
Longuenr :déda tôle es. ere > mm. :
Largeur RTS PAC ENT TE À écurie
Longueur du pronotum............. JE
Largeur ns URL) PO TERE 12 —
Longueur des élytres. "1.1: 21 —
Largeur Se UT MÉRTRRE ER 43 —:
Longuieur-totales er rue 32 —
Le type (n° 1459) est dans la collection du cabinet entomologique
de l’École Supérieure d'Agriculture à Nictheroy, dans l’État de Rio de
Janeiro.
Veturius brasiliensis, n. Sp.
(Fig. 12.)
Tête avec le bord frontal droit et une échancrure au milieu, tu-
bercules ventraux saillants et tournés en bas, dent inféro-antérieure
Coléoptères Passalides du Brésil. 265
de la mandibule gauche sous-tridentée, tubercule central conico-pyra-
midal très déprimé ; les rides frontales partent en angle droit du lu-
bercule central très accentuées, ensuite elles s’écartent beaucoup et
se courbent en dehors, devenant indistinctes près des tubercules
internes, ceux-ci sont très évidents, plaga frontale avec des ponctua-
tions fines et éparses et avec des rides peu accentuées convergeant
vers le milieu du bord frontal, bord antérieur du pronotum biconcave,
mésosternum moins poilu et moins ponctué que celui de V. Costali-
mai, le métasternum comme dans cette espèce, tibias moyens avec
une épine comme dans cette espèce.
Un échantillon de l’État de Rio de Janeiro, Brésil.
Eonguëur de luitétes.".25072.. 4 mm.
Largeur HS SE RS Re à 9 —,
Longueur du pronotum............. 9 —
Largeur ET CAS ANENON LISE 12 —
Longueur des élytres ............... 2 —
Largeur METTRE LE NP RSS à 12,5 —
Longueur totale. 432,007 5010007 34 —
Le type (n° 4906) est dans la collection du cabinet entomologique de
l'École Supérieure d'Agriculture, dans l’État de Rio de Janeiro.
Veturius Costalimai, n. Sp.
(Fig. 13.)
Tête lisse brillante avec des ponctuations fines et épaisses, bord
frontal convexe, sans échancrure au milieu, épaissi, tubercule cen-
tral très déprimé, pyramidal, rides frontales bien accentuées partant
du tubercule central, d’abord en angle aigu, après s'écartant en
angle obtus et finalement, près des tubercules internes, se cour-
bant en dedans pour atteindre ceux-ci; à la plaga frontale il y à un
mamelon ombilicoïde entre les rides frontales et près du tubercule
central, la plaga frontale est irrégulièrement ridée, quelques-unes de
ces rides convergent vers le bord frontal, scutellum ponctué et garni
de poils fins avec une ligne médiane lisse, mésosternum ponctué et
garni de poils à l’angle antérieur et sur les côtés de l'aire centrale qui
est terne, à marges parallèles, métasternum avec les aires centrale
et postéro-intermédiaire lisses; à la partie postérieure ‘de l'aire cen-
trale il y a de chaque côté de la ligne médiane une impression en
266 Carlos MOoREïRA.
arc avec la concavité tournée en avant, les aires latérales sont ponc-
tuées et garnies de poils fins et épars. tibias moyens avec une forte
épine plus près de l’extrémité distale.
Espèce dédiée à M. le D: Costa Lima, de Rio de Janeiro.
V. fluminensis et V. brasiliensis diffèrent assez de V. Costalimai
pour constituer des espèces distinctes, mais il n’est pas impossible
qu’on vienne à trouver des éléments taxonomiques avec des échan-
tillons plus nombreux qui autoriseraient à les réduire à des variétés
et même les rendraient synonymes de V. fluminensis.
Quatre échantillons : 3 de Botucatu à S. Paulo et 4 de l’État de Rio
de Janeiro.
Longueur de Ja tête: ......:....... \ > mm.
Largeur AT RANRE RS NT SEAT 9 —
Longueur du pronotum........... 9 —
Largeur TL REP TE 15 —
Longueur des élytres............. 22 —
Largeur GS RE Den 13 —
Lonpueurdotuies PCA ARR 36 —
Le type (n° 21) est dans la collection du Laboratoire d’Entomologie
Agricole dans l’Institut Biologique du Ministère de l'Agriculture à
Rio de Janeiro.
Veturius sinuatus (Eschscholtz).
(Fig. 14).
Passalus sinuatus Eschscholtz (13), p. 25-26.
Veturius sinuatus Gravely (11), p. 37, et synonymes.
Tête lisse et brillante, dents terminales inférieures des deux
mandibules fondues à la base et avec les extrémités libres, bord
frontal légèrement arqué avec une légère échancrure au milieu
tubercule central déprimé pyramidal avec l'extrémité plus ou moins
longue et incliné en avant, rides frontales effacées, ou légèrement
accentuées, plaga frontale avec un mamelon déprimé au centre,
mésosternum ponctué et garni de poils à l’angle antérieur et sur les
côtés, la partie postérieure est lisse et brillante, le centre est lisse el
terne, métasternum comme celui de V. sémillimus et V. assimilis.
Vingt-cinq échantillons : 4 de l’État de Rio de Janeiro, 7 de Terezo_
Coléoptères Passalides du Brésil. 267
polis et 4 de Itatyaya, à 2.200 mètres d’altitude dans l'État de Rio de
* Janeiro, 3 de $S. Paulo, 4 de Botucatü dans cet État, 4 de Lambary
Fig. 7. — Popilius marginatus (Perch.). — Fig. 8. — Veturius sinuali-
collis Kuwert. — Fig. 9. — V. simillimus Kuwert. — Fig. 10. —
V. attenuatus Kuwert. — Fig. 11. V. fluminensis, n. sp. — Fig. 12. —
V. brasiliensis, n. sp. — Fig. 13. — V. Costalimai, n. sp. — Fig. 14 —
V. sinuatus (Eschsch.).
et 1 de Caxambü de l'État de Minas Geraes, 5 de S®* Catharina du
Brésil et 3 de Missiones dans la République Argentine.
Cette espèce avait été trouvée à Bahia, à Blumenau et au Rio
Grande do Sul, au Brésil (GRAVELY).
268 Carlos MorEIRA.
Dimensions 4
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 6 mm. Longueur de la tête > mn.
Largeur — 10,5 — Largeur — 1 —
Longueur du pronotum 11 — Longueur du pronotum 8 —
Largeur _ 14,5 — Largeur _ 10 —
Longueur des élytres 29 — Longueur des élytres 418 —
Largeur — 15,5 — Largeur — Al —
Longueur totale 42 — Longueur totale 31 —
Veturius assimilis (Weber).
(Fig. 15).
Veturius assimilis Burmeiïster (7), p. 311; — Kuwert (9), vol. V,
. 166. 1898; — Gravely (11), p. 38.
Tête lisse, bord frontal saillant avec une légère échancrure au
centre, tubercule central très déprimé avec l'extrémité fine et
redressée, rides frontales évidentes près du tubercule central,
deviennent effacées, à peine légèrement indiquées dans la direction
des tubercules internes, les rides transversales partent des tubercules
internes et courbent en bas se dirigeant vers la suture fronto-verticale,
la distance entre les tubercules internes est plus grande que celle qui
les sépare du tubercule central, mésosternum ponctué et garni de
poils sur les côtés et à l’angle antérieur, la partie centrale est terne
et dépourvue de poils et de ponctuations, les aires centrale et postéro-
intermédiaires du métasternum sont lisses et brillantes, les aires
latérales sont ponctuées et garnies de poils.
Cinq échantilllons : # de Therezopolis, dans l'État de Rio de Janeiro
et À de la ville de Rio de Janeiro. à
Cette espèce avait été trouvée au Brésil à Rio de Janeiro (GRAvELY),
à S® Catharina (Kuwerr), à Guyenne (PERCHERON).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
. Longueur de la tête 4 mm. Longueur de la tête 4 mm.
Largeur _ 7,5 — Largeur — 1 —
Longueur du pronotum 8 — Longueurdupronotum 7,5 —
Largeur — 10 — Largeur — 8,5 —
Longueur des élytres 19 —- Longueur des élytres 17 —
Largeur — 11 — Largeur — 10 > —
Longueur totale 31 — Longueur totale 28 —
FF
Coléoptères Passalides du Brésil. 269
Un des échantillons de Therezopolis a les rides frontales très accen-
tuées dès le tubercule central jusqu'aux tubercules internes de facon
que je considère son identité comme douteuse.
Veturius pumilis Kuwert.
(Fig. 16.)
Veturius pumilis Kuwert (9), vol. V, p. 167.
Tête à bord frontal arqué avec une légère échancrure au milieu,
tubercule central très déprimé, l'extrémité redressée peu saillante,
rides frontales peu accentuées, tubercules internes très évidents et
liés à la suture fronto-verticale par une ride courbe, bord antérieur
du pronotum presque droit au centre et arqué depuis les côtés jus-
qu'aux angles antéro-latéraux, ce caractère distingue cette espèce qui
est la plus petite du genre, de V. assimilis, mésosternum ponctué et
garni de poils à l’angle antérieur et sur les côtés, la marge postérieure
est lisse et brillante, l'aire centrale triangulaire, bien limitée est
terne, le métasternum est comme dans les espèces antérieures Y.
sinuatus et V. simillimus, mais l'aire centrale à à la partie postérieure
et au milieu deux impressions à peu près en forme de virgule.
Un seul échantillon de Rio de Janeiro.
KuUWwERT a eu des échantillons de Rio de Janeiro et de S'* Catharina.
Longueur;.deslæ "têtes. te. sur 3,9 MM.
Largeur En NT M and NN 6
Longueur du pronotum........... 6
Largeur — RE AE E 8
Longueur des.élytres. -. ........:.. 15
Largeur — RAP 9
Longueur*totale "mens ue 24,9
Kuwert (9) mentionne du Brésil les espèces suivantes desquelles
je n'ai pas eu d'échantillons pour juger de leur valeur :
Veturius transversus Dalm., in (48), p. 26. — Kuwert (9), p. 170.
Schôünherr, Syn. Insec., vol. I, — Région Amazonique.
App., p. 143; — Burmeister (7), Vetlurius criniceps Kuwert (9)
p.511; —Percheron, Monog., p. 94; P. 170. — Région Amazonique.
tab. 7, fig. 3; Kuwert (9), p. 170. Velurius validus Burmeister (7),
Brésil, Vénézuela et Amérique Cen- - p.513 et 518, Kuwert (9), p. 171.
trale. — Région Amazonique.
: Velurius validioides Kuwert (9)
Veturius lriluberculatus Eschsch. P. 171. — Région Amazonique,
270 Carlos MOREIRA.
Veturius libericornis Kuwert (9), Veturius platyrrhinus Hohe, Cat.
p. 171. — Région Amazonique. Luc; — Kaup. Monogr., p. HI,
Pl. 5, fig. 4; — Kuwert (9), p. 173.
Velurius tuberculifrons Kuwert (9), Amazonas (Kuwert), Brasil et Pa.
p. 172. — Région Amazonique. nama (GRAVELY).
GRAVELY (11) mentionne les espèces suivantes du genre Veturius
du Brésil dont il n’y avait pas de représentants dans les collec-
tions que j'ai examinées et étudiées.
Veturius spinifer —? Veturius Veturius unicornis Gravely (44),
sinuatus Kuwert (9); p. 172 (nec p. 36. — Amazonas au Pérou, Haut-
Eschscholtz); — Gravely (44) Amazone.
p. 36 — Colombie, Vénézuela et
St? Catharina au Brésil.
Genre Verres Kaup, 1871.
Une seule espèce de ce genre a été trouvée au Brésil; il n’y en
avait aucun représentant dans les {collections que j'ai étudiées.
Verres furcilabris (Eschsch.).
Passalus furcilabris Eschscholtz (13), p. 25.
Verres furcilabris Gravely, (14), p. 40, fig. V. II.
GRAVELY se réfère à trois exemplaires de cette espèce, provenant
du Para au Brésil; KauP et BURMEISTER, (7), p. 513, citent cette es-
pèce du Brésil et de la Guyane et Kuwerr (9), p. 176, de Guatémala,
PASSALINAE
Les Passalinae sont représentés au Brésil, selon nos connaissances
actuelles, par des espèces des genres Paxillus et Passalus.
Le genre Paxillus est constitué par les plus petites espèces de la
famille et se distingue aisément du genre Passalus par le flabellum
des antennes avec plus de trois lamelles, tandis que les espèces du
cenre Passalus ont le flabellum des antennes avec trois lamelles.
Insectes petits avec le flabellum des antennes à plus de
(RO laMmeMEs: TUE LR NES Re ne PRET E sus Paxillus
Insectes grands avec le flabellum des antennes à trois la-
elles seulement. Li re ee PER CREER Passalus
Coléoptères Passalides du Brésil. 274
Genre Paxillus Mac Leay, 1819.
Gravely (11), p. 48 et synonymes.
Les espèces de ce genre que j'ai pu étudier se distinguent de la
facon suivante.
1. Rides frontales fortement dentées......
— Les rides frontales ne sont pas fortement dentées.......
Le 1 D OP MOIS RO PR IE LOUE Paxillus robustus
2. Bords latéra®x du prothorax, angles antéro-latéraux et
partie antérieure des côtés des élytres pourvus de poils
jaunes abomdants.... 25: ..1,0,.00. Paxillus Camerani
— Bords latéraux du prothorax sans poils, il y a seulement
une touffe de poils roux aux angles antéro-latéraux des
élytres et quelques poils aux angles postéro-latéraux du
jui ENG) PMR NE DA Dan QE +R 7 A Mae LR 3.
3. Les rides frontales forment angle droit. Paxillus brasiliensis
— Les rides frontales forment angle obtus.... Paxillus Leachi
Paxillus robustus (Percheron).
(Fig. 17.)
Passalus robustus Percheron (4), p. 35-36, pl. IE, fig. 1; — Bur-
“meister (7), p. 495.
Paxillus robustus Gravely (11), p. 50, fig. VI, 10.
Tête à bord frontal sinueux avec une échancrure au milieu, tuber-
cule central relevé, très bas, rides frontales légèrement courbes, la
crête de ces rides n’est pas fortement dentée, ni sinueuse, tubercules
peu saillants, peu écartés des tubercules externes, ceux-ci sont pla-
‘cés sur le bord frontal et dirigés en avant, plaga frontale avec nom-
breuses ponctuations grandes, flabellum des antennes à cinq lamelles
avec les extrémités en ligne droite, angles antéro-latéraux du prono-
tum saillants dirigés en avant, le bord antérieur est légèrement con-
cave au twilieu, côtés du pronotum garnis de nombreuses et fortes
ponctuations, mésosternum lisse finement ponctué au milieu, terne à
la partie postérieure ; les cicatrices sont allongées, fusiformes, l'aire
centrale du métasternum lisse, indistincte des aires postéro-intermé-
diaires fortement ponctuées, aires latérales étroites, ternes; tibias
279 Carlos MOREIRA.
moyens avec deux épines aiguës à la face externe au delà du milieu.
Douze échantillons : 4 du Paraguay ; 4 de Missiones dans la Répu-
blique Argentine; 4 de Rio de Janeiro, Z de Therezopolis, 4 de
Petropolis et 6 de l'Etat de Rio de Janeiro, au Brésil.
Habitat connu antérieurement : Amérique du Nord et Antilles?
(Burmeisrer), Bahia, Espirito Santo, Rio de Janeiro et S'* Catharina
(GRAVELY).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 1,5 mm. Longueur de la tête 1,3 mm.
Largeur — &k — ‘Largeur — 3,9 —
Longueur du pronotum 4 — Longueur du pronotum 35 —
Largeur — ÿ — Largeur k —
Longueur des élytres 410 — Longueur des élytres 9 —
Largeur — 6»: — “Largeur — D —
Longueur totale 15,5 — Longueur totale 14 —
Paxillus Camerani (Rosmini)
Paxillosomus Camerani Rosmini (15), p. 4-5.
Paxillus Camerani Gravely (11), p. 48, fig. VI, 6.
Tête peu brillante avec le bord frontal concave, tubercuie central
déprimé dirigé en avant, rides frontales en angles obtus. courbées vers
les tubercules externes passant par les internes, plus petits que les
externes, les tubercules internes sont plus près des tubercules externes
que du tubercule central, de facon que les rides frontales qui ont une
entaille entre le tubercule central et les tubercules internes semblent
être fortement dentées; plaga frontale avec nombreuses ponctuations
plus denses près du bord frontal, flagellum des antennes avec cinq
lamelles ; la troisième, comptant de l'extrémité, est légèrement plus
longue que les deux antérieures et sensiblement plus longue que la
pénultième, la dernière est beaucoup plus courte; bord antérieur du
pronotum droit, les côtés avec des ponctuations en plus grand nombre
près de l'angle antéro-latéral, celui-ci est saillant en avant, bord latéro-
postérieur du pronotum et latéro-antérieur des élytres garnis de
nombreux poils jaunes, les quatre sillons dorsaux des élytres lisses,
les six latéraux ont de grosses ponctuations qui sont transversales du
6° au 9° sillon, mésosternum lisse avec quelques ponctuations sur les
Coléoptères Passalides du Brésil. 278
côtés, au milieu il y a une dépression longitudinale, les cicatrices sont
fusiformes, l'aire centrale du métasternum est lisse et séparée des
aires postéro-intermédiaires par une rangée courbe de dépressions
ponctiformes, aires latérales très étroites et rugueuses, tibias moyens
avec une épine.
Un échantillon de l’État de Matto Grosso capturé dans la vallée du
fleuve Jamary, du Brésil.
Habitat antérieurement connu : vallée du fleuve Santiago au sud
de la République de l’'Ecuador (Rosminr) et Haut-Amazone (GRAVELY).
Longueur de la tête............ PMR TEITITN
Largeur PAR ROLE SP 3,9 —
Longueur du pronotum.......... 3 —
Largeur TS RE TE ET RS M: 4,5 —
Longueur des élytres...:......... 9 e
Largeur ra LEA NOR RES. D —
ÉOonQueur (ObIB CRE AT. 14,9 : —
Paxillus brasiliensis (Lepeletier et Serv.).
Passalus brasiliensis Lepeletier de Saint-Fargeau et Serville (16), p. 21.
Paxilloides brasiliensis Kuwert (9), vol. V, p. 181.
Paxillus brasiliensis Gravely (114), p. 49, fig. VI, 7.
Tête brillante, avec le bord frontal concave et sans échancrure,
tubercule central très déprimé, à peine l’extrémité relevée et évidente .
rides frontales presque en ligne droite du tubercule central aux
tubercules internes et de ceux-ci aux tubercules externes, les tuber
cules internes sont plus près des tubercules externes que du tubercule
central, les rides frontales ont entre les tubercules internes et le
tubercule central une entaille, de facon que ces rides semblent être
fortement dentées, tubercules externes bien accentués et dirigés en
haut, plaga frontale lisse à la partie postérieure et avec de nombreuses
ponctuations à la partie antérieure entre les tubercules internes et
externes, flabellum des antennes avec cinq lamelles dont les extré-
mités restent à peu près en ligne droite quand le flabellum est fermé,
mésosternum lisse, cicatrices grandes et fusiformes, aire centrale du
métasternum lisse, aires postéro-intermédiaires fortement ponctuées,
aires latérales comme dans les espèces antérieures, tibias movens
avec une épine du côté externe,
Un échantillon de l’État de Matto Grosso, Brésil.
Ann. Soc. ent. Fr., xL [1921]. 18
mn
274 y Carlos MOREIRA.
Habitat connu auparavant : Yucatan, dans l'Amérique Centrale,
Bogota et Bolivia, dans l'Amérique du Sud (GRAvELY) et Brésil (Ku-
WERT).
Longueur de la têtes. .:...4.,... 2, mm
Largeur nt UV VORRIRTE 45 —
Longueur du pronotum..,........ D —
Largeur HA ANG a RCA Da
Longueur des élytres.... 24. 10,5 —
Largeur RS A nr EE 6 —
Lonetieur totale LES NEA ee 17 —
Paxillus Leachi Mac Leay
Paxillus Leachii Mac Leay (14), p. 106; — Gravely (11), p. 49.
Tête lisse, bord frontal concave légèrement échancré au milieu,
tubercule central déprimé avec l'extrémité peu saillante, les rides.
frontales partent du tubercule central en ligne légèrement courbe.
jusqu'aux tubercules internes et se prolongent jusqu'aux tubercules.
externes, ces rides sont dentées ou sinueuses, plaga frontale avec un
petit mamelon près du tubercule central, elle a de nombreuses ponc-
Fig. 15, — Veturius assimilis (Weber). — Fig. 16. — V. pumilis Kuwert.
— Fig, 17. — Paxillus robustus Perch. — Fig. 18. — Passalus spinifer
Perch. — Fig. 19. — P. Gravelyi, n. sp. — Fig. 20. — P. morio Perch.
Coléoptères Passalides du Bresil. 275
tuations grandes à la partie antérieure, flabellum des antennes avec
cinq lamelles, les deux postérieures plus petites que les trois anté-
rieures, bord antérieur du pronotum droit, côtés avec des ponctua-
tions grandes très nombreuses, mésostérnum lisse avec les cicatrices
oblongues ternes, près de l’angle antérieur, aire centrale du métaster-
num lisse, aires postéro-intermédiaires avec beaucoup de ponctuations
près de l'aire centrale, aires latérales ternes rugueuses ; ponctuations
des sillons dorsaux des élytres plus petites que celles des sillons laté-
raux, celles des sillons 7° à 9° sub-transversales.
__ Trente-cinq échantillons : 9 de Missiones et Alto Paranä, dans la
République Argentine; 1 de Matto Grosso, 2 de S'* Catharina, 4 de
S. Paulo, 12 de l’État de Rio de Janeiro et 5 de Mosqueiro, de l'Etat
du Para, au Brésil.
Habitat connu auparavant : Brésil (BurMEISTER), Guatémala (KUWERT
et GRAVELY); Iquitos, Parä, Bahia, Espirito Santo et Rio de Janeiro au
Brésil; Mexico; Nicaragua, Honduras et Bolivia (GRAVELY).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 3 mm. Longueur de la tête 1,5 mm.
Largeur — > — Largeur —— 3,9 —
Longueur du pronotum 6 — Longueur dupronotum 4,5 —
Largeur TE 7 — Largeur — 5,0 —
Longueur des élytres . 13,5 — Longueur des élytres. 95 —
Largeur — 8 — Largeur _ 3,9 —
Longueur totale 22,95 — Longueur totale 15,5 —
GRAVELY (11), p. 50, donne comme habitat de Paxillus crenatus
Mac Leay : Guadeloupe, Surinam, Mosquito et Haut-Amazone.
Paxilloides et Paxillosomus de KuwERT (9), vol. V, 180, 181,
182 et Spasalus de Kavr devenant synonymes de Paxillus, les espèces
suivantes de ces genres, que KuweErT donne comme du Brésil, doi-
veut être étudiées afin de vérifier leur valeur :
Pazxylloides anguliferoides Kuwert. (41), p. 49; Cayenne et Brésil.
(9), vol. V, p. 181; S'-Catharina Spasalus silvanus Kuwert, loc. cit.,
du Brésil p. 182; Bahia, au Brésil.
Paxilloides Schmidti Kuwert, loc. Spasalus magnus Kuwert, loc. cit.,
cit., 181; Bresil. p.183; Bahia, au Brésil.
Pazxillosomus pentaphyllus Beauv.), Spasalus abnormalis Kuwert, doc.
Kuwert, loc. cit.; — Paxillus cit., p. 183; région] Amazonique au
pentaphyllus (Beauv.) Gravely Brésil.
276 Carlos MOREIRA.
Genre Passalus Fabricius, 1792.
GRAVELY (11), p. 91 et synonymes.
Les espèces de Passalus que j'ai pu étudier se distinguent suivant
ce tableau :
1. Bord frontal avec une saillie spiniforme au milieu. ......
RS OO POLE e SR SE AE on md HO Passalus spinifer
— Bord frontal sans saillie spiniforme au milieu. .... RAA 2.
2. Elytres soudés....... RÉAL Passalus parvulus, n. sp.
= 2" HviTeS Non SOUAESS à LME an Nr EN PA ARE ai
3. Bord frontal avec des tubercules secondaires. .......... 4.
— Bord frontal sans tubercules secondaires, ..... RANCE ÿ.
4. Tubercules secondaires du bord frontal écartés l’un de
SEC | 4 à CHOSE NEUTRE NES ST CAC Pa 8
— Tubercules secondaires du bord frontal très rapprochés
OU COMHEUS EME NN ER SM RRRE ARENA PR ne MERE 10.
5. Tubercules externes aigus et saillants. .......,......... 6.
— Tubercules externes obtus.............,... Passalus morio
6. Bord frontal non échancré au milieu, plaga frontale ru-
gueuse avec peu de ponctuations à la partie antérieure...
Passalus convexus
— Bord frontaléchancré au milieu avec denombreuses ponc-
DHAUONS LEE 2 OA ANR EEE RÉ D Een à SERRE ASE 4 1.
. Bord frontal presque droit, rides frontales arquées.......
Passalus anguliferus
1
nn ns mm sms te
— Bord frontal sinueux, rides frontales presque droites...
Passalus punctato-striatus
ess riolensernieels elle ehelotstete 21e a pe)ele oies
8. Tubercule central avec l'extrémité libre sur une grande
étendue et dirigé en avant...........,... Passalus unicornis
— Tubercule central sans l'extrémité libre sur une grande
tendon, Er Rt re PERS AREA TS as A 9
9. Rides frontales en angle droit ou presque droit, tuber-
cules internes longs et dirigés en avant sur les tubercules
EXTELRES AA Le Ne RE Re Ce VE Passalus interstitialis
— Rides frontales en angle obtus, ou presque en are avec le
À | Coléoptères Passalides du Bresil. 277
centre en angle obtus, tubercules internes courts, obtus,
et ne sedirigeant pas en avant vers les tuberculesexternes.
Ce. ET OT EP EAREE L PR NN RME Passalus Inter rupius
10. Distance entre le tubercule central et le bord frontal égale
à celle entre les tubercules externes. .... Passalus occipitalis
— Distance entre le tubercule central et le bord frontal plus
faible que celle qui sépare les tubercules externes. ...... 1f
11. Plaga frontale lisse, sans ponctuations ou avec très peu de
LOU NEL TENUE RMNSRANORORE DNS SPRL ASL Passalus villosus
— Plaga frontale rugueuse, ou avec des ponctuations...... 12:
12. Plaga frontale rugueuse..... DES NOR D. RE TE 15
— Plaga frontale non rugueuse, avec des ponctuations......
LS ORNE PR TERRA TE PORC NOR PS EL LE Passalus parvulus, n.Sp.
13. Rides de la plaga frontale irrégulières: 7. .....:.....2.. 14.
— Rides de la plaga frontale plus ou moins transversales...
A OR CNP AMENER A A A QU ER SEA de Passalus glaberrimus
14. Plaga frontale avec une cavité à la base des tubercules
Sao) ss ET PEER A ER RNIE AAE EN RSR ASIE EE A Passalus erosus
Passalus spinifer Percheron.
(Fig. 18.)
/
Pässalus spinifer Percheron (5), p. 29, pl. 78, fig. >; — Burmeister
(7), p. 498.
Eumelus spinifer Kuwert (9), v. V, p. 300.
Tête avec le bord frontal pourvu d’une saillie spiniforme au milieu,
tubercules externes saillants, tubereule central conique relevé, peu
saillant, rides frontales, divergeant en angle obtus se prolongeant jus-
qu'aux tubercules internes et se courbant vers les tubercules externes,
plaga frontale concave avec des ponctuations près du bord frontal et
un mamelon déprimé près du tubercule central, pronotum avec le
bord antérieur droit au milieu et les angles antéro-latéraux se proje-
tant en avant, les côtés avec des ponctuations éparses et avec un groupe
plus dense formant une dépression plus grande près des bords postéro-
latéraux, bords latéraux et postérieur sans poils, élytres avec quelques
278 Carlos MOREIRA.
poils courts aux bords latéro-antérieurs, mésosternum terne au
centre, cicatrices obliques, aire centrale du métasternum lisse, postéro-
intermédiaire avec des ponctuations, aires intermédiaires lisses, épi-
pleures finement ridées sans poils. tibias moyens avec trois épines.
Un exemplaire de Mosqueiro dans l'État du Para, au Brésil. Habitat
connu antérieurement Brésil (BURMEISTER).
Longueuriderla ttes en See 3
Largeur TR ET IMG UE 6
Longueur du pronotum............ 6 —
Largeur ARLON IE her 8
Longueur des élytres, ....::..4.1. 15
Largeur EN PRENONS ACER ROSE 9 —
LODEUHEUENEOIAIE. SAR ANRT RE Er 24 —
Passalus Gravelyi, n. Sp.
(Fig. 49.)
Tête avec le bord frontal droit légèrement échancré au milieu,
tubercule central déprimé avec l’extrémité redressée, rides frontales
formant un arc; aux extrémités sont placés les tubercules internes
bien évidents et aussi loin du tubercule central et des tubercules
externes qui sont placés au bord frontal, les tubercules internes sont
liés aux sutures fronto-verticales par une ride oblique plus ou moins
accentuée ; plaga frontale ridée et ponctuée principalement à la partie
antérieure; devant le tubercule central il y à un mamelon plus ou
moins fendu au milieu ; pronotum avec une dépression de chaque côté,
près des bords postéro-latéraux; ces bords ont quelques poils roux
ainsi que le bord antérieur des élytres, les cicatrices du mésosternum
sont larges et mal définies, aire centrale du métasternum avec deux
erandes dépressions formant un À à la partie antérieure et deux autres
profondes près du bord postérieur convergeant en arrière; aires pos-
téro-intermédiaires bien distinctes de Paire centrale seulement à la
partie postérieure où elles sont fortement ponctuées; les élytres sont
tout à fait soudés, ils sont, proportionnellement à la largeur, plus
courts que ceux des espèces précédentes; bords antéro et postéro-
latéraux du pronotum arrondis; tibias moyens avec deux épines
du côté externe.
Deux exemplaires de Itatiaya, dans l'État de Rio de Janeiro, à
2.000 mètres d'altitude.
Coléoptères Passalides du Bresil. 279
Ces deux individus sont de même taille.
Longueur de la têle......."...4%. 5,9 MM.
Largeur RE d'or OR 9,5 —
Longueur du pronotum........... 12,0 —
Largeur Eh QE: 1 SR ORREN 13,0 —
Longueur des élytres..........1.. 22,0 —
Largeur RE M Ed 18 LS 14,5 . ——
Longueur totale:::... "223087. 39,9 —
Cette espèce diffère de P. quitensis Kaup. par ses tubercules internes
plus écartés des externes et non placés sur la même ligne et par
l'absence du sillon qui divise la plaga frontale de P. quitensis en
deux parties; P. Gravelyi a à peine le mamelon de la plaga frontale
plus ou moins fendu, plus clairement dans un des échantillons que
dans l’autre.
Je dédie cette espèce à M. le Dr F. H. GRaveLy, qui à contribué
beaucoup à notre connaissance des Passalidue.
Le type n° 43 est dans la collection du Laboratoire d’Entomologie
Agricole de l’Institut biologique du Ministère de l'Agriculture à Rio
de Janeiro.
Passalus morio Percheron.
(Fig. 20.)
Passalus morio Percheron (4), p. 83, pl. VI, fig. 4; — Burmeister
(7), p. 506; — Gravely (11), p. 54, fig. VII, 4.
Tête à bord frontal droit avec une légère échancrure au milieu,
tubercules latéraux larges, plats, en angle obtus; tubercule central très
déprimé avec l'extrémité redressée, cunéiforme, rides frontales
sinueuses divergeant en angle droit, courtes et terminant aux tuber-
cules internes, presque au milieu de la distance entre les tubercules
externes et le tubercule central, plaga frontale rugueuse et avec quel-
ques ponctuations; pronotum avec un groupe d’impressions près du
bord postéro-latéral, mésosternum lisse au centre avec les cicatrices
indistinctes, aire centrale du métasternum et les postéro-intermédiaires
lisses et mal définies, celles-ci avec peu de ponctuations; tibias
moyens sans épines.
Vingt-sépt échantillons du Brésil : 18 de Itatiaya dans l’État de Rio
de Janeiro, à 2.200 mètres d'altitude, 6 dé l’État de Rio de Janeiro, ? de
S'a Catharina et 1 de Minas Geraes ; 1 du Paraguay.
/
280 Carlos MOoREIRA.
Habitat antérieurement connu : Espirito-Santo, Bahia, Rio de
Janeiro et Blumenau, à S'a-Catharina — au Brésil (GRAVELY).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 3,9 mm. Longueur de la tête 3,0 mm.
Largeur — 6,5 — Largeur — 6,0 —
Longueur du pronotum 7,0 — Longueur du pronotum 7,0 —
Largeur — 9,02 sMHareeur — 9,0 —
Longueur des élytres 18,0 — Longueur des élytres 16,0 —
Largeur — 11,0 — Largeur _ 10,0 —
Longueur totale 28,5 — Longueur totale 26,0 —
Passalus convexus Dalman.
(Fig. 21.)
Passalus convexzus Dalman, in Schônherr (17), p. 142; — Percheron
(4), p. 86, pl. VI, fig. 6; — Burmeister (7), p. 503; — Gravely
(11), p. 59.
Tête avec le bord frontal concave sans échancrure au milieu, tuber-
cule central déprimé, pyramidal, rides frontales divergeant en angles
très obtus, peu saillantes principalement près des tubercules internes
qui sont très écartés des tubercules externes et très déprimés et
émoussés, plaga frontale ridée et avec des ponctuations principale-
ment près du bord frontal, un mamelon plus ou moins saillant, méso-
sternum lisse au centre, Cicatrices mal définies, aire centrale du méta-
sternum lisse, aires postéro-intermédiaires avec des ponctuations,
tibias moyens sans épines; bords postéro-latéraux du pronotum et
tibias moyens avec beaucoup de poils roux.
Quatre échantillons du Brésil : 4 de Mosqueiro, au Para, 1 de
St Catharina, 1 de S. Paulo et 1 sans indication de localité.
Habitat antérieurement connu : Peru et Brésil (Kuwert); Cambese-
Peru-Tejuca. Haut Amazonas et Amazonas (GRAVYELY).
Longueur de la tête 5,0 mm.
Largeur CAN HE 2 PEL 10,0 —-
Longueur du pronotum........... 12,0 —
Largeur UNE CNET à Len 13.0 —
Longueur dés élyires Mar Eee 23,0 —
Largeur te NOR , FRS 15.5 —
Longäbnritotalon tester en ane 40,5 —
Coléoptères Passalides du Brésil. 281
Passalus anguliferus Percheron
(Fig. 22.)
Passalus anguliferus Percheron (4), p. 75; — Burmeister (77), p. 492.
Tête avec le bord frontal légèrement biconcave échancré au milieu,
tubercule central déprimé caréniforme, rides frontales divergeant en
angle obtus, arquées avec la concavité en dedans terminant aux tu-
bercules internes bien définis, ceux-ci sont séparés des tubercules
externes d’un tiers à peu près de la distance des tubercules externes
au tubereule central, les tubercules externes sont aigus et dirigés en
avant, plaga frontale très ponctuée avec un mamelon ombilicoïde près
du tubercule central, pronotum fovéolé près du bord postéro-latéral,
mésosternum lisse au centre, cicatrices longues, étroites, peu pro-
fondes, ternes et mal définies, aire centrale du mélasternum lisse,
aires postéro-intermédiaires ponctuées, tibias moyens avec une ou
deux petites épines au bord externe dans le tiers postérieur.
Cinq échantillons du Brésil : 3 de S'* Catharina, À de Therezopolis,
1 de l'État de Rio de Janeiro ; 4 de la République Argentine.
Habitat antérieurement connu : Brésil.
Éoreteur desartéte in mere Lis 3,9 MM.
Largeur LAN TA SE PE FAT : 55 —
Longueur du pronotum........... 7,0 —
Largeur EE Det DT TR 7,5 —
Longueur des élytres......…. ES 13,5 —
Largeur TS DA EUR S AT AR 9,9 —
Longueur totale.::.:17,0.04 .. 24,0 —
Passalus punctato-striatus Percheron
(Fig. 23.))
Passalus punctato-striatus Percheron (4), p. 78, pl. 6, fig. 4; —
Burmeister (7), p. 497; — Gravely (11), p. 52 et 65, fig. VII, 2.
Tête à bord frontal droit avec une légère échancrure au milieu,
tubercules externes saillants, tubercule central pyramidal déprimé,
rides frontales saillantes, presque droites, partant de la face antérieure
du tubercule central en angle obtus jusqu'aux tubercules internes,
ceux-ci bien évidents et placés plus près des tubercules externes
que du central, plaga frontale avec des ponctuations près du bord
frontal, pronotum avec un groupe de dépressions et ponctuations près
282 Carlos MoreirA.
du bord postéro-latéral, mésosternum terne et avec des poils à la
partie antérieure, cicatrices ovales, aire centrale du métasternum lisse,
aires postéro-intermédiaires avec un petit groupe de ponctuations,
aires intermédiaires et épipleura lisses, tibias moyens avec une ou
deux épines,'bord antérieur du pronotum droit, angles latéro-antérieurs
émoussés et avançant en avant, bords du prothorax et élytres sans
poils.
Cinq échantillons de Utinga et Mosqueiro, dans l’État du Para, au
Brésil.
Habitat antérieurement connu : Mexico -(BURMEISTER) ; Guatémala,
Oaxaca, au Mexique, S. Salvador, Honduras, Nicaragua, Columbia et
Surinam (GRAVELY).
Loupueur'de lite 2255015 4,0 mm.
Ê Largeur Re PUS a ARS qe ,0 —
Longueur du pronotum........... 7,0 —
Largeur en AT SU HO ANR PT AAA 8,0 —
Longueur: des (61ytRes 2e Lt 16,0 —
Largeur SRE NES RUE ERA 10,0 —
Longueur totale 227022 26,0 —
Passalus unicornis Lepeletier et Serv.
(Fig. 24.)
Passalus unicornis Lepeletier de Saint-Fargeau et Serville (16),
p. 20; — Percheron (4), p. 57; — Burmeister (7), p. 487; —
Gravely (11), p.63.
Fig. 21. — Passalus convexus Dalman. — Fig. 22. — P. anguliferus Perch.
— Fig. 23. — P. punctato-striatus Perch. — Fig. 24. — P. unicornis
schseh. — Fig. 25. — P. parvulus, n. sp. — Fig. 26. — P. erosus Truqui.
[sol
Coléoptères Passalides du Brésil. 283
Cette espèce se distingue du P. interruptus par le tubercule central
long, dirigé en avant avec l'extrémité libre et plus ou moins horizon-
tale. Il est bien probable que le P. unicornis est une simple variété
du P. interruptus.
Quarante-trois échantillons du Brésil : 43 de l’État de S. Paulo,
13 de l’État de Minas Geraes, 11 de l’État de Rio de Janeiro (1 de Ita-
tiaga à 2.200 mètres d'altitude), 5 sans indication de localité; 1 de la
République Argentine et 4 de Jamaique.
Habitat antérieurement connu : Guadeloupe (BURMEISTER et GRA-
VELY).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 5,0 mm. Longueur de la tête 3,9 MM.
Largeur — 9,5 — Largeur — 7,0 —
Longueur du pronotum 10,0 — Longueur dupronotum 8.0 —
Largeur — 13,0 — Largeur — 10,0 —
Longueur des élytres 25,0 — Longueur des élytres 18,5 —
Largeur — 14,0 — Largeur — 11,0 —
Longueur totale 40,0 — Longueur totale 30,0 —
Passalus interstitialis Eschscholtz.
Passalus interstitialis Eschscholtz (13), 6, n° 5; — Percheron (4),
p.73; — Burmeister (7), 484; — Gravely (11), p. 98, fig. VII, 43.
Tête avec deux dents secondaires écartées l’une de l’autre au bord
frontal, l'espace entre ces dents est concave, tubercule central déprimé
avec l’extrémité aiguë dirigée en haut, rides frontales légèrement
tuberculeuses formant un angle droit ; elles sont droites jusqu'aux deux
tiers de leur longueur, puis se courbent en dehors vers les tubercules
internes qui sont saillants et placés près de la base des tubercules
‘xternes, ceux-ci sont au bord frontal, la plaga frontale présente à la
partie antérieure un nombre variable de ponctuations ; bords postéro-
latéraux du pronotum, antéro-latéraux des élytres et tibias moyens
garnis de nombreux poils roux, bord antérieur du pronotum bicon-
cave avec des poils roux, les côtes ont des ponctuations et il y a
une dépression irrégulière près du bord postéro-latéral, mésosternum
lisse, cicatrices longues et étroites, aire centrale du métasternum lisse
bien distincte des aires postéro-intermédiaires, celles-ci sont pourvues
de nombreuses ponctuations.
L]
284 Carlos MOREIRA.
Vingt et un échantillons : 14 du Brésil, 3 de Matto-Grosso, 6 de
Mosqueiro, au Para, 2 de Minas Geraes, 2 de l'Etat de Rio de Janeiro
et un de S' Catharina, # du Paraguay, À de la République Argentine,
À du Yucatan et 1 du Mexique.
Habitat antérieurement connu : Mexique, Guatémala, Honduras,
Panama, Cuba, Surinam, Peru, Amazones, Pernambuco, Bahia, Rio
de Janeiro, S'* Catharina, Bolivia et Paraguay (GRAVELY).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 3,9 mm. Longueur de la tête 3.0 mm.
Largeur — 8,0 — Largeur — 6,0 —
Longueur du pronotum 9,5 — Longueurdupronotum 7,0 —
Largeur — 11,0 — Largeur — 89 —
Longueur des élytres 20,0 — Longueur des élytres 16,0 —
Largeur —— 12,5 — Largeur — 9,5 —
Longueur totale 32,95 — Longueur totale 26,0 —
Passalus interruptus (L.).
(Fig. 1 et 2.)
Scarabaeus interruptus Linné, Systema Naturae, editio decima, 1758,
P. 304.
Lucanus interruptus Linné, Systema Naturae, 1767, p. 560.
Passalus interruptus Lepeletier de Saint-Fargeau et Serville (16),
p. 419; — Percheron (4), p. 42, pl. I fig. 1 2; — Burmeister,
(7), p. 481; — Gravely (11), p. 63.
Cette espèce est très variable, sur 143 échantillons de plusieurs pro-
venances que j'ai examinés, le plus grand à 49,5 millimètres de lon-
gueur et le plus petit 26 millimètres. Les caractères spécifiques
sont très variables : la tête’ présente le bord frontal plus ou moins
largement échancré au milieu, avec les bords de l’échancrure sail-
lants de facon à former des dents cu non, le tubercule central est
plus ou moins saillant, quelquefois incliné en avant avec l'extrémité
avançant légèrement, plaga frontale dans la plus grande partie des
échantillons avec de nombreuses ponctuations, et parfois rugueuse ;
dans quelques échantillons elle est à peine pourvue de ponctuations
peu nombreuses, réduites quelquefois à une ou deux rides frontales
formant un angle très obtus ou un arc, elles sont granuleuses et se
°. Lo € RAR Lin
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4 4 3 L
r]
4
Coleoptères Passalides du Bresil. 285
terminent aux tubercules internes placés très près des tubercules
externes qui sont sur le bord frontal, le pronotum de quelques
échantillons a, sur les côtés seulement, une dépression irrégulière,
d’autres présentent la dépression et quelques ponctuations ; les bords
postéro-latéraux, antéro-latéraux des élytres et les tibias moyens ont
de nombreux poils roux, les cicatrices du mésosternum des grands
échantillons sont longues, profondes et ont le fond terne, les plus pe-
tits échantillons les ont relativement petites; l’aire centrale du méta-
sternum est bien définie, les aires postéro-intermédiaires sont forte-
ment ponctuées.
443 échantillons : 119 du Brésil, 5 de Mosqueiro, au Para, 56 de
S. Paulo, 43 de l’État de Rio de Janeiro dont 4 de Jtatiaya à 2.200 me-
três d'altitude, 9 de Minas Geraes, 2 de Matto Grosso, 4 sans indica-
tion de localité: 8 du Paraguay et 16 de la République Argentine.
Habitat connu auparavant de cette espèce : Mexique, Honduras,
Nicaragua, Panama, Colombie, Vénézuela, Guyane Hollandaise et
‘Française, Haut-Amazone; au Brésil : Amazones, Pernambuco, Bahia,
Petropolis, Rio de Janeiro, S'* Catharina et Bolivia (GRAVELY).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête »,0 mm. Longueur de la tête 3,0 mm.
Largeur — 11,5 — Largeur — 6,0 —
Longueur dupronotum 13,0 — Longueur du pronotum 7,0 —
Largeur — 47,0 — Largeur — 8,0 —
Longueur des élytres 31.5 — Longueur des élytres 16,0 —
Largeur — 185 — Largeur — 9,5 —
Longueur — 49,5 — Longueur totale — 26,0 —
Cette espèce peut être maintenue comme de Linné seulement en
hommage à cet illustre naturaliste, mais non de droit, parce que la
description qu’on trouve dans le Systema Naturae de 1758 peut s’ap-
pliquer à cette espèce aussi bien qu’à toute autre de la famille : « Sca-
rabaeus interruptus mazxillosus, antennis arcuatis, corpore oblongo
depresso, vertice subcornuto, thorace abdomineque remotis ».
BurMeisreR (7), p. 481, dit que le P. interruptus a « clypeo epunc-
tato, Kopflache ohne Punkte » et SaINT-FARGEAU et SERVILLE (16),
p. 19, disent que cette espèce a la « capite subpunctata, subinermique ;
tête très inégale, présentant en avant quelques pointes dont aucune
v
286 Carlos MoREIRA.
n’est relevée en manière de corne; les intervalles qui se trouvent
entre les deux pointes latérales, supérieures et l’intermédiaire, for-
tement ponctuées ». On voit combien sont discordantes les dia-
gnoses de cette, espèce et la difficulté qu’il y a pour l'identification
des échantillons.
Passalus occipitalis Eschscholtz.
Passalus occipitalis (138), p. 21, — Burmeister (7), p. 532; — Gra-
vely (11), p. 61, fig. VII, 18. :
Tête avec le tubercule central saïllant caréné, incliné en arrière, les
rides frontales forment d’abord un angle droit, après se courbent en
dedans et deviennent parailèles {jusqu'aux tubercules internes qui
sont placés près des tubercules externes, ceux-ci sont aigus et placés
sur le bord frontal, les rides frontales sont dentées, le bord frontal
a quelquefois deux tubercules peu saillants et contigus au milieu,
d’autres fois le bord frontal est à peine saillant au milieu ; plaga frontale
grande parce que le tubercule central est plus écarté du bord frontal
que les tubercules externes; entre ceux-ci elle porte un petit mame-
lon, elle est ponctuée, près du bord postéro-latéral du pronotum, il y
a un groupe de ponctuations; bord antérieur des élytres concave;
aux bords postéro-latéraux du prothorax, huméraux des élytres et
aux tibias moyens il y a de nombreux poils roux; mésosternum lisse
en avant et terne en arrière, cicatrices longues, peu profondes et
ternes, aire centrale du métasternum lisse, aires postéro-intermé-
diaires avec des ponctuations, tibia moyen gauche avec une petite
épine (le droit en a deux), quelquefois ces épines sont si réduites
qu'on ne les distingue pas.
Sept échantillons du Brésil : 5 de Minas Geraes et deux de l'État de
Rio de Janeiro.
Habitat antérieurement connu : Brésil (GRAVELY).
Longueur de 1a_ tête: 5220 #5 UE 4,5 mm.
Largeur SE ST URLS, AS GE AE 9,0 —
Largeur du pronotum............ 9,0 —
Largeur ANNE AO LL EST 125 —
Longueur des élytres............, 23,0 —
Largeur ST LL RS EG 14,0 —
Longueur totale.:,..,.011..1.21%, sv... 30,0 —
Le plus petit échantillon a 31,5 mm. de longueur totale.
te.
Coléoptères Passalides du Bresil. 287
Passalus villosus Percheron.
Passalus villosus Percheron (4), p. 56, pl. IV, fig. 3; — Burmeister
(7), p. 487.
Tête à tubercule central élevé avec l'extrémité libre dirigée en
avant, rides frontales arquées, irrégulièrement dentées, se terminant
aux tubercules internes, près des tubercules externes, ceux-ci sont
bien évidents sur le bord frontal; bord frontal convexe avec deux
tubercules secondaires très près l’un de l'autre et obtus, plaga fron-
tale lisse avec quelques ponctuations ou des rides transversales, le
pronotum a sur les côtés, près du bord latéro-postérieur, de nom-
breuses ponctuations, les bords latéro-postérieurs du prothorax, les
bords antéro-latéraux de élytres et les tibias moyens ont de nombreux
poils roux, mésosternum lisse avec un sillon peu distinct longitudinal
au centre, cicatrices indistinctes avec des ponctuations et des poils
au fond, aire centrale du métasternum lisse, bien distincte des aires
postéro-intermédiaires qui sont ponctuées, tibias moyens avec une
épine à la moitié postérieure.
Un petit échantillon de Minas Geraes de 25 millimètres de longueur
totale ne présente pas presque de poils roux aux bords postéro-laté-
raux du prothorax et antéro-latéraux (huméraux) des élytres, les tibias
moyens ont peu de poils et les cicatrices du mésosternum en sont
dépourvues. :
Dix échantillons, dont 7 du Brésil : 4 étant de Minas Geraes, 3 de
l'Etat de Rio de Janeiro; 3 de la République Argentine
Habitat antérieurement connu : Brésil (BURMEISTER).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 5,0 mm. Longueur de la tête 4,0 mm.
Largeur — 8,0 — Largeur — 6,5 —
Longueur du pronotum 9,0 — Longueurdupronotum 7,5 —
Largeur — 10,0. — Largeur — 9,5 —
Longueur des élytres 21,0 — Longueur des élytres 17,5 —
Largeur - 43,0 — Largeur —- 10,5 —
Longueur totale 39,0 — Longueur totale 29,0 —
288 Carlos MOREIRA.
Passalus parvulus, n. Sp.
(Fig. 25.)
Tête avec le tubercule central déprimé, rides frontales bien évi
dentes, divergeant du tubercule central en angle droit, courbées aux
extrémités vers les tubercules internes qui sont petits et déprimés et
sont placés très près des tubercules externes, ceux-ci, placés au bord
frontal, sont aigus et dirigés en avant; au milieu du bord frontal il y a
deux tubercules secondaires, près l’un de l’autre, aigus et dirigés en
avant, plaga frontale avec quelques ponctuations éparses ; près du bord
frontal, il y a un mamelon déprimé, large et quelquefois ombilicoïde,
près du tubercule central; les côtés du pronotum ont des ponctuations
isolées ou en groupes d’en haut en bas, les bords latéro-postérieurs
du prothorax et huméraux des élytres n’ont pas de longs poils roux,
les tibias moyens en ont peu; mésosternum lisse au centre, cicatrices
allongées, mal définies, plus profondes en avant, aire centrale du
métasternum lisse, les aires postéro-intermédaires avec des ponctua-
tions, tibias moyens: le droit avec une ou deux “Ro et le gauche
avec deux ou trois.
Cinq échantillons du Brésil dont deux de Lambary, un de Bocaina
dans l’État de Minas Geraes, un de Therezopolis dans l’État de Rio
de Janeiro et un de $S. Paulo.
Tous les échantillons sont à peu près de même grandeur :
LonpueurrdeNanete. SP LenAn 3,0 mm.
Largeur SAR RRQ AN TU EN D,0 —
Longueur du pronotum...:...... DD —
Largeur ee PUR EU EAN 6,5 —
Longüeur-des élytres....:...1.:.. 13,0 —
Largeur LS A ER MR EE 7,0 —
Longueur totale.......... HAT © 215 —
Le type (n° 83) est dans la collection du laboratoire d’Entomologie
agricole de l’Institut biologique du Ministère de l’agriculture à Rio
de Janeiro.
Passalus glaberrimus Eschscholtz.
Passalus glaberrimus Eschscholtz (13), p. 20; — Burmeister (7),
p. 499; — Gravely (11), p. 8.
Tête avec le tubercule central très déprimé, rides frontales diver-
Coleoptères Passalides du Bresil. 289
geant près de celui-ci et sur un bref parcours, en angle droit, elles
s'écartent ensuite, et, dans la moitié antérieure, se courbent en dedans
vers les petits tubercules internes et se prolongent jusqu'aux tuber-
cules externes placés au bord frontal près des tubercules internes;
les tubercules externes sont aigus et dirigés en avant; bord frontal
épaissi, légèrement convexe, avec deux tubercules secondaires rap-
prochés l’un de l’autre au milieu; plaga frontale avec des rides trans-
versales el un mamelon près du tubercule central, tout le corps de
l'insecte est glabre; pronotum avec un petit groupe de dépressions et
ponctuations près du bord latéro-postérieur, mésosternum lisse au
centre, cicatrices en forme d'impression digitale, plus profondes en
avant, aire centrale du métasternum lisse bien distincte des aires
postéro-intermédiaires, celles-ci sont ponctuées, tibias moyens avec
une épine à la moitié postérieure et du côté externe.
Quatre échantillons dont deux du Brésil : un de l’État de S. Paulo
et l’autre de l’État de Rio de Janeiro ; deux de la République Argentine.
Habitat antérieurement connu : Blumenau à S‘* Catharina et Rio
de Janeiro (GRAVELY).
Dimensions
du plus grand échantillon : du plus petit échantillon :
Longueur de la tête 3,0 mm. Longueur de la tête 3,0 mm.
Largeur — 6,5 — Largeur — 6,0 —
Longueurdu pronotum 7,5 — Longueur du pronotum 6,5 —
Largeur — 9,0 — Largeur — 7,9 —
Longueur des élytres 15,5 — Longueur des élytres 14,0 —
Largeur — 9,5 — Largeur — 89 —
Longueur totale 26,0 — Longueur totale 23,9 —
Passalus erosus Truqui.
(Fig. 26.)
Passalus erosus Truqui (18), p. 268 ; — Gravely (11), p. 64, fig. VIT,
24.
Tête avec le tubercule central déprimé, rides frontales en angle
très obtus êt se courbant vers les tubercules internes, ceux-ci sont
très près des tubercules externes qui sont peu saillants, placés au bord
frontal et en dedans des tubercules internes ; au milieu du bord frontal
il y à deux tubereules secondaires peu saillants, obtus et très rappro-
Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921]. 19
290 | Carlos MOREIRA.
chés, à la base de ceux-ci il y a une dépression profonde; plaga fron-
tale ridée; pronotum avec une impression lisse près du bord latéro-
postérieur, sur ce bord le prothorax a quelques poils roux, les bords
huméraux et les tibias moyens ont aussi quelques poils roux; méso-
sternum lisse, cicatrices mal définies, aire centrale du métasternum
lisse, les aires postéro-intermédiaires ont quelques ponetuations.
Treize échantillons du Brésil, dont 9 de l'État de S, Paulo, 2 de
l'État de Rio de Janeiro, 1 de l'État de S'a Catharina et 4 sans indi-
cation de localité. DHyAE
Habitat antérieurement connu : Mexique (TRuQ:). GRAVELY se
réfère a un échantillon donné douteusement comme du Brésil. -
Tous les échantillons sont à peu près de la même grandeur.
Lonsueur den élerN Rere 5,0 mm.
Largeur = Ne SN ET PESTE ee
Longueur du pronotum........... 9,0 —
Largeur ee AT ce RE HR
Longueur des'élytres...#... .... 205 —
Largeur NT RSS NE SAT 12,5 . —
Longueur totales: RON EEE 34,0 —
Passalus quadricollis Eschscholtz.
Passalus quadricollis Eschscholtz (13), p. 21; — Percheron (4),
p. 59, pl. 4, fig. 5; — Burmeister (7), p. 501; — Gravely (11),
p. 64, fig. VII, 47.
Phoroneus quadricollis Kaup (8), p. 102; — Kuwert (9), vol. V.
DA
Tête à bord frontal épaissi, avec deux tubercules secondaires très
rapprochés et saillants au milieu, tubercules externes saillants, tuber-
cule central haut, dirigé horizontalement en avant avec l'extrémité
libre ou non, rides frontales très courtes, en arc; tubereules internes
très écartés des tubercules externes; plaga frontale très ridée, rides
grosses dirigées vers la ligne moyenne et en avant, la plaga frontale
a un sillon longitudinal au milieu plus ou moins accentué, pronotum
plus ou moins fovéolé près du bord latéro-postérieur; mésosternum
lisse au milieu, cicatrices semilunaires, ternes, peu profondes, aire
centrale du métasternum lisse, aires postéro intermédiaires ponctuées,
tibias moyens avec deux épines à la moitié postérieure.
Coléoptères Passalides du Bresil.
294
Vingttrois échantillons du Brésil dont : 44 de l’État de Rio de
Janeiro, 3 de l'Etat de Minas Geraes, à de l'Etat de Ste Catharina et
4 sans indication de localité.
Habitat connu antérieurement à peine : Brésil (GRAvELY]. Tous les
échantillons à peu près de la même grandeur.
Longueur de la tête...
Largeur —
Largeur —
Longueur des élytres..
Largeur — RE
Longueur totale........
Longueur du pronotum
12,0 —
SL 250 —
BURMEISTER (7) cite encore les espèces suivantes du Brésil dont je
n'ai pas vu de représentants dans les collections que j’ai étudiées :
Passalus punctatissimus Eschsch.
— Burmeister (7), p.485.
P. aculeatus Perch. — Burmeister
(7), p. 488.
P. sicatus Burmeister, loc. cit.,
p. 489.
P. nasulus Perch. — Burmeister,
loc. cit., p. 490.
P. geometricus Perch. — Burmeis-
ter, loc. cit., p. 491.
P. crenatus Eschsch. — Burmeister,
loc. cit., p. 496.
P. cajor Perch. — Burmeister, loc.
cit., p. 500.
P. rustlicus Perch. — Burmeister,
loc. cit., p. 502.
P. armalus Perly. — Burmeister,
loc. cit., p. 503.
P. semicylindricus Eschsch., Bur-
meister, loc. cit., p. 532.
P. toriferus Eschsch., Burmeister,
loc. cit., p. 531.
KuwErT (9), vol. V, cite les espèces suivantes du Brésil de genres
qui deviennentsynonymes de Passalus. Je n'ai pas pu vérifier la valeur
de ces espèces qui n'étaient pas représentées dans les collections que
j'ai étudiées et l'étude de ces espèces de Kuwerr doit être fait avec
les types.
La plupart des espèces de KuwerT n’ont probablement pas de valeur,
et doivent être des synonymes.
Passalus clypeoneleus (Kuwert) (9),
vol. V, 139%
P. rhodocanthopoides (Kuwert), loc.
Cit., p. 143.
P. longulus Percheron. — Kuwert,
IBc. cit., 144.
P. obscurus (Kuwert), loc. cit.
p. 146.
P. Lacerdae (Kuwert), loc. cit.,
p. 146.
P. dismembrandus (Kuwert), loc.
cit., p. 147.
292
P. Sellowi (Kuwert), loc. cit., p. 148.
P. rectangulus (Kuwert), loc. cit.,
149.
P. parabolicus (Kuwert), loc.
p. 151.
P. minutissimus (Kuwert), loc. cit.,
154.
P. dubilans (Kuwert), loc.
p. 154.
P. amarus (Kuwert), loc. cit., p. 155.
P. brevifrons ab. confraler (Ku-
wert), loc. cit., p. 156.
P.mancus (Kuwert), loc. cit., p. 158.
P. lineatoscutellatus (Kuwert), loc.
cil., p. 160.
P. nicherli (Kuwert), loc. cit., p. 160.
Passalus rugifrons (Kaup). Kuwert,
loc. cil., p. 161.
cit.,
cit.,
P. Deyrollei (Kuwert), loc. cit.,
p. 163.
P. denticollis (Kaup), Kuwert), loc.
cit., p. 190.
P. aduncus Erichs. — Kuwert, loc.
Cite po 191-
P. ruslicus Perch. — Kuwert, loc.
cit., p. 191.
P. alius (Kuwert), loc. cit., p. 191.
P. caulifer (Kuwert), loc. cit., p. 192.
P. obscurus (Kuwert)}, loc. cit.
p. 193.
P. binominatus Perch., Kuwert, loc.
cit., p. 194.
P. dolosus (Kuwert), loc. cit., p.194.
P. bahiae (Kuwert), loc. cit., p. 195.
P. divisus (Küwert), loc. cit., p.196.
P. perplexzus (Kaup). — Kuwert,
loc. cit., p. 196.
Carlos MOREIRA.
P. invndulifrons (Kuwert), loc. cit.,
Pp. 196.
P. paxilloides Kaup.— Kuwert, loc.
cit., p. 196.
P. fraclicornis (Kuwert), loc. cit.,
p. 200.
P. coordinatus (Kuwert), loc. cit.,
p. 201.
P. fraclus (Kuwert), loc. cit., p. 202.
P. mucronalus Burm. — Kuwert,
loc. cit., p. 203.
P. plicatus Perch., loc. cit., p. 203.
P. ferenudus (Kuwert), loc. cit.,
p. 204.
P. arcuatotaeniatus (Kuwert), loc.
cit., p. 264.
P. subcarinalus (Kuwert), loc. cit.,
p. 265.
P. lacnialatus (Kuwert), loc. cil.,
p. 266.
P. allidens (Kuwert), loc. cit.
p. 268.
P. dilatipunctatus (Kuwert), loc.
cit., p. 268.
P. dilatus (Kuwert), loc. cit., p. 269.
P. difficilis (Kuwert), loc. cit.,
p. 269.
P. dilatidentatus (Kuwert), loc. cit.,
P272;
P. scurroides (Kuwert), loc. cit.,
p. 274.
P. hostilis Perch. — Kuwert, loc.
cil., p. 284.
P. lunaris (Kaup). — Kuwert, loc.
Cite, p. 801.
GrAveLy mentionne (11), les espèces suivantes du Brésil qui n’é-
taient pas représentées dans les collections que j'ai étudiées.
Passalus catharinae (44), p. 55.
P. abortivus Perch. — Gravely, loc.
cil., p. 60.
P. nasulus Perch. — Gravely, loc.
CON: 162:
P. polli Gravely, loc. cit., p. 62.
P. torijerus Eschsch. — Gravely,
loc. cit., p. 62.
P. punclatissimus Eschsch. — Gra-
vely, loc. cit., p. 62.
P. binominalus Perch. — Gravely,
loc. cit., p. 64.
OT 2 << ——
Coléoptères Passalides du Brésil. 293.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
(1). LiNNÉ. — Systema Naturae, Editio decima, Lipsiae, 1758.
(2). Ibid., editio duodecima, 1766.
(3). Fagricius (J.-C.). — Entomologia Systematica, Hafniae, 1792.
(4).
(5).
PERCHERON (A.). — Monographie des Passales, Paris, 1835.
PERCHERON (A.). — Revision critique et Supplément à la Mono-
graphie du genre Passalus, 1"° partie. (Wagasin de Zoologie, 2,
III: année, 1841).
(6). PERCHERON (A.). — Monographie des Passales, second Supplé-
ment. (Magasin de Zoologie, 1844.)
(7). BURMEISTER (H.). — Handbuch der Entomologie, V. Band, Ber-
lin, 1847.
(8). Kauwp (J.). — Monographie der Passaliden (Bert. Entom. Zeitschr.,
v. 15, 1871).
(9). Kuwerr (A.). — Die Passaliden dichotomisch bearbeiten (Nov
tates Zoologicae, London, vol. IT, p. 209-230, pl. V-VIT, 1896; —
vol. IV, p. 274-306, 1897; — vol. V, p. 137-205 et 259-349, 1898.
(10). GRAVELY (F.-H.). — An account of the oriental Passalidae
(Memoirs of the Indian Museum, v. HI, n° 4, Calcutta, 1914).
(11). GRAveLY (F.-H.). — A contribution towards the Revision of the
Passalidae of the World (Memoirs of the Indian Museum, v. VII,
n° 1, Calcutta, 1818.
(12). Arrow (G.-J.). — Trans. Entom. Soc., London, p. 441, 1906.
(13). EscascnoLrz (F.). — Dissertatio de Coleopterorum genere Passa-
lus (Nouv. Mem. Mus. Mosc., 1, 1819, p. 15-28).
(14). Mac Leay (W.-S.). — Horae Entomologicae or Essays on the
Annulose Animals, [, 1, London 1819; Paris, 1838.
(15). Rosmini. — Viagoio del D' Enrico Fresta nella Republica del
Ecuadore ed regioni vicine. Passalidi (Bol. Mus. di Zool. ed. Anat.
Comp., Torino, XVII, n° 428, p. 10, 1902.
(16). LEPELETIER DE SAINT-FARGEAU et SERVILLE. — Passalus. Ency-
clopédie méthodique; Histoire Naturelle; Entomologie, v. X,
p. 19-24, 1825. ;
(17). SCHÔNHERR (C.-J.). — Appendix ad Synonimiam Insectorym.,
t. 1, part. III. Descriptiones Novarum Specierum, Scaris, 1847.
29%
Carlos MorEema. — Coléoptères Passalides du Bresil,
INDEX DES PASSALIDES ÉTUDIÉS.
anguliferus (Passalus)......
assimilis (Veturius).......
attenuatus (Veturius).....
brasiliensis (Veturus)......
brasiliensis (Paxillus).....
Camerani =
convexus —
Costalimai (Veturius)......
erosus (Passalus)..........
fluminensis (Veturius).....
furcilabris (Verres).......
glaberrimus (Passalus)....
Gravelyi — 1.04.
interruptus (Passalus).....
interstitialis (Passalus)....
Leachii (Paxillus).........
marginatus (Popilius)......
morio (Passalus). cree
occipitalis —
281
268
263
26%
273
272
280
269
289
264%
270
288
278
284
283
274
297
279
286
parvulus (Passalus).......
Paxillus —
Popilius --
Proculinae’ = 41.2.
punclato-striatus (Passalus).
pumilis (Veturius).........
Pseudacanthinae..........
quadricollis (Passalus).....
robustus —
simillimus AM EU QU
sinuaticollis (Veturius).. ..
sinuatus RE Me
spinifer (Passalus)........
unicornis (Passalus).......
VEPTESSME RTE NSGEE
LES TRECHINAE DE FRANCE
(DEUXIÈME PARTIE)
par le D' René JEANNEL.
Trieu TRECHINI Jeannel (suite),
GROUPE II.
(Genres à tibias antérieurs plus où moins pubescents.)
A. SÉRIE PHYLÉTIQUE DE THALASSOPHILUS.
3. Genre Thalassophilus Wollaston.
1
Thalassophilus Wollaston, 1854, ns. Mader.. p. 71; type : Th. Whitei
Woll. — Ganglbauer, 1892, Kal. Mitteleur., [, p. 186. — Reitter,.
1908, Faun. Germ.. [, p. 126. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 351.
Genre lucicole, caractérisé à première vue par la présence d’un
bourrelet basal aux élytres et par la grande longueur des antennes qui
égalent celles de bien des Cavernicoles.
Glabre. Tempes longues et très convexes; épistome déprimé.
Dent du menton entière, à peine incisée au sommet; labium libre ;
six soies sur l'extrémité antérieure de la pièce gulaire; languette
transverse. Élytres avec un bourrelet basal en arrière duquel la gout-
tière marginale se continue sans interruption avec la strie suturale ;
celle-ci, à lapex, se réfléchit sur l'extrémité apicale de la 3° strie;
stries externes effacées. Tibias antérieurs pubescents, avec un sillon
longitudinal externe au fond duquel se trouve un rang de poils. Pas
d'expansion sous-tarsale du quatrième article.
OEdeagus du type Trechus, grêle, allongé, terminé par un bec
crochu.
Chétotaxie normale.
Le genre est répandu dans l’Europe occidentale et les iles Canaries.
Il comprend deux espèces, une en Europe, l’autre dans l'archipel
canarien. Gette dernière, Th. Whitei Woll., se distingue par sa pe-
lite taille et sa forme bien plus parallèle.
Malgré leur nom, les Thalassophilus ne sont pas du tout des In-
sœtes marins: au contraire ils vivent au bord des eaux douces, dans
296 | D' René JEANNEIA
les marais, sous les pierres ou les débris ligneux. Ils abondent sou-
vent dans les débris d'inondation et se prennent parfois au vol.
Thalassophilus longicornis Sturm, 1825, Deutsch]. Ins., VI, p.83,
pl. 154, fig. à A. — Fairmaire et Laboulbène, 1854, Faune ent.
frane., 1, p. 148. — Pandellé, 1867, Mat. Faune franc., IE, p. 137.
— Putzeys, 1870, Sieëtt. ent. Ztg.,p. 15. — Ganglbauer, 1892, Käf.
Mitteleur., [, p. 186. — Reitter, 1908, Faun. Germ., I, p. 126. —
Bedel, Faune Col. Bass. Seine, [, p. 40 et 152. — littoralis De-
jean, 1834, Spec. V, p. 7; Icon. IV, pl. 203, fig. 4 — Kokujewi
Tschitschérine, 1898, Wiener ent. Ztg., p. 92; type : Crimée.
Répandu dans toute la France (!), plus communément dans le
midi. |
Seine-Inférieure : Rouen (Reiche!). — Aube : Troyes (Legrand).
— Haute-Garonne : Toulouse, débris d’inondations (Jeannel, Despax).
— Drôme : Crest (Argod!). — Vaucluse : La Bonde (Fagniez!). —
Var : Antibes (A. Grouvelle!).
L'espèce se trouve encore en Angleterre et en Europe centrale
‘jusqu’en Bucovine {D' Netolitzky !); elle a aussi été recueillie en Bul-
garie (D' Netolitzky!)}. D’autre part elle fait défaut dans le nord de
PAîfrique et parait même manquer dans la péninsule ibérique, tout
au moins dans la faune épigée (?).
B. SÉRIE PHYLÉTIQUE DE TRECHOBLEMUS.
4. Genre Trechoblemus Ganglbauer.
Trechoblemus Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur., I, p. 187; type :
T. micros Hbst. — Reitter, 1908, Faun. Germ., I, p. 127. — Bar-
the, Car. gallo-rhén., p. 354. — Jeanne], 1920, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 153.
Genre voisin de Thalassophilus Woll. par certains caractères (struc-
ture des tibias antérieurs, disposition des stries au sommet de lé-
lytre), mais bien distinct par d’autres points de son organisation.
(1) Je ne donnerai ici et dans la suite de ce travail que les seules indica-
tions géographiques qu'il m'a été possible de contrôler. Autant que possible,
je m'efforcerai même de ne citer que les lieux de capture d'exemplaires qui
me sont passés sous les yeux.
(2) Deux exemplaires d'un Thalassophilus peut-être un peu différent du
Th. longicornis typique, ont élé récemment recueillis par l'abbé H. BREUIL,
dans une grotte des environs d'Alicante.
[4
LCA
\
Les Trechinae de France. . 297
Téguments en entier pubescents. Des yeux normaux; tempes
courtes. Antennes normales. Palpes maxillaires portant par excep-
tion quelque poils sur les deux articles apicaux. Labium soudé, dent
du menton bifide ou même si profondément divisée qu’elle est
double. Extrémité antérieure de la pièce gulaire avec un rang de 12.
à 13 longues soies dressées formant une herse; languette transverse.
Élytres sans bourrelet basal, à stries fines, superficielles, égales ;
interstries plans et finement ponctués. La strie suturale se réfléchit
à l’apex, sur l'extrémité de la 3° strie. Des ailes propres au vol. Tibias
antérieurs pubescents, sillonnés sur la face externe, avec un rang
de poils dans le fond du sillon. Pas d'expansion chitineuse ventrale
du 4° article des tarses. Les deux premiers articles des tarses anté-
rieurs sont dilatés en dedans chez les mâles. OEdeagus du type
Trechus.
Chétotaxie normale.
Le genre Trechoblemus, dont les deux espèces connues habitent
l’une l’Europe, l’autre le Japon (T. postilenatus Bates), doit être d’o-
rigine américaine. Il est en effet étroitement apparenté aux deux
genres Neaphaenops Jeann. et Pseudunophthalmus Jeann., caverni-
coles du Kentucky, et fait partie de la même série phylétique qu'eux.
Les ancêtres des Trechoblemus ont dû vivre au Tertiaire dans l Amé-
rique du Nord et émigrer après le Miocène par les continents nord-
atlantique et nord-pacifique. Il n’est plus resté dans l'Amérique du
Nord, après extinction de la souche “piste , que des relictes caverni-
coles (JEANNEL, I. c., p. 153).
Trechoblemus micros Herbst, 1784, Fuessly Arch., p. 142: type :
Europe centrale. — Fairmaire et Laboulbène, 1854, Faune ent.
franc., Ep. 448. — Dejean, 1831, Spec. V, p. 5; Icon. IV, pl. 203,
fig.2.— Pandellé, 1867, Mat. Faune franc., Il, p. 137. — Putzeys,
1870, Stett. ent. Ztg.. p. 14. — Ganglbauer, 1892, Käf. Mitteleur.,
I, p. 181. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I. p. 40 et 153. —
planatus Duftschmidt, 1812, Faun. Austr., Il, p. 172; type : Linz.
— rubens Duftschmidt, 1812, I. c., p. 172 (nec Fabricius). — flavus
Sturm, 1825, Deutsch]. Ins., VI, p. 76, pl. 150, fig. c C. — sericeus
Fleischer, 1829, Bull. Moscou, p. 69. |
BioL. :Meanne]l, 1908, Biospeol. V, p. 270 (observations sur la
motilité des poils sensoriels).
Seine : catacombes de Paris (Bonnaire, Viré !); catacombes de Bi-
298 : D' René JEANNEL.
côtre [Biosp. 441 (1) (Jeannel, M. Royer!), errant sur l'argile autour
de flaques d’eau; Nogent-sur-Marne (L. Bedel!); ile de la Grande-
Jatte (Destreez!). — Aube : Gyé (Millot). — Yonne : inondations de
l'Armancon (La Brülerie). — Somme : Équennes (Mauppin). — Seine-
Inférieure : Rouen, bords de la, Seine (Mocquerys). — Calvados :
Caen (Fauvel). — Mayenne : grotte du Ray, à Saint-George-sur-Ëvre
{[Biosp. 462] (Jeannel). sur les stalagmites, au fond de la grotte. —
Vaucluse : Avignon (Chobaut). — Isère : bords de Guiers (Planet).
— Belgique : grottes de Han (Sauley!); grottes de Rochefort (Sé-
verin !). .
Europe septentrionale (îles Britanniques, Finlande, Scandinavie) et
centrale. Répandu surtout en France dans le nord et l'est; il ne
parait pas exister dans le sud-ouest. -
Il se trouve au bord des rivières, dans les endroits humides, par-
fois enterré assez profondément dans le sol. On le rencontre assez
souvent dans les grottes du nord de la France, sur l'argile ou les
stalagmites, comme les vrais troglobies. I semble donc bien qu'il
colonise actuellement les grottes du nord-ouest de l'Europe, comme
sa souche tertiaire l’a fait jadis dans l'Amérique du Nord.
Ogserv. — Chez certains exemplaires la région apicale des élytres
est rembrunie, plus ou moins bleuâtre. Cette coloration rappelle celle
du Lasiotrechus discus et se retrouve d’ailleurs bien développée, chez
le T. postilenatus Bates, du Japon.
C. SÉRIE PHYLÉTIQUE DE DUVALITES.
A cette série phylétique appartiennent les genres Lasiotrechus
Ganglb., Duvalites Jeann., Speotrechus Jeann., Neoduvalius X. Müller (?).
(1) Des renseignements détaillés sur les grottes citées dans ce travail se
trouvent dans les « Énumérations de grottes visitées de Biospeologica :
ire série (Biospeol. Il), 2° série (Biospeol. VI), 3° série (Biospeol. XVI),
4e série (Biospeol. XXIV), 5° série (Biospeol. XXXIIL), 6° série (Biospeol.
XXXIX), 7e série (en préparation).
Pour faciliter les recherches, je donne ici le numéro d'ordre des grottes
dans les « Énumérations », mais on devra aussi consulter l'« Index général
des grottes décrites dans les séries { à 5 » qui se trouve à la fin de la 5° sé-
rie (Biospeol. XXXIII, p. 550) et la « Table des matières » de la 6° série.
(2) Les genres Neotrechus J. Müll. et Typhlotrechus J. Müll. ont leurs
tibias antérieurs du type Trechus.
Les Trechinae de France. 299
». Genre Lasiotrechus Ganglbauer.
Lasiotrechus Ganglbauer, 1892 Käf. Mitteleur. I, p. 191; type
L. discus Fabr. — Reitter, 1908. Faun. Germ.. I, p. 127. — Barthe,
Car. gallo-rhén., p. 356.
Genre assez voisin de Duvalites Jeann.. dont il présente les prin-
cipaux caractères, mais bien séparé par son faciès particulier et la
structure de ses pièces labiales. |
Le genre Lasiotrechus est répandu dans toute l'Europe et l'Asie
paléarctique, jusqu'au Japon. Il serait constitué par deux espèces (1).
Lasiotrechus discus Fabricius 4801. Syst. Eleuth., 1, p. 207;
type : Europe septentr. — Dejean, 1831, Spee. V, p. 4: Icon. V,
pl. 203. fig. 1. — Fairmaire et Laboulbène, 1854, Faune ent. franc.,
[, p.448. — Pandellé. 1867, Mat. Faune franc.. IL p.138. — Putzeys,
. 4870, Stett. ent. Ztq.. p. 14. — Ganglbauer, 1892. Käf. Mitteleur..
{, p. 191. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, [. p. 40 et 153. —
Barthe, Car. gallo-rhén.. p. 356. — unifasciatus Panzer, 1797,
Faun. Ins. Germ.. Heîft 38, p. 7. — Mariae Hummel. 1893, Ess.
ent., IL, p. 44, pl. IT, fig. 3.
Seine-et-Oise : Saint-Cloud (Destreez). — Aube : Macey (Le Grand).
— Ardennes (La Perraudière). — Bas-Rhin : Strasbourg (Scherdlin!}.
— Vosges : Remiremont (Bourgeois!). — Somme : Abbeville (Maf-
cotte). — Seine-Inférieure : Rouen, bords de la Seine (Mocquerys). —
Calvados : Caen (Fauvel). — Lot-et-Garonne : Agen (Delherm). —
Haute-Garonne : inondations de la Garonne, à Toulouse (Marquet,
Despax!). — (xers : Samatan, inondations (Clermont). — Rhône :
Lyon, détritus du Rhône (Rey). — Isère : inondations du Guiers (Pla-
net). — Vaucluse : Avignon (Fabre). — Ain : Miribel (Sauley !)
zurope septentrionale et centrale, au bords des rivières, dans les
marais, souvent abondant dans les détritus d'inondations (?}.
Son aire de distribution s'étend en Sibérie (Mus. Vienne!) et jus-
qu'au Japon {Lewis!. in Brit. Mus.)
OBsERv. — Cette espèce est reconnaissable à première vue à sa
(1) Une deuxième espèce de Lasio{rechus aurait été décrite, en 1915, de
Mandchourie :"Z. Alexandrovi Lutsfnik (Rev. russe d'Entom., XV, p. 74).
(2) On le cite à tort, comme se trouvant aussi dans les grottes (BEDEL,
Faune Col. Bass. Seine, I, p. 153). Il est probable que cette assertion doit
s'appliquer au 7. micros, avec lequel on le confond parfois.
300 D' René JEANNEL.
4
coloration; elle est testacée rougeâtre avec une large bande trans-
verse bleue métallique sur la partie subapicale des élytres (1).
6. Genre Duvalites Jeannel.
Duvalites Jeannel, 1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 151; type : D. Doriae
Fairm. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 399.
Genre comprenant en Europe quelques espèces oculées, alpines ou
endogées, des Alpes méridionales, de la péninsule balcanique et des
Carpathes (2?) et aussi un grand nombre d'espèces à yeux atrophiés,
cavernicoles ou endogées, de France méridionale (Plateau Central,
Cévennes, Provence), de Catalogne, d'Italie (Alpes, Apennins), de
Sicile, de la péninsule baleanique (Dalmatie, Bosnie, Macédoine,
Grèce), des Carpathes et des monts Bihar.
Les Duvalites différent principalement des Trechus vrais par leurs
tibias antérieurs qui sont toujours pubescents sur la face antérieure,
au moins à l'extrémité apicale; chez certaines espèces oculées cette
pubescence est assez réduite, mais toujours présente. La face externe
des mêmes tibias antérieurs porte un profond sillon longitudinal
bordé par deux carènes saillantes; comme chez les Trechus ce sillon
s’oblitère parfois, mais alors la face externe du tibia est toujours par-
faitement glabre, bien différente par conséquent de la face externe
non sillonnée mais pubescente des tibias antérieurs des Duvalius. I
existe une forte expansion chitineuse ventrale au 4° article de tous
les tarses.
L'œdeagus des Duvalites est en général assez différent de celui des
Trechus. I est presque toujours très petit, très peu évolué; le lobe
médian n’est guère chitinisé que sur son côté ventral, la face dorsale
étant molle et translucide; la base, arquée du côté ventral, forme une
(1) Chez un exemplaire sibérien, provenant de l'Ussuri (Korb!, in Mus.
Vienne) les deux tiers apicaux des élytres sont bleu métallique en entier et
la coloration rappelle tout à fait celle du S{enolophus teutonus. Malgré son
aspect spécial résultant de cette coloration et malgré sa petite taille, ce
Lasiotrechus appartient certainement à l’espèce L. discus ; peut-être seule-
ment s'agit-il d'une race géographique distincte. Par contre, les exemplaires
japonais sont absolument identiques à ceux d'Europe.
(2) Au même genre appartient encore le T. Bodoanus Reitt., du Tian-Shan
chinois. Le T. maori Jeann., de la Nouvelle-Zélande (1920, Ann. Mag. nat.
Hist., (9), V, p. 111), ne diffère des Duvaliles que par son labium soudé;
il présente d’ailleurs d'étonnantes ressemblances avec certaines espèces bal-
caniques, comme le D. biokovensis Holdh., de Dalmatie, par exemple.
Les Trechinae de France. 301
sorte de bulbe renflé, souvent sphérique. Le sac interne ne porte
jamais de pièces compliquées comme chez les Trechus; il est en gé-
néral pourvu de deux lames de forme définie, l’une ventrale, l’autre
plus chitinisée dorsale (!), pouvant toutes deux être évaginées.
Les styles latéraux sont semblables à ceux des Trechus.
Chez toutes les espèces françaises les yeux sont atrophiés, les
téguments dépigmentés, les stries des élytres sont profondes et forte-
ment ponctuées.
TABLEAU DES ESPÈCES FRANCAISES
1. Pronotum nettement cordiforme, transverse, ses côtés très
arrondis dans la moitié antérieure, rétrécis en ligne droite en
arrière puis brusquement redressés dans le cinquième basal.
Élytres déprimés. — Tête arrondie, les tempes fortement
DOHHGES CILATTITEACS YONL LE NAN RES CE en 2,
— Pronotum non cordiforme, en général plus long que large.
ses côtés faiblement et régulièrement arqués depuis l'angle
antérieur jusqu'au cinquième basal où ils se redressent.
Élytres CIRQUE" CONVERCS PME ENT ERA RES PANNE» 2
2. Pronotum très transverse, plus fortement élargi en avant,
très rétréci en arrière, les côtés parallèles dans le cinquième
basal, entre la sinuosité et les angles postérieurs: ceux-ci
droits, saillants. Élytres à épaules anguleuses, saillantes.
Tête volumineuse. Quatrième article des antennes à peine
plus long que le deuxième. Long. 5,5 mm. 1. Lespesi Fairm.
a. Tète arrondie, volumineuse, sensiblement de même
largeur que le pronotum......... forma typica.
— Tête allongée, moinslarge que le pronotum, celui-ci
plus élargi en avant........ subsp. {slei Barthe.
— Pronotum moins fortement élargi en avant, peu rétréci en
arrière. Elytres à épaules moins saillantes, arrondies. Tête
moins forte. Quatrième article des antennes notablement plus
(1) Certains auteurs, après J. Müzzer (Rev. der blinden 7rechus-Arten, in
Denkschr. Ak. Wiss. Wien, XC, p. 11-114) appellent cette pièce dorsale
« ligula ». Je crois préférable de réserver le nom de « ligules » aux expan-
sions chitineuses fixes, impaires ou paires, faisant partie du lobe médian et
limant souvent le bord inférieur de l'orifice apical de l'œdeagus, chez beau-
coup de Coléoptères (JEANNEL, Rev. Bathysciinae, p. 42, fig. xxx1v).
AN. VER M \ a E ET A ON UN MES HETE Se
302 | Dr René JEANNEL.
long que le deuxième. Long. 5 à 5,5 mm...... . 2 Simoni Ab..
a. Côtés du pronotum faiblement sinués emarrière, non
parallèles dans le cinquième basal, mais encore l
convergents jusqu'aux angles postérieurs; ceux-ci
obtus, mousses. Antennes plus courtes........ Se
Mt ASS ds: OMS PAT E ee forma typica.
— Côtés du pronotum fortement sinués ‘en arrière,
parallèles dans le cinquième basal; angles posté-
rieurs vifs, aigus, saillants en dehors. Antennes
plus longues. 05 subsp. lutevanus Ieann.
3. Tête arrondie, à tempes fortement saillantes et convexes, de
_ façon que la plus grande largeur de la tête se mesure hien
après l'œil. Forme générale trapue. Stries profondément
ponctuées. Pattes relativement courtes, à fémurs renflés..
LS
— Tête allongée, à tempes non renflées, de façon que la plus
grande largeur de la tête se mesure à peu près au niveau de
l'œil. Forme générale plus élancée, à pronotum plus étroit.
Stries plus superficiellement ponetuées. Pattes grèles et lon-
QUES 2 ÉUTET CURSEUR ONE SÉCUN 7ENEe 6.
4. Pronotum subtransverse, à disque très convexe, avec une
forte voussure postérieure S’abaissant brusquement sur l’im-
. pression basale transvérse. Quatrième article des antennes à
peine plus long que le deuxième. Élytres en ovale allongé,
très convexes. Long. 5 mm........... 4. convexicollis Peyer.
— Pronotum de convexité normale. Quatrième article des an-
tennes nettement plus long que le deuxième (sauf chez D. Vil-
ÉTERNEL ES RP I EE RES PR RES AE UE Je
5. Pronotum aussi large à la base qu'au sommet, les côtés sinués
immédiatement en avant des angles postérieurs qui sont vis,
saillants en dehors. Yeux relativement gros, représentés par
une tache annulaire noire de diamètre égal à celui de l'inser-
tion antennaire. Élytres allongés, à épaules saillantes, à dis-
que convexe, mais déprimés le long de la suture. Long.
D ON RUE PGO PE EN SEE RAT ET ». Magdelaïinei Jeann.
— Pronotum nettement plus étroit à la base qu'au sommet, les
côtés sinués dans leur sixième basal: angles pest“rieurs
droits, non saillants en dehors. Yeux réduits à l'état de cica-
tricules transverses. Élytres à épaules arrondies, à disque très
convexe, sans dépression suturale, — OEdeagus exception-
Lagut P'A1 DR on 2e DA FO dal EE ee à (SE RSR ET
Net NET A 7 MF 4 H} Mes
L { 4 à : Ÿ ,
Les Trechinae de France. 303
nellement grand et allongé, très chitinisé; son somuwet se
termine par un bec recourbé. Long. 5 à 6 mm...........
a.
4 delphingiète Ab,
Grande taille, avec les élytres amples et très con-
vexes, glabres. Quatrième article nettement plus
“Jong que fe’déuxième. ......!:4: forma typica.
Petite taille, avec les élytres plus parallèles, tou-
jours pubescents au sommet et sur les côtés. Qua-
trième article des antennes de même longueur que
Jolie”. OA subsp. Villardi Bed.
6. Base du pronotum nettement plus étroite que le sommet; la
sinuosité postérieure des côtés occupe le cinquième basal.
Élytres à épaules accusées. quoique arrondies, à disque
modérément convexe. Long. 6 à 6,5 mm...... 6. Brujasi Dev.
a.
b.
Gouttière marginale du pronotum étroite. Elytres
allongés, à angles huméraux plus arrondis. An-
tennes grèles, à cinquième article cinq à six fois
aussi Jong que larges”... forma typicu.
Gouttière marginale du pronotum large......... b.
Forme plus robuste, avec les élytres amples. Côtés
du pronotum à sinuosité postérieure plus grande
et plus profonde (1). Élytres à ponctuation très
effacée en dehors et surtout aux épaules. An-
tennes grèles, à cinquième article cinq à six fois
aussi long que large. Long. 6,5 mm...........
A ÉAe4 2 2EN DÉ EE PRUR EE 22 subsp. Devillei Fagn,
Forme du Brujasi typique. Sinuosité postér rieure
des côtés du pronotum moins profonde. Élytres
à épaules plus saillantes, à ponctuation bien vi-
sible sur les côtés. Antennes plus courtes, à cin-
quième article quatre fois aussi long que large...
PT A un dE à ee CURSUDST. Patwen ac Fac.
— Base du pronotum aussi large que le sommet: les côtés sont
sinués
tout à fait à la base, immédiatement avant les angles
(1) Les angles postérieurs du pronotum sont de forme variable chez les
D. Bgujasi. Suivant les individus, ils sont plus ou moins grands, tanlôt
droits, tantôt très saillants en dehors.
304 : D: René JEANNEL.
postérieurs. Élytres très convexes, à région suturale très
bombée, à épaules tout à fait arrondies sans angle visible.
Long. 6416 500. .:... EURE RSR Re 7. Ochsi Dod.
a. Côtés du pronotum très régulièrement arqués,
sans angle saillant avant la sinuosité postérieure.
Ponctuation des élytres assez superficielle... ....
... forma typica.
— (Côtés du pronotum presque parallèles dans la
partie moyenne, brusquement rétréeis avant la si-
nuosité postérieure de facon à former un angle
saillant en dehors. Ponctuation des élytres plus
forte, plus profonde. Forme générale plus robuste.
SR VA RARE OP PRÉ As subsp. Boursini Fagn.
CATALOGUE DES ESPÈCES FRANÇAISES.
1. Duvalites Lespesi Fairmaire, 1863, Gren., Mat. Faune franc. I,
p. 4; type : grotte des Trois Cloches (1). — Bedel et Simon, 1875,
Liste Artic. cavern., p. 36. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 403. —
Giraudi Barthe, 1922, Car. gallo-rhén., p. 405; type : inondations.
à Bordeaux.
Larva : Jeannel, 1920, Biospeol. XLIL, p. 534, fig. 52 à 97.
b. Subsp. Islei Barthe, 1922, Car. gallo-rhén., p. 405; type :
inondations, à Bordeaux.
a. Forma typica. — Tarn : grotte des Trois Cloches, près de
Penne [Biosp. 469] (Lespès, Peyerimhoff!, Jeannel):; grotte des Chau-
ves-Souris de Janoy. près de la précédente [Biosp. 470] (Jeannel). —
Tarn-et-Garonne : Trou du Capucin, à Saint-Antonin [Biosp. 476]
(Saulcy!, Jeannel). — Gironde : inondations de la Garonne, à Bor-
deaux, un seul exemplaire recueilli le 45 février 1908 (Giraud).
b. Subsp. Islei Barthe. — Gironde : inondations de la Garonne, à
Bordeaux, un seul exemplaire mâle pris sur le quai de la Bastide, le
25 mars 4909 (Ed. de l'Isle de Dieneuc).
OBsEeRv. — J'ai eu sous les yeux l'exemplaire recueilli par M. Giraud.
à Bordeaux; il n’y a certainement aucune raison pour le séparer du
D. Lespesi typique.
(1) La seule indication donnée par FaAiRMAIRE : «grotte de la Dordogne »
est erronée. Le D. Lespesi a été découvert par Ch. Lespis dans la grotte
des Trois Cloches, à Penne (cf. Benz et Simon, 1. c., p. 36: LucanT£, Essai
géogr. sur les cavernes de la France (1880), p. 95).
Les Trechinae de France. 305
Quant au D. Islei Barthe, il appartient sans aucun doute aussi à la
mème espèce et ne peut qu'être provisoirement considéré comme une
race géographique distincte, provenant peut-être d'une autre ré-
gion que celle où vit la forme typique. Il est nécessaire d'observer
toutefois que la forme transverse et largement arrondie du pronotum,
qui caractériserait le D. Islei, se retrouve à des degrés divers chez les
imäles des D. Lespesi des grottes du Tarn.
9. Duvalites Simoni Abeille, 1880, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 129;
type : grotte de Minerve. — Barthe, Car. gallo-rhén.. p. 406.
b. Subsp. lutevanus Jeannel, 1919, Bull. Soc. ent. Fr., p. 253;
type : grotte de la cave de Labeil.
a. Forma typica. — Hérault : grotte de Minerve [Biosp. 48]
(E. Simon!, Lavagne!); grotte de la Fontaine froide, à la Caunette
[Biosp. 585] (Magdelaine!, Fage et Racovitza!); balma del Cingle
[Biosp. 580] (Fage et Racovitza!).
b. Subsp. lutevanus Jeannel. — Hérault : grotte de la cave de
Labeiïl, à Lauroux, près de Lodève [Biosp. 164] (Jeannel); grotte de
Gériausse, près de Lodève (Fagniez!).
3. Duvalites delphinensis Abeille de Perrin, 1869, Ann. Soc. ent.
Fr., p. 406; type : grotte de Saint-Nazaire-en-Royans. — Bedel et
Simon, 1875, Liste Artic. cavern., p. 36. — Ganglbauer, 1892,
Kaf. Mitteleur., I, p. 213. — Barthe, Car. gallo-rhén.. p. 409.
b. Subsp. Villardi Bedel, 1883, Ann. Soc. ent. Fr. Bull.
p. 37; type : grotte de Ferrières. — intermedius Barthe, Car. gallo-
rhén., p. A1 ; type : env. de Crest.
a. Forma typica. — Isère : grotte de Pré-Martin, à Pont-en-
Royans | Biosp. k41] (Argod!) ; Balme Etrange, dans le cirque de Cho-
ranche (Hustache!); grotte d'Herboully, près du Pas de Ja Sambue
(Hustache!). — Drôme : grotte du Taï, à Saint-Nazaire-en-Royans
[Biosp. 309] (Abeille !, Jeannel et Kagniez); grotte de Pialoux [Biosp.
400], comm. de Peyrus (Argod!); grotte de Saint-Julien-en-Vercors
(Hustache?).
b. Subsp. Villardi Bedel. — Drôme : grotte de Ferrières [Biosp.
314], à la Chapelle-en-Vercors: grotte des Sadous, près de Pradelle
[Biosp. 452] (Argod!, Fagniez!) ; pierres enfoncées en forêt, sur le pla-
teau de Lente (Argod!): pierres enfoncées à Omblèze (Argod").
OBseRv. — Les deux races ne sont certainement pas nettement sépa-
rables. Lorsqu'on compare des delphinensis typiques, glabres, à lon-
gues antennes, de Ja grotte du Taï, avec des Villardi de la grotte de
Ann, Soc. ent. Fr. xC [1921]. 20
306 D' René JRANNEL.
Ferrières, pubescents, parallèles, aux antennes trapues, on croirait à
première vue avoir affaire avec deux espèces bien distinctes (1).
Mais l’espèce est si variable dans ses diverses stations qu'avec de
zrandes séries d'exemplaires on s'aperçoit qu’il est même impossible.
d'assigner des caractères absolument fixes aux deux races. C’est ainsi
qu'on trouve des Villardi à pubescence réduite et à antennes plus
longues et d'autre part des delphinensis avec des poils excessivement
petits sur la région apicale des élytres.
Après étude d'un important matériel de cette espèce, je me suis fait
l'opinion que la forme delphinensis correspondait aux colonies caver-
nicoles des basses vallées, à l’ouest et au nord de l'aire de répartition
de l'espèce, et que la forme Villardi typique, c'est-à-dire pubescente,
parallèle, à antennes et membres courts, était représentée par les
colonies endogées de la forêt de Lente (au-dessus de 1.000 m.). Mais
ces colonies endogées s'installent parfois aussi dans les cavernes et
alors, mi-endogées, mi-cavernicoles, présentent des caractères varia-
bles établissant tous les passages avec les delphinensis cavernicoles
typiques.
Enfin une colonie isolée du D. Villardi se trouve très au sud
dans la grotte de Sadous, ce qui prouve qu'il doit certainement
exister des D. Villardi endogés au sud de la vallée de la Drôme. dans
les monts de Rochecourbe et peut-être aussi encore-plus au sud dans
la montagne de Chabre.
%. Duvalites convexicoilis Peyerimhoff, 1904, Bull. Soc. ent. Fr..
3. 202: tvpe : erotte du Pertuis de Méailles. — Barthe, Car. gallo-
I : LYT 5 ? 8
rhén., p. 408.
Larva : Jeannel, 1920, Biospeol. XLIL, p. 533.
Basses-Alpes : grotte du Pertuis de Méailles [Biosp. 352] (Peyerim-
hoff!, Fagniez!, R. de Borde!). M. Hustache l'aurait aussi pris dans
une petite grotte de la montagne de lEsteron, près de Saint-Auban,
dans les Alpes-maritimes.
3. Duvalites Magdelainei Jeannel, 191%, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 327; type : balme Patas.
Alpes-Maritimes : balme Patas, près de Beuil, haute vallée du Cians
(Magdelaine !, Chobaut!, Fagniez!)}, petite grotte claire, près de la route.
(1) L'œdeagus exceptionnellement grand et allongé, très chitinisé comme
celui des Trechus, avec un bec retroussé et le sac interne muni d'une pièce
dorsale en forme d'Y, est absolument identique chez les deux formes et four-
nit une preuve indubitable de l'unité spécifique.
Ê
J
|
ess os.
vt | Fee |
Les Trechinae de France. 307
Ogserv. — Cette espèce est remarquable par ses yeux relativement
grands et toujours constitués par un anneau de pigment noir encer-
clant une petite tache blanchâtre. Elle ressemble étonnamment au Du-
valius diniensis cautus Peyer., des Basses-Alpes, mais elle s’en dis-
tingue cependant avec facilité par la structure de ses tibias antérieurs,
par la gouttière marginale du pronotum plus large et par ses tempes
plus convexes.
6. Duvalites Brujasi Sainte-Claire Deville, 1904, L'Abeille, XXX,
p. 53: type : Baume Granet. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 407,
Larta.: : Jeannel, 1920, Biospeol. XIE, p. 53%.
b. Subsp. Devillei Fagniez, 1921, Bull. Soc. ent. Fr., p. 174:
type : Le Garagaï.
e. Subsp. Paulinae Fagniez, 1922, Bull. Soc. ent. Fr., p. 88;
type : grotte d'Eynési.
a. Forma typica. — Alpes-Maritimes : Baume Granet, ré de
Roquelort [Biosp. 31] (Sainte-Claire Deville !, Jeanne], Fagniez!
b. Subsp. Devillei Fagniez. — Alpes-Maritimes : aven Le Garagai
près de Gourdon [Biosp. 346] (Sainte-Claire Deville, Fagniez!); pierres
enfoncées dans le bois près de laven (Ochs!).
c. Subsp. Paulinae Fagniez. — Alpes-Maritimes: grotte d'Ey-
nési, près de Coursegoules (Fagniez!), un seul exemplaire.
7. Duvalites Ochsi Dodero, 1922, ap. Barthe, Car. 'gallo-rhén.
p. 402; type : grotte Ochs.
b. Subsp. Boursini Fagniez, 1922, Bull. Soc. ent. Fr.
p. 89; type : grotte de la Statue.
a. Forma typica. — Alpes-Maritimes : grotte Ochs (Ochs!,
Fagniez!, Jeannel); grotte Mars (Ochs!, Fagniez!, Jeannel). Ces deux
grottes se trouvent entre Vence et Coursegoules.
b. Subsp.BoursiniFagniez. — Alpes-Maritimes : grotte de la Sta-
tue, près de Gourdon (Fagniez, Jeannel).
Ogserv. — Les D, Brujasi et D. Ochsi ont à peu près la mème aire
de distribution, mais ne cohabitent pas dans les mêmes grottes.
7. Genre Speotrechus Jeannel.
Speotrechus Jeannel, 1922, Ann. Soc. ent. Fr., p. 168 ; type : G. Mayeti
Ab.
Cette nouvelle coupe est nécessaire pour recevoir une espèce à
' | \ 3 à 1
ps | TA
14
: N
308 D' René JEANNEL.
tibias antérieurs sillonnés et glabres sur la face externe, comme chez
les Duvalites, mais différant de ces derniers par sa série ombiliquée
désagrégée. De plus chez Speotrechus la dent du menton est à peine
incisée à son sommet, la languette est saillamte et forme un angle
aiou sur le milieu de son bord libre.
Les deuxième et troisième pores externes de la série ombiliquée
sont écartés l’un de l’autre et éloignés de la gouttière marginale; le
pore interne est reporté en arrière et en dedans, sur Ja septième strie,
à un niveau toutefois un peu antérieur à celui du premier pore
externe.
OEdeagus de petite taille, du mème type que celui des Duvalites.
L'unique espèce du genre présente un facies un peu différent de
celui des Duvalites. Le pronotum estcordiforme, à peu près aussi long
que large, les élytres sont en ovale allongé, convexes, avec les épaules
très effacées, les stries régulières, nettes, à ponctuation forte, mais
superficielle. Les pattes sont grèles et allongées, les antennes de
longueur moyenne, les yeux réduits à une cicatricule transverse.
Speotrechus Mayeti comprend deux races géographiques, qui se
distinguent de la facon suivante :
a. Tête plus allongée, à tempes peu convexes. Prono-
tum plus rétréci à la base; le bord basal est rectiligne
près des angles postérieurs. Élytres plus convexes,
avec la 3° et la 4° siries confluentes au niveau du pre-
ICT DOTÉ CISCAN 27 MAO EE De stir n forma typica.
— Tête plus arrondie, à tempes plus convexes. Pronotum
moins rétréci à la base, le bord basal est échancré la-
téralement près des angles postérieurs, de facon que
ceux-ci sont plus aigus. Élytres moins convexes, avec
les 3° et 4° siries non confluentes au niveau du pre-
Ne DOTÉ MSA EEE ENT E subsp. caussicola Jeann.
Speotrechus Mayeti Abeille de Perrin, 1875. Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 213; type : grotte de Saint-Martin d'Ardèche. — Barthe, Car.
gallo-rhén., p. 411.
Larva : Jeannel, 1920, Biospeol. XLIT, p. 536, fig. 58 à 61.
b. Subsp. caussicola Jeannel, 1919, Bull. Soc. ent. Fr., p. 253;
type : grotte de la Poujade.
a. Forma typica. — Ardèche : grotte de Saint-Marcel d'Ardèche,
en aval du cañon de l'Ardèche, rive gauche (V. Mayet!, L. Villard!,
|
à
«
Les Trechinae de France. 309
Chobaut!, Fagniez!); grotte de Saint-Martin (V. Mayel), peut-être
identique à la précédente ; grotte du Maïagar, dans le cañon de l’Ar-
dèche, rive gauche {{Biosp. 18%] (Jeannel) (1); grotte d’Allein, rive
droite de l'Ardèche (Bettinger !); grotte du château d'Ebbou, au Pont
d'Are [Biosp. 180] (Jeannel, Fagniez!); grotte de la Foussoubie, en
amont du Pont d'Arc, rive droite de l'Ardèche [Biosp. 182] (Jeannel);
grotte nouvelle de Vallon, rive gauche de l'Ardèche [Biosp. 614]
(E. Simon!, Jeannel): grotte du Soldat, rive gauche de la Beaune
(Biosp. 615] (Jeannel, Fagniez!); grotte de Peyroche. à Auriolles,
rive droite de la Beaune [Biosp. GA7] (Fagniez!); grotte de Banne
{Biosp. 609] (Jeannel, Fagniez!); grotte du Saut-du-Bœuf, dans le bois
de Paiolive [Biosp. 610] (Jeannel, Fagniez!); grotte du Cuivre, dans
le bois de Païolive [Biosp. 612] (Jeannel); grotte des Souhains, dans
le bois de Paiolive [Biosp. M6] (Magdelaine!). — Gard : grotte de
Tharaux, vallée de la Cèze [Biosp. 607] (Chobaut!, Jeannel); baume
des Italiens, rive droite de la Cèze [Biosp. 606] (Jeannel, Fagniez!);
grotte de la Coquelière, près de Chadouillet [Biosp. 608] (Jeannel);
grotte de Prével, près de Montelus (Magdelaine !).
En général assez commun, sous les pierres, dans les endroits hu-
mides.
b. Subsp. caussicola Jeannel. — Aveyron : grotte de la Poujade,
dans les environs de Millau [Biosp. 141] (Jeannel), abondant dans des
débris végétaux; grotte des Caves Matharel, à Tournemire [Biosp.
163] (Jeannel), dans des débris ligneux; grotte de Sainte-Eulalie, à
La Cavalerie, causse du Larzac (Ochs!). — Lozère : grotte des Bau-
mes-Chaudes, gorges du Tarn (A. Viré!.
OBserv. — La forme typique est répandue sur le versant rhoda-
nien des Cévennes; la race caussicola par contre semble particulière
au versant aquitanien, c'est-à-dire à la région des Causses.
D. SERIE PHYLETIQUE DE DUVALIUS.
A cette série appartiennent les Duvalius Delar., Trechopsis Peyer.
à sillons frontaux incomplets), Anophthalmus Sturm. (à série ombili-
quée désagrégée) et aussi les genres Scotoplanetes Abs., Aphaenopsis
J. Müll. et Pseudaphaenops Wink].
8. Genre Buvalius Delarouzée.
Duvalius Delarouzée, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., p. 65; type : D. Ray-
(1) Il est remarquable qu'ici le S. Hayeti a été pris dans des galeries par-
courues par un fort courant d'acide carbonique.
310 D: René JEANNEL.
mondi Delar. — Ganglbauer, 4904, Münch. Kol. Zs.. LD: 492
(pars). — J. Müller, 1913, Denkschr. Ak. Wiss. Wien, XC, p. 23
(pars). — Jeanne}, 1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 150 (char. emend.).
Ce groupe ne renferme que des espèces à yeux très atrophiés ou
nuls (1), Elles ont tout à fait l’aspeet et les caractères des Duvalites.
mais s’en distinguent aisément par leur tibias antérieurs qui sont
pubescents sur les faces antérieure et externe et ne présentent pas
trace de sillon longitudinal externe. De plus ces tibias antérieurs
sont toujours plus épais, non aplatis et sont toujours d’un aspect mat
produit par la présence de fines strigosités longitudinales, En dehors
de cette différence de structure des tibias antérieurs, il n'existe pas
d’autres caractères isolant les Duvalius des Duvalites ; lœdeagus en
particulier est du même type dans les deux groupes (2). Mais Ja
distribution géographique actuelle des Duvalius montre bien qu’ils
sont une lignée différente de celle des Duvalites et aussi bien plus
ancienne, comme d'ailleurs toutes les autres lignées à tibias pubes-
cents et non sillonnés.
Les Duvalius se trouvent en effet en Europe, dans les régions ha-
(1) 11 faut retrancher de la liste des Duvalius (JEANNEL, 1920, I. c., p. 150)
les D. Berlhae, D. siculus et D. lapidicola. Je n'avais pu voir de ces es-
pèces que des exemplaires uniques en mauvais état ou mal préparés: l'examen
de nouveaux matériaux m'a moutré qu'il s’agit de Duvalites à sillon tibial
externe peu accentué. Quant au D. Knauthi, c'est une espèce aberrante
dont la position systématique doit ètre encore tenue pour douteuse. Par
contre les D. diniensis Peyer., D. sardous Dod., D. Ghiliani Fairm.,
D. vallombrosus Ras., D. balcanicus Friv. et D. Oertzeni Mill. sont des
Duvalius vrais. a
(2) On pourrait être frappé par les cas de convergence existant parfois entre
espèces des deux types (par exemple Duvalius diniensis cautus Peyer. et
Duvalites Magdelainei Jeann). Mais il faut bien tenir compte de ce que
des faits semblables sont fréquents chez les Cavernicoles et se dire que :
1° Duvalius et Duvalites sont des types archaïques dans leurs séries
évolutives respectives et doivent forcément pour cela être bien plus voisins
par leurs caractères que ne le sont par exemple Trechopsis et Neoduvalius,
c'est-à-dire des types plus évolués et parallèles des deux séries. Ce que j'ai
dit (JEANNEL, 1914, Biospeol. XXXIV, p. 65) à propos de la systématique des
Bathysciinae s'applique aussi bien aux Trechinae.
2° La valeur taxonomique du caractère tibial s'affirme chez les vieux
genres très spécialisés comme Typhlotrechus, Neoduvalius, Anophlhalmus,
Aphaenops, etc.
3° La chorologie des Duvalius montre bien qu'ils sont une lignée plus
ancienne que la lignéé des Duvalites.
Les Trechinae de France. 311
bitées par des Duvaliles, mais aussi dans les iles tyrrhéniennes (f)
(D. sardous Dod.) et dans le nordde l'Afrique (D. Jurjurae Peyer.). En
Europe la distribution des Duvalius est sporadique. IIS sont en effet
tous groupés sur les restes des très viéux massifs continentaux de
l'Europe éocène, les uns en Provence, Sardaigne, Sicile et Djurjura
sur les restes des massiis tyrrhéniens, d'autres dans le Banat et les
Alpes de Transylvanie, d'autres enfin dans le Balkan oriental et la
Thrace.
Dans le massif dinarique ils sont remplacés par les Anophthalmus
(qui ne sont que des Duvalius à série ombiliquée désagrégée), de
même que les Duvalites sont remplacés en France par les Speotrechus,
dans les Cévennes.
TABLEAU DES ESPÈCES FRANÇAISES.
4: Pronotum pas plus long que larg Stries des élytres fortes,
à ponctuation profonde, grosse et espacée; intersiries con-
atoitilsto side Laye alu tn Si ll etes vera é rase
— Pronotum nettement plus long que large. Stries des élytres
fines, régulières, à ponctuation petite el assez serrée; inter-
stries plans. Long. ÿ à 5.5 mm............ 1. Raymondi Del.
a. Stries des élytres bien visibles dans la région hu-
11123 VER MISES RARES ART TER RAP Sa de b.
— Stries des élytres tout à fait effacées sur la région
humérale, base des élytres déprimée............ 6
b. Elytres sans dépression basale: pronotum un peu
moins allongé. Long. 5 mm...... forma typica.
— Elytres largement déprimés à la base; pronotum
très allongé. Long. 5 mm. subsp. Fagniezi Chob.
c. Forme plus grêle. Côtés du pronotum plus sinués en
arrière, les angles postérieurs saillants en dehors.
HOnSS Je DORE SNS subsp. Magdalenae Ab.
— Forme plus robuste. Côtés du pronotum faible-
ment sinués, les angles postérieurs droits, non
saillants en dehors. Long. 5,5 mm..............
RER AE eVane navet l'SBDSD: Aubert: Grènt
(1) 1 n'existe des Duvaliles que dans les iles encore récemment ratta-
chées au continent {D. siculus Baudi, D. lucidus J. Müll.).
9 D' René JEANNEL.
Antennes épaisses, moniliformes, l'avant-dernier article
ovale, à peine une fois et quart aussi long que large. Petite
taille ; forme parallèle. Pronotum nettement rétréci à la base. 3.
Antennes grèles, allongées, l’avant-dernier article, au moins
deux fois aussi long que large................ Da ENNEME TA OS TR
Elytres étroits, allongés, peu convexes, à stries très effacées.
Pronotum cordiforme, bien rétréci à la base. Long. 3,5 à
TAN A RE RAR M DEEE à PR der mens MOIS ir i AD;
Elytres allongés. assez convexes, à stries fortes et profondé-
ment ponctuées. Pronotum peu rétréci à la base, les côtés
arqués jusqu'aux angles postérieurs, leur sinuosité basale
très petite. Long:12 mm is et EE SN RObEr HE ANE
Elytres elliptiques, non atténués en arrière, déprimés sur le
disque, les stries effacées, peu profondément ponctuées..... à.
Elyires ovoides, atténués en arrière, très convexes, les stries
fortes, à ponctuation grosse et profonde. Pronotum aussi
large à la base qu’au sommet. ....... ot
©
Ê
Forme plus allongée. Pronotum un peu plus étroit à la base
qu'au sommet. Élytres étroits, allongés, à épaules très arron-
dies, les stries très effacées. Long. 3,5 à 5 mm. {les petits
exemplaires sont parfois pubescents)......... Carantii Sella.
— Forme plus large. Pronotum presque aussi large à la base
) o
qu’au sommet. Elytres amples, à épaules saillantes, les stries
plus nettes, quoique effacées. Long. 5,2 mm...............
PORN Ré po ANS IST. T3: 6 SA lantosquensis AD:
Robuste. Côtés du pronotum arrondis, profondément sinués
en arriere, les angles postérieurs petits, non saillants en
dehors. Élytres très renflés, à épaules accusées, mais arron-
dies. Long. 6 à 6,5 mm...... LL RS RTE .. », Cailloli Dev.
— Forme bien plus étroite. Côtés du pronotum presque paral-
lèles dans leur partie moyenne, très faiblement sinués en
arrière; les angles postérieurs saillants en dehors, la base
très large. Élytres moins arrondis latéralement, à épaules
saillantes. OEdeagus plus petit et plus grêle que chez les
précédents (!). Long. 4,5 à.4,8 mm....... 6. diniensis Peyer.
(1) Chez tous les Duvalius français l'œdeagus est peu variable et ne donne
guère de caractères spécifiques. Le lobe médian n'est pas chitinisé sur sà
Les Trechinae de France. 313
a. Yeux très petits, réduits à l’état de cicatricules
transverses. Tôte faiblement rétrécie en arrière,
au niveau du cou. Long. 4,2 à 4,8 mm ..........
ÉCART ad e à à SC forma typica.
— Yeux relativement grands, constitués par une
tache annulaire de pigment noir, de diamètre égal
à celui de l'insertion des antennes. Tête nulle-
ment rétrécie en arrière. Long. 5,5 mm.........
ÉTERNEL ARE Er subsp. cautus Peyer.
CATALOGUE DES ESPÈCES FRANCAISES.
1. Duvalius Raymondi Delarouzée, 1859. Ann. Soc. ent. Fr.
p. 66, pl. [I fig. 3: type : « trou des Fades ». — Abeille de Perrin,
1886, Rev. d'Ent., Caen, V, p. 138. — Bedel et Simon, 1875,
Liste Artic. cavern., p. 36. — Ganglbauer, 1892, Kaf. Mitteleur.. [.
p. 213. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 395,
Larva : Jeannel, 1920, Biospeol. XLIT, p. 532, fig. 48 à 51.
b. Subsp. Fagniezi Chobaut, 1902, Bull. Soc. ent. Fr.. p. 88;
type : baume Roland. — Barthe, Car. gallo-rhén.. p. 395.
e. Subsp. WMagdalenae Abeille de Perrin, 1869. Ann. Soc. ent.
Fr., p. 408; type : grotte de Sainte-Madeleine. — ‘Ganglbauer,
1892, Kaî. Mitteleur., I, p. 243.
d. Subsp. Aubert Grenier, 1864, Ann. Soc. ent. Fr. p. 135;
type : grotte innomée à Toulon (coll. Jeannel). — Bedel et Simon,
18795, Liste Artic. cavern., p. 36. — Ganglbauer, 1892, Käf. Mit-
teleur., ?, p. 243. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 396.
a. Forma typica. — Var : grotte des Fées, près d'Hyères [Biosp.
620] (Abeille!, Fagniez!).
b. Subsp. Fagniezi Chobaut. — Bouches-du-Rhône : baume Ro-
land, près de Marseille [Biosp. 355] (Fagniez!, Magdelaine!.
c. Subsp. Magdalenae Abeille. — Var « grotte de Sainte-Made-
leine, dans la montagne de la Sainte-Baume (Abeille!); grotte aux
OEufs, dans la Sainte-Baume (Abeille!) ; grotte de Riboux (Fagniez!).
d. Subsp. Auberti Grenier. — Var : grotte innomée des envi-
rons de Toulon (Aubert!); grotte d'Evenoz, du Tisserand et de Truby,
face dorsale ; il existe un gros renflement basal sphérique et le sac interne
porte des pièces apicales droites et assez longues. L'organe est de petite
taille.
314 D' René JEANNEL.
dans les environs de Toulon (teste Caïllol); caves de la chartreuse de
Montrieux (Aubert, Abeille!) ; grotte de Morières (Sietti, teste Cail-
lol); grotte du Saini-Trou, à Broussan [Biosp. 619] (Mollandin de
Boissy !, Fagniez!); grotte de la Foux, près du Beausset (Ochs!), un
exemplaire.
OBserv. — L’exemplaire pris par M. Ochs dans la grotte de la Foux
est un mäle de très petite taille (4,5 mm.); il faudrait connaitre
d’autres exemplaires pour savoir s'il ne s’agit pas d'une race naine
du D. Auberti.
2. Duvalius Clairi Abeille de Perrin, 1880, Ann. Soc. ent. Fr.
Bull., p. 129; type : vallon de la Madone. — Ganglbauer, 1892,
Käf. Mitteleur., I, p. 215. — Peyerimhoff, 19M%4, Bull. Soc. ent
Fr., p. 397. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 397.
Sous les pierres enfoncées, dans les ravins humides exposés au
nord, de 4.600 à 2.000 m. d’alt., souvent au bord même de la neige.
— Alpes-Maritimes : vallon de la Madone des Fenûtres, près de La
Vacherie, au-dessus de Saint-Martin-Vésubie (abbé Clair!, G. Serullaz!,
Fagniez, Argod!);: massif de lAuthion, cime de Thueis, cime de la
Calmette, col de Raus (Sainte-Claire Deville, D' Clerc!); massif du
Tournairet (teste Caïllol.
OBsERv. — P. DE PEYERIMIOrF (1. €.) signale la présence fréquente
de petits poils sur les téguments du D. Clairi. On trouve en effet
souvent des individus plus ou moins pubescents dans les colonies
endogées des PDuvalius (D. Carantii Sella) ou des Duvalites (D. Vil-
lardi Bed.) et ces vestiges de pubescence indiquent que la souche
lucicole ancienne a dù être pubescente, comme les Trechoblemus, par
exemple (1).
3. Duvalius Roberti Abeille de Perrin, 1903, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 298; type : ravin de Turini. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 398.
Alpes-Maritimes : sous les pierres du lit d’un petit torrent, au voi-
sinage immédiat des baraquements militaires de Turini, dans le
massif de l’Authion (?) (Jeannel, D' Clerc!), alt. 4.700 m.
(1) D'ailleurs de nombreuses espèces de Duvalius endogés sont encore très
pubescentes : D. Bielzi Seidl., D. cavifuga Ganglb., D. dacicus Friv., etc.
2) C'est par erreur Qu'ABEILLE DE PERRIN a attribué la découverte de cette
espèce au lieutenant H. Rogert. Les exemplaires qu'ABEiLe a recus du lieu-
tenant H. Rogerr avaient été donnés à ce dernier par moi-même plusieurs
jours après leur découverte.
ET
Le io DÉS
Les Trechinae de France. 315
%. Duvalius lantosquensis Abeille de Perrin, 1869, Ann. Soc. ent.
Fr., Bull., p. 128; types : vallon de la Madone. — Ganglbauer.
1892, Käf. Mitteleur., [, p. 21%. — Barthe, Car. gallo-rhén.. p. 39%.
Endogé, remontant à la surface du sol après les grandes pluies; se
tient surtout sous les pierres enfoncées dans le sable pur (Buchet,
teste Caillol)}. — Alpes-Maritimes : vallon de la Madone des Fenêtres,
à La Vacherie, au-dessus de Saint-Martin-Vésubie, entre 1.600 et
2.000 m. d’alt. (E. Simon!, Pic!, Fagniez!) (f).
OBseRv. — Ce Duvalius se trouve surtout en territoire italien.
5. Duvalius Cailloli Sainte-Claire Deville, 4902, Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 704; type : grotte d’Albarea. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 393.
Alpes-Maritimes : grotte d’'Albarea, près de Sospel [Biosp. 319]
(Sainte-Claire Deville!, Jeannel, Fagniez!); grotte dite Perthus &e la
Goumina, dans les environs de la précédente (Fagniez).
6. Duvalius diniensis Peyerimhoff, 1904, Bull. Soc. ent. Fr..p. 201:
type : grotte de Cousson. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 400.
b. Subsp. cautus Peyerimhoff, 4904, Bull. Soc. ent. Fr., p. 201:
type : Traou de Guille. — Peyerimhoffi Jacobson, 1906, Kaf.
Russl., IV, p. 304.
a. Forma typica. — Basses-Alpes : grotte de Cousson, près de
Digne [Biosp. 321] (Peyerimhoff!), alt. 4.400 m.
b. Subsp. cautus Peyer. — Basses-Alpes : Traou de Guille, au
Péoure d'Esclangon, env. de Digne (Peyerimhoff!), une seule femelle
connue.
9. Genre Frechopsis Peyerimhoff.
Trechopsis Peyerimhoff, 1908, Bull. Soc. ent. Fr., p. 119; type :
(1) A côté de cette espèce se place la suivante :
Duvalius Carantii Sella, 1874, Bull. Soc. ent. Ilal., VI, p. 82, pl. I,
fig. 1; type : Chartreuse du Val Pesio. — Gestro, 1885, Ann. Mus. civ.
Genova, XXIE, pl. IV, fig. 2. — Ganglbauer, 1892, Kät. Mitteleur., 1, p. 215.
Piémont, prov. di Cuneo : souterrains de la Chartreuse de Pesio, versant
nord du cCoi de Tende (Dodero!); grotte de Comosciere, dans le val Pesio
(Dodero!); pierres enfoncées autour de la Chartreuse de Pesio (Dodero!).
OBsErv. — L'espèce est très variable. Les individus endogés sont en géné-
ral bien plus petits, parfois pubescents. Dans la grotte de Comcsciere se ren-
contrent des exemplaires à pronotum plus ou moins allongé et plus ou moins
rétréci à la base.
+
316 D' René JEANNEL.
T. Lapiei Peyer. — 1910, L. c., p. 451. — A9, L. c., p. 128. —
Jeannel, 1920, Bull. Soc. ent. Fr., p. 151 (char. emend.).
Subgen. Aphaenopidius 4. Müller, 1913, Denkschr. Ak. Wiss.
Wien, XC, p. 66; type : A. Treulandi J. Müll.
Subgen. Trichaphaenops Jeannel, 1916, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 280; type : T. Gounellei Bed. :
Il faut ranger sous le nom de Trechopsis les espèces présentant tous
les caractères des Duvalius, c’est-à-dire dont les tibias antérieurs sont
pubescents et sans sillon et dont la série ombiliquée est régulière,
mais chez lesquelles les sillons frontaux sont incomplets. L’œdeagus
est semblable à celui des Düvalius.
Les Trechopsis, ainsi compris, ont avec les Duvalius les mêmes rap-
ports morphologiques que les Neoduvalius 3. Müll. avec les Duvalites.
Le groupe des Trechopsis constitue un genre assez hétérogène,
Dans l’état actuel de nos connaissances, il est formé par une espèce
nivicole, du Djurjura, oculée et présentant une curieuse réduction
chétotaxique {Trechopsis, s. str.) et par quelques types cavernicoles.
Ces derniers peuvent être groupés dans deux sous-genres, l’un bien
homogène et spécial au Dauphiné et au Jura (Trichaphaenops), l'autre
probablement hétérogène et réunissant trois espèces, des Alpes-Mari-
times, de Styrie et du Dijurjura (Aphaenopidius) (*).
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Des yeux fonctionnels. Tibias antérieurs à pubescence très
rare. Chétotaxie réduite (2) : la soie susorbitaire postérieure,
la soie prothoracique postérieure et la deuxième soie discale
font en général défaut. (Trechopsis, s. str.). Coloration testacée
rougeâtre ; élytres amples. Long. 8 à 9 mm...... Lapiei Peyer.
— Pas d'yeux. Tibias antérieurs à pubescence normale. Chéto-
(1) En somme il semble bien que le genre Trechopsis (sensu nov.) soit un
groupe polyphylétique produit par l’évolution orthogénétique de quelques
lignées de Duvalius.
(2) P. pe Peyerimnorr (1915, 1. c., p. 128) a montré clairement que la ré-
duction chélotaxique du 7! Lapiei « ne devait pas être envisagée comme un
héritage de la forme primitive, mais tout au contraire comme une réduction
morphologique récemment acquise ». Il en est de même à mon avis pour l’4-
phaenops Leschenaultli Bonv. ét aussi pour certains cavernicoles de la
péninsule balcanique (par exemple Haplotrechus pubens Jos.), dont les
caractères chélotaxiques n'ont certainement pas la valeur taxonomique que
J. Mürcer leur attribue.
r” vd. ‘ C nt J /
ï £ if
’
Les Trechinae de France. 317
taxie normale....... AHSA TE NE GUN 17. SES ERENRRNNTEE de 2.
2. Tôte et pronotum glabres (subg. Aphaenopidius J. Müller). 3.
a. Tête volumineuse, graduellement rétrécie en arrière,
avec trois pores susorbitaires. Pronotum petit, trans-
verse. Elytres allongés, à épaules effacées, Pattes et
antennes très longues. Long. 8,5 mm. (Carniole
grotte Zelenjak, près de Franz)... Treulandi J. Müll.
— Tête normale; deux pores susorbitaires. Pronotum
pus tlong:querlarge; ETC UeSEE - MU CENT APR
b. Tête brusquement rétrécie en arrière. Angles posté-
rieurs du pronotum saillants en dehors, presque spini-
formes. Elytres allongés, élargis en arrière, à-stries
ponctuées, à épaules très obtuses. Antennes un peu
plus courtes que le corps. Pattes très grèles. Long.
7 mm. (Piémont : grotte de Comosciere, val Pesio)..
SÉRES Ne Se ME de Li PE UT GES
— Tête graduellement rétrécie en arrière. Angles posté-
rieurs du pronotum droits, non saillants en dehors,
Elytres allongés, parallèles, peu convexes, les épaules
saillantes, les stries effacées et finément ponctuées.
Antennes et paites longues. Long. 7,5 mm. (Djurjura :
grottes ifri Maareb et ifri Bou Amane)...... Iblis Peyer.
— Tôète et pronotum pubescents. Trois pores susorbitaires.
(sub ETrchaphaentus Jeanne Le ee tn 3.
3. Tête fortement rétrécie en arrière au niveau du cou. Prono-
tum une fois et demie aussi long que large, avec les angles
POSTES SDIRUOMMES: Has drone Een ss 4.
— Tôte ovalaire, à cou épais, graduellement rétréci. Pronotum
à peine plus long que large, à base bisinuée............... D.
4. Joues anguleuses, aplaties en arrière; côtés du pronotum
peu profondément sinués en arrière; angles huméraux sail-
lants et relevés. Long. 5 mm....... TES 3. cerdonicus Ab.
— Joues arrondies; côtés du pronotum fortement sinués et
rétrécis dans leur quart postérieur ; angles huméraux arron-
SES DANS On L RQ rs. Ta es ARCS 4. Sollaudi Jeann.
Pronotum à côtés arrondis en avant, rétrécis en arrière, les
angles postérieurs spiniformes. Elytres parallèles. Long.
©t
ATEN NT RS ES NAN PETER QE IQ SPRL RQ 1. Gounellei Bed.
318 ... D' René JEANNEL.
a. Pronotum nettement plus long que large....... %
AE CN AU ue SR UN Se TO PE TI DA UE
— Pronotum aussi long que large. subsp. Argodi Ab.
— Pronotum à côtés non arrondis en avant, peu rétrécis en
arrière, les angles postérieurs aigus, mais non’saillants. Ély-
tres dilatés en arrière. Long. 6,5 mm........... 2. obesus Ab.
Les espèces du sous-genre Trichaphuenops appartiennent toutes à la
faune de France. Comme certains Aphaenops (voir plus loin), elles sont
jort rares dans les grottes et paraissent être des hôtes habituels de la
zone des inondations souterraines.
CATALOGUE DES ESPÈCES FRANCAISES.
1. Trechopsis (Trichaphaenops) Gounellei Bedel, 1879, Ann.
Soc. ent. Fr. Bull., p. 136; type : grotte du Brudour. — Gangl-
bauer, 1892, Käf. Mitteleur., FE, p. 213. — Jeannel, 1917, Bull. Soc.
Hist. nat. Doubs, p. 75. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 413.
b. Subsp. Argodi Abeille de Perrin, 1886, Rev. d’Ent., Caen,
V. p. 440; type : grotte de Ferrière, — Barthe, Car. gallo-rhén.,
p. 414.
a. Forma typica. — Drôme : grotte du Brudour, dans la forêt
de Lente [Biosp. 317] (Argod!, Jeannel, Fagniez!); grottes des Ro-
chers de Laval, dans la forêt de Lente (Argod); grotte des Fées, forêt
de Lente (Argod); grotte de Barbecinelle, près de Saint-Julien-en-
Vercors (Fagniez!).
b. Subsp. Argodi Abeille. — Grotte de Ferrières, près de La-Cha-
pelle-en-Vercors [Biosp. 314] (Argod'!, Jeannel, Fagniez!).
Espèce rare que l’on trouve errant sur le sol ou sous les petites
pierres. Dans la grotte du Brudour, elle se trouve sur les bords d'une
puissante rivière souterraine.
2 Trechopsis (Trichaphaenops) obesus Abeille de Perrin, 1886,
Rev. d'Ent.… Caen, V, p. 140; type : grotte de Saint-Même. —
Jeannel, 1917, Bull. Soc. Hist. nat. Doubs, p. 75. — Barthe, Car.
gallo-rhén., p. 414.
Isère : grotte du Guiers-Vif, à Saint-Mème, près de Saint-Pierre-
d'Entremont (Argod!). Espèce fort rare, dont on ne connaît que quel-
ques exemplaires ; elle na jamais été recueillie dans les autres grottes
du massif de la Grande‘Chartreuse, à ma connaissance. Il est pro-
bable qu’elle vit normalement dans la zone ‘des inondations souter-
raines du Guiers.
Les Trechinae de France. 319
3. Trechopsis (Trichaphaenops) cerdonicus Abeille de Perrin,
1903, Bull. Soc. ent. Fr., p. 209; type : grotte de Cerdon. —
Jeannel, 1917, Bull. Soc. Hist. nat. Doubs, p. 75. — Barthe, Car.
gallo-rhén., p. #14.
Aïn : grotte de Cerdon, dans le pays du Bugey (Villard!), un seul
exemplaire connu, malgré de fréquentes recherches.
4, Trechopsis (Trichaphaenops) Sollaudi Jeannel, 1916, Bull.
Soc. ent. Fr., p. 281, fig.; type : grotte des Faux-Monnayeurs. —
1917, Bull. Soc. Hist. nat. Doubs, p. 73, fig. — Barthe, Car. gallo-
rhén., p. 414.
Doubs : grotte des Faux-Monnayeurs, près de Mouthiers, dans la
vallée de la Loue [Biosp. 671] (E. Sollaud!, Jeannel). Très rare, au
printemps, après les crues, sur les blocs couverts d'argile visqueuse
qui se trouvent à l'extrême fond de la grotte et sont périadiquement
inondés.
E. SÉRIE PHYLÉTIQUE D'AEPUS.
Les Insectes appartenant à cette série phylétique sont marins et
étroitement spécialisés à ce genre de vie. Il est remarquable qu'ils
présentent d'étroites affinités avec des espèces de l'Amérique antare-
tique. [l'existe en effet de vrais Aepus, marins, sur les côtes du Chili,
et d'autre part c’est certainement des Trechinae de l'Amérique du Sud
et de Ia Terre de Feu que les Aepus sont les plus proches parents.
10. Genre Aepus Samouelle.
Aepus Samouelle, 4819, Ent. Comp., p. 129; type : A. fulvescens
Sam. — A. marinus Strôm. — Lacordaire, 1854,-Gen. Col.. I,
p. 372. — Jacquelin du Val, 1857, Gen. Col. Eur., I. p. 22. — La-
boulbène, 1849, Ann. Soc. ent. Fr.. p. 31. — Bedel, Faune Col.
Bass. Seine, I, p. 39 et 152. — Aepys Curtis, 1823, Brit. Ent., V.
p. 203. — Aessus Stephens, 1829, Syst. Cat.
Bioz. — Laboulbène, 1849, Z. c., p.23. — Coquerel, 1850, Ann.
Soc. ent. Fr., p. 529. — Henneguy, 190%, Les Insectes, p. 404.
Larva : Coquerel, 1850, Z. c., p. 529, pl. XVI, fig. 3. — Jeannel,
1920, Biospeol. XLIT, p. 520.
Subgen. Thalassobius Solier, 1849, Gay. Hist. fis. Chile,
Zoo!. IV, p. 156; type : Th. testaceus Sol.
\
Les Aepus vivent sur les plages maritimes des océans, sous les
320 D' René JEANNEL.
pierres complètement submergées à marée haute. Leur appareil res-
piratoire présente une disposition adaptative spéciale, en rapport
avec ce genre de vie (Mraz, Natural history of aquatie insects, 1895).
Leur distribution géographique est fort remarquable, car on les
trouve seulement ‘sur les côtes atlantiques de l’Europe (Norvège,
Iles Britanniques, France, Espagne), du Maroc, de lile Madère et
d'autre part au Chili, sur les côtes du Pacifique (!). Aucun Aepus n’a
jamais été trouvé sur les côtes pacifiques ou atlantiques de l'Amérique
du Nord, malgré les recherches minutieuses et répétées des cher-
cheurs américains. -
TABLEAU DES ESPÈCES.
1. Pronotum et élytres glabres. Tête avec quelques soies sup-
plémentaires sur les tempes. Dent du menton largement in-
cisée, paraissant double. Dernier article des palpes maxil-
laires plus épais (subgen. Thalassobius Sol.), — Angles
postérieurs du pronotum émoussés, arrondis. Long. 2,8 mm.
(Ghaile San\CariOs) AE RENE RENE AA testaceus Sol.
— Elytres et souvent aussi pronotum pubescents, tête pubes-
cente. Dent du menton seulement bifide. Dernier article des
palpes maxillaires bien plus grèle (subgen. Aepus, s. str.)... 2.
ro
Tête et pronotum mats, la tète fortement alutacée; tête et
pronotum couverts de points räpeux épars. Pubescence des
élytres très fournie, Yeux petits, les tempes sont cinq fois
aussi longues que les yeux. Angles postérieurs du pronotum
droits. Long. 2,2 mm. (Madère) (3)...... . gracilicornis Woll.
— Tête et pronotum brillants, la tête à peine alutacée le long
des sillons frontaux. Tête et pronotum non ponctués. Pubes-,
(1) Le cas des 4epus est de ceux qu'il n’est pas possible d'expliquer autre-
ment que par des hypothèses paléogéographiques. Les changements de climat
n'ont pu certainement avoir aucune influence sur la dispersion d'Animaux
lititoraux. La distribution actuelle des Aepus ne peut se comprendre qu'en
admettant des connexions continentales anciennes ayant uni l'Europe occi-
dentale à l'Amérique centrale.
(2) Les /ypes de Souier [Mus. Paris] sont étiquetés « sous les pierres du
bord de la mer, à San Carlos (Gay, février) ». E. C. Reeo (Proc. Zool. Soc.
London, 1874, p, 65) suppose que cette localité doit se trouver près de Val-
divia.
(3) L'espèce n'a jamais été Lrouvée sur les côtes des îles Canaries. Elle
est seulement connue de Madère (Wollaston!), San Vicente (Fauvel!).
}
|
À
|
|
Les Trechinae de France. 321
cence des élytres réduite à quelques poils sur les interstries.
Yeux plus gros, aussi longs que la moitié de la longueur de
la tempe. Angles postérieurs du pronotum droits. Long.
LR Ne UN R ee ruudee eu 8 EN à marinus Strôüm.
Aepus marinus Strom, 1788, Norsk. Selsk. Skrift, I, p. 385;
type : Bergen. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, [, p. 39 et 153.
— Barthe, Car. gallo-rhén., p. 349. — fulvescens Samouelle, 1819,
Ent. Comp., p. 129; type : Devonshire. — Audouin, 1834, Nouv.
Ann. Museum, HI, p.177. — Fairmaire et Laboulbène, 1854, Faune
ent. frane., [, p. 151.
Calvados : entre Luc et Lion-sur-Mer (Fauvel!). — Manche : Bar-
fleur (Fauvel!; île Tatihou (Fauvel). — Finistère : Roscoff, Fouesnant
(teste Barthe); Morlaix (Hervé). — Loire-Inférieure : Pornic (Domi-
nique, teste Barthe). — Vendée : ile de Noirmoutiers (Audouin).
Assez localisé sur les plages marines, sous les pierres découvertes
à marée basse, en compagnie de l’Aepophilus Bonnairei Sign. [Hem.],
du Micralymma marinum Strôm. [Staphyl.] et d’autres espèces di-
verses. 6
L'espèce est connue encore des côtes de Norvège : Bergen (Strôm)
et des iles Britanniques.
11. Genre MAepopsis Jeannel.
Aepopsis Jeannel, 1922. Ann. Soc. ent. Er., p.168 : type : A. Robini Lab.
Différent des Aepus par les importants caractères suivants : Tégu-
ments glabres entre les soies. Avant-dernier article des palpes maxil-
laires fortement renflé, conique. Labium soudé avec seulement des
traces visibles de la suture; dent du menton Simple. Élytres plans.
atrophiés et amincis au sommet; les extrémités apicales des élytres
sont séparément arrondies, sans trace de stries, ni retour de la strie
apicale, ni carène apicale, ni soies apicales. D'autre part le facies de
l'insecte est un peu différent de célui des Aepus, la tête est plus
volumineuse, ses sillons frontaux s’effacent en arrière, l’arrière-corps
est plus court, plus large, les épaules sont effacées.
L'œædeagus, comme celui des Aepus, est du mème type que chez
les Trechus; le sac interne est armé de nombreuses épines.
L'unique espèce du genre est remarquable par sa grosse tête à
petits yeux et tempes très renflées, son pronotum très rétréci à la
base, avec les angles postérieurs arrondis, ses élytres plans, à peine
striés.
ann. Soc. ent. Fr., XC [1721]. 21
“
322 Dr René JEANNEL.
Aepopsis Robini Laboulbène, 1849, Ann. Soc. ent. Fr., p. 35; type:
Dieppe. — Fairmaire et Laboulbène, 1854, Faune ent. franc. f,
p. 151. — Bedel, Faune Col. Bass. Seine, I, p. 39 et 152 — Bar-
the, Car. gallo-rhén., p. 349.
Seine-Inférieure : Dieppe (Ch. Robin). — Calvados : Arromanches
(teste Bedel); entre Luc et Lion-sur-mer (Fauvel). — Manche : Saint-
Vaast-la-Hougue (Fauvel); Gatteville (Fauvel), — Tle-et-Vilaine :
Cancale (Bleuse). — Côtes-du-Nord : Saint-Brieuc (Caulle, teste Barthe).
— Finistère (1) : Concarneau (Sainte-Claire Deville); Brest; anse des
Gardes-Marines (Fauvel!). — Morbihan : île dArz (Elphège, teste
Barthe). — Loire-Inférieure : Le Croisie (de Wouilt); Pornic (Fauvel);
La Bernerie (Marmottan). — Vendée : Noirmoutiers (Dominique.
teste Barthe). — Charente-Inférieure : île de Ré (Fauvel!.
Mêmes mœurs que celles de lAepus marinus Strôm, mais plus
commun. À. Robini est encore connu des côtes de Grande-Bretagne,
de l’île de Jersey, des côtes de Galice et enfin de celles du Maroc
à Tanger (Vaucher).
.
F. SÉRIE PHYLÉTIQUE D'APHAENOPS.
19. Genre Geotrechus Jeannel.
Geotrechus Jeannel, 1919, Bull. Soc. ent. Fr.. p. 25%; type : G. Discon-
tignyi Fairm. — 1920, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, XLVII..
p. 146. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. #15. — Anophthalmus
Jeannel, 1909, Arch. Zool. exp. et gén., 5° sér.. I, p. 447, pl. XIL,
fig. 28-32.
Insectes endogés, remarquables par leur forme grêle et très con-
vexe, et par leurs membres très déliés(?). Coloration testacé rougetre
très brillant. La tête est toujours volumineuse, avec des sillons fron-
aux complets, sans trace d'yeux; pièces buccales particulièrement
grèles et effilées. Labium soudé, languette carrée; dent du menton
simple, souvent très longue et spiniforme. Pronotum trapézoide,
allongé, à côtés peu où pas arqués, toujours très rétrécis en arrière,
les bords latéraux tranchants, les angles postérieurs dentés, crénelés
ou abattus suivant les espèces. Élytres ovales, convexes, à épaules
(1) L'A. Robini cité de Morlaix par HERVE (Cat. Col. Finistère) est l'A.
MArINUS.
(2) Les Geotrechus appartiennent à une tout autre série phylétique que
tes Orotrechus J. Müll. du Carso et de Vénétie, auxquels ils ressemblent
et avec lesquels ils présentent des caractères remarquablement convergents.
PSN + RIT SPORT bi
Les Trechinae de France. 323
tranchantes et souvent crénelées ou dentées en scie; la base porte
une large dépression transverse ; la surface est irréguliérement bos-
selée, avec les stries très indistinctes. Pas de striole juxtascutellaire.
Les deux premiers articles du tarse antérieur sont dilatés chez les
mâles et le quatrième article de tous les tarses, dans les deux sexes,
porte une longue expansion chitineuse sous l'onychium.
OEdeagus très petit, à peine plus long que la moitié du dernier
segment ventral. Le lobe médian est arqué et mousse, les styles la-
téraux assez grèles portent seulement 2 ou 3 soies; le sac interne est
inerme où armé d'un petit stylet. à
Chétotaxie. — Lignes orbitaires divergentes. Pore prothoracique
antérieur situé au quart antérieur, pore postérieur nettement en
avant de l'angle postérieur. Elytres à série discale de 3 pores sur la
3° strie ou le 4° intervalle; série ombiliquée désagrégée, le pore
interne se trouve vers le niveau du premier pore externe et les deux
pores externes postérieurs sont très écartés de la gouttière margi-
nale; groupe apical normal.
Les Geotrechus Sont très voisins des Aphaenops, mais différemment
spécialisés. Les deux genres sont les relictes d’une très ancienne
lignée n'ayant aucune affinité avec les autres Trechinae actuels d'Eu-
rope. Il existe bien dans l'Amérique antarctique des formes actuelles
(T. Audouini Guér.) présentant un nombre remarquable de carac-
tères communs avec nosgenres pyrénéens, mais leur parenté est cer-
tainement lointaine.
Comme les Aphaenops, les Geotrechus sont localisés dans la partie
centrale du versant septentrional des Pyrénées. Certaines espèces
(G. Orpheus) se trouvent aussi bien en forèt sous les grosses pierres
enfoncées que dans les grottes. Dans l'Ariège et la Haute-Garonne
on trouve surtout les Geotrechus, avec toute la faune endogée, en
piochant profondément la terre des talus à l’entrée des grottes ou
dans les vestibules. Ailleurs on les rencontre sous les pierres humides
des régions éclairées, dans les fentes de retrait des nappes d'argile
ou profondément enterrés dans les salles obscures.
IL est tout à fait exceptionnel de rencontrer ces rares cavernicoles
errant librement sur le sol ou sur les parois des grottes, maïs il est
une condition qui permet, lorsqu'elle est réalisée, de les capturer
presque ä coup sûr. Les grosses pièces de bois vermoulu, abandonnées
parois dans le fond des cavernes, lorsqu'elles gisent dans des en-
droits très humides, les attirent probablement de très loin: on trouve
alors les Geotrechus errant dans le tissus ligneux, peut-être à la re-
cherche des frèles larves de petits Diptères qui s'y développent. Plu-
324 D' René JEANNEL.
sieurs espèces n’ont été découvertes que grâce à de telles circons-
tances.
TABLEAU DES ESPÈCES.
4. Labre à bord antérieur échancré. Élytres avec un profond
sillon transverse sur la base; stries nettes, assez régulières
et fortement ponetuées. Grande taille (3,8 à # mm.), forme
robuste, très convexe. Glabre......... ... À. Orpheus Dieck.
a. Coloration testacé brillant; forme étroite, avec
les élytres elliptiques. plus parallèles et moins
convexes. Pronotum, plus allongé, plus rétréci et
à côtés légèrement sinués avant les angles posté-
rieurs. Angles huméraux des élytres très arrondis.
Bong'5,8 nn: en ONE subsp. Doderoi Jeann.
— Coloration testacé rougeâtre brillant ; forme plus
épaisse, avec les élytres plus renflés, plus con-
vexes. Pronotum à côtés nullement sinués en
arrière, Angles huméraux des élytres saillants. b.
b. Tète volumineuse, arrondie, presque aussi large
que le pronotum ; joues convexes. Long. 4 mm...
He taeee ele e Nat OP TONER forma typica.
— Tète plus petite, allongée, nettement plus étroite
que le pronotum; joues peu convexes. Long.
ADD: SR SU NE subsp. consorranus Dieck.
— Labre à bord aniérieur non échancré, mais faiblement tri-
lobé. EÉlytres sans sillon transverse bien marqué sur la base ;
stries effacées et confuses. Taille de 2,2 à 3,5 mm...... OR EE
2. Espèces pubescentes, sans carène apicale aux élytres....... 3.
— Espèces glabres, avec une carène apicale peu saïllante, mais
le] ?
DrenViStble ra re RE MX ARR EMD ENT MAC MONEES LEP RER RUES a
3. Angles antérieurs du pronotum très saillants: bord huméral
des élytres fortement denté en scie, les dents dirigées en ar-
rière. Coloration brillante, pubescence courte. Long. 3,5 mm.
RS RENAN TES ME ARR es RU 2. Discontignyi Fairm.
— Angles antérieurs du pronotum non saillants; bord huméral
des élytres seulement crénelé finement. Coloration mate,
Les Trechinae de France. 325
4. Tête large, à joues très saillantes et renflées en arrière. Pro-
notum à côtés obliques jusqu’à la base, non sinués en arritre,
la base nettement plus large que la moitié du bord antérieur.
Stries des élytres profondes et un peu plus régulières. Long.
A5 M PE RTE JO SSRER SR ARE .. 9. Orcinus Lind.
— Tête allongée, à joues non renflées en arrière. Côtés du pro-
notum arrondis en avant, nettement sinués dans leur cin-
quième basal, la base aussi large ou à peine plus large que
la moilié du bord antérieur. Stries des élytres plus confuses.
STE A Tele 2 ou est Ce PS ne ; ASS 4. Trophonius Ab.
a. Long. 2,2 à 2,5 mm. Pronotum très rétréci à la
base. Élytres en ovale court..., forma typica.
— Long. 3 mm. Pronotum un peu moins rétréci
à la base et à côtés plus fortement sinués en
arrière. Élytres en ovalelun peu plus allongé,
presque de même forme que chez G. Orcinus...
TEA cine Médertercaces se SUDSD 6270091 Lean
D. Pore interne de la série ombiliquée placé après le niveau du
premier pore externe; premier pore discal situé au niveau
du premier pore externe de la série ombiliquée. Antennes
fines et longues. Prothorax très rétréci à la base, qui n’est pas
plus large que la moitié du bord antérieur. Élytres ovales,
déprimés, à stries très effacées. Long. 3,5 mm. 8. gallicus Delar.
— Pore interne de la série ombiliquée placé bien avant le niveau
du premier pore externe; premier pore discal situé très en
arrière, au niveau des derniers pores externes de la série
OHNOERS SR APN RON ER Te Ce RES PE. DR Va 6.
6. Stries des élytres lisses, sans ponctuation visible, Pronotum
très rétréci à la base; épaules tranchantes, sans crénelures.. 7.
— Stries des élytres à ponctuation grosse, mais superficielle.
Pronotum peu rétréci à la base ; épaules finement crénelées.
boue: .3, 20m 2 Le A ECS GCE LENS 5. Vulcanus Ab.
a. Angles postérieurs du pronotum tout à fait
émoussés, arrondis, non dentés, avec une légère
sinuosité en avant et une autre en arrière. Élytres
non parallèles, à épaules arrondies, à côtés élargis
en arrière; ponctuation des stries très superfi-
ele. ee CouhSns fu reensas Ier
326 D: René JEANNEL. |
— Angles postérieurs du pronotum dentés, formant
un angle droit ou obtus, souvent crochu, après
lequel le bord basal est échaneré............. 0.
b. Elytres étroits, parallèles, allongés, à épaules
saillantes: stries relativement profondes et nette-
meni'POnCtnées.. 21320000, Ce OTOTMOAUDI CE
— Elytres amples, déprimés, élargis en arrière, à
épaules effacées. .......... SERCER Ho EET Sa à “D
Élytres un peu plus allongés, moins déprimés;
ponctuation des stries bien visible..............
DRE CARE es ER CSubsp Pure Chob:
— Élytres courts, amples, très élargis en arrière el
fortement déprimés; ponctuation des stries très
effacée, presque pas discernable.,,.......... ;
REP ER AE ONE subsp. hermensis Jeann.
7. Tête arrondie, aussi large que longue. Côtés du pronotum à
peine sinués en arrière. Élytres ovales, très larges, subplans,
à épaules effacées. Long. 3,2 mm........ …s.. - 1, Saulcyi Ars
— Tête allongée, bien plus longue que large. Côtés du prono-
tum profondément sinués en arrière, Élytres oblongs, étroits,
convexes, à épaules saillantes. Long. 3,2 mm. 6. Andreae Jeann.
CATALOGUE DES ESPÈCES.
1. Geotrechus Orpheus Dieck, 1869, Berl. ent. Zs., XIII, p. 34;
. type : grotte d’Aubert. — La Brülerie, 1872, Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 460. — Bedel et Simon, 1873, Liste Artic. cavern., p, 37. —
Jeannel, 1909, Biospeol. X, p. 474, pl. XII, fig. 32. — Barthe., Car.
gailo-rhén., p. #16. — subparallelus Abeille de Perrin, 1904, Bull.
Soc. ent. Fr., p. 199; type : grotte de Liqué. |
b. Subsp. consorranus Dieck, 1871, Berl. ent. Zs., XV, p.184;
type : grotte d’'Aspet. — Abeille de Perrin, 1872, Et. Col. cavern.,
p. 46. ?
ce. Subsp. Doderoi Jeannel, 1920, Bull. Soc. Hist. nat. Tou-
louse, XLIX, p. 16; type : grotte de Peyrounard.
Cette espèce se rencontre aux entrées des grottes sous les grosses
pierres, parfois dans la profondeur des cavernes, mais aussi au dehors,
en forêt, sous les pierres enfoncées ; elle est répandue dans toute la
bordure calcaire du versant nord des Pyrénées, depuis la vallée de
l'Arize à l’est, jusqu’au Gers d’Aspet à l’ouest.
ps / À
Les Trechinae de France. 327
a. Forma typica. — Ariège : grotte d'Aubert [Biosp. 197], près
Saint-Girons (Dieck, 3. M. Brunet!, Jeannel), sous les grosses pierres
et dans les talus de terre du vestibule: grotte de Lestelas [Biosp. 427]
(4. M. Brunet!, Jeannel),.dans la terre devant la grotte et aux alen-
tours, en forêt (A. Dodero); grotte de Liqué, à Moulis [Biosp. 194] (J.
M. Brunet !, Puel!); grotte de las Sechos. dans la montagne de Les-
telas (J. M. Brunet!); grotte de Montgautin (J. M. Brunet); grotte de
Peyort, à Prat [Biosp. 664] (La Brülerie, C. Bolivar!, Jeannel), sous
de grosses pierres à l'entrée; grotte du Tuc d’Audoubert, à Montes-
quieu d’Avantès [Biosp. 464] (Jeannel, Alluaud!), dans les fentes de
retrait de l'argile des galeries de l'étage inférieur. — Haute-Garonne :
grotte de Carrie Ner [Biosp. 428], non loin de la grotte de Lestelas
(Jeannel), sous une grosse pierre. ;
b. Subsp. consorranus Dieck. — Haute-Garonne : grotte d'Aspel
Dieck); grotte de Gourgue, à Arbas [Biosp. 136] {Jeannel, Dodero!,
Fagniez !), sous les pierres d’une salle claire; Goueil di Her, à Arbas
[Biosp. 430] (Fagniez!), un individu errant sur l'argile vers le fond de
la grotte.
ce. Subsp. Doderoi Jeannel. — Ariège : grotte de Peyrounard.. au-
dessus du Mas d’Azil {Biosp. 425] (Dodero!), dans la terre à l'entrée
de la grotte.
2. Geotrechus Discontignyi Fairmaire, 1863, ap. Grenier, Mat
Faune franc. [, p. 3; type : grotte de Castel-Mouly. — Bedel et
Simon, 1875, Liste Artic. cavern., p. 37. — Jeannel, 1909, Biospeol.
X, p. 477, pl. XIE, fig, 29. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. #16.
Ce Geotrechus est confiné dans les grottes des environs de Bagnères-
de-Bigorre.
Hautes-Pyrénées : grotte de Castel-Mouly {[Biosp. 254] (Bonvouloir !,
Dodero, Jeannel). sous les pierres du couloir d'entrée; grotte du
Bédat | Biosp. 253] (Bonvouloir): grotte d’'Asque (Tarissan!, Jeannel),
dans les cailloutis, à l'entrée de la grotte.
3. Geotrechus Orcinus Linder, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., p. 72.
pl. L, fig. 7; type : grotte de Gargas (coll. Jeannel). — Bedel et
Simon, 1875, Liste Artic. cavern., p. 36. — Jeannel, 1909, Bio-
speol, X, p. 477. — Barthe. Car. galloæhén., p. 416.
Hautes-Pyrénées : grotte de Gargas [Biosp. 366] (Linder !, Dodereo.
Breuil !).
Cette espèce est fort rare. L'individu recueilli par l'abbé Breuil a été
trouvé à près d’un mètre de profondeur dans la terre, sous le
plancher de stalagmite.
328 Dr René JEANNEL.
4. Geoirechus Trophonius Abeille de Perrin, 1872, Ét Col.
cavern., p. 43; type : grotte du Mas d’Azil (Mus. Paris). — Bedel
et Simon, 1875, Liste Artic. cavern., p. 37. — Jeannel, 1909,
Biospeol. X,p. 477, pl. XI, fig. 31.— Barthe, Car. gallo-rhén.. p. #16.
b. Subsp. stygius Jeannel, 1919, Bull. Soc. ent. Fr., p. 255
(G. orcinus stygius); type : grotte de Gouillou.
L'espèce a à peu près la mème aire de distribution que le-G. Orpheus,
mais elle est bien plus rare,
a. Forma typica. — Ariège : grotte du Mas d’Azil [Biosp. 217]
{Bauduer !); grotte de Peyrounard. au-dessus du Mas d’Azil [Biosp.
425] (Delherm de Larcenne, Dodero!); grotte d’Aubert, près de Saint-
Girons [Biosp. 197] (J. M. Brunet!), dans la terre du vestibule de la
caverne; grotte de Lestelas {Biosp. 427] (J. M. Brunet!), dans la
terre gazonnée, devant l'entrée de la grotte; grotte de las Sechos,
dans la montagne de Lestelas (J. M. Brunet).
b. Subsp. stygius Jeannel. — Haute-Garonne : grotte de Gouillou
[Biosp. 434], un mâle provenant de la coll. de Sauley (type!, in coll.
Argod); un deuxième exemplaire (coll. Fagniez!) a été pris par Hus-
tache sur une solive en décomposition dans lextrème fond de la
grotte.
). Geotrechus Vulcanus Abeille de Perrin, 1904, Bull. Soc. ent.
Fr., p. 498; type :? grotte de Portel. — 1905, Z. c., p. 209. —
Jeannel, 1909, Biospeol. X, p. 474, pl. XI, fig. 23 à 27 et pl. XII.
fig. 28. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. 447.
b. Subsp. Pueli Chobaut, 1904, Bull. Soc. ent. Fr., p. 212:
type : grotte de Lavelanet.
c. Subsp. hermensis Jeannel, 1926, Bull. Soc. Hist. nat. Tou-
louse, XLIX, p. 18; type : grotte de Lherm.
d. Subsp. fuxeensis Jeannel, 1919, Bull. Soc. ent. Fr., p. 25%;
type : grotte de Sainte-Hélène.
a. Forma typica. — Ariège : grotte de Portel [Biosp. 498] (Nor-
mand!, Jeannel, Vézian !), rare autrefois sous les pierres des régions
profondes; aujourd'hui abondant dans les fouilles pratiquées par
M. Vézian : on le trouve dans l'argile sous les planchers stalagmi-
tiques brisés.
b. Subsp. Pueli Chobaut. — Ariège : grotte de Lavelanet [Biosp.
495] (Puel!, Jeannel), plusieurs exemplaires recueillis dans la galerie
aménagée pour les eaux de la ville; on le trouve sous les pierres ou
dans les cailloutis détrempés.
/ « À
Les Trechinae de Fhünce. 329
c. Subsp. her mensis Jeannel. — Ariège : grotte de Lherm [Biosp.
67], près de Foix (Dodero!, Jeannel, Fagniez!), sous les pierres du
vestibule ou dans le grand dôme.
d. Subsp. fuxeensis Jeannel. — Ariège : grotte de Sainte-Hélène,
près de Foix [Biosp. 304] (Jeannel), plusieurs exemplaires recueillis
sur les conduites métalliques de l’adduction d’eau ou dans des pièces
de bois vermoulu et détrempé par les infiltrations.
Toutes les grottes habitées par les races du G. Vulcanus sont tri-
butaires du bassin de l'Ariège; les deux espèces suivantes habitent
au contraire des grottes dépendant du bassin du Salat.
6. Geotrechus Andreae Jeannel, 1920, Bull. Soc. Hist. nat. Tou-
touse XLIX, p. 39: type : grotte inférieure du Queire. — Barthe,
Car. gallo-rhén., p. A7.
Ariège : grotte inférieure du Queire, près Massat [Biosp. 199]
(André Jeannel!), un seul exemplaire trouvé sur une pièce de bois
abandonnée dans la galerie conduisant à la rivière souterraine.
7. Geotrechus Saulcyi Argod, 1913, Bull. Soc. ent. Fr., p. 380:
type : grotte d'Aubert. — Barthe, Car. gallo-rhén., p. A7.
Ariège : grotte d'Aubert, près de Saint-Girons [Biosp. 197], un seul
exemplaire (coll. Argod!) envoyé par le guide J. M. Brunet.
8. Geotrechus gallicus Delarouzée, 1857, Ann. Soc. ent. Fr., Bull,
p. 9%; type : grotte de Bétharram. — 1859, L. c., pl. L fig. 9. —
Bedel et Simon, 1875, Liste Artic. cavern., p. 38. — Jeannel, 1909,
Biospeol. X, p. 477, pl. XIL, fig. 30. — Barthe, Car. gallo-rhén.,
p. 417.
Basses-Pyrénées : grotte de Bétharram [Biosp. 514] (Delarouzée!,
P. Nadar !, A. Carret!), autrefois abondant sous les pierres, près de
l'entrée (!); grotte de l'Oueil du Néez [Biosp. 504], à Rébenacq (Hus-
tache!), deux exemplaires recueillis sous les pierres, près de l'entrée.
13. Genre Aphaenops Bonvouloir.
Aphaenops Bonvouloir, 1861, Ann. Soc. ent. Fr., p. 567; type : 4. Les-
chenäulti Bonv. — Ganglbauer, 1892, Kàf. Mitteleur., I, p. 487
(sous-genre). — 1904, Münch. Kol. Zs., II, p. 192. — Jeannel, 1908,
Biospeol. V, p. 273 (genre); 1909, Biospeol. X, p. 481. — J. Müller.
1914, Denkschr. Ak. Wiss. Wien, XC, p. 13 (sous-genre). —
Jeannel 1917, Bull. Soc. ent. Fr., p. 312 (genre).
(1) Les aménagements considérables effectués dans cette grotte pour les
touristes ont (otalement détruit toute la faune troglobie.
330 Dr René JEANNEL.
Genre cavernicole, renfermant des espèces particulièrement spécia-
lisées pour la vie sur les parois stalagmitées, remarquables par leurs
formes très grêles, leurs membres excessivement longs et déliés. Co-
loration testacée toujours très pâle; téguments très souvent pubes-
cents. La tête est de forme variable, toujours grande, avec des sillons
frontaux courts, parallèles, s'arrêtant en arrière sur le disque du
front sans atteindre les côtés de la tête. Pas d'yeux; pièces buccales
grèles et effilées. Antennes filiformes atteignant souvent la longueur
du corps. Labium soudé et languette carrée, comme chez les Geotre-
chus; dent du menton simple, mais en général obtuse, très peu sail-
lante, parfois absente (4. Leschenaulti). Pronotum allongé, cylin-
drique ou dolioliforme, ses côtés très peu saillants où tout à fait
effacés; angles postérieurs émoussés. Élytres soudés, ovales, con-
vexes, sans striole juxtaseutellaire ; les stries sont effacées, mal dis-
cernables. Carène apicale obsolète. Pattes très longues; les deux
premiers articles du tarse antérieur des mâles sont faiblement dentés
en dedans; le quatrième article de tous les tarses porte une expan-
sion lamelleuse apicale sous l’onychium.
OEdeagus très petit, toujours plus court que le dernier segment
abdominal; le lobe médian est arqué et terminé en pointe mousse;
les styles latéraux sont grèles et portent 2 ou 3 soies; le sac interne
n’est armé d'aucune pièce chitineuse, mais seulement pourvu de
quelques épines. Comme chez les Geotrechus, l’œdeagus est donc
très peu spécialisé.
Chétotaxie. — Lignes orbitaires divergentes. Pore prothoracique
antérieur situé vers le quart antérieur, pore postérieur nettement
placé avant l'angle postérieur. Série discale de l’élytre formée d'un
nombre variable de pores sétigères ; série ombiliquée désagrégée : le
pore interne est toujours fortement rejeté en arrière, après le niveau
du premier pore externe (sauf chez A. Winos), les deuxième et troi-
sième pores externes sont très éloignés de la gouttière marginale.
Groupe apical normal.
Un bon nombre des espèces du genre Aphaenops se trouvent régu-
lièrement dans les grottes, errant sur les parois stalagmitées humides,
sur les nappes d'argile ou sous les pierres; elles poursuivent des.
proies vivantes, telles que Acariens, Thysanoures ou mème Myria-
podes (Typhloblaniulus). Mais il existe aussi un groupe d'espèces à
caractères morphologiques spéciaux, qui ne se rencontrent que tout
à fait accidentellement dans les cavités accessibles des cavernes. Ce
sont des espèces pubescentes, de petite taille, à membres relativement
|}, di séries
Les Trechinae de France. 331
courts, à pièces béton extraordinairement ténues, à tête étrange-
ment cylindrique et allongée. Toutes ces espèces, excessivement rares
dans les collections, vivent normalement sur les confins des cours
d'eaux souterrains, dans les fentes périodiquement inondées par les
brusques crues de ces cours d'eaux. Leur démarche est lente et ma-
ladroiïte et ils se laissent vraisemblablement submerger par les crues,
comme les Aepus par les marées océaniques; dès le retrait des eaux
ils cherchent leur nourriture dans les petits débris organiques ren-
fermés dans le dépôt visqueux qui enduit les parois des cavités pério-
diquement inondées.
L'habitat normal de ces Aphaenops (A. Ehlersi, A. Minos, A. Chau-
doiri, A. Pandellei, A. vasconicus) se trouve donc en dehors des ca-
vernes accessibles aux investigations des Spéologistes et ce n’est qu’à
la suite d'accidents, d’ailleurs fort rares, que ces espèces se trouvent
chassées dans les grottes, hors de leur habitat (1).
Le genre Aphaenops est distribué dans les grottes des Pyrénées
Irançaises depuis la vallée de l'Ariège à l’est jusqu’à celle de la Nive
à l’ouest. Dans cette aire de répartition les espèces ne sont pas du
tout distribuées par vallées comme les espèces de Bathysciinae; au
contraire chaque espèce habite un ou plusieurs massifs montagneux
et ce sont les cours d'eaux principaux qui constituent les limites de
leurs aires géographiques.
TABLEAU DES ESPÈCES,
1. Tôte glabre. Espèces robustes de coloration testacé rougeà-
tre brillant. Série discale de trois pores sétigères.. ..... 8.
— Tôte pubescente en dehors des soies susorbitaires....... 2,
(1) Il est certain qu'il existe dans le cœur des massifs calcaires, au delà des
cavités accessibles à l'homme, un domaine différent du domaine caverni-
cole et que l'on pourrait appeler « domaine phréatique ». Là sont confinés
des Êtres encore plus exigeants que les Cavernicoles au point de vue de la
constance et de l’élévation du degré hygrométrique de l'atmosphère. Jamais
les larves des Aphaenops ou celles des Bathysciinae très spécialisés n'ont
été rencontrées dans les grottes. Ces larves ne peuvent pas plus sortir du
domaine phréatique pour passer dans le domaine cavernicole que les 4phae-
nops adultes ne peuvent sortir des grottes pour apparaître dans le domaine
épigé. Les Aphaenops du groupe de l'A. Ehlersi sont d'autres représentants
de la faune phréatique et il est bien probable qu'encore d'autres Biotes se
trouvent étroitement confinés dans ce domaine inaccessible, dont nous ne
pouvons actuellement que soupconner l'existence.
332 Dr René JEANNEL.
2. Mandibules et maxilles normalement allongées ou courtes.
Prothorax et élytres toujours glabres. Tète renflée, avec un
cou bien distinet. Série discale en général de 4 pores séti-
gères. (Espèces des parois stalagmitées)
— Mandibules et maxilles démesurément longues et grêles,
effilées. Tête étroite, allongée, parallèle (tout à fait cylin-
drique sans trace de cou chez A. Ehlersi, dont les élytres
sont glabres). Pronotum et élytres en général pubescents.
(Espèces vivant normalement dans la zone des inondations
souterraines). #4. .- ;
CCC OC sv...
3. Série discale de 7 à 8 soies au moins. Forme robuste,
4
À
10.
avec la tête volumineuse. Long. 6,5 mm. 6. bucephalus Dieck.
— Série discale de 3 à 5 soies au plus. Forme grêle. ........
4. Avant-corps aussi long que l’arrière-corps. Tète toujours
renflée, à cou étroit, brusquement rétréei. Elytres variables.
4.
Série discale de 4 soies. Long. 5 à 5,5 mm. 4. Tiresias La Br.
a. Tète et pronotum étroits et allongés; la tête est
plus de deux fois aussi longue que large, le prono-
tum deux fois aussi long que large. Élytres elipti-
ques à épaules accusées, la plus grande largeur
au MINE ANT ..... Subsp. aztlensis Jeann.
— Tête et pronotum plus courts et plus renflés; la
tête est à peine deux fois aussi longue que large,
le pronotum une fois et demie aussilong que large. b.
b. Élytres elliptiques, à épaules effacées, le bord hu-
méral long et très oblique, la plus grande largeur
au milieu, le lobe apical acuminé....... RARE
APE SES Est de subsp. Proserpina Jeann.
— Élytres ovalaires, à épaules saillantes, le bord hu-
méral court et moins oblique, la plus grande
largeur au milieu, le lobe apical étroit et saillant.
MASSE CAE ONE CRM EE AT . forma typica.
Der Élytres pyriformes, à épaules effacées, le bord
huméral très oblique, la plus grande largeur bien
après le milieu, le lobe apical large et arrondi. Tête
et pronotum plus renflés. subsp. Tisiphone Jeann.
— Avant-corps plus court que larrière-corps. Cou graduelle-
ment CÉTÉI IEP ENRRREMT ES ARE Je RTS
ant de dE à
\ y
Les Trechinae de France. 333
5. Épaules effacées. Pore interne de la série ombiliquée placé
au niveau du deuxième pore externe ou après lui. Tarses
antérieurs mâles non dilatés. Long. 5,6 à6 mm. 5. Pluto Dieck.
— Épaules saillantes. Pore interne de la série ombiliquée placé
avant le niveau du deuxième pore externe. Tarses antérieurs
MAG ANATÉS:. LM. 225 1e vus à
.
.
.
.
.
(er
à
6. Pronotum dolioliforme, non rétréci en arrière. Tête plus
allongée. Série discale en général de 4 ou 5 soies. Long. 4,5
4 9 M... 6: RER LR LAS M die AAA A Le: 3. Cerberus Dieck.
— Pronotum plus large en avant qu'à la base. Tête moins
Jones SR dt UE asser EP = ARS st 1 2
1
Pronotum petit, bien plus étroit que la tête, celle-ci renflée.
Antennes plus courtes que le corps. Série discale en général
de 3 soies. Long. 45 mm............ .. À. crypticola Lind.
— Pronotum plus grand, aussi large que la tête; celle-ci allon-
gée, non renflée. Série discale de 4 soies. Antennes aussi
longues que le corps. Long. 5 mm...... 2. Hustachei Jeann.
8. Forme ramassée. Tête orbiculaire ; antennes courtes. dépas-
sant à peine le milieu des élytres. Trois soies susorbitaires.
Dé Cr iiitt ANA ANRR ARE ATRE 7. Rhadamanthus Lind.
— Forme grèle. Tête pédonculée, rétrécie en arrière; antennes
très longues. Deux soies susorbitaires....... UE
9. Soies prothoraciques développées: côtés du pronotum re-
hors ME on ge 0 D MMA SR OU Ne: .... 8. Jeanneli Ab.
a. Tète moins large, à joues régulièrement arquées.
Pronotum dolioliforme, à côtés peu arqués, les
épisternes prothoraciques peu bombés. Angles pos-
térieurs du pronotum droits...... forma typica.
— Tête plus large, à joues plus fortement convexes
en arrière des antennes. Pronotum subcordiforme,
à côtés très arqués en avant, les épisternes très
bombés. Angles postérieurs du pronotum aigus,
“saillants en dehors...... subsp. Orionis Fagn.
— Soies prôthoraciques absentes; côtés du pronotum non re-
bordés. LOng. 7 à 8 mm.......... .. 9. Leschenaulti Bonv.
10. Elytres glabres. Tête cylindrique, sans trace de cou. Long.
RARES. Mere AS AE TN FAN ere Na et 11. Ehlersi Ab.
334 | D' René JEANNEL.
— Elytres pubescents. Tête allongée, parallèle ou peu renflée,
mais avec un’Çou très eourt, mais net......:....2...... ;
A4. Pore interne de la série ombiliquée avant le niveau du
premier pore externe; épaules très effacées. Tète parallèle ;
pronotum glabre. Long. 5,5 mm..... RES 10. Minos Lind.
— Pore interne de la série ombiliquée après le niveau du pre-
mier pore externe; épaules saillantes. Pronotum pubescent. 12.
12, Tête et pronotum cylindriques, pronotum légèrement, mais
brusquement rétréci à la base. Série discale de 3 soies.
Lionés.25 Ron CL ERP EN ETES REA 13. Chaudoiri Bris.
— Têtelégèrementrenflée; pr onotum à côtés arrondis en avant,
rétrécis à la base. ….... SAR CE DeT tee ER RENTE 13.
43. Tête plus large que le pronotum, ce dernier plus fortement
rétréci à la base. Élytres à surface irrégulièrement bosse-
lée; série discale de 4 soïes.- Long. 3,8 mm.........:...
dre Of oh nan Te en Le EN AS Panda le Ent
— Tête pas plus large que le pronotumi, ce dernier moins rétréei
à la base. Élytres à bosselures plus grandes et plus pro-
fondes ; série discale de 3 soies. Long. 4,8 mm............
TS SR PR NE adresse. AE \wvasconicus) Teann:-
CATALOGUE DES ESPÈCES.
1. Aphaenops crypticola Linder, 1859, An». Soc. ent. Fr., p. TA.
pl. L, fig. 8: type : grotte de Gargas. — Bedel et Simon, 1875,
Liste Artic. cavern., p. 42. — Jeannel, 1908, Biospeol. V, p. 278:
1909, Biospeol. X, p. 479. — Aeacus Saulcy, 1864, Ann. Soc. ent.
Fr., p. 254; ty pe : grotte de Campan.
Répandu dans les grottes des Pyrénées françaises depuis le Gave
de Pau jusqu’au Gers d’Aspet. Espèce souvent commune sur les pa-
rois stalagmitées et sous les pierres reposant dans l'argile détrempée.
Le Gers d'Aspet sépare l'aire de distribution de l'A. crypticola
(grotte de Gouillou, sur la rive gauche) de celle de l'A. Cerberus
(grotte de Ganties, rive droite).
Hautes-Pyrénées : grotte de Castel-Mouly, [Biosp. 493], près de
Bagnères-de-Bigorre (Abeille!, Argod!, Jeannel); grotte de Gerde
[Biosp.257](Bonvouloir); grotte de Campan [Biosp. 258] (Bonvouloir !,
Linder!, Jeannel); grotte des Judæous, au-dessus de Banios [Biosp.
296] (Jeannel); grotte de Labastide-de-Neste | Biosp. 264] (Jeannel) ;
Les Trechinae de France. (t 339
grotte de lOurs, à Lortet [Biosp. 3] (Racovitza):; grotte d'Ilhet, à Sar-
rancolin [Biosp. 11] (Jeannel) ; grotte de Tibiran [Biosp. 2] (Linder ! ;
grotte de Gargas [Biosp. 366] (Linder!, Jeannel). — Haute-Garonne :
grotte de Gouillou, près d'Isault [Biosp. 434] (Abeille!, Fagniez!,
Jeannel).
OBsERv. — Il n’est pas rare que les exemplaires de la grotte de
Gouillou aient une série discale de quatre soies, comme l'A. Cerberus.
soit sur les deux élytres, même seulement sur un seul élytre.
2. Aphaenops Hustachei Jeannel, 1917, Bull. Soc. ent. Fr..p. 43:
type : grotte de FHaïouat de Pelou.
Hautes-Pyrénées : grotte de l'Haïouat de Pelou, à Haut-Nistos (Hus-
tache!, Ribaut et Jeannel), sur les parois stalagmitées.
3. Aphaenops Cerberus Dieck, 1869, Bert. ent. Zs., XII, p. 340:
type : grotte d'Aubert. — La Brülerie, 1872, Ann. Soc. ent. Fr.,
p. 461. — Bedel et Simon, 1875, Liste Artic. cavern., p. 42. —
Jeannel, 4909, Biospeol. X, p. 478. — Charon Dieck, 1869, Bert. ent.
Zs., XIII, p. 340; type : grotte d'Aubert. — inaequalis Abeille de
Perrin, 4872, Et. Col. cavern.. p. 4: type : grotte du Mas d’Azil.
Espèce répandue dans les grottes orientales du versant français
des Pyrénées et y remplaçant l’A. erypticola. Elle est parfois excessi-
vement abondante sur les parois stalagmitées (1).
Haute-Garonne : grotte de Ganties | Biosp. 433], à Aspet (Hustache !) :
Goueil di Her, à Arbas [Biosp. 6611 (Jeannel): grotte de Pène-Blanque,
au-déssus d'Arbas {Biosp. 438] (Jeannel); Poudae gran, à Arbas [Biosp.
432] (Jeannel) ; grotte del’Espugne, près de Saleich[Biosp. 663] (Abeille ÿ,
Jeannel); grotte du Mont de Chac, à Saleich [Biosp. 4291 (Jeannel).
— Ariège : grotte de Peyort, près de Prat [Biosp. 664] (Abeille!,
Puel!, Jeannel); grotte de Montgautin (J. M. Brunet); grotte de Les-
telas [Bèosp. 427] (3. M. Brunet!, Jeannel) ; grotte de l'Echartou [Biosp.
426] près de Cazavet (J. M. Brunet, Jeannel) : aven de Sainte-Catherine,
près d'Engomer {Biosp. 205] (Jeannel) : grottes de Liqué, près de Moulis
{Biosp. 228] (J. M. Brunet!, Jeannel); grotte de Moulis [Biosp. 194]
(Jeannel); grotte d’Aubert [Biosp. 497] (Abeille !, J. M. Brunet!, Jean-
nel); grotte du Tuc d’Audoubert [Biosp. 464], à Montesquieu d'Avantès
(1) Le guide J. M. BRuNET, qui a chassé pendant trente années et avec
régularité, maintes fois par an, dans la grotte de Liqué, y recueillait chaque
fois de 500 à 1000 Aphaenops Cerberus. Ces formidables hécatombes ne
semblent pas cependant avoir rendu l'espèce moins abondante.
330 D' René JEANNEL.
(Jeannel); grotte de Tourtouse, à Montesquieu-Volvestre [Biosp. 115]
(P. Nadar!, Jeannel); grottes du Mas dAzil [Biosp. 424] (Abeille !),
P. Nadar!, Jeannel); grotte de Peyrounard, au dessus-du Mas d’Azil
{[Biosp. 425] (Bauduer!, Dodero!, Jeannel); grotte de Portel [Biosp.
498] (Jeannel).
L'espèce doitse trouver dans encore bien d’autres grottes de l'Ariège.
OBsEerRv.— Il est remarquable que l'unique exemplaire que j’ai vu de
la grotte de Ganties porte unesérie discale de trois soies, comme l'A.
crypticola; ce fait est à rapprocher de la présence d’A. crypticola à
série discale de quatre soies dans la grotte de Gouillou (1).
4. Aphaenops Tiresias La Brülerie, 1872, Ann. Soc. ent. Fr.
p. 443; type : grotte ‘de Peyort. — Bedel et Simon, 1875, Liste
Artic. cavern., p. 41. Jeannel, 1909, Biospeol. X, p. 480; 1947,
Bull. Soc. ent. Fr., p. 314.
b. Subsp. Proserpina Jeannel, 1909, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 17, fig.; type : Goueil di Her.
c. Subsp. Tisiphone Jeannel, 1917, Bull. Soc. ent. Fr., p. 315;
type : grotte de Liqué.
d. Subsp. azilensis Jeannel, 1917, Bull. Soc. ent. Fr., p. 314;
type: grotte du Mas d’Azil (coll. Fagniez).
Cette espèce se trouve toujours mêlée à l'A. Cerberus dans les
grottes des environs de Saint-Girons; elle est toujours rare.
a. Forma typica. —- Ariège : grotte de Peyort, près de Prat
|Biosp. 664] (La Brülerie!, J. M. Brunet!, Bettinger!, Jeannel); grotte
de Lestelas | Biosp. 427] (Fagniez!, Peyerimhoff!, Jeannel).
b. Subsp. Proserpina Jeannel. — Haute-Garonne : Goueil di Her,
à Arbas | Biosp. 661] (Jeannel).
c. Subsp. Tisiphone Jeannel. — Grotte de Liqué, près de Moulis
[Biosp. 228] (J. M. Brunet!) (?).
d. Subsp. azilensis Jeannel. — Grotte du Mas d’Azil |[Biosp. 42%]
(3. M. Brunet!), un seul exemplaire connu (coll. Fagniez).
5. Aphaenops Pluto Dieck, 1869, Berl. ent. Zs., XII, p. 339; type :
grotte d'Aubert, — Bedel et Simon, 1875, Liste Artic. cavern.,
p. 42. — Jeannel, 1909, Biospeol. X, p. 482. ;
Cette espèce est étroitement localisée dans les grottes du massif du
Cap de Tucoredone, au sud de Saint-Girons. Elle vit avec l’A. Cerberus.
(1) Les 4. Charon Dieck et 4. inaequalis Ab. ne sont que des variations
individuelles inconstantes et ne méritent pas d'être relenus.
(2) On trouve environ un 4. Tisiphone pour cent 4. Cerberus.
À ge SRÈISE
LÀ |
Les Trechinae de France. 337
Ariège : grotte d'Aubert | Biosp. 197] (Dieck, Abeille! J. M. Brunet !,
Jeannel); grotte de Moulis {Biosp. 194] (J. M. Brunet, Jeannel).
6. Aphaenops bucephalus Dieck, 1869, Bert. ent. Zs., XIII, p. 341 ;
type :? grotte d’Aubert. — Bedel et Simon, 1875, Liste Artic.
cavenn., p. 38. — Jeannel, 1909, Biospeol. X, p. 482. — Croissan-
deaui Argod, 1887, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 169; type :
grotte de Lestelas (1).
Grande espèce très remarquable par sa forme générale épaisse, sa
très grosse tête, sa série discale de 7 à 9 soies.
Il est probable que l'indication de provenance faite par Dieck est
erronée, car jamais à ma connaissance l’A. bucephalus n'a été retrouvé
dans la grotte d’Aubert. Je le connais seulement de deux grottes de
la rive gauche du Lez, non loin de Saint-Girons.
Ariège : grotte de Lestelas | Biosp. 427] (Jeannel!); grotte de Liqué,
à Moulis |[Biosp. 228] (J. M. Brunet!, Jeannel). Espèce toujours très
rare, fréquentant les grandes coulées stalagmitiques.
1
. Aphaenops Rhadamanthus Linder, 1860, Ann. Soc. ent. Fr.
p. 611; type : grotte de Bétharram (coll. Ch. Alluaud). — Belle-
voye, 1863, Ann. Soc. ent. Fr., pl. IE fig. 5. — Bedel et Simon,
1875, Liste Art. cavern.. p. 43. — Jeannel, 1909, Biospeol. X,
p.. 482.
Basses-Pyrénées : grotte de Bétharram [Biosp. 514] (Linder!,
Saulcy!, P. Nadar!). Excessivement rare autrefois sur les grandes
coulées stalagmitiques, aujourd’hui disparu de la grotte.
8. Aphaenops Jeanneli Abeille de Perrin, 1905, Bull. Soc. ent. Fr.,
p. 19; type : grotte d'Oxibar. — J. Sainte-Claire Deville, 14905,
Bull. Soc. ent. Fr., p. 233. — Jeannel, 1908, Biospeol. V, p. 275,
pl. XII, fig. 2 à 9; 1909, Biospeol. X, p. 482.
b. Subsp. Orionis Fagniez, 1913, Bull. Soc. ent. Fr., p. 381:
type : grotte de Château-Pignon. — Jeannel, 1913, Bull. Soc.
ent. Fr., p. 384.
C’est l’espèce la plus occidentale des Aphaenops.
a. Forma typica. Basses-Pyrénées : grotte d'Oxibar, près de
Camou-Cihigue |Biosp. 505| (Jeannel); grotte Compagnaga lecia, près
(1) La confrontation d'exemplaires de celte localité avec la diagnose de
Dick ne laisse pas de doute sur l'identité de l'A. Croissandeaui Arg. avec
A. bucephalus Dieck.
Ann. Soc. ent. Fr., XC [1921]. 22
338 Dr René JEANNEL.
de Camou-Cihigue |Biosp. 507] (Fagniez!); grotte d'Istaurdy, près
d’Ahusquy |Biosp. 550] (P. Nadar !, Bettinger!). — Cette forme est
spéciale au massif des Arbailles. =
b. Subsp. Orionis Fagniez. — Basses-Pyrénées : grotte de Chà-
teau-Pignon |Biosp. 510], au sud de Saint-Jean-Pied-de-Port, non loin
de la frontière d'Espagne (Fagniez!), un seul exemplaire; grotte de la
source de la Nive de Béhérobie [Biosp. 5491 (Jeannel), deux exem-
plaires.
La race Orionis habite la rive gauche de la Nive et se trouve
séparée par cette rivière de la forme typique.
9. Aphaenops Leschenaulti Bonvouloir, 1861, Ann. Soc. ent. Fr.,
p.568, pl. XVL fig 2: type : grotte du Bédat. — Deyrolle, 1872,
Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. 87. — Bedel et Simon, 1875, Liste
Artic. cavern.. p. 43. — Jeannel, 1909, Biospeol. X, p. 482.
C’est Ia plus grande des espèces du genre: elle est localisée dans
les grottes des environs immédiats de Bagnères-de-Bigorre.
Hautes-Pyrénées : grotte du Bédat |Biosp. 502] (Jeannel, Fagniez!),
sur les grandes parois stalagmitées; grotte de Castel-Mouly |Biosp.
493] (Jeannel). sur la paroi de gauche du couloir d'entrée {!); grotte
du Tuco [Biosp. 501|, près de la précédente (Fagniez!), sous les
pierres dans la salle éclairée.
10. Aphaenops Minos Linder, 1860. Ann. Soc. ent. Fr., p. 258;
type : « grotte de Fontanette » (sic) (coll. Jeannel) (2). — Belle-
(1) Depuis soixante années les chasseurs d'Aphaenops se sont succédé
à Castel-Mouly et ont toujours trouvé, en toutes saisons, une ving-
taine d’4. Leschenaulti sur la paroi de gauche du couloir d'entrée, dans la
pénombre. Par contre il est rare de le rencontrer dans les salles profondes.
La cause de ce phénomène serait intéressante à rechercher. A priori il
semble que l'A. Leschenaulti cherche sa proie parmi les Trogloxènes,
Diptères ou autres qui s’abritent à l'entrée de la grotte.
(2) Lioer dit avoir recu un unique exemplaire mâle au milieu d'un très
grand nombre d’'Antrocharis Querilhaci Lesp. qu'il avait fait chasser dans
les groites de l'Ariège. Un deuxième exemplaire de la même espèce fut
pris quelques années après, dans la grotte de Lombrive, à Ussat (Ann. Soc.
ent. Fr.,1865, Bull., p. 50 et 60); mais depuis lors aucun autre 4. Minos ne
fut jamais capturé.
Le {ype à la mort de LiNper passa dans la collection du D' GRENIER (Ann.
Snc. ent. Fr., 1869, Bul!., p. 6), puis, par voie d’héritage, dans celle de
A 0
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a x £ il \ { 1 s. |
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Les Trechinae de France. 339
voye, 4863, Ann. Soc. ent. Fr., pl. I, fig. 6. — Bedel et Simon,
1875, Liste Artic. cavern., p. #1. — Jeannel, 1909, Biospéoi. X,
p. 482.
Ariège : grotte de Fontanet [Biosp. 496], rive droite de l'Ariège,
près d'Ussat (provenance présumée du type); grotte de Lombrive, sur
la rive opposée de l'Ariège [Biosp. 497], à Ussat, un exemplaire
(envoyé par un chasseur à F. de Sauley !, in coll. Argod).
11. Aphaenops Ehlersi Abeille de Perrin, 1872, Et. Col. cavern.,
p. 45; type : grotte de Lestelas. — Bedel et Simon, 1875, Liste
Artic. cavern., p.41. — Jeannel, 1909, Biospeol. X, p. 483, pl. XIT,
fig. 37 à 39.
Biol. : Jeannel, 1918, Biospeol. XXXIX, p. 340.
Ariège : grotte de Lestelas [Biosp. 427] (Ebhlers!}, un seul exem-
. plaire connu, recueilli en juin 1870, dans l'intérieur du sol; grotte
de Peyort, près de Prat. [Biosp. 664] (C. Bolivar !. Jeannel), errant
sur l'argile dans le lit de la rivière souterraine. — Haute-Garonne :
Goueil di Her, près d’'Arbas {[Biosp. 661] (Jeannel), sur les nappes
d'argile, dans l'extrême fond ().
12. Aphaenops Pandellei Linder, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., p. 72;
type : grotte de Bétharram (coll. Jeannel). — Bedel et Simon,
Ch. Léveiccé. La collection de ce dernier fut mise en vente après sa mort et
j'ai eu la bonne fortune, en 1912, d'acquérir chez un marchand parisien le
très précieux type de l’4. Minos Linder, ainsi que ceux des G. Orcinus
Linder et 4. Pandellei Linder, pour la modique somme de cinquante francs
les trois!
Le type de l'A. Minos est étiqueté de la main de Liver « grotte de Fon-
tanette, Ariège, découvert en 1859 ». ABCILLE DE PERRIN (Ann. Soc. ent. Fr.
1873, Bull., p. 95), après enquête personnelle, avait déjà indiqué que l'A.
Minos devait provenir de la grotte de Fontanet, près d'Ussat, et non de la
grotte de Lombrive. Mais toutes les recherches effectuées dans l'une et
l’autre grotte sont toujours restées sans résultat.
(1) Le Goueil di Her est une des rares grotles où l'on accède assez facile-
ment dans de vastes cavités à inondations périodiques. Aussi l’'4. Ehlersi
peut-il s'y prendre régulièrement. [1 m'a été possible d'explorer le Goueil di Her
pendant une de ces crues violentes et subites auxquelles il est sujet et d’ob-
server les 4. EhAlersi cherchant leur nourriture sur les paroïs peu à peu dé-
couvertes par l'abaissement du niveau des eaux après la crue (JEANNEL,
Biospeol. XXXIX, p. 340). J'ai eu alors nettement.l'impression que ces
Aphaenops avaient dù se laisser submerger pendant la crue, tapis dans les
fissures des parois.
340 D' René JEANNEL.
1875, Liste Artic. cavern., p. 43. — Jeannel, 1909, Biospeol. X,
p. 482.
Basses-Pyrénées : grotte de Bétharram [Biosp. 514] (Linder.!
P. Nadar !), pris autrefois très rarement sur les stalactites; grotte de
l’Oueil du Néez, à Rébenacq [ Biosp. 504] (Hustache!, C. Bolivar!), sur
les stalactites.
C’est une espèce fort rare dont on ne connait qu'un très petit
nombre d'exemplaires. Elle doit vivre dans la zone des inondations
souterraines. D'ailleurs, les deux grottes où elle a été trouvée sont en
relation directe avec de puissantes rivières souterraines.
13. Aphaenops Chaudoiri Ch. Brisout, 1867, Mat. Faune franc.,
Il, p. 161; type :? grotte de Castel-Mouly (!). — Bedel et Simon,
1875, Liste Artic. cavern., p. 41. — Jeannel, 1909, Biospeol. X,
p. 481; 1913, Bull. Soc. ent. Fr., p. 283, fig. 2. — Brisouti Abeille
de Perrin, 1875, Bull. Soc. ent. Fr., p. 8.
Hautes Pyrénées : grotte de Castel-Mouly | Biosp. 4931, à Bagnères-
de-Bigorre (Dodero, Jeannel), très rare sur les grandes nappes
d'argile du fond de la grotte; grotte du Tuco, [Biosp. 255], tout près
de la précédente (Jeannel), un exemplaire errant sur une stalactite
en pleine lumière du jour.
Les captures de cette espèce sont à coup sûr accidentelles.
14. Aphaenops vasconicus Jeannel, 1913, Bull. Soc. ent. Fr.
p. 282, fig. 1; type : grotte d’Oxibar (coll. Jeannel).
Basses-Pyrénées : grotte d’Oxibar, à Camou-Cihigue [Biosp. 505]
(Jeannel), un seul exemplaire trouvé sur une stalagmite, le 10 août
1913. La grotte d'Oxibar avait été maintes fois et minutieusement
explorée auparavant.
L’A. vasconicus est encore une espèce phréatique qui n’est apparue
qu’accidentellement dans les galeries accessibles de cette grotte.
RS ss —_—
APPENDICE
Genre Perileptus Schaum. — Contrairement à ce qui a été dit
plus haut (p. 165), c’est bien le nom Perileptus qui doit être maintenu.
Il est exact, il est vrai, qu'Ochthephilus Nietner 4857 ait la priorité sur
(1) Cet Aphaenops est décrit sans indication de provenance, mais il est
vraisemblable qu'il a été découvert à Castel-Mouly.
Les Trechinae de France. 34
Perileptus Schaum 1860, mais Ochthephilus a lui-même été déjà em-
ployé en 4856 par Muzsanr et Rex (!) pour désigner le genre de Sta-
phylinidae connu sous le nom d’Ancyrophorus Kraatz. Ochthephilus
Nietner doit donc être rejeté comme homonyme.
Il en résulte que la tribu doit s'appeler :
TriIBU PERILEPTINI, nov.
et que la synonymie du genre Perileptus doit s'écrire :
Perileptus Schaum, 1860, Nat. Ins. Deutsch]., I, p. 663; type : P. areo-
latus Creutzer, — Putzeys, 1870 (revision). — Ganglbauer, 1892.
— Syn. : Ochthephilus Nietner (nom. praeocc.), 1857, Ann. Mag.
nat. Hist., XX, p. 276; type : O.ceylanicus Nieln. — Blemus Lap.
de Castelnau, 1840, Hist. nat. Col., E, p.155 (nec Blemus Stephens,
1830). — Pyrrotachys Sloane, 1896 ; type : P. constricticeps SI.
}*
Trechus Delarouzeei Pandellé {voir p. 179). — Forma typica.
— Vaucluse : mont Luberon, un exemplaire communiqué par M. Fa-
gniez.
Trechus Despaxi, n. sp. — Voisin du 7. Bepmalei Jeann. (voir
p. 178 et 187).
Long. 4,5 mm. Coloration noir de poix brillant, avec les pattes et
les antennes testacé rougetre ; forme robuste. Tête arrondie, assez
grosse, mais pas aussi large que le pronotum, les sillons frontaux pro-
fonds, anguleux, les yeux plans, mais grands, à peu près aussi longs
que les tempes. Antennes atteignant le milieu du corps ; l’article IE
est nettement plus court que le IV. Pronotum subcordiforme, mais
large, peu rétréci à la base; les côtés bien arrondis et présentant leur
plus grande largeur un peu après le tiers antérieur, la sinuosité pos-
térieure petite, située immédiatementavant l’angle postérieur, mais plus
accentuée cependant que chez T. Bepmalei; base relativement très
peu saillante en arrière, presque rectiligne. Disque du pronotum
assez convexe, gouttière marginale étroite, fossettes basales bien
nettes, mais moins profondes que chez T. Bepmalei. Élytres en ovale
court et large, fortement tronqués à la base, les épaules bien sail-
lantes su gouttière marginale large, commencant à la racine de la 5°
(1) Ocathephilus Mulsant et Rey, 1856 (lype : 0. flexuosus M. et R.), lui-
même mis en synonymie d'Ancyrophorus Kraatz 1857, parce qu'il existe
un genre Ochthephilum Stephens 1829.
342 D' René JEANNEL.
strie; stries toutes nettes, égales, fines et profondes, très finement
ponctuées, interstries plans. Striole juxtascutellaire bien développée.
Pattes robustes, à fémurs renflés: tibias antérieurs nettement sil-
lonnés. Chétotaxie normale : lignes orbitaires un peu divergentes :
premier pore discal situé vers le quart antérieur de la 3° strie.
Ce Trechus est bien différent du T. Grenieri Pand. par la forme de:
son prothorax, subcordiforme, à côtés bien arrondis, par sa colora-
tion, ses grands yeux, ses élytres à interstries plans. Par tous ces
caractères, il se rapproche au contraire du T. Bepmalei avec lequel
il à certainement beaucoup d’affinités.
Cependant chez T. Despaæi laforme générale est plus robuste, le pro-
notum estmoins rétréci à la base,les élytres sont plus amples. Les yeux
sont aussi longs que les tempes chez T. Despaxi, nettement plus courts
chez T. Bepmalei; les fossettes basales du pronotum sont bien moins
profondes chez le premier et lesstries desélytres sont plus profondes et
plus régulières. Enfin Particle I des antennes, nettement plus court
que le IV chez T. Despari, est au contraire aussi long que le IV chez
T. Bepmalei. ù
Étant donné ces différences, il est nécessaire d'attendre de con-
naitre l'organe copulateur du mäle, pour savoir si T. Despaxi doit être
tenu pour une espèce tranchée on pour une simple race géographique
du T. Bepmalei.
Haute-Garonne : environs de Saint-Béat, dans les foréts au-dessus
du col de Couret, sur les pentes du Cap de Tus, un exemplaire femelle
recueilli près de la « fontaine ferrugineuse » (R. Despax!, été 1921).
Trechus Aubei Pandellé (voir p. 188). — Hautes-Alpes : Saint-
© Véran, dans le Queyras (Hustache!), plusieurs exemplaires commu-
niqués par M. A. Magdelaine.
INDEX DES GENRES ET ESPÈCES (!).
Pages. Pages.
ADO US RASE AE 179480 7 ADSSUS EE PAR ENNEn RE à à
ACUCOIER eS NUE 166 amaurocephalus. .......... 182
RCOACUS ELU AE TES ee Une 33% amplicollis...... PMR HS Le)
Aépopsis (RENE 321 - Anlreac TN see 326, 329
Aepus- rite via 168; 349 ‘angusticollis:.1:.. 2% 1735486
AEDYSE. PRIME ES RER NT 319: Anophthalmus "2 001. 322
(1) Les noms de genres sont en caractères gras, les noms synonymes en ifa-
liques.
D
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LL NIiT
xLè
7
PU DE ANS À £. ‘
Les Trechinae de France. 343
Pages. Pages
(Aphaenopidius)........ 00. DOINOMMES. . 418. 176, 192
Aphaenops......... 169, 329 delphinensis ..,...... 303, 305
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DOHAUTI ES ERA EEE 547,319
Speotrechus ...... 168, 307
SUNBIUS RE ÉRRRTEte 325, 328
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SUTIGOUSE CRU LE LAN ARENA 182
ÉEMPESLIUUS MALI ENS . 18
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testaceus (Epaphius)....... 169
(Thalassobius). ........ 319
Les Trechinae de France. 349
Pages, Pages,
Thalassophilus .... 168, 295 fristis (oblusus)..... SGEN
ARTE CESSE 332, 336 : trishis (nubens).........,.: 490
Ramon 0 ue 332, 330 : Trophonius.......... 329, 328
Trechoblemus...... 168, 296 turinensis, n. subsp... 173, 179
Trechopsis......... 169, 315. unifascialus ....:...1.:..7. 299
ŒErFECRNSE1.. ir AG TS CAT ONE VAREPAMICUS. TT NRC Es. 334, 340
(RFÉMABUL) s TRRL SAT NO: 520000 . 303, 305
Trichaphaenops ... 169,316 Vulcanus..........:. 325, 328
ERRATUM
Page 168 (4° partie de ce travail), à la 2 ligne, lire «3° strie » au lieu
de « 3° strie ».
NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR
CHARLES FERTON
(1856-1921)
par Étienne RABAuD.
Le nom de Charles FERTON n'a pas dépassé, jusqu'ici, les limites
restreintes d'un cerele d'initiés. L'homme qui le portait a cependant
beaucoup travaillé et publié-une œuvre pleine de faits importants.
Mais il a travaillé sans souci d’une vaine réclame et publié le résultat
de son travail sous la forme la plus impropre à frapper un lecteur
non averti. Môme, ses premiers mémoires ont paru dans des recueils
presque introuvables. L'homme et l’œuvre méritaient mieux.
Ce n'était pas un observateur quelconque: c'était un homme de
science au sens le plus strict du mot : son œuvre apporte à la
connaissance de l'instinct, une contribution tout à fait remarquable,
laissant loin derrière elle les narrations superficielles, tendancieuses
et sisouvent fantaisistes de J.-H. FABRE. |
Né à Chierry (Aisne) le 17 janvier 1856, Charles Ferron fit ses études
à Paris, au lycée Saint-Louis: il les poursuivit jusqu'en Mathé-
matiques spéciales, se prépara au concours d'entrée à l'École poly-
technique où il fut recu en 1875; en 1877 il sortait de l'École d'appli-
cation de Fontainebleau avec le grade de lieutenant. I n'avait encore
manifesté aucune inclination spéciale pour les études biologiques.
Sa première garnison fut Besançon (1880), puis Avignon où il passa
quatre années, de 1882 à 1886. C’est là qu'il fut amené à faire ses pre-
mières observations sur les Hyménoptères: il semble que la lecture
des premiers volumes de Fagre ait donné à FERToN le désir de voir
par lui-même des faits rapportés sous la forme que lon sait. Dans
tous les cas, immédiatement séduit et captivé, FerroN subordonna +
tout désormais à ses recherches. Elles furent, du reste, favorisées
par ses garnisons successives : Avignon (1882-86), Châtellerault
(1886), Bourges (1887), Vincennes (1888), Alger (1889-90), Angers
(1891), Marseille (1892-94), Bonifacio (1895-1921). C’est en Corse qu'il
trouva les conditions les plus favorables pour ses recherches, si bien
que, sacrifiant même son avancement, il préféra renoncer aux galons
de lieutenant-colonel et demeurer à Bonifacio.
ARR, Dé Éd gee,
et...
ons.
Notice neécrologique sur Charles Ferton. 347
La première publication de Ch. Ferrox date de 1891: il observait
donc depuis plusieurs années déjà et commençait à connaître fort bien
les Insectes dont il parlait. Du reste, sa haute culture scientifique,
les habitudes de précision dues à son éducation, étaient une excellente
préparation. Et c’est; en effet, une précision rigoureuse qui carac-
térise l'œuvre entière de FERToN. Aucune idée préconcue ne le mène,
et il ne cherche à en démontrer aucune; il ne désire pas faire triom-
pher telle ou telle doctrine : ilobserve simplement, ilobserve de bonne
foi, sans arrière-pensée étrangère à la science. I ne s’extasie pas
devant lé « merveilleux », il sonde l'inconnu méthodiquement el
avec calme, indifférent aux effets de stylé, mais poursuivant une
explication rationnelle.
Ce que Ch. Ferrox laisse, c'est donc une série d'observations bien
faites et scrupuleusement rapportées. Tout ce qu'il a vu, FERTON l’a
noté, se rendant bien compte que, tôt ou tard, le moindre détail prend
place dans un ensemble et vaut une mention, si brève soit-elle.
De là vient cette apparence décousue de Pœuvre; de là, sans doute
aussi, le peu d'attention, qui lui est généralement accordée. Et lon
doit bien reconnaitre, que ces « Notes détachées » donnent, à pre-
mière vue, l'impression de faits isolés, sans suite et de médiocre
intérêt.
Mais quiconque prend la peine de suivre cette succession de Notes
constate rapidement que cette apparence décousue dissimule une œu-
vretrès cohérente et qui s’édifie autour d'une idée directrice. FERTON à
voulu étudier les mœurs des Hyménoptères et dégager de son étude
des faits précis. Dès l’abord, il a parfaitement compris à quel point il
importlait de connaitre, à tous les points de vue, les Insectes dont il
s’occupait. A l'encontre dé J.-H. FABRE, qui s’assurait fort légèrement
de leur identité, Ferrox a déterminé toutes les espèces qu'il a étudiées
et n’hésitait point à recourir aux bons offices des spécialistes. IT aimait
notamment à se dire l'élève de JF. PÉREZ: il professait pour lui une
vénération profonde et l’on a retrouvé, reliées en un volume, toutes
les lettres que lui avait adressées l’illustre naturaliste bordelais.
Ainsi, il accordait à la systématique toute son importance el ses
Notes renferment la description d’un bon nombre d'espèces nouvelles.
En conséquence, il pouvait comparer entre eux divers individus au
point de vue de leur comportement, sans courir le risque de confondre
les ‘espèces ou d'attribuer des mœurs dissemblables à des individus
distincts d'une même espèce.
Ainsi bien armé, FeRToN à poursuivi sans relâche ses observations,
348 Étienne RABAUD.
subordonnant tout au désir d'observer. Observateur patient, il fut
surtout un observateur avisé et actif. Ne se bornant pas à enregistrer
et décrire, il analyse d'aussi près qu'il peut, et réalise souvent sur le
terrain l'expérience simple qui éclaire et complète l'observation.
Voit-il un Sphex (Sphex subfuscatus) capturer un Criquet et le para-
lyser? Il estime insuffisant de voir à distance la manœuvre de l’'Hymé-
noptère; il veut voir de près. Capturant alors agresseur et victime
et les emprisonnant dans un coin de son filet, il constate que l’ai-
guillon du Sphégien pénètre dans les membranes interarticulaires et -
ne peut pénétrer que là, c’est-à-dire assez loin des ganglions nerveux.
Et cette observation provoquée, rigoureusement faite, donne un coup
grave aux légendes accréditées par J.-H, FABRE.
Au surplus, FERTON sait bien qu'une observation isolée n’a qu'une
valeur limitée; il n’ignore pas l'importance des observations com-
paratives ; aussi regarde-t-il chaque fois que l’occasion s’en présente,
notant les traits de ressemblances et les différences. Il se rend alors
compte, notamment, que le nombre de coups d’aiguillon que donne
un Sphégien n’est pas toujours le même.
Ces problèmes, et tous ceux que soulève l'instinct des Hyméno-
ptères, attirent et retiennent Fertox. Il cherche, par exemple, à déter-
miner le mécanisme de l’orientation et de la reconnaissance des lieux ;
les Osmies lui en offrent l’occasion. Il institue quelques expériences,
toujours bien conçues et de façon à répondre directement à la ques-
tion posée; par suite, il recueille des données précises, fort utiles pour
une étude plus complète.
En toute occurrence, il faut le dire, les interprétations simplistes
choquent FERTON, et il ne les accepte pas sans contrôle. Ainsi, FABRE
a donné une longue explication au sujet de l'œuf des Eumènes que la
femelle suspend à la paroi du nid, au-dessus des proies : la femelle
prévoyante mettrait sa progéniture à l'abri des contacts trop rudes
et de chocs dangereux. FERTON constate que les larves d’'Eumènes se
développent fort bien en dépit de ces contacts et de ces chocs. On
multiplierait aisément les exemples du mème genre.
On peut caractériser la méthode de FERTON en disant que, d’une
manière constante, il a fait l’étude de l’instinet comme il à fait celle
des formes. Il a très nettement aperçu, et il y insiste à diverses
reprises, que l’instinet et les dispositions anatomiques ont exactement
la même valeur et méritent la même attention. Se plaçant à ce point
de vue, il recherche le degré de variabilité des divers comportements
qu'il observe. Ses observations montrent, croit-il, la rareté des
Notice nécrologique sur Charles Ferton. 349
variations de cet ordre. Non pas qu'il considère l'instinct comme fixe ;
loin de soutenir cette opinion, il exprime nettement lopinion con-
traire, Mais l'instinct ne lui parait pas changer plus fréquemment
qu'une forme; du moins, au cours de sa longue carrière il n’a ren-
contré qu'un nombre infime de variations, qu'il note très exactement.
Sur ce point, FERTON s’est peut-être un peu trop avancé; certains
éléments d'appréciation semblent lui avoir échappé, notamment lin-
fluence des conditions environnantes. Les faits qu'il relate en sont la
preuve. Mais ils sont relatés avec une telle précision qu'ils apportent
leur interprétation avec eux. Au surplus, et c'est là l'essentiel, la
conception d'ensemble de Ferro demeure entière : l'instinct a la
mème valeur qu'un caractère morphologique. Il suffit d'ajouter que
les variations de l’un et de l'autre sont rigoureusement de même
ordre et se produisent sous les mêmes influences.
Touchant la nature de l'instinct, FerroN n'émet aucune hypothèse.
La question ne semble pas l'avoir effleuré : il étudie un phénomène
avec ses manifestations diverses; il ne va pas au delà. Néanmoins et
d'une manière incidente, il tente de le caractériser en quelque mesure,
affirmant l'existence d’une différence radicale entre l'instinct et l’in-
telligence : il ne fournit d’ailleurs aucun fait explicite. Chez les Hymé-
noptères, il admet surtout lPinstinct.
Pourtant, à lire ses divers mémoires et ses Notes, on inclinerait
aisément à penser que FERTON accorde aux Insectes, intelligence et
raisonnement. Il parle volontiers de « manœuvre pour donner le
change », de « précision dans le choix », ou encore des « intentions »,
de la « convoitise » des Hyménoptères, du « but » qu'il poursuivent,
etc. Mais ce ne sont là que manières de parler, n'impliquant nullement
une idée sur la nature du comportement. Comme beaucoup de natu-
ralistes, FERTON emploie le langage anthropomorphique, sans s’aper-
cevoir que ce langage implique toute une conception sur le détermi-
nisme psychologique des animaux en général et des Insectes en
particulier. f ne se doute donc pas de tout ce que renferment ses
narrations : il constate, il raconte avec détails et précision, sans tor-
turer les faits, n'apercevant pas ce que son récit subjectif ajoute
aux faits.
On doit évidemment regretter que FERTON ne se soit pas exprimé
d’une manière plus objective; son langage risque de tromper un lec-
teur non prévenu. Mais ne suffit-il pas d'attirer l'attention sur ce point
pour en supprimer les inconvénients? Or, les inconvénients suppri-
més, une œuvre reste, solide, clairement conçue, exécutée avec un
esprit indépendant et large. Quantitativement, cette œuvre parait
350 © Étienne Rasaup.
réduite; elle est, en fait, une mine de renseignements précis et sûrs;
parfaitement contrôlés. dont on sait bien qu'ils sont sincères et com.
plets, qu'ils sont donc directement utilisables. Par toutes ces qualités,
Ch. FerTon s'apparente directement à la lignée des grands naturalistes,
Léon Durour, Pertuis, J. Pérez en France, De GEER, HuBer, LUBBOCK
à l'étranger qui, à la suite de RÉAUMUR, ont instauré et développé
l'étude du comportement.
LRO —————
Liste chronologique des travaux entomologiques de Ch. FErron (1).
1890. — Un Hyménoptère ravisseur de Fourmis. (Actes Soc. Linn.
Bordeaux, XLIV).
1891. — Notes pour servir à l’histoire des Pompilides. (Actes Sac.
' Lin. Bordeaux, XL).
AS91. — Recherches sur les mœurs de quelques espèces algériennes
d’'Hyménoptères du genre Osmia. (Actes Soc. Linn. Bor-
deaux, XLIV).
1893. — Sur les mœurs de quelques Hyménoptères de la Provence
du genre Osmia. (Actes Soc. Linn. Bordeaux, XLN).
4895. — Sur les mœurs du Dolichurus haemorrhous Costa. (Actes Soc.
Linn. Bordeaux, XL VII).
1895. — Seconde note sur les mœurs de quelques Hyménoptères du
genre Osmia, principalement de la Provence. (Actes Soc.
Linn. Bordeaux, XLVI).
1896. — Nouvelles observations sur l'instinct des Hyménoptères
Gastrilégides de la Provence. (Actes Soc. Linn. Bordeaux,
XLVIHF).
1896. — Nouveaux Hyménoptères fouisseurs et observations sur l’ins-
tinct de quelques espèces. (Actes Soc. Linn. Bordeaux,
XLVII).
1896. — Observations sur l'instinct de quelques Hyménoptères du
genre Odynerus. (Actes Soc. Linn. Bordeaux, XL VII).
1897. — Nouvelles observations sur l'instinct des Pompilides. (Actes
Soc. Linn. Bordeaux, LI).
(1) FerToN s'était aussi intéressé à la préhistoire et à la géologie de la
Corse et a publié à leur sujet quelques notes. II ne nous appartient pas de les
signaler ici.
à
|
| 1
PEN 1.0
« Notice nécrologique sur Charles Ferton. 351
j
1897. — Nouvelles observations sur l'instinct des Hyménoptères Gas-
trilégides de France et de Corse. (Actes Soc. Linn. Bor-
deaux, LAN).
1897. — Remarques sur les mœurs de quelques espèces de Prosopis.
(Bull. Soc. entom. Fr., [1897], p. 58).
1898. — Sur les mœurs du Sphecodes Latr. et des Halictus Latr.
(Bull. Soc. entom. Fr., [1898], p. 75).
1899. — Observations sur l'instinct des Bembex. (Actes Soc. Linn.
Bordeaux, LIV).
1899. — Sur les mœurs du Chrysis dichroa Dahlb. (Bull. Soc. entom.
Fr., [1899], p. 70).
1901. — Description de l'Osmia corsica, n. sp. et observations sur la
faune corse. (Bull. Soc. entom. Fr., p. 64).
1901. — Les Hyménoptères de Corse (Apiaires, Sphégides, Pompi-
lides et Vespides). Sur les mœurs du Stizus fasciatus F.
C. R. de TA. F. A. S. Congrès d'Ajaccio, 1904).
1912. — Hyménoptères nouveaux d'Algérie et observations sur l’ins-
tinet d’une espèce. (Bull. Soc..ent. Fr., p. 186).
191%. — Perezia maura, nouveau genre d’Apiaires parasites d'Algérie
et observations de ce genre. (Ann. Soc. entom. Fr.
LXXXII, p. 333). ;
196. — J.-H. Fabre, entomologiste, (Revue scientifique. n° 48, 1916).
1901-1921. — Notes détachées sur linstinet des Hyménoptères melli-
‘ières etravisseurs. (Ann. Soc, entom. Fr.—1re série, LXX
[4904] pp. 83-148, pl. 1-3). — 2 série, LXXI [1902]
(pp. 499-531, pl. IV). — 3° série, LXXIV [1905] (pp. 56-
104, pL 3-4). — 4° série, LXXVII [1908], pp. 535-586.
pl. 44). — 5° série, LXXVIIT [1909] (pp. 401-422). —
6e série, LXXIX [1910] (pp. 145-178). — 7° série, LXXX
(19111 (pp. 391-412). — 8° série, LXXXIIT [1914] (pp. 81-
119, pl. HI-V). — 9 série, LXXXIX [1920] 1921 (pp. 329-
379).
Ke!
TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS
DES
TRAVAUX CONTENUS DANS CE VOLUME
CaPpE DE BAILLON (P.), — Note sur lé mécanisme de la stridulation
chez Meconema varium F., 69-80.
Cros (D' A.). — Notes sur les larveS primaires des Meloidae (2° série),
133-155.
FERREIRA D’ALMEIDA (H.). — Notes sur quelques Lépidoptères d’Amé-
rique du Sud, 57-65. |
GEDOELST (L.). — A propos de la larve de Gasterophilus pecorum F.,
246-254.
HusracHe (A.). — Nouveaux Ceuthorrhynchini de l'Amérique du
Sud, 112-132.
Icaes (L.). — Notice nécrologique sur A.-L. Clément, 66-68.
JEANNEL (Dr René). — Les Trechinae de France (1'° partie), 161-192.
— (2° partie), 295-345. ê
Kierrer (J.-J.). — Chironomides de l'Afrique équatoriale, 1" partie
(avec les planches 1 et 2), 1-56.
LABOISSIÈRE (V.). — Revision du groupe des Oidites africains (avec la
planche 5), 193-234.
LiENHART (R.). — Le mécanisme de la stridulation chez Cyrtaspis scu-
tata Charp., 156-160.
MARTIN (René). — Descriptions d’espèces nouvelles d’Odonates, 94-96.
MoreirA (Carlos). — Coléoptères Passalides du Brésil, 255-294.
OBENBERGER (Jan). — Buprestidae nouveaux de l’Indo-Chine française
(avec la planche 6), 235-245.
OFF ( SR — » ee des CASA (HIHI)
ec les planches 3 vi: 5, DTA. À |
| E). — Notice nécrologique sur Charles Ferton, CITE STE us
Grue Device (J.).
Ut CS) NT: 2CE PSS
Il
TABLE
DES GENRES, ESPÈCES ET VARIÉTÉS DÉCRITS DANS CE VOLUME
A L
Nora. — Les noms en caractères égyptiens désignent les genres et
sous-genres nouveaux; les noms en caractères italiques désignent les
espèces et variétés nouvelles.
ODONATES
Bradinopyga subcancellata R. Mar- Onychogomphus aguila R. Martin,
tin, 94. 95.
Disparoneura Williamsoni R.Mar- flavohamatus R. Martin, 95.
tin, 96.
Mnais éncolor R. Martin, 96.
Zyxommoides R. Martin, 94.
breviventre R. Martin, 94.
LÉPIDOPTÈRES |
Catopsilia fluminensis Ferr.d’Alm., tenella Î. Jacarepaguana Ferr.
69. d’Alm., 65.
_ Terias lepidula Ferr. d’Alm., 65. tenella f. panopea Ferr: d'Alm.,
tenella ab. Alcides Ferr. d’Alm., 63.
64.
tenella f. germanaFerr. d’Alm.,
63. |
COLÉOPTÈRES
Aepopsis Jeann., 168.
Cerochroa nigrilabris Laboïss.,
221.
Cnemogonus carinirostris Hust.,
130.
cristulatus Hust., 129.
ferrugineus Hust., 128.
Hypocoeliodes affinis Hust., 117.
turinensis Jeann.….
conicus Hust., 125.
gibbosus Hust., 119.
griseus Hust., 121.
quyanensis Hust., 124.
maculatus Hust., 116.
melanocephalus Hust., AIS.
monostigma Hust., 115.
muricatus Hust., 123.
:
Table des genres, espèces, etc, décrits dans ce volume.
mebulosus Hust., 126.
tessellatus Hust., 120.
vicinus Hust., 123.
Lampra Bedeli Obenb., 236.
Pachyschelus Bedeli Obenb., 237.
Passalus Gravelyi Mor., 278.
parvulus Mor., 288.
Phytobius mirtus Hust., 430.
Rhinoncus oblongus Hust., 432.
Trachysaequalipennis Obenb.,242.
Bedeli Obenb., 241.
309
Blaisei Obent,., 240.
Blaisei hanoïensis Obenb., 240.
gracilis Obenb., 243.
madurensis Obenb., 242.
subbicornoides Obenb., 238.
tonkinea Obenb., 239. !
Trechus Despari Jeann., 341.
obtusus Renali Jeann., 172.
turinensis Jeann., 173.
Veturius Costalimai Mor., 265.
fluminensis Mor., 264.
DIPTÈRES
Atrichopogon brevicellula Kiefr.,8.
conglomeratus Kieff., 8.
conglomeratus var. mnüiloticus
KielT., 9.
kribiensis Kieff., 10.
nilicola KielT., 9.
Ceratopogon: kribiensis Kieff., 6.
leucochaetus Kieff., à.
niligena Kieff., 4.
Culicoides bisignatus KielT., 14.
citrinus Kieff., 45.
dentatus Kieff., 13.
kribiensis KielT., 48.
nilogenus KielT., A7.
nilophilus Kieff., 20.
octosignatus Kieff., 47.
quadrisignatus KiefT., 46.
signatus KiefT., 49.
trisignatus KielT., 24. &
Dasyhelea nudipennis Kie., 14.
punctatipennis Kieif., 41.
Kempia pusilla Kielf., 6.
Kribiocesmus Kieff., 28.
ornatipes KielT., 48.
Kribiocryptus Kiell.. 28.
flaviventris Kieff., 45.
viridiventris Kieff., 44.
Kribiodorum Kicil., 28.
pulchrum Kielf., 46.
Kribiodosis Kiefl., 28.
clavigera Kieff., 41.
distans Kielf., 42.
fasciata Kielr., 43.
flaviventris Kiel, 44.
fuscithorax Kieff.. 42.
. Kribiomimus Kiefl., 29.
bifasciatus Kieff. 54.
flavipes Kieft., 52.
leucolabis Kiefr., 50.
leucolabis var. tibialis KielT., 50.
pallidipes Kielf., 52.
Kribiothauma, 27.
pulchellum, 39.
Kribioxenus Kieff., 29.
pallidus Kieff., 53.
Lepidohelea nilotica Kiel. 3.
ornatipes Kiefr., £.
Nilobezzia Kiefl . 24.
armata Kiell., 24.
armala var.flaviventris KielT..25.
var. albipennis KiefT., 2
var. fusca Kieff., 25.
Nilohelea Kiefr., 22.
4 L
396 Tables de genres, espèces, etc., décrits dans ce volume. 2
albipennis Kieff., 22. Stictochironomus festivus Kieft.,
Nilomyia Kieff., 27. : D4. 3
aculeala Kiell., 38. Stilobezzia rufa Kielf., 23.
Nilothauma Kieff., 27. Tripedilum Kieff., 28.
pictipenne Kielf., 37. armatifrons Kieff., 47.
III
ERRATA
Page 58, 10° ligne, au lieu de : la bande jaune pâle sous-dorsale finit.
lire : la bande oblique jaune pâle finit.
Page 61, 8° ligne, au lieu de : Récolte des œufs, 3 mai (!), 3 mai, lire :
Récolte des œufs 3 mai (!), 3 juin.
Page 64, 18 ligne, au lieu de : rugueux transversalement, lire : ridé
transversalement.
IV
bates de publication de ce volume.
1® trimestre 1921 (pp. 1-96), 14 décembre 1921.
2e trimestre 1921 (pp. 97-192), 22 mars, 1922.
Je et 4° trimestres 1921 (pp. 193-356), 26 juillet 1922.
L. BERLAND.
Typographie Firmin-Didot et C', — Paris, Ÿ
innales de la Société entomologique de France [1921].
V. Laboïissière del.
Chrysomélides d'Afrique.
Annales de La Société entomologique de France |1921}.
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La Société entomologique de France lient ses séances les 2° et 4° mer-
credis de chaque mois (excepté août et septembre), à 8 h. 1/2 du soi, au
siège social, Hôtel des Sociétés savantes, 28, rue Serpenle.
- Elle publie :
1° Les Annales de la Société entomologique de France (1 fascicules
par an avec planches et figures) ;
2° Le Bulletin de la Société entomologique de France (21 numéros par
an avec figures).
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nies françaises, paient une cotisation annuelle de. . . . . . . 27fr.
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La Société admet des assistants (entomologisies âgés de moins de 21 ans)
qui paient une cotisation annuelle de . . . . HAL. 110%
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Ce versement de 300 francs peut s'effectuer par fractions annuelles et con-
sécutives d'au moins 100 francs.
La Bibliothèque (28, rue Serpente) est ouverte aux Sociétaires les mardis,
jeudis et samedis, de 3 heures à 6 heures 1/2; le mercredi, de 8 à
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COLLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ
Collection H. Sénac (Tenebrionidae paléarctiques),
Collection Ch. Brisout de Barneville (Coléoptères paléarctiques),
Collection Vauloger (Anthicidae, Malachiidae, Erodiidae),
Collection H. de Peyerimhoîff (Microlépidoptères),
Collection H. Brisout de Barneville (Coléoptères d'Europe),
Collection Aubé {(Coléoptères paléarctiques),
Collection Capiomont (Hyperidae, Lixus, Larinus),
Collection Vauloger (Helopidae),
Collection complète des Orthoptères de France, don Finot
Collection d'Hémiptères de France, don Fairmaire,
Collection Pandellé (Diptères de France),
Collection de Diptères de France, don de M. le D' Gobert,
Collection À. Cheux (Lépidoptères de France),
Collection Ch. Ferton (Hyménoptères),
Collection entomologique française de tous les ordres.
au Siège social, 28, rue Serpente.
Table des matières des 3° et A° trimestres 1921
Gepogcsr (L.). — A propos de la larve de Gasterophilus
pecoramt FE MANN. Re RARE a. Asie 246-254
JeANNEL (Dr René). — Les Trechinae de France (2e partie). 295-345
Lagoissière (V.) — Revision du groupe des Oidites africains
(avec une planche.).....:.......:..:....:...- MNT 493-234
MorrirA (CarLos). — Coléoptères Passalides du Brésil..... 955-204
OBENBERGER (JAN). — Buprestidae de J'Indo-Chine française Es
(avec une planche).:..::...:.2,44.:4hss +essuatanne 235-245 É 1
RABAUD (Dr E.). — Notice nécrologique sur Charles Ferton.. 346-351 1%
Table alphabétique par noms d'auteurs. ...... SR A ARE ‘. 352 F
Table des familles, genres, et variétès.................... 304 |
PRAURAR D de ARE nas sales Do er Re ORNE NES * 356
Dates de publication des Annales... ...... NT ET MEURT EE 356
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Avis aux Libraires et aux personnes étrangères
à la Société
Les ouvrages mis en vente par la Société entomologique de France
sontlivrés contre paiement, au siège social, Hôteldes Sociétés savantes
(rue Serpente, 28), à la Bibliothèque, tous les jours, de 4 heures 1/2
à 6 heures 1/2 du soir.
On y prend des abonnements pour les Annales ou le Bulletin
de la Société entomologique de France et pour L'Abeille, Journal
d'Entomologie.
Pour la correspondance scientifique et les annonces, s'adresser
au Secrétaire de la Société entomologique de France :
28, rue Serpente, Paris, 0°.
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